Une nouvelle société urbaine en Occident (XIe - XVe siècles)

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I) Les points clés

1) L'expansion commerciale et l'essor des villes

À partir du XIe siècle, le commerce se développe. Les principales marchandises, transportées par bateau, sont les matières premières (laine, bois, métaux) et les denrées alimentaires (blé, sel). Les plus rentables sont les produits de luxe (soies, épices) importés d'Orient.

Avec l'extension du commerce et la croissance démographique, les villes s'agrandissent et se multiplient. De nombreuses ville neuves sont aussi fondées. Protégées par des murailles, elles édifient des cathédrales, hôpitaux, hôtels de ville... Elles abritent aussi les foires, où s'échangent toutes sortes de produits.

Certaines villes, comme Venise, compte plusieurs centaines de milliers d'habitants à la fin du Moyen Âge, mais la plupart n'en comptent que quelques milliers.

2) La société urbaine

Bien que minoritaire, la population des villes augmente, marquée par une grande diversité : des grands marchands, de nombreux artisans, boutiquiers...

Les gens de métier se regroupent en corporations qui fixent les règles de chaque profession. Les maîtres sont propriétaires de l'atelier ou de la boutique ; les compagnons et les apprentis travaillent pour eux.

Les seigneurs octroient aux villes des chartes de franchise qui leur assurent une autonomie. Les bourgeois sont des personnes qui habitent le bourg (la ville) et suffisamment riches pour payer un impôt. Ils reçoivent souvent le droit d'élire des représentants (échevins, maires ou consuls). Ces derniers décident du montant des impôts, fixe les règles pour la ville, juge les habitants hors la loi...

II) Une rue marchande

Dans ce type de rue, les habitations sont assez basses, en pierre ou en bois. Les boutiques s’ouvrent sur une rue pavée. On peut y trouver des drapiers, des fourreurs, des barbiers ou encore des apothicaires (à la fois épicier et pharmacien).

Les habitants y sont généralement assez riches et lettrés.