Sujet HGGSP bac 2026 et corrigé (jour 1 et 2)

Publié le 17 juin 2026
 • Mis à jour le 17 juin 2026
 • Lisa Tintignac

Pour le bac 2026, les épreuves de spécialité se tiennent les mardi 16 et mercredi 17 juin. Retrouve ici le sujet HGGSP du bac 2026 et son corrigé, pour les deux journées d’épreuves.

sujet HGGSP bac 2026

Sommaire

Le sujet du bac de la spécialité HGGSP propose deux parties notées sur 10 chacune : une dissertation et une étude critique de documents.

La dissertation évalue la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances, construire une problématique et développer une argumentation structurée avec introduction, développement et conclusion. L’étude critique porte sur un ou plusieurs documents et demande une analyse approfondie.

N’oublie pas que la notation de cette année prendre en compte la qualité de l’orthographe et de l’expression écrite.

Bac 2026 :tous les sujets et corrigés par épreuve

Sujet HGGSP bac 2026 et corrigé (jour 1)

Sujet HGGSP bac 2026

Voici les sujets du bac de HGGSP 2026 jour 1 sur lesquels ont composé les candidats de la voie générale.

Pour cette épreuve, les candidats traitent d’un sujet de dissertation au choix, puis d’une étude critique de documents.

Les sujets de dissertation sont les suivants :

  • Sujet de dissertation 1 : les acteurs de la construction des mémoires.
  • Sujet de dissertation 2 : les évolutions des formes de la guerre du XVIIIe siècle à nos jours.

Le thème de l’étude critique de documents est : les États-Unis et la question environnementale. La consigne du sujet HGGSP bac 2026 est la suivante : en analysant les documents, en les confrontant et en vous aidant de vos connaissances, vous expliquerez le rapport des États-Unis à l’environnement entre protection et exploitation.

➜ Découvre le sujet HGGSP du bac 2026 juste ici.

Corrigé HGGSP du bac 2026 – jour 1

Voici une proposition de corrigé pour le sujet de dissertation 1 : les acteurs de la construction des mémoires.

Introduction : 
Accroche : Le 27 janvier 2005, devant les ruines d’Auschwitz-Birkenau, des représentants d’une soixantaine d’États commémoraient le soixantième anniversaire de la libération du camp. Cette cérémonie illustre à elle seule la complexité de la construction des mémoires : les États, les survivants, les institutions internationales, les artistes et les historiens y prenaient tous part, avec des rôles et des attentes distincts.
Définitions : La mémoire collective désigne la représentation partagée du passé par un groupe social ou national ; elle est sélective, subjective et portée par des acteurs vivants. Elle se distingue de l’histoire, discipline savante fondée sur une méthode critique, l’analyse de sources et la recherche d’une vérité aussi objective que possible. La mémoire peut ainsi entrer en tension avec l’histoire, comme l’a montré Henry Rousso à propos du « syndrome de Vichy ».
Problématique : Qui sont les acteurs qui construisent les mémoires collectives, et dans quelle mesure leurs rôles sont-ils complémentaires ou contradictoires ?

Plan possible : 
I. Les États et les institutions : architectes des mémoires officielles
II. La justice, acteur fondamental de la vérité mémorielle
III. La société civile : témoins, artistes et historiens

Conclusion :
Les acteurs de la construction des mémoires sont multiples et leurs rôles distincts : les États institutionnalisent des mémoires officielles à travers commémorations, lois et lieux de mémoire ; la justice établit des vérités judiciaires qui servent de socle commun ; la société civile (témoins, artistes et historiens) enrichit, porte et parfois conteste ces mémoires. Ces acteurs sont complémentaires mais peuvent aussi entrer en tension : les mémoires officielles des États s’affrontent parfois aux mémoires des groupes minoritaires ou aux conclusions des historiens.

L’enjeu contemporain est celui du « devoir de mémoire » : dans une période où les témoins directs des grandes tragédies du XXe siècle disparaissent progressivement, la question de la transmission des mémoires devient cruciale. Elle est aussi politique : car la mémoire peut être un outil de cohésion nationale, de réconciliation, ou au contraire d’instrumentalisation identitaire, c’est pourquoi la vigilance critique des historiens reste indispensable.

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Annales du bac HGGSPà consulter ici

Bac HGGSP 2026 – sujet et corrigé (Jour 2)

Sujet HGGSP bac 2026

Voici les sujets du bac de HGGSP 2026 jour 2 sur lesquels ont composé les candidats de la voie générale.

Pour cette épreuve, les candidats traitent d’un sujet de dissertation au choix, puis d’une étude critique de documents.

Les sujets de dissertation sont les suivants :

  • Sujet de dissertation 1 : l’État, seul acteur de la protection de l’environnement ?
  • Sujet de dissertation 2 : les acteurs et le modes de résolution des conflits depuis 1648.

Le thème de l’étude critique de documents est : espace et océans, outils de la puissance des États. La consigne du sujet HGGSP bac 2026 est la suivante : en analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, vous montrerez que l’espace et les océans sont des outils de la puissance des États.

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Corrigé du sujet HGGSP bac 2026

Voici une proposition de corrigé pour le sujet de dissertation 1 : l’État, seul acteur de la protection de l’environnement ?

Introduction : 
De l’ordonnance sur les eaux et forêts de Colbert en 1669 à l’Accord de Paris adopté en 2015, entré en vigueur en 2016 et rassemblant aujourd’hui la quasi-totalité des Parties à la Convention climat, l’État apparaît comme l’acteur historiquement premier et juridiquement central de la protection de l’environnement. C’est lui qui légifère, fixe les normes, impose les sanctions et négocie au nom de sa population. Pourtant, depuis la Conférence de Stockholm de 1972, la prise de conscience environnementale internationale a révélé les limites d’une action strictement nationale : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et les pollutions transfrontalières appellent une réponse qui dépasse les frontières de l’État. Des organisations internationales, des ONG, des entreprises et des citoyens revendiquent désormais un rôle dans cette gouvernance. Dans quelle mesure l’État demeure-t-il l’acteur indispensable de la protection de l’environnement, et comment d’autres acteurs complètent-ils ou contestent-ils son action ? 

Plan possible : 
I. L’État, acteur historiquement premier et indispensable
II. La protection de l’environnement dépasse les seuls États : des acteurs non étatiques de plus en plus influents
III. Les limites des États et les défis d’une gouvernance environnementale mondiale

Conclusion :
L’État est et demeure l’acteur indispensable de la protection de l’environnement : seul acteur à disposer des leviers juridiques, fiscaux et diplomatiques nécessaires, il a fondé les cadres de cette protection depuis Colbert jusqu’à l’Accord de Paris. Mais l’ampleur globale des défis environnementaux contemporains a dépassé les capacités d’action des États isolés. Des organisations supranationales, des ONG, des tribunaux, des entreprises et des citoyens jouent désormais un rôle croissant, parfois en complément, parfois en pression ou en substitution à l’action étatique. La protection de l’environnement est ainsi devenue l’un des premiers terrains d’expérimentation d’une gouvernance mondiale multi-acteurs, dont l’efficacité dépend, in fine, de la volonté politique des États de se soumettre à des règles communes qui limitent leur souveraineté.

➜ Retrouve l’intégralité du corrigé de HGGSP juste ici. 

Maintenant que ton épreuve est terminée et que tu as pris connaissance du corrigé du bac de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, penses-tu avoir réussi ton épreuve ? Calcule ta moyenne avec notre simulateur de note du bac 2026.

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