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Fonction croissante, fonction décroissante, taux de variation

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Exercice 1

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=3x2f(x) = 3x - 2.

  1. Comparer f(a)f(a) et f(b)f(b) lorsque aba \le b.

  2. En déduire si la fonction ff est croissante ou décroissante sur R\mathbb{R}.

  3. Préciser si la fonction ff est monotone sur R\mathbb{R}.

Exercice 2

Soit gg la fonction définie sur R\mathbb{R} par g(x)=2x+5g(x) = -2x + 5.

  1. Calculer g(1)g(1) et g(4)g(4).

  2. Comparer g(1)g(1) et g(4)g(4).

  3. Déterminer si la fonction gg est croissante ou décroissante sur R\mathbb{R}.

  4. Conclure sur la monotonie de gg.

Exercice 3

On considère la fonction hh définie sur [2 ; 6][-2 ~;~ 6] par h(x)=(x2)21h(x) = (x - 2)^2 - 1.

  1. Tracer une ébauche de la courbe représentative de la fonction hh.

  2. À l’aide du graphique, indiquer les intervalles sur lesquels la fonction est croissante.

  3. À l’aide du graphique, indiquer les intervalles sur lesquels la fonction est décroissante.

Exercice 4

Soit la fonction ff définie sur [0 ; 5][0 ~;~ 5] par f(x)=x2f(x) = x^2.

  1. Calculer le taux d’accroissement de la fonction ff entre 11 et 33.

  2. Calculer le taux d’accroissement de la fonction ff entre 22 et 44.

  3. Que peut-on conjecturer sur les variations de la fonction ff sur [0 ; 5][0 ~;~ 5] ?

Exercice 5

On considère la fonction kk définie sur [1 ; 7][-1 ~;~ 7] par k(x)=x2+6x5k(x) = -x^2 + 6x - 5.

  1. Tracer une ébauche de la courbe représentative de la fonction kk.

  2. Donner, à l’aide du graphique, les intervalles sur lesquels la fonction est croissante.

  3. Donner, à l’aide du graphique, les intervalles sur lesquels la fonction est décroissante.

  4. Préciser si la fonction kk est monotone sur [1 ; 7][-1 ~;~ 7].

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Exercice 1

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=3x2f(x)=3x-2.

  1. Comparer f(a)f(a) et f(b)f(b) lorsque aba\le b.
    On calcule f(b)f(a)f(b)-f(a).
    f(b)f(a)=(3b2)(3a2)f(b)-f(a)=(3b-2)-(3a-2)
    f(b)f(a)=3(ba)f(b)-f(a)=3(b-a).

Si aba\le b, alors ba0b-a\ge0, donc 3(ba)03(b-a)\ge0.
Ainsi f(b)f(a)0f(b)-f(a)\ge0, donc f(b)f(a)f(b)\ge f(a).

👉 Petit conseil : comparer f(a)f(a) et f(b)f(b) revient souvent à étudier le signe de f(b)f(a)f(b)-f(a).

  1. En déduire si la fonction ff est croissante ou décroissante sur R\mathbb{R}.
    On doit obligatoirement passer par le taux de variation pour tout couple de réels.

Soient aa et bb deux réels quelconques de R\mathbb{R}, avec a<ba<b.
Le taux de variation de ff entre aa et bb vaut
τ=f(b)f(a)ba\tau=\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}.

On calcule :
τ=(3b2)(3a2)ba\tau=\dfrac{(3b-2)-(3a-2)}{b-a}
τ=3b3aba\tau=\dfrac{3b-3a}{b-a}
τ=3(ba)ba\tau=\dfrac{3(b-a)}{b-a}
τ=3\tau=3.

Comme 3>03>0, on a τ>0\tau>0 pour tout couple a<ba<b.
Donc ff est croissante sur R\mathbb{R}.

Exemple (simple vérification) : f(0)=2f(0)=-2 et f(1)=1f(1)=1, on voit bien que ça augmente.

👉 Petit conseil : pour une fonction affine ax+bax+b, le taux de variation entre aa et bb est constant et vaut aa.

  1. Préciser si la fonction ff est monotone sur R\mathbb{R}.
    Sur R\mathbb{R}, on a montré que ff est croissante.
    Donc ff est monotone sur R\mathbb{R}.

👉 Petit conseil : monotone sur un intervalle signifie “toujours dans le même sens” sur cet intervalle.

Exercice 2

Soit gg la fonction définie sur R\mathbb{R} par g(x)=2x+5g(x)=-2x+5.

  1. Calculer g(1)g(1) et g(4)g(4).
    g(1)=2×1+5=2+5=3g(1)=-2\times1+5=-2+5=3.
    g(4)=2×4+5=8+5=3g(4)=-2\times4+5=-8+5=-3.

👉 Petit conseil : quand tu remplaces xx par un nombre négatif ou que le coefficient est négatif, écris bien les parenthèses.

  1. Comparer g(1)g(1) et g(4)g(4).
    On a g(1)=3g(1)=3 et g(4)=3g(4)=-3.
    Donc g(1)>g(4)g(1)>g(4).

Exemple : 1<41<4 mais g(1)>g(4)g(1)>g(4), ça illustre une baisse.

👉 Petit conseil : une comparaison sur deux valeurs sert seulement d’illustration, pas de preuve.

  1. Déterminer si la fonction gg est croissante ou décroissante sur R\mathbb{R}.
    On passe par le taux de variation pour tout couple.

Soient aa et bb deux réels quelconques avec a<ba<b.
Le taux de variation de gg entre aa et bb est
τ=g(b)g(a)ba\tau=\dfrac{g(b)-g(a)}{b-a}.

On calcule :
τ=(2b+5)(2a+5)ba\tau=\dfrac{(-2b+5)-(-2a+5)}{b-a}
τ=2b+5+2a5ba\tau=\dfrac{-2b+5+2a-5}{b-a}
τ=2a2bba\tau=\dfrac{2a-2b}{b-a}
τ=2(ba)ba\tau=\dfrac{-2(b-a)}{b-a}
τ=2\tau=-2.

Comme 2<0-2<0, on a τ<0\tau<0 pour tout couple a<ba<b.
Donc gg est décroissante sur R\mathbb{R}.

👉 Petit conseil : taux de variation toujours négatif sur l’intervalle = fonction décroissante sur cet intervalle.

  1. Conclure sur la monotonie de gg.
    Comme gg est décroissante sur R\mathbb{R}, elle est monotone sur R\mathbb{R}.

👉 Petit conseil : si la fonction est décroissante sur tout l’intervalle, elle est monotone sur cet intervalle.

Exercice 3

On considère la fonction hh définie sur [2 ; 6][-2~;~6] par h(x)=(x2)21h(x)=(x-2)^2-1.

  1. Tracer une ébauche de la courbe représentative de la fonction hh.
    La fonction h(x)=(x2)21h(x)=(x-2)^2-1 est une parabole ouverte vers le haut.
    Son sommet est S(2 ; 1)S(2~;~-1) et l’axe de symétrie est x=2x=2.

On place quelques points :
h(1)=(12)21=0h(1)=(1-2)^2-1=0 donc (1 ; 0)(1~;~0).
h(3)=(32)21=0h(3)=(3-2)^2-1=0 donc (3 ; 0)(3~;~0).
h(0)=(02)21=3h(0)=(0-2)^2-1=3 donc (0 ; 3)(0~;~3).
h(4)=(42)21=3h(4)=(4-2)^2-1=3 donc (4 ; 3)(4~;~3).

👉 Petit conseil : prends des points symétriques autour de x=2x=2 pour tracer plus vite.

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  1. Indiquer les intervalles où la fonction est croissante.
    On veut une justification par taux de variation sur l’intervalle considéré.

Sur [2 ; 6][2~;~6], soient aa et bb deux réels tels que 2a<b62\le a<b\le6.
Le taux de variation vaut
τ=h(b)h(a)ba\tau=\dfrac{h(b)-h(a)}{b-a}.

Or
h(b)h(a)=((b2)21)((a2)21)h(b)-h(a)=\left((b-2)^2-1\right)-\left((a-2)^2-1\right)
h(b)h(a)=(b2)2(a2)2h(b)-h(a)=(b-2)^2-(a-2)^2
h(b)h(a)=((b2)(a2))((b2)+(a2))h(b)-h(a)=\left((b-2)-(a-2)\right)\left((b-2)+(a-2)\right)
h(b)h(a)=(ba)(a+b4)h(b)-h(a)=(b-a)(a+b-4).

Donc
τ=(ba)(a+b4)ba=a+b4\tau=\dfrac{(b-a)(a+b-4)}{b-a}=a+b-4.

Comme a2a\ge2 et b2b\ge2, on a a+b40a+b-4\ge0, donc τ0\tau\ge0.
Ainsi hh est croissante sur [2 ; 6][2~;~6].

Exemple : h(2)=1h(2)=-1 et h(3)=0h(3)=0, ça monte bien.

👉 Petit conseil : après simplification, tu dois obtenir une expression dont tu peux garantir le signe grâce aux bornes de l’intervalle.

  1. Indiquer les intervalles où la fonction est décroissante.
    Sur [2 ; 2][-2~;~2], soient aa et bb deux réels tels que 2a<b2-2\le a<b\le2.
    On a toujours τ=a+b4\tau=a+b-4.

Ici, comme a2a\le2 et b2b\le2, on a a+b4a+b\le4, donc a+b40a+b-4\le0.
Ainsi τ0\tau\le0 pour tout couple a<ba<b de [2 ; 2][-2~;~2].
Donc hh est décroissante sur [2 ; 2][-2~;~2].

Exemple : h(1)=0h(1)=0 et h(2)=1h(2)=-1, ça descend.

👉 Petit conseil : pour prouver “décroissante”, tu dois obtenir un taux τ0\tau\le0 pour tout couple de l’intervalle.

Exercice 4

Soit la fonction ff définie sur [0 ; 5][0~;~5] par f(x)=x2f(x)=x^2.

  1. Entre 11 et 33 :
    τ=f(3)f(1)31=912=4\tau=\dfrac{f(3)-f(1)}{3-1}=\dfrac{9-1}{2}=4.

  2. Entre 22 et 44 :
    τ=f(4)f(2)42=1642=6\tau=\dfrac{f(4)-f(2)}{4-2}=\dfrac{16-4}{2}=6.

  3. Conjecture sur [0 ; 5][0~;~5].
    On remarque que les taux calculés sont positifs.
    On conjecture donc que la fonction carré est croissante sur [0 ; 5][0~;~5].

👉 Petit conseil : ici on te demande une conjecture, donc des exemples suffisent, mais une preuve complète demanderait le taux de variation pour tout couple de [0 ; 5][0~;~5].

Exercice 5

On considère la fonction kk définie sur [1 ; 7][-1~;~7] par k(x)=x2+6x5k(x)=-x^2+6x-5.

  1. Tracer une ébauche.
    On met sous forme canonique :
    k(x)=(x3)2+4k(x)=-(x-3)^2+4.
    Sommet S(3 ; 4)S(3~;~4), parabole ouverte vers le bas.

Points :
k(0)=5k(0)=-5 donc (0 ; 5)(0~;~-5).
k(6)=5k(6)=-5 donc (6 ; 5)(6~;~-5).
k(2)=3k(2)=3 donc (2 ; 3)(2~;~3).
k(4)=3k(4)=3 donc (4 ; 3)(4~;~3).

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👉 Petit conseil : forme canonique = moyen le plus rapide pour lire le sommet.

  1. Intervalles de croissance (preuve par taux de variation).
    Sur [1 ; 3][-1~;~3], soient aa et bb tels que 1a<b3-1\le a<b\le3.
    Le taux de variation vaut
    τ=k(b)k(a)ba\tau=\dfrac{k(b)-k(a)}{b-a}.

On calcule :
k(b)k(a)=(b2+6b5)(a2+6a5)k(b)-k(a)=(-b^2+6b-5)-(-a^2+6a-5)
k(b)k(a)=b2+6b+a26ak(b)-k(a)=-b^2+6b+a^2-6a
k(b)k(a)=(a2b2)+6(ba)k(b)-k(a)=(a^2-b^2)+6(b-a)
k(b)k(a)=(ab)(a+b)+6(ba)k(b)-k(a)=(a-b)(a+b)+6(b-a)
k(b)k(a)=(ba)(6(a+b))k(b)-k(a)=(b-a)\left(6-(a+b)\right).

Donc
τ=(ba)(6(a+b))ba=6(a+b)\tau=\dfrac{(b-a)\left(6-(a+b)\right)}{b-a}=6-(a+b).

Sur [1 ; 3][-1~;~3], on a a3a\le3 et b3b\le3, donc a+b6a+b\le6, ainsi 6(a+b)06-(a+b)\ge0.
Donc τ0\tau\ge0 pour tout couple a<ba<b de [1 ; 3][-1~;~3].
Ainsi kk est croissante sur [1 ; 3][-1~;~3].

Exemple : k(2)=3k(2)=3 et k(3)=4k(3)=4, ça augmente.

👉 Petit conseil : pour conclure, tu dois obtenir un taux dont tu contrôles le signe grâce aux bornes de l’intervalle.

  1. Intervalles de décroissance (preuve par taux de variation).
    Sur [3 ; 7][3~;~7], soient aa et bb tels que 3a<b73\le a<b\le7.
    On a encore
    τ=6(a+b)\tau=6-(a+b).

Sur [3 ; 7][3~;~7], on a a3a\ge3 et b3b\ge3, donc a+b6a+b\ge6, ainsi 6(a+b)06-(a+b)\le0.
Donc τ0\tau\le0 pour tout couple a<ba<b de [3 ; 7][3~;~7].
Ainsi kk est décroissante sur [3 ; 7][3~;~7].

Exemple : k(3)=4k(3)=4 et k(4)=3k(4)=3, ça descend.

👉 Petit conseil : même méthode que pour la croissance, mais cette fois tu dois obtenir τ0\tau\le0.

  1. Monotonie sur [1 ; 7][-1~;~7].
    Sur [1 ; 3][-1~;~3] la fonction est croissante, puis sur [3 ; 7][3~;~7] elle est décroissante.
    Le sens de variation change sur [1 ; 7][-1~;~7].
    Donc kk n’est pas monotone sur [1 ; 7][-1~;~7].

👉 Petit conseil : si la fonction change de sens (croissante puis décroissante), elle n’est pas monotone sur tout l’intervalle.

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