Spécialité physique-chimie : programme, épreuve du bac 2027 et débouchés


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La physique-chimie est la troisième spécialité la plus suivie en terminale générale, avec 32,9 % des élèves à la rentrée 2025, et la deuxième en première avec 45,6 %. C’est aussi l’une des rares dont l’épreuve du baccalauréat ne se joue pas entièrement sur une copie : une heure de manipulation au laboratoire compte pour un cinquième de la note. Cette page reprend le programme, l’épreuve et les débouchés à partir des textes officiels, pour les élèves de seconde qui préparent leurs choix comme pour ceux qui veulent progresser au lycée (seconde à terminale) sans découvrir les règles au mois de juin.
Sommaire
- L’essentiel en huit points
- Ce que la spécialité physique-chimie recouvre vraiment
- Horaires en première et en terminale
- Le programme de l’épreuve, et ce qui change en 2027
- L’épreuve terminale : 3 h 30 d’écrit et 1 h de pratique
- Comment se déroule la partie pratique
- Deux points sur vingt pour la maîtrise de la langue
- L’oral de contrôle, au rattrapage
- Dates et coefficient au bac 2027
- Qui choisit la physique-chimie, et avec quelle autre spécialité
- Les débouchés après une spécialité physique-chimie
- Faut-il choisir la physique-chimie ?
- Questions fréquentes
L’essentiel en huit points
- La physique-chimie est un enseignement de spécialité de la voie générale. Des enseignements de sciences physiques existent aussi en voie technologique, mais sous d’autres intitulés et avec d’autres épreuves.
- Le volume est de 4 heures par semaine en première et de 6 heures en terminale pour les élèves qui la conservent.
- L’épreuve terminale se compose d’une partie écrite de 3 h 30 et d’une partie pratique d’une heure, chacune notée sur 20 points.
- La note finale s’obtient en multipliant l’écrit par 0,8 et la pratique par 0,2, puis en additionnant les deux résultats.
- La partie écrite comporte trois exercices indépendants appuyés de façon équilibrée sur différents thèmes du programme.
- À compter de la session 2027, deux points sur vingt de l’écrit sont dédiés à l’orthographe, à la syntaxe et à la qualité du raisonnement écrit.
- Les candidats individuels, ceux du Cned et ceux des établissements privés hors contrat sont dispensés de la partie pratique : leur note de spécialité est celle de l’écrit.
- La spécialité conservée en terminale pèse le coefficient 16, comme toutes les autres spécialités.
Ce que la spécialité physique-chimie recouvre vraiment
Première chose à comprendre : il s’agit de deux disciplines, pas d’une. Un élève peut très bien se passionner pour la mécanique et l’électricité et trouver la chimie organique indigeste, ou l’inverse. En terminale, les six heures hebdomadaires se partagent entre les deux, et l’épreuve pratique impose explicitement que le tirage au sort comporte au moins deux situations à dominante physique et deux à dominante chimie. Autrement dit, on ne choisit pas son camp le jour de l’examen.
Deuxième point, celui que les élèves de seconde sous-estiment le plus : la spécialité est calculatoire. Le texte de l’épreuve parle d’une place significative accordée à la modélisation et à la résolution de questions avec prise d’initiative. Traduction concrète : on ne demande pas de restituer une formule, on demande de construire un modèle à partir d’une situation décrite, de poser les équations soi-même, et d’assumer des hypothèses simplificatrices. C’est très différent d’un exercice guidé de seconde, et c’est la première marche sur laquelle beaucoup trébuchent en première.
Troisième point, plus rassurant : les sujets sont contextualisés. Le texte précise que les exercices portent sur des situations concrètes, peuvent contenir des documents, et peuvent inclure des questions relatives aux aspects expérimentaux de la discipline ainsi qu’aux capacités numériques du programme. Le langage Python fait partie de ces capacités numériques depuis la réforme. Un élève qui n’a jamais lu une ligne de code en première se retrouve en difficulté sur ces questions en terminale, alors qu’elles sont parmi les plus accessibles quand on les a travaillées.
Horaires en première et en terminale
Quatre heures par semaine en première, six heures en terminale pour les élèves qui conservent la spécialité. Ces volumes sont les mêmes pour tous les enseignements de spécialité de la voie générale, mais ils pèsent différemment selon la matière. Six heures de physique-chimie, ce sont six heures qui comportent des séances de travaux pratiques en effectif réduit, donc du travail de laboratoire qu’on ne rattrape pas chez soi.
Un élève qui abandonne la physique-chimie à la fin de la première ne la perd pas complètement : elle compte alors au titre du contrôle continu, avec un coefficient 8 sur les 100 coefficients du baccalauréat, contre 16 pour une spécialité conservée en terminale. La moyenne de première pèse donc réellement, y compris pour une spécialité qu’on laisse derrière soi. Pour comprendre comment ces coefficients s’articulent sur l’ensemble des deux années, la page consacrée aux révisions de première générale détaille les matières concernées.
Le programme de l’épreuve, et ce qui change en 2027
Le texte de 2026 pose une règle simple : l’épreuve porte sur les notions, contenus, capacités et compétences figurant au programme de l’enseignement de spécialité de la classe de terminale en vigueur. Les thématiques des sujets portent sur le programme de terminale, et les compétences mobilisées sont celles du cycle terminal, c’est-à-dire première et terminale confondues.
Une précision nouvelle y est ajoutée, absente du texte de 2020 : les notions rencontrées en première mais non approfondies en terminale doivent être connues et mobilisables, mais elles ne peuvent pas constituer un ressort essentiel du sujet. C’est une garantie utile. Un exercice peut réactiver une notion de première, il ne peut pas être construit autour d’elle.
Le changement le plus lourd est ailleurs, et il tient à ce que le nouveau texte ne dit pas. La note de service de 2020 comportait une annexe qui retirait explicitement de l’épreuve une liste de notions. Étaient écartées de la partie écrite la modélisation microscopique de l’évolution temporelle d’une transformation chimique, la modélisation des transformations nucléaires, le fait de forcer le sens d’évolution d’un système, la modélisation de l’écoulement d’un fluide et la description de la lumière par un flux de photons. La partie pratique excluait en plus quatre capacités expérimentales, dont la réalisation d’une pile et d’un circuit intégrant un électrolyseur, l’étude de la poussée d’Archimède et l’utilisation d’une cellule photovoltaïque.
La note de service du 11 septembre 2026 ne comporte pas d’annexe de ce type. Elle renvoie au programme de terminale en vigueur, sans en retrancher de chapitre. La restriction héritée de 2020, qui avait été introduite dans un contexte particulier et reconduite ensuite d’année en année, n’est donc pas reprise. Pour un élève, cela signifie qu’il est imprudent de considérer ces notions comme hors sujet d’examen en s’appuyant sur des annales ou des fiches antérieures à 2026. Les sujets zéro et les consignes académiques de la session 2027 confirmeront l’étendue exacte du programme évaluable : jusqu’à leur parution, la lecture littérale du texte est la seule base fiable.
L’épreuve terminale : 3 h 30 d’écrit et 1 h de pratique
L’épreuve de spécialité physique-chimie est la seule, avec les SVT, à comporter une partie pratique évaluée en laboratoire. Cette architecture en deux parties explique une bonne part des malentendus sur la note finale.

| Élément | Partie écrite | Partie pratique |
|---|---|---|
| Durée | 3 h 30 | 1 h |
| Notation | Sur 20 points | Sur 20 points |
| Poids dans la note de spécialité | 0,8 | 0,2 |
| Structure | Trois exercices indépendants | Une situation d’évaluation tirée au sort |
| Candidats individuels, Cned, hors contrat | Obligatoire | Dispense, note de l’écrit ramenée sur 20 |
| Épreuve de remplacement | Oui | Non, report de la note obtenue en cours d’année |
Un exemple chiffré vaut mieux qu’une formule. Un candidat qui obtient 11 à l’écrit et 16 à la pratique n’a pas 13,5 de moyenne : il a 0,8 fois 11, soit 8,8, plus 0,2 fois 16, soit 3,2, donc 12 sur 20. Inversement, une pratique ratée ne coule pas une copie solide : 15 à l’écrit et 6 à la pratique donnent 13,2. La partie pratique compense à la marge, elle ne décide pas.
Une conséquence pratique en découle, rarement énoncée franchement : l’écrit reste l’essentiel, et il est illusoire d’espérer rattraper une préparation écrite insuffisante par de bonnes manipulations. Le raisonnement inverse est tout aussi vrai. Cinq points d’écart sur la partie pratique, ce sont seulement un point sur la note de spécialité, donc seize centièmes de point sur la moyenne du baccalauréat.
Comment se déroule la partie pratique
La partie pratique s’appelle officiellement évaluation des compétences expérimentales. Son déroulement est décrit avec une précision inhabituelle dans le texte, et ces détails valent d’être connus avant le jour J.
Chaque académie retient un ensemble de situations d’évaluation parmi celles publiées dans une banque nationale, puis les établissements en choisissent un sous-ensemble. Le candidat tire au sort sa situation parmi un groupe renouvelé à chaque demi-journée, comportant au moins deux situations à dominante physique et deux à dominante chimie. Il découvre le contenu de la situation en entrant dans la salle, pas avant.
Deux professeurs examinateurs sont présents. Chacun évalue au maximum quatre candidats, et un examinateur ne peut pas évaluer un élève qu’il a eu en classe durant l’année en cours. Cette dernière règle est une garantie d’équité, mais elle a un corollaire que les élèves oublient : l’examinateur ne connaît pas les habitudes de travail du candidat et n’interprétera pas favorablement une manipulation bâclée.
Ce qui est évalué n’est pas la réussite de l’expérience. Le texte décrit un candidat conduit à s’approprier une problématique expérimentale, à mettre en œuvre ou à élaborer un protocole, à réaliser une ou plusieurs expériences, à valider sa démarche et à communiquer ses résultats. L’épreuve valorise l’autonomie et l’initiative. Un protocole qui échoue mais dont l’élève identifie et explique l’échec vaut souvent mieux qu’un résultat correct obtenu sans commentaire.
Quelques règles d’organisation à connaître. Une absence non justifiée le jour de l’évaluation entraîne un zéro sur cette partie. Une absence justifiée conduit à organiser, autant que possible, une évaluation avant la fin de l’année scolaire, et à défaut à prononcer une dispense. Il n’existe pas d’épreuve de remplacement pour la partie pratique : en cas d’absence justifiée, la note éventuellement obtenue en cours d’année au titre de l’évaluation des compétences expérimentales est reportée. Les candidats en situation de handicap peuvent être dispensés par l’autorité académique sur proposition du médecin désigné, ou passer l’épreuve avec des aménagements validés.
Dernière évolution, discrète mais utile à connaître : le texte de 2020 précisait que l’évaluation se déroulait au cours du second trimestre. La note de 2026 ne reprend pas cette mention, et le calendrier national de la session 2027 place l’évaluation début juin. Les méthodes de révision restent les mêmes, mais le moment où il faut être prêt, lui, a bougé. Pour la préparation proprement dite, l’article consacré aux révisions des ECE en physique-chimie et en SVT détaille les compétences à travailler en priorité.
Deux points sur vingt pour la maîtrise de la langue
C’est la nouveauté la plus commentée de la session 2027, et la plus mal rapportée. Plusieurs titres de presse ont écrit que les élèves perdraient deux points en cas de copie mal rédigée. Le texte officiel dit autre chose : la maîtrise de la langue est prise en compte à hauteur de deux points sur vingt, dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ainsi qu’à la capacité à formuler un raisonnement et à utiliser un vocabulaire juste et adapté. Ces deux points se gagnent, ils ne se retranchent pas d’une note déjà acquise.
La nuance a des conséquences concrètes. Il ne s’agit pas de chasser la faute d’accord, mais d’écrire un raisonnement scientifique lisible : annoncer ce qu’on cherche, nommer les grandeurs, justifier une hypothèse en une phrase construite, conclure en revenant à la question posée. Une copie de physique-chimie truffée de symboles et de flèches, sans une seule phrase complète, perd ces points sans avoir commis la moindre erreur d’orthographe.
Le texte renvoie à une grille d’attendus et d’observables rédactionnels annexée à la note de service. Cette grille s’applique dans toutes les disciplines, en vertu d’un texte transversal publié le même jour sur les exigences de maîtrise de la langue à tous les examens à compter de la session 2027. La physique-chimie n’est donc pas visée en particulier : elle est concernée comme les autres.
L’oral de contrôle, au rattrapage
Un candidat admis au second groupe d’épreuves peut choisir la physique-chimie parmi ses deux oraux de rattrapage. L’épreuve dure vingt minutes, précédées de vingt minutes de préparation.
Le candidat tire au sort un sujet comportant deux questions portant sur deux domaines de natures différentes du programme, et doit traiter les deux. Il n’y a pas de choix : on ne peut pas sacrifier la question de chimie pour se concentrer sur celle de physique. L’examinateur décide, en fonction du sujet tiré, si l’usage de la calculatrice est autorisé.
Un détail que peu de candidats anticipent : l’oral se tient dans une salle comportant du matériel de physique-chimie, afin que des questions puissent porter sur le matériel expérimental et son utilisation. Le candidat n’a pas à manipuler, mais il peut se voir demander d’identifier un dispositif, d’expliquer à quoi il sert ou de décrire un protocole en le désignant. Réviser les ECE sert donc aussi au rattrapage.
Une précision nouvelle figure dans le texte de 2026 : le programme sur lequel peut porter l’oral de contrôle est identique à celui de l’épreuve écrite. Le texte de 2020 ne le disait pas explicitement. La question revenait chaque année, elle est désormais tranchée.
Dates et coefficient au bac 2027
Le calendrier de la session 2027 a été fixé par la circulaire du 24 août 2026. Trois repères concernent directement les élèves de terminale qui suivent la physique-chimie.
- L’évaluation des compétences expérimentales de physique-chimie et de sciences de la vie et de la Terre se déroule du mardi 1er au vendredi 4 juin 2027. C’est une période nationale, contrairement aux autres épreuves pratiques et orales dont les dates sont arrêtées par les recteurs.
- Les épreuves écrites de spécialité sont fixées les mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 juin 2027, le matin. Chaque candidat est convoqué sur deux journées, à raison d’un enseignement de spécialité par jour. L’ordre et les horaires précis par discipline figurent en annexe de la circulaire.
- Le Grand oral est organisé à l’initiative des académies, du lundi 21 juin au vendredi 2 juillet 2027 au plus tard.
Côté coefficients, chaque enseignement de spécialité conservé en terminale pèse 16 sur un total de 100 pour un élève sans enseignement optionnel. Les deux spécialités de terminale représentent donc 32 coefficients à elles seules, soit près d’un tiers du baccalauréat. Un point gagné sur chacune des deux ajoute 0,32 point à la moyenne finale.
Qui choisit la physique-chimie, et avec quelle autre spécialité
Les chiffres de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, publiés en février 2026 pour la rentrée 2025, donnent une photographie nette.
- En terminale générale, 32,9 % des élèves suivent la physique-chimie. Elle arrive en troisième position, derrière les mathématiques (44,8 %) et les sciences économiques et sociales (34,9 %), devant les SVT (24,7 %).
- En première, elle est deuxième avec 45,6 %, derrière les mathématiques (66,0 %).
- Elle est choisie par 38,9 % des garçons et 28,0 % des filles de terminale. Les filles représentent 47,5 % des élèves de la spécialité, pour 55,6 % des effectifs de terminale générale : la matière est légèrement déséquilibrée, beaucoup moins que les sciences de l’ingénieur ou la spécialité numérique.
- La combinaison mathématiques et physique-chimie est la plus fréquente de toute la voie générale en terminale, avec 21,6 % des élèves. La combinaison physique-chimie et SVT arrive en troisième position avec 10,3 %.
- En première, le trio mathématiques, physique-chimie et SVT reste le plus choisi, avec 23,7 % des élèves.
Un chiffre mérite qu’on s’y arrête : parmi les élèves qui suivent la combinaison physique-chimie et SVT en terminale, 82 % ont pris l’option mathématiques complémentaires. Ce n’est pas un hasard. Abandonner la spécialité mathématiques tout en gardant la physique-chimie crée un décalage réel, la physique de terminale mobilisant des outils que l’option permet d’entretenir.
Les débouchés après une spécialité physique-chimie
La physique-chimie ouvre l’éventail le plus large des spécialités scientifiques, à une condition : la conserver en terminale. Beaucoup de formations sélectives regardent d’abord ce point.
Les classes préparatoires scientifiques MPSI, PCSI et PTSI l’attendent, généralement en couple avec les mathématiques. Les écoles d’ingénieurs à prépa intégrée formulent les mêmes attentes. Les études de santé, qu’il s’agisse du parcours d’accès spécifique ou de la licence avec option santé, apprécient la combinaison physique-chimie et SVT. Les licences de physique, de chimie, de sciences pour l’ingénieur et de sciences de la vie la mentionnent dans leurs attendus. Les formations courtes en un ou deux ans, en chimie, en mesures physiques, en génie chimique, en génie thermique ou en science des matériaux, également.
Deux remarques honnêtes. Premièrement, la physique-chimie seule, sans mathématiques ni option mathématiques, ferme dans les faits l’accès aux prépas scientifiques et fragilise une candidature en licence de physique. Deuxièmement, aucune spécialité n’est juridiquement obligatoire pour candidater à une formation post-bac : ce sont les attendus publiés par chaque formation qui font foi, et ils se consultent un par un. Les fiches d’orientation de l’Onisep et les pages de description des formations sont le bon point de départ pour ce travail de vérification.
Faut-il choisir la physique-chimie ?
Trois questions à se poser honnêtement, plutôt qu’une réponse toute faite.
Aimez-vous les deux moitiés de la matière ? La physique et la chimie ne se ressemblent pas. La première demande de modéliser, d’abstraire, de manipuler des équations. La seconde demande de la rigueur de procédure, de la mémoire de mécanismes et beaucoup de travail expérimental. Aimer l’une et subir l’autre est possible, mais coûteux sur six heures hebdomadaires en terminale.
Acceptez-vous de travailler régulièrement plutôt que par à-coups ? La physique-chimie se prête mal au bachotage de fin d’année, parce que les raisonnements se construisent par empilement. Un chapitre non compris en novembre gêne encore en avril.
Votre projet suppose-t-il de garder les mathématiques ? Si la réponse est oui, la question n’est pas de choisir entre les deux mais de s’organiser pour tenir les deux. Si elle est non, l’option mathématiques complémentaires mérite d’être regardée sérieusement.
Une dernière chose. Le choix de spécialité se fait à la fin de la seconde pour la première, puis à la fin de la première pour la terminale. Ce second arbitrage, celui de l’abandon d’une des trois spécialités, est souvent plus déterminant que le premier, et il se prépare pendant l’année de première, pas au mois de mai.
Questions fréquentes
Trois heures trente pour la partie écrite et une heure pour la partie pratique au laboratoire. Chaque partie est notée sur 20 points. En cas de rattrapage, l’oral de contrôle dure vingt minutes, précédées de vingt minutes de préparation.
La note sur 20 de l’écrit est multipliée par 0,8, celle de la partie pratique par 0,2, et les deux résultats sont additionnés. Un candidat qui obtient 11 à l’écrit et 16 à la pratique a donc 12 sur 20.
Coefficient 16 si elle est conservée en terminale, comme toutes les spécialités de la voie générale. Coefficient 8 au titre du contrôle continu si elle est suivie uniquement en première, sur un total de 100 coefficients pour un élève sans enseignement optionnel.
Non. Les candidats individuels, ceux inscrits au Cned et ceux scolarisés dans un établissement privé hors contrat en sont dispensés. Leur note de spécialité est constituée de la note obtenue à la partie écrite, ramenée sur 20 points.
Du mardi 1er au vendredi 4 juin 2027, selon la circulaire du 24 août 2026 fixant le calendrier de la session. Cette période est nationale et vaut aussi pour les sciences de la vie et de la Terre.
Trois éléments. Deux points sur vingt de l’écrit sont dédiés à la maîtrise de la langue, avec une grille d’attendus annexée. La liste de notions écartées de l’épreuve, qui figurait en annexe du texte de 2020, n’est pas reconduite. Et la mention qui fixait l’évaluation des compétences expérimentales au second trimestre ne figure plus dans le texte.
Oui, c’est même l’une des combinaisons les plus fréquentes, généralement associée aux sciences de la vie et de la Terre ou aux mathématiques. Les attendus précis varient d’une formation à l’autre et se vérifient formation par formation sur la plateforme d’orientation post-bac.
Sources
- Note de service du 11 septembre 2026 (NOR MENE2622644N), Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026 : définition de l’épreuve terminale de l’enseignement de spécialité physique-chimie à compter de la session 2027, partie écrite de 3 h 30 et partie pratique d’une heure, note finale égale à 0,8 fois l’écrit plus 0,2 fois la pratique, trois exercices indépendants, deux points dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques, déroulement de l’évaluation des compétences expérimentales, dispense des candidats individuels, du Cned et des établissements privés hors contrat, oral de contrôle du second groupe, abrogation de la note de service du 11 février 2020
- Note de service n° 2020-031 du 11 février 2020 (NOR MENE2001798N), Bulletin officiel spécial n° 2 du 13 février 2020 : version applicable jusqu’à la session 2026, utilisée ici pour la comparaison ligne à ligne, annexe des notions et capacités expérimentales exclues de l’épreuve et mention de l’évaluation des compétences expérimentales au cours du second trimestre
- Note de service du 11 septembre 2026 (NOR MENE2623195N), Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026 : exigences en matière de maîtrise de la langue à tous les examens à compter de la session 2027
- Circulaire du 24 août 2026 (NOR MENE2622686N), Bulletin officiel spécial n° 2 du 25 août 2026 : calendrier 2027 des épreuves, évaluation des compétences expérimentales de physique-chimie et de sciences de la vie et de la Terre du mardi 1er au vendredi 4 juin 2027, écrits de spécialité les mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 juin 2027 le matin, convocation de chaque candidat sur deux journées, Grand oral du 21 juin au 2 juillet 2027
- Ministère de l’Éducation nationale, « Baccalauréat, brevet, CAP : le calendrier 2027 » : détail des dates par examen et par voie, session normale et session de remplacement
- Ministère de l’Éducation nationale, « Comment calculer votre note au baccalauréat » : répartition entre contrôle continu et épreuves terminales, coefficient 16 par spécialité conservée en terminale, coefficient 8 pour une spécialité suivie uniquement en première, total de 100 coefficients
- Ministère de l’Éducation nationale et DEPP, note d’information n° 26.06 de février 2026, « Les choix d’enseignements de spécialité et d’enseignements optionnels à la rentrée 2025 » : 32,9 % des élèves de terminale en physique-chimie, 45,6 % en première, 38,9 % des garçons et 28,0 % des filles, 47,5 % de filles dans la spécialité, combinaisons mathématiques et physique-chimie 21,6 %, physique-chimie et SVT 10,3 %, trio mathématiques physique-chimie SVT 23,7 % en première
- Éduscol, « Programmes et ressources en physique-chimie, voie générale et technologique » : programmes de première et de terminale, horaires de 4 heures en première et 6 heures en terminale, ressources d’accompagnement et capacités numériques
- Ministère de l’Éducation nationale, « Choisir ses enseignements de spécialité au lycée pour préparer ses études supérieures » : cohérence du dossier et articulation entre spécialités et attendus des formations post-bac