Classement PISA 2025 : les résultats de la France, domaine par domaine

Publié le 08 septembre 2026
 • Mis à jour le 08 septembre 2026
 • Thomas Grunder
L’OCDE a publié le 8 septembre 2026 les résultats de PISA 2025. La France obtient 483 points en sciences, 458 en mathématiques et 456 en compréhension de l’écrit, dans la moyenne de l’OCDE dans les trois domaines. Voici les chiffres officiels, leur évolution depuis 2000 et les pièges de lecture à connaître.
une salle de classe de lycée en cours d'évaluation, des élèves de dos installés devant des ordinateurs portables, lumièr

L’OCDE a rendu publics le 8 septembre 2026 les résultats de PISA 2025, l’évaluation internationale passée par les élèves de 15 ans. La France obtient 483 points en culture scientifique, 458 en culture mathématique et 456 en compréhension de l’écrit. Dans les trois domaines, elle se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Les deux Notes d’Information publiées le même jour par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère permettent d’aller plus loin que les gros titres, et de comprendre pourquoi les chiffres qui circulent ce matin ne concordent pas toujours. Cette page reprend les données officielles telles qu’elles sont écrites, pour les familles qui cherchent à situer honnêtement le niveau réel et à réviser au lycée en ligne sans se laisser impressionner par un classement mal lu.

Un point de méthode d’emblée. PISA ne publie pas de tableau des nations. Le chiffre de « 27e place » repris par plusieurs rédactions est une reconstruction journalistique, pas une donnée du rapport. Ce qui existe, ce sont des scores par domaine, des intervalles de confiance et des groupes de pays statistiquement indissociables les uns des autres.

Sommaire

L’essentiel en sept points

  • La France obtient 483 points en culture scientifique (moyenne OCDE : 482), 458 en culture mathématique (moyenne OCDE : 463) et 456 en compréhension de l’écrit (moyenne OCDE : 461).
  • Par rapport à 2022, le score français baisse de 18 points en lecture et de 16 points en mathématiques. En sciences, la DEPP qualifie le résultat de stable.
  • La baisse n’est pas française. En compréhension de l’écrit, la moyenne de l’OCDE recule de 14 points, et seuls huit pays ne baissent pas.
  • La part d’élèves en difficulté continue de croître : 33 % sous le niveau 2 en lecture (contre 15 % en 2000) et 36 % en mathématiques.
  • La France reste l’un des pays de l’OCDE où l’origine sociale pèse le plus : 100 points d’écart en sciences entre élèves très favorisés et très défavorisés, contre 85 dans l’OCDE.
  • PISA change de rythme. Après une périodicité de trois ans depuis 2000, l’évaluation passe à quatre ans à partir de 2025. Le prochain cycle sera donc PISA 2029.
  • Ni la Note d’Information de la DEPP, ni le dossier de presse du ministère ne mentionnent l’intelligence artificielle. Les données de contexte portent sur le temps d’écran récréatif, pas sur les agents conversationnels.
Scores de la France au classement PISA 2025 : 483 points en culture scientifique, 458 en culture mathématique et 456 en compréhension de l'écrit, comparés aux moyennes de l'OCDE, et 100 points d'écart entre élèves très favorisés et très défavorisés
Les trois scores de la France en 2025, comparés aux moyennes de l’OCDE, et l’ampleur de l’écart social mesuré en sciences.

Ce que mesure PISA, et ce qu’il ne mesure pas

PISA évalue des élèves de 15 ans, quel que soit leur niveau de classe. C’est une différence de fond avec les évaluations nationales : le test ne porte pas sur le programme d’une année donnée mais sur la capacité à mobiliser des acquis dans des situations concrètes. L’enquête définit ainsi la compréhension de l’écrit comme le fait de comprendre, utiliser et évaluer des textes pour atteindre un objectif et participer à la vie en société.

Chaque cycle possède un domaine majeur, sur lequel l’évaluation est approfondie. En 2025, c’était la culture scientifique. C’était la compréhension de l’écrit en 2018 et la culture mathématique en 2022, ce qui explique que la DEPP prenne 2018 comme référence pour les comparaisons en lecture et 2022 pour les mathématiques.

En 2025, 90 pays ou économies ont participé. En France, la passation a eu lieu au mois de mai 2025, auprès d’une génération dont le parcours est identifiable : entrée au CP en 2015-2016, années de CM1 et CM2 entre 2018 et 2020, entrée au collège en 2020-2021, troisième en 2023-2024, seconde en 2024-2025.

Deux nouveautés méritent d’être signalées pour ce cycle. Une dimension « sciences de l’environnement » a été introduite, et un domaine innovant baptisé « Apprendre dans le monde numérique » comprend un sous-domaine de résolution informatique de problèmes.

Travailler les trois domaines évalués ➜ réviser le bac, matière par matière

Les scores de la France en 2025, domaine par domaine

DomaineFrance 2025Moyenne OCDE 2025Évolution depuis 2022
Culture scientifique483 points482 pointsStable selon la DEPP
Culture mathématique458 points463 pointsBaisse de 16 points
Compréhension de l’écrit456 points461 pointsBaisse de 18 points
Résolution informatique de problèmes497 points500 pointsPremière mesure

Compréhension de l’écrit : 456 points, et une baisse qui n’est pas isolée

Avec 456 points, la France se situe dans la moyenne de l’OCDE, fixée à 461. Son score est statistiquement indissociable de ceux de l’Allemagne, du Danemark, de l’Espagne, de la Hongrie, de la Norvège et du Portugal. Parmi les autres pays de l’OCDE, 19 font mieux et 12 font moins bien. Le Japon, la Corée du Sud, l’Irlande et l’Estonie affichent les scores les plus élevés.

La chute de 18 points entre 2022 et 2025 s’ajoute à une chute de 19 points entre 2018 et 2022. Mais la moyenne de l’OCDE recule elle aussi, de 14 points, une baisse du même ordre que celle enregistrée trois ans plus tôt après la pandémie. Huit pays seulement échappent au recul : stabilité pour la Colombie, l’Italie, la Pologne, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, le Costa Rica et la Slovaquie, hausse pour la Turquie.

Le point le plus préoccupant tient à la répartition. La proportion d’élèves sous le niveau 2, c’est-à-dire incapables d’utiliser leurs compétences de lecture pour acquérir des connaissances, atteint 33 % en 2025. Elle était de 27 % en 2022, 21 % en 2018 et 15 % en 2000. Symétriquement, la part des élèves les plus performants, au-dessus du niveau 4, est passée de 7 % à 4 % en trois ans.

Culture mathématique : 458 points, le domaine qui décroche le plus

La France obtient 458 points, contre 463 en moyenne dans l’OCDE. Son score est comparable à celui de onze pays, dont l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis, la Norvège, le Portugal et la Suède. Dix-neuf pays font mieux, avec le Japon et la Corée du Sud en tête, l’Estonie et la Suisse pour l’Europe.

La baisse de 16 points est presque deux fois supérieure au recul moyen de l’OCDE, qui s’établit à 9 points. Aucun pays de l’OCDE, hormis la Turquie, ne progresse en mathématiques entre 2022 et 2025. Pour la France, cette baisse se cumule à celle de 21 points déjà enregistrée entre 2018 et 2022, alors que le score était resté stable depuis 2006.

La part d’élèves en difficulté passe de 29 % à 36 %, quand la moyenne de l’OCDE atteint 35 %. La proportion d’élèves très performants poursuit une érosion longue : ils représentaient 15 % des élèves de 15 ans en France en 2003, ils sont 5 % en 2025, contre 8 % dans l’OCDE.

Une nuance mérite d’être posée, et la DEPP la pose elle-même : cette évolution contraste avec la légère hausse observée au test de positionnement de début de seconde entre les rentrées 2021 et 2024. Les deux évaluations n’évaluent pas exactement les mêmes compétences, l’une étant adossée aux programmes français et l’autre non. La divergence ne s’annule pas, mais elle interdit de conclure trop vite.

Culture scientifique : 483 points, le seul domaine stable

Domaine majeur du cycle 2025, la culture scientifique est aussi le seul où la France tient. Avec 483 points, elle se situe dans la moyenne de l’OCDE, fixée à 482, et ses résultats sont stables par rapport à 2022. Le recul est visible sur dix ans : le score était de 495 points en 2015. Sur la même période, parmi les 38 pays de l’OCDE ayant participé aux deux cycles, 16 baissent, 19 sont stables et 3 progressent, la Lituanie, la Slovaquie et la Turquie.

Le Japon, l’Estonie et la Corée du Sud dominent, avec 538, 527 et 526 points. La part d’élèves en difficulté en sciences progresse plus lentement que dans les autres domaines, de 22 % en 2015 à 26 % en 2025, et la part des meilleurs élèves reste quasiment inchangée depuis 2006, à 7 %.

Sur la dimension « sciences de l’environnement » introduite cette année, la France obtient 486 points contre 480 pour la moyenne de l’OCDE, un résultat comparable à son niveau général en sciences alors qu’il est inférieur ailleurs. Les élèves français sont aussi les plus nombreux de l’OCDE à déclarer s’intéresser aux sciences : 71 %, contre 61 % en moyenne. Et 32 % espèrent exercer un métier scientifique vers 30 ans, contre 27 % en 2015.

Pourquoi PISA ne publie pas de classement général

C’est le contresens le plus répandu chaque fois que l’enquête paraît. PISA produit trois échelles distinctes, une par domaine, et chaque score est assorti d’un intervalle de confiance. Deux pays séparés de trois points ne sont pas classés l’un devant l’autre : ils sont statistiquement indissociables. La DEPP le formule sans ambiguïté en légende de ses figures, en précisant que le score moyen de la France n’est pas significativement différent de celui d’un groupe de pays.

Le ministère communique bien des variations de rang, mais domaine par domaine, et en les rapportant à une variation de score. Entre 2022 et 2025, il indique une perte d’une place en sciences, un gain d’une place en compréhension de l’écrit malgré 18 points perdus, et une perte de huit places en mathématiques. Le gain en lecture illustre parfaitement la limite de l’exercice : la France ne progresse pas, elle baisse moins vite que d’autres.

Un ordre de grandeur aide à interpréter ces écarts. Le ministère rappelle qu’une baisse de 20 à 30 points correspond à la perte d’une année scolaire. Les 18 points perdus en lecture représentent donc une fraction importante d’une année d’apprentissage, ce qui est considérable, sans être l’effondrement que suggèrent certains titres.

Pourquoi deux articles donnent deux moyennes OCDE différentes

Si vous comparez plusieurs publications ce matin, vous trouverez la moyenne OCDE en sciences tantôt à 482, tantôt à 486. Les deux chiffres sont exacts, et ils ne mesurent pas la même chose.

  • 482 points est la moyenne de l’ensemble des pays de l’OCDE ayant participé en 2025. C’est celle qu’utilise la DEPP pour situer la France l’année du cycle.
  • 486 points est la moyenne calculée à périmètre constant sur les 24 pays présents à tous les cycles depuis 2000. C’est celle qu’utilise le ministère pour mesurer une évolution dans le temps, puisqu’elle seule permet de comparer 2015 et 2025 sans que l’entrée ou la sortie de pays ne fausse la tendance.

Sur cette base à périmètre constant, la dégradation depuis 2015 est nette : 11 points perdus en sciences, 26 en mathématiques et 31 en compréhension de l’écrit pour la moyenne des 24 pays. La France s’inscrit dans un mouvement qui dépasse largement ses frontières.

L’écart le plus large n’est pas entre pays, il est à l’intérieur de la France

C’est la donnée la moins reprise et sans doute la plus parlante. En France, les élèves de 15 ans scolarisés en seconde générale et technologique obtiennent 525 points en culture scientifique. Ceux qui sont encore en troisième à 15 ans, donc avec un an de retard, obtiennent 376 points. L’écart atteint 149 points, très au-delà des 55 points qui séparent la France du Japon.

La composition de l’échantillon français éclaire ce chiffre : 65 % des élèves testés sont en seconde générale et technologique, 20 % en seconde professionnelle, 3 % en première année de CAP, 3 % en avance et 9 % ont redoublé. Cette dernière proportion mérite d’être notée, car elle était de 24 % en 2015. La quasi-disparition du redoublement modifie la structure de l’échantillon d’un cycle à l’autre, ce qu’une lecture strictement comparative des moyennes ne montre pas.

À cela s’ajoute le poids de l’origine sociale, mesuré par un indice de statut économique, social et culturel. L’écart entre élèves très favorisés et très défavorisés atteint 100 points en sciences (contre 85 dans l’OCDE), 95 points en mathématiques (contre 83) et 91 points en compréhension de l’écrit (contre 77). En sciences, cela oppose une moyenne de 543 points à une moyenne de 443 points. La France demeure l’un des pays de l’OCDE où ce déterminisme est le plus marqué, constat déjà posé lors du classement PISA 2022.

PISA mesure surtout des acquis du collège ➜ le soutien scolaire au collège

Filles et garçons : trois situations selon le domaine

Agréger les trois domaines masque des situations opposées.

  • Compréhension de l’écrit : les filles devancent les garçons de 32 points, contre 30 en moyenne dans l’OCDE. L’écart s’est creusé de 12 points depuis 2022, non par progression des filles mais par décrochage plus rapide des garçons, dont le score perd 23 points quand celui des filles en perd 11. Sous le niveau 2, on trouve 39 % des garçons et 26 % des filles.
  • Culture mathématique : les garçons devancent les filles de 13 points, avec 464 points contre 451. L’écart est stable depuis 2022 et se situe dans la moyenne de l’OCDE. En 2025, les filles n’obtiennent de résultats supérieurs à ceux des garçons dans aucun pays de l’OCDE.
  • Culture scientifique : 487 points pour les filles, 480 pour les garçons, un écart que la DEPP juge non statistiquement significatif, et qui l’est resté depuis 2006.

Un détail va à rebours des attentes : sur la compétence consistant à rechercher et évaluer des informations scientifiques pour éclairer une décision, évaluée pour la première fois cette année, les filles obtiennent 494 points contre 481 aux garçons.

Écrans, effort, soutien familial : ce que disent les données de contexte

Les questionnaires annexés au test permettent des rapprochements, à condition de ne pas les transformer en causes. La DEPP est explicite sur ce point pour plusieurs indicateurs, qu’elle qualifie de faiblement corrélés à la performance.

Le temps d’écran. Les élèves français déclarent 4,9 heures par jour sur appareils numériques hors week-end et vacances, dont 3 heures de loisirs. C’est moins que la moyenne de l’OCDE, à 3,4 heures pour les seuls loisirs. Des pays plus performants déclarent davantage : 4,6 heures en Estonie, 4,9 heures en Pologne. Le lien le plus solide porte sur l’usage récréatif pendant les cours : les élèves qui y consacrent deux à trois heures par jour à l’école obtiennent un score en sciences inférieur d’environ 24 points à ceux qui s’y limitent à une heure, à milieu social comparable. En France, 26 % des élèves déclarent être distraits par les appareils numériques pendant la plupart des cours de sciences. C’est l’un des arguments avancés à l’appui de l’interdiction du téléphone portable au lycée entrée en vigueur à cette rentrée.

L’effort déclaré. À l’issue du test, les élèves situent leur investissement sur une échelle de 1 à 10. La France affiche 6,4, le niveau le plus faible de l’OCDE hormis le Luxembourg, contre 7,2 en moyenne, et en recul par rapport à 2018 (7,2) et 2022 (7,0). Il serait tentant d’y voir l’explication de la baisse. Les données l’interdisent : les élèves déclarant un effort moyen obtiennent 450 points en lecture, ceux déclarant un effort maximal en obtiennent 447.

Le suivi familial. 49 % des élèves français déclarent que leurs parents s’intéressent à ce qu’ils apprennent en classe, contre 58 % dans l’OCDE. Ils étaient 63 % en 2022. La DEPP propose une lecture prudente : le cycle 2022 se situait dans le prolongement immédiat des fermetures d’établissements, qui avaient mécaniquement accru l’implication des familles. Le niveau de 2025 traduirait donc un retour à la situation d’avant la pandémie.

Le rapport aux apprentissages. Deux indicateurs jouent en faveur des élèves français. 74 % déclarent aimer apprendre de nouvelles choses, contre 69 % dans l’OCDE. Et la France affiche l’une des plus faibles proportions d’élèves persuadés que l’intelligence est figée : 19 %, contre 31 % dans l’OCDE.

Une précision s’impose enfin, tant le sujet a circulé ce matin. Ni la Note d’Information de la DEPP, ni le dossier de presse du ministère n’évoquent l’intelligence artificielle ou les agents conversationnels. Les données publiées portent sur le temps d’écran, l’usage récréatif du numérique en classe et la fréquentation des réseaux sociaux, dont la consultation quotidienne de plus d’une heure en semaine a progressé de près de 6 points de pourcentage entre 2022 et 2025.

Une méthode de travail qui tient face aux écrans ➜ mémoriser ses cours par les reprises espacées

Ce que le ministère annonce, et à quelle échéance

Le dossier de presse publié le même jour fixe un objectif chiffré : progresser de 20 points d’ici 2029, soit l’équivalent d’une année d’apprentissage, dépasser la moyenne de l’OCDE dès ce cycle et revenir dans le groupe de tête d’ici le cycle PISA 2033.

Plusieurs mesures sont présentées comme confortées par ces résultats. Certaines sont déjà en vigueur : les nouveaux programmes assortis d’objectifs annuels depuis la rentrée 2025, la démarche « Collèges en progrès » qui concerne 800 établissements, les classes à horaires aménagés en mathématiques et en sciences, passées de 43 collèges expérimentateurs à plus de 300 établissements, et l’épreuve anticipée de mathématiques passée en juin 2026 par les élèves de première au titre du baccalauréat 2027.

D’autres sont annoncées avec un calendrier :

  • dès la mi-septembre 2026, publication des règles de notation de chaque discipline au brevet et au baccalauréat, avec de nouveaux sujets zéro ;
  • au retour des vacances de la Toussaint 2026, remise à chaque famille d’un document d’une page présentant les objectifs d’apprentissage de l’année, puis systématiquement dès la rentrée à partir de septembre 2027 ;
  • une charte Parents-École mise à disposition à la rentrée 2026, affichée dans les écoles et signée par les familles ;
  • la généralisation, d’ici la fin de l’année scolaire 2026-2027, de la suspension des notifications des espaces numériques de travail entre 20 h et 7 h et le week-end. En janvier 2026, elle était appliquée dans 62 % des collèges et plus de 50 % des lycées.

Sur ce dernier point, le dossier avance une donnée qui intéressera directement les familles : à l’échelle de l’OCDE, demander à son enfant ce qu’il a fait à l’école au moins une fois par semaine est associé à un score en sciences supérieur de 26 points, une fois le milieu social neutralisé. Parler de la suite de ses études, en revanche, n’est associé à aucun gain.

Questions fréquentes

Pourquoi certains médias parlent-ils du classement PISA 2026 ?

Parce que les résultats sont publiés en 2026. Mais l’évaluation a été passée en mai 2025 et l’OCDE comme le ministère la désignent officiellement comme PISA 2025. Les deux appellations renvoient au même rapport ; c’est le millésime 2025 qui fait référence dans les documents officiels.

Quelle est la place de la France au classement PISA 2025 ?

PISA ne publie pas de classement général unique. Le ministère communique des variations de rang par domaine entre 2022 et 2025 : une place perdue en sciences, une place gagnée en compréhension de l’écrit et huit places perdues en mathématiques. Dans les trois domaines, le score de la France se situe dans la moyenne de l’OCDE et n’est pas statistiquement distinguable de celui d’une dizaine d’autres pays.

Quels pays arrivent en tête ?

En culture scientifique, domaine majeur du cycle, le Japon (538 points), l’Estonie (527) et la Corée du Sud (526) affichent les scores les plus élevés de l’OCDE. Le Japon et la Corée du Sud dominent également en mathématiques et en compréhension de l’écrit, où l’Irlande et l’Estonie figurent aussi en tête.

Qui passe le test PISA en France ?

Des élèves de 15 ans tirés au sort, quel que soit leur niveau de classe. En 2025, 65 % d’entre eux étaient en seconde générale et technologique, 20 % en seconde professionnelle, 3 % en première année de CAP et 9 % avaient redoublé au moins une fois. Une partie était encore en troisième. C’est l’une des raisons pour lesquelles PISA renseigne autant sur les acquis du collège que sur ceux du lycée.

Quand aura lieu la prochaine évaluation PISA ?

En 2029. L’enquête se déroulait tous les trois ans depuis 2000 ; elle passe à un rythme quadriennal à partir du cycle 2025.

Un mauvais résultat national signifie-t-il qu’un élève est en difficulté ?

Non. PISA est un instrument de comparaison entre systèmes éducatifs, construit sur des échantillons représentatifs. Il ne produit aucun résultat individuel et n’est pas adossé aux programmes français. Pour situer un élève, les évaluations nationales, le test de positionnement de début de seconde et les résultats obtenus en classe restent les repères pertinents.

Ce qu’il faut retenir

PISA 2025 confirme une érosion qui court depuis une quinzaine d’années et qui s’est accélérée après 2018, en France comme dans la quasi-totalité de l’OCDE. Le décrochage est net en mathématiques, marqué en lecture, contenu en sciences. Le point d’alerte tient moins au rang qu’à la répartition : un tiers des élèves de 15 ans ne parviennent pas au niveau 2 en compréhension de l’écrit, et l’écart entre les plus favorisés et les plus défavorisés reste parmi les plus élevés des pays comparables.

Pour une famille, ces chiffres ne disent rien du niveau d’un élève en particulier. Ils indiquent en revanche où porte l’effort collectif, et sur quoi se concentrent les révisions qui comptent le plus : la lecture de textes longs et le raisonnement mathématique appliqué à des situations concrètes. Les ressources de soutien scolaire au collège et les annales du bac permettent de travailler l’un et l’autre à partir de supports réels.

Sources