Spécialité HGGSP : programme, épreuve du bac et thèmes évaluables en 2027

Publié le 18 septembre 2026
 • Mis à jour le 18 septembre 2026
 • Thomas Grunder
Quatre heures en première, six en terminale, une épreuve écrite en deux exercices, et depuis le 17 septembre 2026 une règle encore peu connue : sur les six thèmes du programme de terminale, quatre seulement sont évaluables au bac 2027. Voici lesquels, et le détail de l’épreuve.
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HGGSP veut dire histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques. C’est l’un des douze enseignements de spécialité de la voie générale, et l’un des plus choisis : près d’un élève de terminale sur quatre le conserve jusqu’au bac. Sa réputation est celle d’une spécialité « de culture générale » qu’on prendrait pour garder des portes ouvertes. C’est une lecture trompeuse, et l’épreuve terminale le rappelle assez brutalement : quatre heures d’écrit, deux exercices rédigés, aucun questionnaire à choix multiple, et un barème qui plafonne la copie à 10 sur 20 si l’un des deux exercices n’est pas traité. Cette page reprend le programme et l’épreuve à partir des textes officiels, pour les élèves de seconde qui préparent leurs choix comme pour ceux qui cherchent à réviser au lycée en ligne sans se tromper sur ce qui les attend en juin.

Sommaire

L’essentiel en huit points

  • HGGSP est un enseignement de spécialité de la voie générale. Il n’existe pas en voie technologique ni en voie professionnelle.
  • Le volume est de 4 heures par semaine en première et de 6 heures en terminale pour les élèves qui la conservent.
  • Le programme compte cinq thèmes en première et six thèmes en terminale, chacun organisé en axes et en objet de travail conclusif.
  • L’épreuve terminale est un écrit de 4 heures composé de deux exercices : une dissertation et une étude critique d’un ou deux documents.
  • Depuis la note de service du 11 septembre 2026, les thèmes évaluables suivent une rotation annuelle. Pour la session 2027, seuls les thèmes 2, 4, 5 et 6 du programme de terminale peuvent tomber.
  • Si le candidat ne traite qu’un seul des deux exercices, sa note ne peut pas dépasser 10 sur 20.
  • La spécialité conservée en terminale pèse le coefficient 16, comme les onze autres.
  • Une production graphique jointe à la dissertation, croquis ou schéma, est valorisée dans la note. Elle n’est pas obligatoire et son absence ne peut pas pénaliser le candidat.

Ce que HGGSP est, et ce qu’elle n’est pas

La confusion la plus répandue consiste à voir dans HGGSP une version renforcée du cours d’histoire-géographie du tronc commun. Les deux enseignements coexistent en réalité : un élève qui suit la spécialité continue de suivre l’histoire-géographie obligatoire, avec son propre programme et sa propre évaluation en contrôle continu.

La spécialité ne fonctionne pas sur le même principe. Là où le tronc commun suit une progression chronologique et thématique assez balisée, HGGSP travaille par entrées problématisées, et croise quatre disciplines dans un même thème : l’histoire, la géographie, la science politique et les relations internationales. Un thème comme « faire la guerre, faire la paix » ne se résume ni à un chapitre d’histoire militaire ni à une étude de cas géographique.

Deuxième malentendu, plus coûteux : HGGSP passe pour une spécialité sans travail personnel lourd, parce qu’elle ne comporte ni exercices calculatoires ni travaux pratiques. Le volume de rédaction dit l’inverse. Sur quatre heures d’épreuve, le candidat produit une dissertation complète et une étude critique argumentée, soit deux textes structurés, avec introduction, parties et conclusion pour le premier, introduction problématisée et paragraphes organisés pour le second.

Enfin, HGGSP n’est pas la spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain ». Cette dernière est un enseignement optionnel de terminale, ouvert à tous, suivi par 7,8 % des élèves à la rentrée 2025. Elle ne remplace pas une spécialité et ne pèse pas le même coefficient.

Horaires et place dans le cycle terminal

Le schéma est celui de toutes les spécialités de la voie générale. En fin de seconde, l’élève choisit trois spécialités qu’il suit en première à raison de 4 heures chacune. En fin de première, il en abandonne une et conserve les deux autres en terminale, qui passent à 6 heures hebdomadaires.

HGGSP se trouve donc dans l’une de deux situations très différentes au moment du bac. Conservée en terminale, elle donne lieu à l’épreuve terminale écrite de 4 heures décrite plus bas, avec le coefficient 16. Abandonnée en fin de première, elle est évaluée par la moyenne annuelle de première au titre du contrôle continu, avec le coefficient 8.

Cette bascule a une conséquence pratique que les élèves de première sous-estiment. L’année de première n’est pas une année d’essai sans enjeu : pour une spécialité qu’on abandonne, ce sont les bulletins de l’année qui comptent directement dans la note du baccalauréat. Les élèves qui veulent anticiper peuvent s’appuyer sur les ressources par niveau pour réviser en première avant de trancher.

Réviser le programme de l’année ➜ réviser en terminale

Le programme : cinq thèmes en première, six en terminale

Le programme est structuré en thèmes, et chaque thème suit une architecture constante : une introduction qui pose les notions, deux axes de questionnement, puis un objet de travail conclusif qui applique le raisonnement à un cas précis. Cette régularité est utile à connaître, parce que les sujets d’épreuve reprennent souvent la logique d’un axe ou d’un objet conclusif.

Les cinq thèmes de première

L’année de première pose les outils d’analyse politique. Les cinq thèmes portent sur la démocratie, les puissances internationales, les frontières et les divisions politiques du monde, l’information et le regard critique sur les sources, et les relations entre États et religions. Les objets conclusifs associés descendent sur des cas nommés, l’Union européenne pour la démocratie, la puissance américaine pour les puissances, l’État et les religions en Inde pour le dernier thème.

Point à retenir pour l’épreuve : les notions du programme de première peuvent être mobilisées dans le cadre de l’épreuve terminale, même si le sujet porte sur un thème de terminale. La note de service le précise explicitement. Un candidat qui a jeté ses cours de première se prive donc d’une partie de ses exemples.

Les six thèmes de terminale

L’année de terminale élargit à des objets plus vastes, et c’est sur eux que porte l’épreuve. Les intitulés exacts, tels qu’ils figurent en annexe de la note de service du 11 septembre 2026, sont les suivants.

  • Thème 1 : de nouveaux espaces de conquête.
  • Thème 2 : faire la guerre, faire la paix, formes de conflits et modes de résolution.
  • Thème 3 : histoire et mémoires.
  • Thème 4 : identifier, protéger et valoriser le patrimoine, enjeux géopolitiques.
  • Thème 5 : l’environnement, entre exploitation et protection, un enjeu planétaire.
  • Thème 6 : l’enjeu de la connaissance.

Les thèmes évaluables au bac 2027 et la rotation annuelle

C’est l’apport principal du texte publié le 17 septembre 2026, et l’information la plus directement exploitable pour organiser ses révisions. L’épreuve terminale ne porte pas sur les six thèmes de terminale, mais sur une sélection de quatre, selon une rotation qui distingue les années de session paire et impaire.

Année de sessionThèmes évaluables à l’épreuve terminale
Impaire, donc session 2027Thème 2 (faire la guerre, faire la paix), thème 4 (patrimoine), thème 5 (environnement), thème 6 (l’enjeu de la connaissance)
Paire, donc session 2028Thème 1 (nouveaux espaces de conquête), thème 2 (faire la guerre, faire la paix), thème 3 (histoire et mémoires), thème 5 (environnement)

Trois lectures utiles de ce tableau. D’abord, les thèmes 2 et 5 sont évaluables chaque année, quelle que soit la session : ce sont les deux thèmes à travailler en priorité, dans tous les cas de figure. Ensuite, pour la session 2027, les thèmes 1 et 3 ne peuvent pas tomber à l’épreuve terminale. Enfin, ce découpage ne dispense pas de les étudier : ils restent au programme, ils sont évalués en cours d’année, ils peuvent nourrir un sujet de grand oral, et le thème 3 en particulier fournit des exemples réutilisables ailleurs.

Une précision qui évite un contresens. Cette rotation concerne les thèmes évaluables, pas l’organisation du sujet. Le sujet d’épreuve, lui, répartit toujours les exercices sur des thèmes distincts, comme décrit ci-dessous.

S’entraîner sur des sujets réels ➜ les annales d’HGGSP en terminale

L’épreuve écrite de 4 heures, dans le détail

L’épreuve dure 4 heures et se compose de deux exercices, tous deux à traiter. La répartition des thèmes entre les exercices est réglée par le texte, et elle a des conséquences concrètes sur la préparation.

La dissertation

Le candidat a le choix entre deux sujets de dissertation, portant chacun sur un thème distinct du programme. Il s’agit d’un devoir rédigé complet : une introduction qui dégage les enjeux et énonce une problématique, un développement en plusieurs parties structurées, une conclusion qui répond à la problématique.

Le texte officiel insiste sur trois attendus : maîtriser des connaissances et savoir les sélectionner, les organiser pour traiter le sujet précis posé, et faire preuve de capacités d’analyse et de réflexion. La récitation de cours, même exacte, est explicitement identifiée dans l’échelle d’évaluation comme un niveau insuffisant lorsqu’elle est « peu adaptée au sujet ».

La production graphique mérite une mention à part, parce qu’elle est mal connue. Joindre un croquis ou un schéma en appui du propos amène une valorisation de la note, et un fond de carte peut être fourni si le sujet s’y prête. Ce n’est pas une obligation, et le texte précise que son absence ne peut aucunement pénaliser le candidat. Autrement dit, c’est un gain potentiel sans risque. Les candidats présentant un trouble moteur ou visuel peuvent se limiter à construire une légende détaillée, en indiquant les éléments qu’ils auraient fait figurer.

L’étude critique d’un ou deux documents

Le second exercice porte sur un thème qui n’est celui d’aucun des deux sujets de dissertation. C’est la règle qui décide de la stratégie de révision : sur une session donnée, trois thèmes différents au moins sont mobilisés dans un même sujet, et il n’est donc pas possible de miser sur un thème unique.

Le sujet se compose d’un titre, d’un ou deux documents de nature différente, et d’une consigne qui oriente le travail. Un nombre limité de notes explicatives peut figurer. L’attendu n’est pas un résumé du document : le candidat doit construire une problématique à partir du titre et de la consigne, sélectionner et hiérarchiser les informations, puis prendre un recul critique en s’appuyant à la fois sur le document et sur ses connaissances personnelles. La forme est elle aussi rédigée : introduction avec problématique, plusieurs paragraphes, conclusion répondant à la problématique. La méthode de l’étude critique de documents est le point sur lequel les copies décrochent le plus souvent, parce que l’exercice ressemble de loin à une analyse de document du tronc commun sans en avoir les exigences.

Notation : le plafond à connaître

La copie est notée sur 20 et l’évaluation doit utiliser tout l’éventail des notes de 0 à 20. La règle décisive tient en une phrase du texte : si un seul des deux exercices est réalisé, la note maximale attribuée à la copie ne peut pas excéder 10 sur 20.

Cette disposition explique une part importante des notes basses observées en HGGSP. Un candidat qui consacre trois heures à une dissertation soignée et abandonne l’étude critique par manque de temps est plafonné à la moyenne, quelle que soit la qualité de ce qu’il a produit. La gestion du temps n’est donc pas un conseil de méthode annexe, c’est une contrainte de barème. Un partage à deux heures par exercice, avec un rendu inachevé mais présent sur les deux, vaut mieux qu’un exercice parfait et un exercice vide.

Chaque exercice est évalué à l’appui d’échelles descriptives publiées en annexe de la note de service. Ces échelles donnent des fourchettes indicatives de notation par palier : 01 à 06 pour un niveau très insuffisant, 07 à 09 pour un niveau insuffisant, 10 à 15 pour un niveau satisfaisant, 16 à 20 pour un niveau très satisfaisant. Le palier « satisfaisant » est décrit comme le niveau attendu pour l’obtention du baccalauréat, et les éléments dits de valorisation, une problématique qui dépasse la reformulation du sujet, une réflexion soutenue, des notions combinées en argumentation d’ensemble, servent à accroître la note en compensant des points.

Travailler la méthode ➜ la méthodologie de la dissertation en HGGSP
L'épreuve d'HGGSP au bac 2027 en chiffres : quatre thèmes évaluables sur six, écrit de 4 heures en deux exercices, note plafonnée à 10 sur 20 si un seul exercice est traité, coefficient 16
L’épreuve d’HGGSP au bac 2027 en chiffres, d’après la note de service du 11 septembre 2026 et la note d’information DEPP n° 26.06 de février 2026.

La maîtrise de la langue pèse sur la note

Le même bulletin officiel spécial du 17 septembre 2026 porte une note de service transversale sur les exigences de maîtrise de la langue à tous les examens, applicable à compter de la session 2027. Elle accorde un minimum de deux points à la maîtrise de la langue dans chacune des épreuves du baccalauréat, et prévoit un poids supérieur selon la nature de l’épreuve. Pour les épreuves à dimension rédactionnelle majeure, une copie défaillante sur la plupart des aspects de la maîtrise de la langue ne peut pas avoir la moyenne.

La note de service propre à HGGSP applique ce cadre de façon assez stricte, et sans barème séparé. Elle indique que la clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, les qualités du fond et de la forme n’étant pas dissociables. Quatre dimensions sont évaluées par le correcteur : la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques, la correction et la richesse du vocabulaire, la clarté de la langue et la lisibilité du propos, l’aptitude à mettre en mots et à organiser sa réflexion. Le texte ajoute qu’une copie défaillante sur l’ensemble de ces aspects ne peut pas avoir la moyenne.

Ce n’est pas un ajout cosmétique. Dans une épreuve où la totalité des points passe par deux textes rédigés, le lexique disciplinaire et la construction des phrases entrent dans la note au même titre que les connaissances. La situation des candidats bénéficiant d’un aménagement lié aux normes orthographiques et syntaxiques est prise en compte dans l’évaluation. Les autres évolutions de la session 2027 sont détaillées dans notre article sur ce qui change au bac 2027.

Travailler les épreuves ➜ réviser le bac, matière par matière

L’oral de contrôle, au rattrapage

Un candidat admis au second groupe d’épreuves peut choisir HGGSP parmi ses deux oraux de rattrapage. Le format est le suivant : 20 minutes de préparation, puis 20 minutes d’épreuve.

Le candidat tire au sort un sujet comportant deux questions de cours au choix. Ces questions sont problématisées, elles ne reprennent pas le libellé des programmes, et elles ne portent pas sur la même partie du programme de terminale. Le candidat retient l’une des deux, présente sa réponse pendant 10 minutes, puis échange 10 minutes avec le jury à partir de ses propos.

Deux remarques pratiques. Le programme de l’oral de contrôle est identique à celui de l’épreuve écrite, donc soumis à la même rotation des thèmes évaluables : en 2027, les questions ne porteront pas sur les thèmes 1 et 3. Et l’exercice, contrairement à l’écrit, évalue explicitement la capacité à s’exprimer à l’oral, en plus de la maîtrise et de l’organisation des connaissances.

Qui choisit HGGSP, et avec quelle autre spécialité

La note d’information n° 26.06 de la DEPP, publiée en février 2026, donne les chiffres de la rentrée 2025 et corrige quelques idées reçues.

HGGSP est la cinquième spécialité la plus choisie en terminale générale, avec 23,9 % des élèves, derrière les mathématiques (44,8 %), les sciences économiques et sociales (34,9 %), la physique-chimie (32,9 %) et les sciences de la vie et de la Terre (24,7 %). Le détail vaut d’être signalé : la rentrée 2025 marque un croisement, les SVT repassant devant HGGSP pour la première fois depuis 2020. HGGSP reculait déjà de 24,4 % à 23,9 % en un an.

La spécialité compte 63,8 % de filles, une proportion supérieure à la part des filles en terminale générale, qui est de 55,6 %.

Sur les combinaisons, un chiffre domine : « HGGSP et SES » est la deuxième combinaison de spécialités la plus fréquente en terminale générale, avec 12,9 % des élèves, juste derrière « mathématiques et physique-chimie » (21,6 %). Les autres associations fréquentes d’HGGSP sont HGGSP et LLCER, HGGSP et mathématiques, HGGSP et HLP. À noter, les élèves qui suivent HGGSP et SES sont 23,8 % à prendre en plus l’enseignement optionnel « droit et grands enjeux du monde contemporain », contre 7,8 % en moyenne : c’est le profil le plus tourné vers le droit et les sciences politiques.

Faut-il choisir HGGSP ?

La question se pose deux fois, en fin de seconde puis en fin de première, et les critères ne sont pas les mêmes.

En fin de seconde, le point à vérifier est l’appétence pour la lecture et la rédaction longues. HGGSP demande de lire beaucoup, de tenir des repères précis, et de rédiger. Un élève qui aime l’histoire-géographie du tronc commun mais qui redoute l’exercice de dissertation trouvera l’année de première plus exigeante qu’il ne l’imagine. À l’inverse, un élève qui n’a pas de goût particulier pour la géographie scolaire peut très bien s’y retrouver, parce que les entrées géopolitiques et de science politique occupent une place importante.

En fin de première, la décision de conserver ou non la spécialité gagne à être prise en regardant le format de l’épreuve plutôt que la note obtenue dans l’année. Deux exercices rédigés en quatre heures, un plafond à 10 sur 20 si l’un n’est pas traité, une note qui intègre la qualité de l’expression : ce sont des contraintes d’épreuve, et elles se travaillent. Les annales des sessions précédentes permettent de mesurer assez vite l’écart entre ce qu’on produit en devoir surveillé et ce que l’épreuve attend.

Sur l’orientation, HGGSP ouvre sans surprise sur les licences d’histoire, de géographie, de droit et de science politique, les instituts d’études politiques, les classes préparatoires littéraires et économiques, les écoles de journalisme. Deux nuances honnêtes s’imposent. Aucune spécialité n’est juridiquement requise pour candidater à une formation sur Parcoursup, sauf mention explicite dans les attendus d’une formation donnée. Et HGGSP seule ne suffit généralement pas à construire un dossier cohérent : c’est la combinaison, avec les SES pour les sciences politiques et l’économie, avec HLP ou LLCER pour les études littéraires, avec les mathématiques pour les formations sélectives quantitatives, qui porte le signal.

Questions fréquentes

Que veut dire HGGSP ?

HGGSP est l’abréviation d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques. C’est le nom d’un enseignement de spécialité de la voie générale du lycée, distinct du cours d’histoire-géographie du tronc commun, que les élèves continuent de suivre en parallèle.

Quel est le coefficient de la spécialité HGGSP au bac ?

Le coefficient est de 16 pour une spécialité conservée en terminale et évaluée par une épreuve terminale, comme pour les onze autres spécialités. Si HGGSP est abandonnée en fin de première, elle compte au titre du contrôle continu avec le coefficient 8, sur la base de la moyenne annuelle de première.

Combien d’heures de cours par semaine en HGGSP ?

Quatre heures par semaine en première, six heures par semaine en terminale pour les élèves qui conservent la spécialité. Ce volume s’ajoute au cours d’histoire-géographie du tronc commun.

Quels thèmes peuvent tomber à l’épreuve d’HGGSP au bac 2027 ?

La note de service du 11 septembre 2026 fixe une rotation annuelle des thèmes évaluables. Pour une session d’année impaire, donc pour 2027, l’épreuve peut porter sur le thème 2 sur la guerre et la paix, le thème 4 sur le patrimoine, le thème 5 sur l’environnement et le thème 6 sur l’enjeu de la connaissance. Les thèmes 1 et 3 ne sont pas évaluables cette année-là.

Comment se déroule l’épreuve d’HGGSP au baccalauréat ?

C’est une épreuve écrite de quatre heures, composée de deux exercices à traiter tous les deux. D’abord une dissertation, avec un choix entre deux sujets portant sur deux thèmes distincts. Ensuite une étude critique d’un ou deux documents, portant sur un troisième thème, différent des deux précédents.

Que se passe-t-il si je ne traite qu’un seul exercice ?

La note de la copie ne peut pas dépasser 10 sur 20, quelle que soit la qualité de l’exercice traité. C’est la raison pour laquelle la répartition du temps entre les deux exercices est déterminante dans cette épreuve.

Faut-il faire un croquis dans la dissertation d’HGGSP ?

Ce n’est pas obligatoire. Une production graphique jointe en appui du propos, croquis ou schéma, amène une valorisation de la note, et un fond de carte peut être fourni si le sujet s’y prête. Le texte officiel précise que l’absence de production graphique ne peut aucunement pénaliser le candidat.

L’orthographe compte-t-elle dans la note d’HGGSP ?

Oui. La clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, sans barème séparé, et une copie défaillante sur l’ensemble des aspects de la maîtrise de la langue ne peut pas avoir la moyenne. À l’échelle de tous les examens, la note de service du 11 septembre 2026 accorde un minimum de deux points à la maîtrise de la langue dans chaque épreuve à compter de la session 2027.

En quoi consiste l’oral de contrôle d’HGGSP au rattrapage ?

Vingt minutes de préparation, puis vingt minutes d’épreuve. Le candidat tire au sort un sujet comportant deux questions de cours problématisées portant sur deux parties différentes du programme de terminale, en choisit une, l’expose pendant dix minutes, puis échange dix minutes avec le jury.

Combien d’élèves choisissent HGGSP en terminale ?

23,9 % des élèves de terminale générale à la rentrée 2025, selon la DEPP, ce qui en fait la cinquième spécialité la plus choisie. La combinaison HGGSP et SES est la deuxième la plus fréquente en terminale, avec 12,9 % des élèves.

Les notions de première peuvent-elles servir à l’épreuve terminale ?

Oui. La note de service indique que les notions du programme de première en vigueur peuvent être mobilisées dans le cadre de l’épreuve terminale, même lorsque le sujet porte sur un thème de terminale.

Ce qu’il faut retenir

HGGSP est une spécialité de rédaction, pas de culture générale flottante. Toute la note de l’épreuve terminale passe par deux textes construits produits en quatre heures, et le texte officiel évalue explicitement la qualité de l’expression au même titre que les connaissances. Le plafond à 10 sur 20 en cas d’exercice non traité est la règle à connaître avant toute autre.

Le texte publié le 17 septembre 2026 ajoute un levier de révision concret. Sur les six thèmes du programme de terminale, quatre seulement sont évaluables lors d’une session donnée, et les thèmes 2 et 5 le sont chaque année. Pour la session 2027, les thèmes 2, 4, 5 et 6 sont évaluables, les thèmes 1 et 3 ne le sont pas. Cela ne dispense pas de les étudier, ils restent au programme et comptent en cours d’année, mais cela hiérarchise clairement l’effort de mémorisation à l’approche de juin.

Reste le travail qui ne se décrète pas : produire des dissertations entières et des études critiques complètes, chronométrées, sur les thèmes évaluables de sa session. C’est la seule manière de découvrir avant le jour de l’épreuve qu’un exercice soigné et un exercice vide valent moins qu’un devoir équilibré.

Sources