📚 Objectif
Dans un jardin, un parc, une mare ou sur un aliment oublié, la vie se manifeste sous des formes très différentes. Certaines formes de vie sont grandes et faciles à repérer, d’autres sont minuscules et passent presque inaperçues. Comment reconnaître ce qui appartient au monde vivant ? Pourquoi existe-t-il autant de formes de vie différentes ? Et comment la science permet-elle d’observer, de décrire et de comparer cette diversité pour mieux la comprendre ?
Qu’appelle-t-on le monde vivant ?
Pour comprendre la diversité du vivant, il faut d’abord préciser ce que les sciences appellent un être vivant.
Les êtres vivants se reconnaissent par la réalisation de grandes fonctions du vivant. Ces fonctions sont la nutrition, la croissance et le développement et la reproduction. La nutrition correspond au fait de se nourrir, c’est-à-dire d’échanger de la matière avec son environnement pour vivre. La croissance et le développement désignent les transformations du corps au cours du temps, depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte. La reproduction permet à une espèce de se maintenir en produisant de nouveaux individus.
Ces fonctions sont observées chez la majorité des êtres vivants, mais elles ne constituent pas des règles strictes applicables à chaque individu. Un mulet, par exemple, est un animal vivant bien qu’il soit stérile et ne puisse pas se reproduire. Une plante est également vivante même si elle ne se déplace pas. Ces exemples montrent que le vivant ne se définit pas par un seul critère, mais par un ensemble de fonctions observées à l’échelle du monde vivant.
🤔 Question pour toi : Pourquoi un être vivant peut-il être considéré comme vivant même s’il ne se reproduit pas ?
✅ Réponse : Parce que la reproduction est une fonction du vivant observée à l’échelle de l’espèce, et non une obligation pour chaque individu.
À retenir
les êtres vivants réalisent de grandes fonctions communes comme la nutrition, la croissance et la reproduction, mais ces fonctions ne s’expriment pas toujours de la même manière chez tous les individus. C’est leur observation globale qui permet de reconnaître le vivant.
Une diversité visible et invisible du vivant
Le monde vivant se caractérise par une grande diversité.
Certains êtres vivants sont facilement visibles, comme les arbres, les oiseaux ou les insectes. D’autres sont extrêmement petits et ne peuvent pas être observés à l’œil nu. Ce sont les micro-organismes, des êtres vivants microscopiques, souvent unicellulaires, c’est-à-dire constitués d’une seule cellule. On les trouve dans l’eau, le sol, l’air ou sur les aliments. Malgré leur taille minuscule, ils se nourrissent, se développent et se multiplient.
La diversité s’observe aussi entre des êtres vivants très proches. Lorsqu’un ensemble d’individus se ressemblent, peuvent se reproduire entre eux et donner une descendance fertile, on parle d’une espèce. Tous les individus d’une même espèce partagent donc des caractéristiques communes, même s’ils présentent de petites différences.
🤔 Question pour toi : Qu’est-ce qui permet de dire que deux individus appartiennent à la même espèce ?
✅ Réponse : Ils appartiennent à la même espèce s’ils se ressemblent et peuvent se reproduire entre eux en donnant une descendance fertile.
À retenir
la diversité du vivant concerne aussi bien les êtres visibles que les micro-organismes, et elle existe à la fois entre les espèces et au sein d’une même espèce.
Observer, décrire, comparer pour organiser le vivant
La compréhension du monde vivant repose sur une démarche scientifique.
Observer consiste à regarder attentivement les êtres vivants, parfois à l’aide d’outils. Une loupe permet d’observer les détails d’une feuille ou d’un insecte, tandis qu’un microscope rend visibles des micro-organismes invisibles à l’œil nu. Décrire revient ensuite à utiliser des mots précis pour rendre compte de ce qui est observé. Comparer permet enfin de repérer des ressemblances et des différences entre plusieurs êtres vivants.
Par exemple, observer différentes feuilles permet de comparer leur forme, leur taille ou leurs nervures. Comparer plusieurs insectes aide à repérer des caractères observables communs comme le nombre de pattes ou la présence d’ailes. Ces comparaisons peuvent être organisées dans un tableau de comparaison pour mieux structurer les observations.
Comparer les êtres vivants permet ensuite de les classer. Cette classification du vivant correspond à une première approche scientifique abordée au début du collège. Elle repose sur des caractères observables partagés, et non sur l’utilité pour l’être humain ou sur le lieu de vie. Cette manière de classer permet d’organiser progressivement la grande diversité du monde vivant et prépare à une compréhension plus approfondie des liens entre les êtres vivants.
🤔 Question pour toi : Pourquoi la comparaison est-elle nécessaire avant de classer les êtres vivants ?
✅ Réponse : Parce qu’il faut d’abord identifier les caractères communs et les différences pour pouvoir regrouper les êtres vivants.
À retenir
l’observation, la description et la comparaison permettent d’identifier des caractères communs et constituent la base de la première classification scientifique du vivant.
💪 Entraînons-nous !
🌱 Cite les trois grandes fonctions du vivant.
✅ Réponse : Les grandes fonctions du vivant sont la nutrition, la croissance et la reproduction.
🦠 Qu’est-ce qu’un micro-organisme ?
✅ Réponse : Un micro-organisme est un être vivant microscopique, souvent constitué d’une seule cellule.
🐴 Pourquoi un mulet est-il vivant même s’il est stérile ?
✅ Réponse : Parce qu’il réalise d’autres fonctions du vivant comme la nutrition et la croissance.
🔍 À quoi sert la classification du vivant ?
✅ Réponse : Elle sert à organiser la diversité des êtres vivants en les regroupant selon des caractères observables communs.
Conclusion
La question de départ était de comprendre comment reconnaître le vivant et expliquer sa diversité. Les êtres vivants partagent de grandes fonctions communes tout en présentant une immense variété de formes et de modes de vie. Grâce à l’observation, à la description et à la comparaison, la science permet d’organiser cette diversité en une classification scientifique, première étape essentielle pour comprendre le monde vivant et mieux le préserver.
