Spécialité EPPCS : programme, épreuve du bac et débouchés

Publié le 17 septembre 2026
 • Mis à jour le 17 septembre 2026
 • Thomas Grunder
Quatre heures en première, six en terminale, une épreuve du bac qui se joue moitié sur copie et moitié sur un terrain de sport : la spécialité EPPCS est la moins connue des douze spécialités du lycée général. Voici son programme, le détail de son épreuve et ce qu’elle pèse réellement au baccalauréat.
un gymnase de lycée en fin de journée, une lycéenne en tenue de sport assise sur un banc, un cahier ouvert sur les genou
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EPPCS veut dire éducation physique, pratiques et culture sportives. C’est un enseignement de spécialité du lycée général, au même titre que les mathématiques ou l’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques. Il a une particularité que les autres n’ont pas : son épreuve terminale se joue pour moitié sur une copie et pour moitié sur un terrain, un tapis ou dans un bassin. Beaucoup d’élèves le découvrent trop tard, parce que peu de lycées le proposent et parce qu’on le confond en permanence avec l’option EPS. Cette page reprend les textes officiels ligne à ligne, et elle s’adresse autant aux élèves de seconde qui préparent leurs vœux qu’aux élèves de terminale qui veulent progresser au lycée (seconde à terminale) sans mauvaise surprise le jour de l’examen.

Une mise au point de vocabulaire, d’abord, parce qu’elle règle la moitié des malentendus. Au lycée, le sport existe sous quatre formes distinctes : les deux heures d’EPS obligatoires pour tout le monde, l’enseignement optionnel d’EPS de trois heures, la section sportive scolaire, et l’enseignement de spécialité EPPCS. Quatre dispositifs, quatre volumes horaires, quatre modes d’évaluation au bac. EPPCS est le seul des quatre à donner lieu à une épreuve terminale affectée du coefficient 16.

Sommaire

L’essentiel en sept points

  • EPPCS est un enseignement de spécialité de la voie générale, créé à la rentrée 2021. Il n’existe ni en voie technologique ni en voie professionnelle.
  • Le volume est de 4 heures par semaine en première et de 6 heures en terminale, en plus des deux heures d’EPS obligatoires suivies par tous les lycéens.
  • Le programme impose la pratique d’au moins cinq activités physiques, sportives et artistiques relevant d’au moins trois champs d’apprentissage différents, adossée à des apports théoriques.
  • L’épreuve terminale comporte un écrit de 3 h 30 et un oral de 30 minutes. La note finale est la moyenne des deux, chacune étant notée sur 20.
  • L’oral se divise en deux moitiés indépendantes : une prestation physique notée sur 12 points et le commentaire d’une vidéo de sa propre pratique, noté sur 8 points.
  • Un candidat dispensé d’EPS ne peut pas se présenter à l’épreuve terminale d’EPPCS. C’est écrit noir sur blanc dans la note de service.
  • Les sportifs de haut niveau inscrits sur les listes du ministère chargé des sports sont dispensés de la partie pratique et reçoivent automatiquement les 12 points correspondants.

EPPCS, option EPS, section sportive : ne pas confondre

Le ministère de l’Éducation nationale décrit quatre voies distinctes pour pratiquer le sport au lycée, et les mélanger conduit à des déceptions concrètes au moment de l’inscription.

L’EPS obligatoire concerne tous les lycéens, à raison de deux heures par semaine. Elle est évaluée au baccalauréat par contrôle en cours de formation, au cours de la seule année de terminale, à travers trois épreuves faisant appel à des compétences distinctes. Personne n’y échappe, y compris les élèves qui suivent EPPCS.

L’enseignement optionnel d’EPS représente trois heures par semaine, de la seconde à la terminale, centrées sur deux activités. C’est une option : elle est évaluée en contrôle continu et ajoute des coefficients en supplément des 100 coefficients communs du bac, à hauteur de 4 si elle est suivie en première et en terminale.

La section sportive scolaire n’est pas un enseignement mais un dispositif d’établissement, destiné aux élèves qui veulent une pratique renforcée tout en poursuivant une scolarité classique. La sélection se fait sur dossier scolaire et sportif, et l’établissement est encouragé à conclure un partenariat avec la fédération du sport concerné. Une section sportive n’apporte aucun coefficient au baccalauréat.

EPPCS, enfin, est un enseignement de spécialité à part entière. Il se choisit en fin de seconde parmi les spécialités proposées par l’établissement, se poursuit éventuellement en terminale, et donne alors lieu à une épreuve terminale de coefficient 16. C’est le seul des quatre dispositifs qui pèse autant.

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Horaires et place dans le cycle terminal

En première, l’élève suit trois spécialités. EPPCS y occupe 4 heures hebdomadaires, comme toutes les autres spécialités de première. En terminale, il n’en garde que deux, et le volume passe à 6 heures.

Ces heures s’ajoutent aux deux heures d’EPS du tronc commun. Un élève de terminale qui a gardé EPPCS a donc 8 heures de pratique et d’enseignement liés au sport dans sa semaine, sans compter l’association sportive de son établissement s’il y participe. C’est un point que peu de familles anticipent : le temps de cours hebdomadaire est réel, et il se prend sur le temps disponible pour les deux autres enseignements.

La question du transport mérite aussi d’être posée dès la seconde. EPPCS n’est proposé que dans une partie des lycées, et le choix suppose parfois une demande de dérogation de secteur ou un changement d’établissement. Cette information se vérifie auprès du lycée d’accueil et dans les documents d’orientation diffusés par le rectorat, pas sur les forums.

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Le programme : cinq activités, cinq thématiques

Le programme est fixé par l’arrêté du 2 juin 2021, publié au Bulletin officiel n° 25 du 24 juin 2021. Il est commun aux classes de première et de terminale et s’articule autour de trois verbes : pratiquer, analyser, communiquer.

Côté pratique, le texte impose au moins cinq activités physiques, sportives et artistiques, relevant d’au moins trois champs d’apprentissage différents. L’objectif affiché est double : renforcer les capacités motrices et diversifier réellement les registres, plutôt que de laisser un élève se cantonner à son sport de club.

Côté théorie, les apports sont structurés en thématiques, réparties sur les deux années :

  • En première : les métiers du sport et le corps humain, la pratique physique et la santé, la technologie des activités physiques, sportives et artistiques.
  • En terminale : les enjeux de la pratique physique dans le monde contemporain, et de nouveau la technologie des activités.

Chaque thématique se décline en axes de questionnement. Le programme prévoit également un projet par niveau, de nature différente : l’organisation d’un événement lié à la pratique sportive ou artistique en première, et une animation pédagogique en terminale, sous la forme de la conduite d’exercices et de séances dans une activité donnée. Ce second projet est sans doute ce qui distingue le plus EPPCS des autres spécialités : l’élève passe de l’autre côté, il fait travailler ses camarades.

Les compétences transversales visées par le programme sont explicitées : confiance en soi, gestion des émotions, esprit d’initiative, solidarité, aisance dans les communications interpersonnelles, intégration dans une équipe. S’y ajoute un objectif de découverte des métiers du sport, de la santé et du bien-être.

L’épreuve du bac, dans le détail

L’épreuve terminale est définie par la note de service du 24 mars 2022, NOR MENE2121283N, applicable depuis la session 2023. Elle se compose de deux parties, chacune notée sur 20, et la note finale est leur moyenne.

L’épreuve écrite, 3 h 30

L’écrit comporte deux parties, notées 10 points chacune.

La première partie est une dissertation sur un sujet général de culture sportive, en lien avec la thématique de terminale « enjeux de la pratique physique dans le monde contemporain ». Elle est traitée par tous les candidats.

La deuxième partie propose deux sujets au choix, relevant de deux parties de programme différentes. Chacun comporte une question et un ensemble de documents qui peuvent réunir textes, données chiffrées et iconographies. Le candidat doit s’appuyer à la fois sur les documents et sur ses connaissances. Il en choisit un.

L’épreuve orale, 30 minutes

L’oral se compose de deux parties de 15 minutes, et la note de service insiste sur un point que les élèves ignorent souvent : ces deux parties ne sont pas liées. Elles peuvent être organisées séparément, à des moments distincts, dans n’importe quel ordre. L’activité évaluée en pratique peut même être différente de celle présentée dans la vidéo.

Première partie, la pratique physique, notée sur 12 points. Chaque établissement propose une liste de cinq activités travaillées pendant le cycle terminal, relevant de cinq champs d’apprentissage différents. Un mois avant l’épreuve, le recteur choisit deux champs d’apprentissage dans cette liste. Le candidat choisit alors, parmi ces deux champs, celui qui servira de support à son évaluation. La prestation est notée par deux professeurs d’EPS, avec une grille d’établissement construite en référence au référentiel national et validée par la commission académique des examens.

Deuxième partie, le commentaire d’une prestation physique, noté sur 8 points. Elle s’appuie sur un enregistrement vidéo de 1 à 3 minutes de la propre pratique du candidat, dans une activité qu’il a choisie. Il dispose de 5 à 7 minutes au maximum pour présenter cet enregistrement au jury, en commentant et en analysant sa pratique à l’aide d’indicateurs. Le temps restant est consacré aux questions du jury.

Le jury est composé de deux professeurs d’EPS, dont l’un au moins intervient régulièrement en EPPCS. Aucun d’eux ne peut avoir été le professeur du candidat pendant l’année de terminale, ni en EPS obligatoire ni en spécialité.

La spécialité EPPCS en chiffres : coefficient 16 au bac, quatre heures en première puis six en terminale, écrit de 3 h 30 et oral de 30 minutes
La spécialité EPPCS en chiffres, d’après la note de service du 24 mars 2022 et la page « Le sport au lycée » du ministère de l’Éducation nationale.

L’enregistrement vidéo : les contraintes à connaître tôt

C’est la partie de l’épreuve la plus technique, et celle qui se prépare le plus en avance. La note de service en fixe le cadre avec une précision inhabituelle.

  • L’enregistrement est préparé pendant le cycle terminal, dans le cadre de la spécialité, pas la veille de l’épreuve.
  • Il est constitué d’une à trois séquences filmées en continu, sans montage. Les plans, les cadrages et les mouvements de caméra sont définis par le candidat.
  • Le tournage a lieu dans l’établissement, en présence d’un enseignant de la spécialité.
  • L’enseignant remplit une fiche de synthèse précisant les conditions de réalisation, hauteur des haies, poids du javelot, nature du milieu, taille de l’espace d’évolution, hauteur du filet, charge soulevée, ainsi que des indicateurs de performance comme le temps réalisé, la difficulté de l’itinéraire ou le niveau d’opposition.
  • Les enregistrements et la fiche sont transmis au jury au plus tard quinze jours avant l’épreuve, visés par les professeurs et par le chef d’établissement.
  • Le consentement au droit à l’image est donné au moment de l’inscription à l’examen, via le module d’inscription de Cyclades. Il est obligatoire : sans enregistrement et sans consentement, le candidat ne peut pas se présenter.
  • Les visages des personnes autres que le candidat doivent être floutés avant transmission, et l’établissement doit inscrire le traitement à son registre RGPD.

Un conseil de méthode qui ne coûte rien : filmer plusieurs prestations au cours de l’année plutôt qu’une seule en fin de terminale. La règle du montage interdit de recoller des morceaux, pas de choisir la meilleure séquence parmi plusieurs tournages.

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Ce que la spécialité pèse réellement au bac

Le baccalauréat général repose sur 100 coefficients pour un élève sans enseignement optionnel, répartis entre 40 de contrôle continu et 60 d’épreuves terminales. Deux scénarios se présentent selon ce que l’élève fait d’EPPCS en fin de première.

Il garde la spécialité en terminale. Elle donne alors lieu à l’épreuve terminale décrite plus haut, affectée du coefficient 16, exactement comme l’autre spécialité conservée.

Il l’abandonne en fin de première. C’est la moyenne annuelle de première qui est retenue au titre du contrôle continu, avec un coefficient 8, soit la moitié d’une spécialité conservée.

Dans les deux cas, l’EPS du tronc commun conserve son coefficient 6, calculé sur les trois évaluations de contrôle en cours de formation menées en terminale. Un élève d’EPPCS cumule donc du sport évalué à deux endroits distincts du bulletin de notes, et il n’y a pas de report de l’un sur l’autre.

Dernier repère utile pour la session 2027 : le grand oral passe au coefficient 8 en voie générale, et l’épreuve anticipée de mathématiques de première entre dans le calcul avec un coefficient 2. La spécialité, elle, reste à 16.

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Dispense d’EPS, aptitude partielle, sportifs de haut niveau

Trois situations sont traitées explicitement par la note de service, et il vaut mieux les connaître avant de choisir la spécialité que pendant l’année de terminale.

La dispense d’EPS ferme l’accès à l’épreuve. Un candidat faisant l’objet d’une dispense dans l’enseignement obligatoire d’éducation physique et sportive ne peut pas se présenter à l’épreuve terminale d’EPPCS. C’est la phrase la plus sèche du texte, et elle n’admet pas d’exception.

L’aptitude partielle ou l’inaptitude temporaire ouvrent droit à une pratique adaptée. Les candidats en situation de handicap, ceux dont l’aptitude partielle permanente est attestée en début d’année par l’autorité médicale, et ceux qui sont confrontés à une inaptitude temporaire en cours d’année après une blessure ou une maladie, bénéficient d’une pratique adaptée pour la partie pratique de l’oral. Il s’agit bien d’une adaptation, pas d’une dispense.

Les sportifs de haut niveau ont un régime propre. Les candidats inscrits sur les listes mentionnées à l’article L. 221-2 du Code du sport, sportifs de haut niveau, sportifs espoirs ou membres des collectifs nationaux, passent l’écrit et le commentaire vidéo dans les conditions ordinaires. Ils sont dispensés de la partie pratique et reçoivent automatiquement les 12 points correspondants, à condition de s’être présentés aux deux autres parties.

Les candidats individuels, enfin, passent le même écrit que les candidats scolaires. Leur oral prend la forme d’une épreuve pratique suivie d’un entretien de quinze minutes, sur une activité choisie un mois avant l’épreuve parmi deux proposées par les autorités académiques.

Oral de contrôle et épreuve de remplacement

Au second groupe d’épreuves, l’oral de contrôle d’EPPCS dure 30 minutes, avec 30 minutes de préparation. Il est entièrement théorique : le jury pose d’abord une question renvoyant à l’un des axes de questionnement d’une thématique du programme, à laquelle le candidat répond après préparation, pendant une dizaine de minutes. L’entretien qui suit, environ vingt minutes, élargit le questionnement à d’autres thématiques. L’épreuve est notée sur 20.

Autrement dit, un élève qui compte sur sa performance physique pour rattraper ne trouvera rien à rattraper au second groupe. Le rattrapage d’EPPCS se joue sur les connaissances, pas sur le terrain. C’est une raison sérieuse de ne pas négliger la partie théorique du programme pendant l’année.

En cas de force majeure dûment constatée, l’article D. 334-19 du Code de l’éducation ouvre droit à une épreuve de remplacement, convoquée par le recteur, portant sur la ou les parties auxquelles le candidat n’a pas pu se présenter. Elle est organisée à la fin de l’année scolaire en cours ou au début de la suivante.

Faut-il choisir EPPCS ?

Trois éléments permettent de trancher, et aucun ne tient au goût pour le sport.

Le premier est l’offre. EPPCS reste peu répandu. La note d’information n° 26-06 de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, publiée en février 2026 sur les choix de spécialités à la rentrée 2025, place en tête, dans l’ordre, les mathématiques, les sciences économiques et sociales, la physique-chimie, les sciences de la vie et de la Terre, l’histoire-géographie géopolitique et sciences politiques, et les langues littératures et cultures étrangères et régionales. EPPCS n’y figure pas. La première question à poser au lycée d’accueil est donc simplement de savoir s’il l’ouvre, et avec quelle combinaison possible.

Le deuxième est la charge de travail théorique. Le mot « pratiques » du sigle en cache un autre, moins visible : « culture sportive ». La moitié de la note se joue sur une copie de 3 h 30 comportant une dissertation, et la totalité du rattrapage se joue à l’oral sur le programme théorique. Un élève qui choisit EPPCS en pensant échapper à l’écrit se trompe de spécialité.

Le troisième est la cohérence avec l’après-bac. EPPCS prépare naturellement aux formations en sciences et techniques des activités physiques et sportives, aux métiers de l’entraînement, de l’animation, de la santé par l’activité physique et du management du sport. L’Onisep détaille ces parcours dans ses fiches d’orientation. Mais une spécialité ne remplace pas un dossier : les attendus des licences STAPS valorisent aussi les sciences, le français et l’engagement associatif. Le choix se construit en regardant les attendus publiés sur la plateforme d’admission, pas en se fiant à l’intitulé.

Préparer ses vœux d’orientation ➜ la procédure Parcoursup

Reste le cas de l’élève déjà engagé qui doute. Changer de spécialité en cours de première n’est pas impossible, mais cela obéit à une procédure et à un calendrier précis, et la question se pose différemment selon qu’on est en début d’année ou au deuxième trimestre. Nous avons détaillé les conditions de ce changement de spécialité en première. Pour les élèves de terminale, EPPCS constitue par ailleurs un terrain d’appui commode pour le grand oral, à condition d’en tirer une vraie question plutôt qu’un exposé sur son sport, comme le montrent ces exemples de questions de grand oral.

Questions fréquentes

Que veut dire EPPCS ?

EPPCS est le sigle de l’enseignement de spécialité « éducation physique, pratiques et culture sportives », proposé en première et en terminale de la voie générale depuis la rentrée 2021.

Quel est le coefficient de la spécialité EPPCS au bac ?

Le coefficient est de 16 si la spécialité est conservée en terminale et donne lieu à l’épreuve terminale. Si elle est abandonnée en fin de première, la moyenne annuelle de première est retenue au titre du contrôle continu avec un coefficient 8.

Combien d’heures de cours par semaine en EPPCS ?

Quatre heures par semaine en classe de première et six heures en classe de terminale, auxquelles s’ajoutent les deux heures d’EPS obligatoires suivies par tous les lycéens.

Comment se déroule l’épreuve d’EPPCS au baccalauréat ?

L’épreuve comporte un écrit de 3 h 30, noté sur 20, et un oral de 30 minutes, noté sur 20. La note finale est la moyenne des deux. L’oral se divise en une prestation physique de quinze minutes notée sur 12 points et le commentaire d’une vidéo de sa propre pratique, également de quinze minutes, noté sur 8 points.

Peut-on passer l’épreuve d’EPPCS si l’on est dispensé d’EPS ?

Non. La note de service du 24 mars 2022 précise qu’un candidat faisant l’objet d’une dispense dans l’enseignement obligatoire d’éducation physique et sportive ne peut pas se présenter à l’épreuve terminale d’EPPCS. En revanche, une aptitude partielle ou une inaptitude temporaire ouvre droit à une pratique adaptée, sans dispense.

Quelle différence entre la spécialité EPPCS et l’option EPS ?

L’option EPS représente trois heures par semaine de la seconde à la terminale, centrées sur deux activités, et elle est évaluée en contrôle continu pour un total de 2 à 4 coefficients en supplément. EPPCS est un enseignement de spécialité de quatre puis six heures, avec une épreuve terminale de coefficient 16.

Combien d’activités sportives pratique-t-on en EPPCS ?

Le programme impose la pratique d’au moins cinq activités physiques, sportives et artistiques relevant d’au moins trois champs d’apprentissage différents sur l’ensemble du cycle terminal.

Les sportifs de haut niveau passent-ils la partie pratique ?

Non. Les sportifs de haut niveau, les sportifs espoirs et les membres des collectifs nationaux inscrits sur les listes prévues à l’article L. 221-2 du Code du sport sont dispensés de la partie pratique et reçoivent automatiquement les 12 points correspondants, sous réserve de s’être présentés à l’écrit et au commentaire vidéo.

En quoi consiste l’oral de contrôle d’EPPCS au rattrapage ?

Il dure 30 minutes après 30 minutes de préparation et il est entièrement théorique. Le jury pose une question renvoyant à un axe de questionnement du programme, puis élargit l’entretien à d’autres thématiques. L’épreuve est notée sur 20 et ne comporte aucune prestation physique.

Tous les lycées proposent-ils la spécialité EPPCS ?

Non. L’offre dépend de l’établissement et de la carte des formations arrêtée par le rectorat. Il faut vérifier auprès du lycée d’accueil et dans les documents d’orientation académiques, en anticipant une éventuelle demande de dérogation de secteur.

Ce qu’il faut retenir

EPPCS est une spécialité exigeante, pas une échappatoire. Elle demande six heures par semaine en terminale, une dissertation de culture sportive, une vidéo préparée pendant deux ans dans un cadre réglementaire strict, et un rattrapage exclusivement théorique. En contrepartie, elle pèse 16 coefficients au baccalauréat et donne une cohérence réelle à un dossier orienté vers les métiers du sport et de la santé.

Trois vérifications suffisent avant de la choisir. Confirmer que le lycée l’ouvre, et avec quelles combinaisons de spécialités. Vérifier qu’aucune dispense d’EPS n’est en cours ou prévisible, puisqu’elle interdit l’épreuve. Regarder la part théorique du programme en face, parce que c’est elle qui décide de la moitié de la note et de la totalité du rattrapage. Le reste, la pratique, est précisément la partie qu’un élève motivé par le sport n’aura pas besoin qu’on lui explique.

Sources