Partie A
Les données de l'énoncé nous permettent de traduire la situation par le graphe probabiliste suivant :

La matrice de transition du graphe probabiliste est M=(0,85 0,25 0,15 0,75).
Montrons que P=(0,625 0,375) est un état stable du système.
D'une part, 0,625 + 0,375 = 1.
D’autre part, P×M=(0,625 0,375)×(0,85 0,25 0,15 0,75)
P×M=(0,625×0,85+0,375×0,25 0,625×0,15+0,375×0,75)
P×M=(0,53125+0,09375 0,09375+0,28125)
P×M=(0,625 0,375)
P×M=P⟹P×M=P
Par conséquent, P=(0,625 0,375) est un état stable du système.
La matrice M de transition ne comporte pas de 0.
L'état probabiliste Pn à l'étape n converge vers un état P indépendant de l'état initial P0.
Cet état P est l'état probabiliste stable du système, soit P=(0,625 0,375)
Donc, à long terme, la probabilité que le client soit sous contrat avec l'entreprise Alphacopy tendra vers 0,625.
Cela signifie que 62,5 % des contrats d'entretien de photocopieurs seront attribué à l'entreprise Alphacopy.
Par conséquent, puisque l'objectif de l'entreprise Alphacopy est d'obtenir au moins 62% des contrats d'entretien des photocopieurs, elle peut espérer atteindre son objectif, voire même le dépasser de 0,5 %.
Partie B
Pn+1=Pn×M⟺(an+1 bn+1)=(an bn)×(0,85 0,25 0,15 0,75)
⟺(an+1 bn+1)=(an×0,85+bn×0,25 an×0,15+bn×0,75)
⟺(an+1 bn+1)=(0,85an+0,25bn 0,15an+0,75bn)
⟹an+1=0,85an+0,25bn
Or an+bn=1⟹bn=1−an
D'où : an+1=0,85an+0,25(1−an)
an+1=0,85an+0,25−0,25an
an+1=0,60an+0,25
⟹an+1=0,60an+0,25
a. Algorithme complété :

b. Les différentes valeurs de an suivant les valeurs de n sont reprises dans le tableau suivant (les résultats sont arrondis au millième) :
nan00,4610,52620,56630,58940,60450,61260,61770,620
La première valeur de n pour laquelle an≥0,62 est n=7.
Dans ce cas, 2017 + n = 2017 + 7 = 2024.
D'où l'année affichée en sortie de l'algorithme est 2024.
L'entreprise Alphacopy atteindra son objectif en 2024.
un=an−0,625 (n∈N)
a. Démontrons que la suite (un) est géométrique.
un+1=an+1−0,625un+1=(0,60an+0,25)−0,625un+1=0,60an−0,375un+1=0,60an−0,60×0,600,375un+1=0,60(an−0,600,375)un+1=0,60(an−0,625)un+1=0,60×un⟹un+1=0,60×un
Donc la suite (un) est une suite géométrique de raison 0,60 et dont le premier terme est u0=a0−0,625=0,46−0,625=−0,165.
b. Puisque la suite (un) est géométrique, nous avons :
un=u0×0,60nun=−0,165×0,60nOr un=an−0,625⟹an=un+0,625D’ouˋ an=−0,165×0,60n+0,625
c. an≥0,62
⟺−0,165×0,60n+0,625≥0,62
⟺−0,165×0,60n≥0,62−0,625
⟺−0,165×0,60n≥−0,005
⟺0,60n≤−0,165−0,005
⟺0,60n≤331
⟺ln(0,60n)≤ln(331)
⟺nln0,60≤−ln33
⟺n≥ln0,60−ln33 (car ln0,60<0)
Or ln0,60−ln33≈6,84
Le plus petit entier n vérifiant l'inéquation est donc n=7.
D'où an≥0,62⟺n≥7 (n∈N).
Nous retrouvons ainsi le résultat de la question 2. b.