Programme d’EMC en terminale : ce qui change à la rentrée 2026


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Si vous cherchez le programme d’EMC de terminale en ligne, vous allez tomber sur un problème invisible au premier coup d’œil : la quasi-totalité des pages bien positionnées décrivent encore le texte de 2019. Thème annuel « la démocratie, les démocraties », axe 1, axe 2, projet de l’année. Tout cela est abrogé. Depuis le 1er septembre 2026, la terminale suit le programme fixé par l’arrêté du 29 mai 2024, avec un thème différent et une architecture différente. Cette page reprend l’annexe officielle partie par partie, et précise ce que la matière pèse réellement à l’examen, pour que vous sachiez quoi réviser et combien de temps y consacrer dans une année de soutien scolaire au lycée déjà chargée.
Une précision d’entrée, parce qu’elle évite un malentendu fréquent. Ce changement n’est pas une réforme surprise de la rentrée 2026. L’arrêté date de mai 2024 et prévoyait dès l’origine une entrée en vigueur étalée sur trois rentrées. La terminale est simplement le dernier étage de l’escalier. Les élèves qui entrent en terminale cette année ont déjà suivi ce programme en seconde et en première : ils en connaissent la logique, même s’ils n’en connaissent pas encore le contenu de l’année.
Sommaire
- L’essentiel en six points
- Pourquoi le programme change cette année, et pas avant
- Le thème de terminale : la vie démocratique
- Première partie : les principes et les espaces du débat démocratique
- Seconde partie : la délibération dans les institutions
- Ce qui disparait par rapport au programme de 2019
- Combien d’heures, et qui est concerné
- Ce que l’EMC pèse au baccalauréat
- Comment travailler l’EMC en terminale sans y passer ses soirées
- Questions fréquentes
L’essentiel en six points
- Le programme d’EMC de terminale en vigueur est celui de l’arrêté du 29 mai 2024, publié au Bulletin officiel n° 24 du 13 juin 2024. Il s’applique en terminale depuis la rentrée 2026-2027.
- Le thème de l’année est « La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision ». Il remplace « la démocratie, les démocraties ».
- Le programme est découpé en deux parties de 9 heures en voies générale et technologique, 7 heures chacune en voie professionnelle. Ces horaires sont donnés à titre indicatif par le texte lui-même.
- Le contenu est identique dans les trois voies, générale, technologique et professionnelle. Seule la mise en œuvre est adaptée aux horaires et aux contextes d’enseignement.
- Le « projet de l’année », qui structurait le programme de 2019, ne figure plus dans le nouveau texte.
- L’EMC compte au baccalauréat avec un coefficient 2 sur 100, au titre du contrôle continu, réparti sur la première et la terminale.
Pourquoi le programme change cette année, et pas avant
L’arrêté du 29 mai 2024 a fait quelque chose d’inhabituel : il a fixé en une seule fois le programme d’EMC du cours préparatoire à la terminale, pour les trois voies du lycée et pour les classes préparant au CAP. Un texte unique, une annexe unique de trente et une pages, une cohérence d’ensemble du CP au bac.
Son article 3 organise l’application sur trois rentrées successives :
- Rentrée 2024 : CP, CM1, cinquième, seconde générale et technologique, seconde professionnelle, première année de CAP.
- Rentrée 2025 : CE1, CM2, quatrième, première des trois voies, deuxième année de CAP.
- Rentrée 2026 : CE2, sixième, troisième, et terminale des voies générale, technologique et professionnelle.
L’article 2 du même arrêté a abrogé six textes antérieurs. Pour la terminale générale et technologique, celui qui saute est l’arrêté du 19 juillet 2019. Pour la terminale professionnelle, c’est l’arrêté du 3 février 2020.
Ce décalage explique l’état du web sur le sujet. Pendant deux ans, les ressources consacrées à la terminale n’avaient aucune raison d’être mises à jour, puisque l’ancien programme restait en vigueur à ce niveau. Beaucoup ne l’ont toujours pas été. Si vous consultez une fiche de révision d’EMC terminale mise en ligne avant l’été 2026, vérifiez systématiquement le thème annoncé : « la démocratie, les démocraties » est le signal qu’elle est périmée.
Le thème de terminale : la vie démocratique
Intitulé exact du texte : « La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision ».
Le préambule de la partie terminale annonce l’intention. La classe de terminale parachève l’éducation à la citoyenneté active en approfondissant la question du débat démocratique. Il s’agit de s’interroger sur la manière dont, dans une société de communication et à l’ère numérique, les citoyens s’informent et échangent, pour préserver une véritable éthique de la discussion.
Le déplacement par rapport à l’ancien programme est net. En 2019, la terminale posait la question « qu’est-ce que la démocratie, et sous quelles formes existe-t-elle ». En 2026, elle pose une question plus opératoire : comment une décision démocratique se fabrique-t-elle, concrètement, depuis l’opinion publique jusqu’au vote au Parlement ou au Conseil de l’Union européenne.
Cette question se déploie en deux parties d’égale longueur, que le texte appelle par leur intitulé et non par un numéro d’axe. La première traite des conditions du débat, la seconde de sa traduction institutionnelle en décision.
Deux thématiques transversales sont signalées dans l’annexe par des balises placées en tête de certaines démarches : l’éducation aux médias et à l’information, notée EMI, et l’éducation au développement durable, notée EDD. Elles reviennent régulièrement dans le programme de terminale, en particulier sur l’opinion publique et sur les débats environnementaux.
Première partie : les principes et les espaces du débat démocratique
Neuf heures en voies générale et technologique, sept heures en voie professionnelle. Le texte organise chaque partie en trois colonnes : les notions abordées, les contenus d’enseignement, puis les démarches et situations d’apprentissage possibles. Les notions sont ce qu’il faut maitriser ; les démarches sont des suggestions faites aux professeurs, pas des obligations.
Cinq notions structurent cette première partie.
Culture du débat et éthique de la discussion, partis politiques et société civile organisée
Le texte part de l’organisation constitutionnelle. La République française est organisée de manière à permettre des débats entre les citoyens comme entre leurs représentants, et elle garantit la possibilité de confronter des options différentes, voire opposées. Les partis politiques tiennent une place essentielle dans cette vie démocratique et garantissent le pluralisme politique, au titre de l’article 4 de la Constitution de 1958, même si leur rôle est parfois remis en question.
Les démarches suggérées demandent d’étudier un ou deux exemples de débats engagés sur de grands défis contemporains, en citant l’environnement, le numérique et la bioéthique, et de montrer qu’il peut exister des tensions entre principes, valeurs ou idéaux qui nécessitent des arbitrages. Le texte invite aussi à discuter de la structuration de la vie politique entre droite, centre et gauche, de l’importance historique du droit de vote et du problème de l’abstention.
Opinion publique
Notion déjà rencontrée en troisième, que le programme reprend et approfondit. L’opinion publique occupe une place centrale dans une société de communication, particulièrement visible au moment des consultations électorales ou référendaires, en référence à l’article 11 de la Constitution. Elle s’exprime par les médias et nourrit la vie politique. Elle peut aussi s’exprimer par la pétition ou la manifestation, liberté fondamentale inscrite dans le droit français depuis 1935.
La démarche proposée est marquée EMI : partir de l’étude de sondages, en examinant le commanditaire, la méthodologie, la multiplicité des interprétations possibles et la diffusion dans les médias, pour interroger la façon dont ils mesurent l’opinion publique et la rendent visible. La question posée aux élèves est élégante et piège les réponses toutes faites : l’opinion publique est-elle seulement exprimée par les sondages, ou est-elle aussi produite par eux.
Un second exemple est proposé, marqué EDD : le changement climatique, pour étudier le rapport entre théories scientifiques, médias et opinion publique, et pointer la concurrence des discours dits scientifiques selon leur provenance, organisations non gouvernementales ou groupes d’intérêt industriels.
Démocratie participative
De nouveaux espaces de délibération ont diversifié les modalités de consultation des citoyennes et des citoyens et leur association à la prise de décision. Le texte cite les conseils de quartier et les budgets participatifs à l’échelle locale, le rôle du Conseil économique, social et environnemental, l’organisation de conventions citoyennes, la question du tirage au sort, avec les exemples des conventions citoyennes sur le climat et sur la fin de vie, et enfin le référendum d’initiative citoyenne au niveau européen ou partagée en France.
Un passage intéresse directement les élèves : le programme mentionne explicitement que, dans les lycées, la démocratie scolaire permet aux élèves de participer au processus de décision. Autrement dit, votre propre établissement est un support d’étude prévu par le texte. Si vous siégez au conseil de vie lycéenne, vous avez une matière première que vos camarades n’ont pas.
Société numérique
Avec le numérique et les réseaux sociaux, les nouvelles conditions du débat posent le problème de la place des discours experts ou scientifiques en démocratie, et de leur mise en concurrence avec les discours individuels amplifiés par les technologies de la communication.
Démarche marquée EMI : partir d’exemples ou de l’expérience des élèves pour rendre compte de ce que peut être un débat sur les médias sociaux, l’annexe citant la vaccination, puis poser la question des critères de fiabilité d’une source à partir des méthodes du travail journalistique.
Citoyenneté active
Notion elle aussi reprise de la troisième. Sauf mesure judiciaire particulière, tous les citoyens de la République sont éligibles à des fonctions représentatives, le texte citant maire, député, et sénateur à partir de vingt-quatre ans. Le personnel politique étant à la fois ouvert et renouvelable, tout citoyen a, en vertu de la loi, le statut de gouvernant potentiel. Les citoyens français sont également éligibles au Parlement européen.
La démarche invite à recenser les possibilités d’engagement des jeunes, parmi les institutions, les associations, les partis politiques et les syndicats, et à réfléchir au rapport entre l’idée de démocratie et la réalité du renouvellement des responsables politiques : parité, représentation des catégories socio-professionnelles, place des minorités.
Seconde partie : la délibération dans les institutions
Intitulé complet : « La délibération dans les institutions (nationales, européennes, internationales) ». Neuf heures en voies générale et technologique, sept heures en voie professionnelle.
C’est la partie la plus technique de l’année, et celle qui recoupe le plus franchement le programme d’histoire-géographie et celui de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques. Trois notions la structurent.
Légitimité, consensus ou majorité
Le principe posé par le texte : dans les institutions, les représentants qui délibèrent trouvent leur légitimité dans l’élection. Dans le cadre institutionnel, toute délibération a vocation à se traduire par une décision, prise par consensus ou à la majorité. Le rôle du débat est en ce sens de fonder la légitimité de la décision prise.
Les démarches proposées sont concrètes. Partir d’une campagne électorale pour réfléchir à ce qui fait la légitimité des élus, en regardant le taux de participation, et à la façon dont se constitue une majorité au sein des institutions délibérantes, par les modes de scrutin et les négociations. Étudier des exemples de difficulté à parvenir à un consensus, le texte citant les politiques migratoires française et européenne, la protection de l’environnement et les normes sanitaires.
Le programme demande aussi d’étudier des procédures de résolution de blocage et leurs conséquences sur la vie démocratique. Trois sont nommées : le vote bloqué, l’engagement de la responsabilité du gouvernement au titre de l’article 49-3 de la Constitution de la Ve République, et la majorité qualifiée au Conseil de l’Union européenne. Autant dire que l’actualité politique française des dernières années fournit les exemples sans qu’il faille les chercher.
Droit européen
Le texte rappelle le parcours d’élaboration de la loi : projet ou proposition de loi, vote à l’Assemblée nationale et au Sénat, navette parlementaire, promulgation, la loi votée étant soumise à un contrôle constitutionnel. Il ajoute une précision qui est le coeur de la notion : les lois peuvent aussi résulter de directives européennes.
Les démarches suggèrent d’analyser un débat et sa traduction en décisions et en politiques publiques à l’échelle nationale, européenne ou internationale, avec pour exemples la bioéthique, la fiscalité, la laïcité, les migrations de populations et l’égalité entre les femmes et les hommes. Le texte propose aussi d’examiner la mise en œuvre d’une politique environnementale de l’Union européenne en soulignant les différents niveaux de débat et le principe de subsidiarité, éventuellement sous forme de simulation de débat.
Droit international
Dernière notion de l’année. Avec l’Organisation des Nations unies, le projet d’une délibération mondiale trouve quelques points de consensus, notamment dans le domaine du développement durable. C’est la partie la plus courte et la plus ouverte du programme, celle où le professeur dispose du plus de latitude sur les exemples.
Ce qui disparait par rapport au programme de 2019
La comparaison mérite d’être faite précisément, parce que c’est elle qui rend caduques la plupart des ressources disponibles en ligne.
L’annexe de 2019 pour la terminale générale et technologique s’organisait ainsi : un préambule, une section « axes, questionnements et objets d’enseignement », une section « développer un projet de l’année », un thème annuel intitulé « la démocratie, les démocraties », puis deux axes, « Fondements et expériences de la démocratie » et « Repenser et faire vivre la démocratie », et enfin une liste de capacités attendues.
Trois éléments de cette architecture ne figurent plus dans le texte de 2024 :
| Programme de 2019 | Programme de 2024, applicable depuis la rentrée 2026 |
|---|---|
| Thème annuel « la démocratie, les démocraties » | Thème « La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision » |
| Axe 1 « Fondements et expériences de la démocratie », axe 2 « Repenser et faire vivre la démocratie » | Deux parties nommées par leur objet, sans numérotation en axes |
| Un « projet de l’année » à conduire, présenté comme une section à part entière | Aucun projet de l’année. Des démarches et situations d’apprentissage proposées partie par partie |
| Programme propre à la terminale générale et technologique, arrêté distinct pour la voie professionnelle | Un arrêté unique du CP à la terminale, contenu identique dans les trois voies |
Un autre déplacement, moins visible, concerne la laïcité. Dans le programme de 2019, elle occupait une place notable en terminale. Dans le nouveau texte, la réflexion sur la laïcité est poursuivie en seconde, à l’intérieur du thème « Droits, libertés et responsabilité », et le principe de laïcité est traité en première dans la partie sur le pluralisme. En terminale, elle n’apparait plus que comme exemple possible de débat public dans la partie sur le droit européen. Concrètement, si vous attendiez un chapitre sur la laïcité en terminale, il n’y en a pas.

Combien d’heures, et qui est concerné
Eduscol indique un volume horaire annuel d’enseignement commun de 18 heures en voies générale et technologique. Dans le cadre d’une répartition uniforme, cela donne un horaire hebdomadaire de 0 h 30 pour chaque niveau. En pratique, beaucoup d’établissements regroupent ces heures par blocs plutôt que de les éparpiller en demi-heures, ce que la formulation d’eduscol autorise puisqu’elle raisonne en volume annuel.
L’annexe du programme précise de son côté que les horaires indiqués partie par partie le sont à titre indicatif. Neuf heures plus neuf heures en voies générale et technologique, sept heures plus sept heures en voie professionnelle, soit quatorze heures sur l’année dans cette voie.
Le préambule de la section lycée pose un principe explicite : parce qu’il porte des ambitions civiques communes pour toutes les lycéennes et tous les lycéens, le programme d’EMC du lycée présente des notions et des contenus d’enseignement identiques pour toutes les voies, sa mise en œuvre étant toutefois adaptée aux horaires et aux différents contextes d’enseignement. Un élève de terminale STMG, de terminale générale ou de terminale professionnelle travaille donc sur le même programme. C’est une nouveauté par rapport à 2019, où les voies relevaient d’arrêtés séparés.
Une réserve figure dans la documentation officielle : dans certains territoires d’outre-mer, les programmes d’EMC font l’objet d’une adaptation. Si vous êtes scolarisé hors métropole, vérifiez auprès de votre professeur la version applicable dans votre académie.
Ce que l’EMC pèse au baccalauréat
Pas d’épreuve terminale d’EMC. La matière est évaluée par le contrôle continu, sur la base des moyennes annuelles de première et de terminale.
La note de service du 28 juillet 2021, publiée au Bulletin officiel n° 30 du 29 juillet 2021, fixe les pondérations applicables depuis la session 2022. Sur un total de 100, les cinq épreuves terminales représentent 60 coefficients. Les 40 restants se répartissent entre les enseignements évalués en contrôle continu, parmi lesquels l’enseignement moral et civique, affecté d’un coefficient 2.
Deux points sur cent, répartis sur deux années, dans une matière à faible volume horaire. Il serait facile de conclure que cela ne mérite pas d’effort. Ce serait un mauvais calcul, pour une raison arithmétique simple : ces deux points s’obtiennent à partir de moyennes trimestrielles construites sur un ou deux devoirs par trimestre, dans une matière où le travail demandé reste limité. Le rapport entre l’effort consenti et les points gagnés y est parmi les plus favorables de toute la scolarité de terminale. Cela ne garantit rien, mais cela vaut le quart d’heure de relecture avant un devoir.
Comment travailler l’EMC en terminale sans y passer ses soirées
L’EMC ne se révise pas comme l’histoire-géographie. Le programme ne demande pas de restituer un cours, il demande de savoir argumenter à partir de notions et d’exemples. Trois habitudes suffisent à sécuriser la moyenne.
Tenir une liste d’exemples, pas une liste de définitions. Le programme nomme lui-même ses exemples : le 49-3, la majorité qualifiée au Conseil de l’Union européenne, les conventions citoyennes sur le climat et sur la fin de vie, les sondages, le débat sur la vaccination, la subsidiarité en matière environnementale. Notez-en un par notion, avec deux phrases de contexte et une date. C’est ce matériau que les devoirs attendent, et il sert aussi ailleurs.
Réutiliser ce que vous faites déjà en histoire-géographie et en philosophie. La seconde partie du programme recoupe directement le fonctionnement des institutions étudié ailleurs. Un exemple travaillé en spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques se recycle intégralement en EMC. Si vous suivez l’option droit et grands enjeux du monde contemporain, le recouvrement est encore plus large : le programme de DGEMC aborde la hiérarchie des normes et le droit européen sous un autre angle.
Se servir du lycée comme terrain. Le texte le prévoit explicitement pour la démocratie participative. Un mandat de délégué, un siège au conseil de vie lycéenne ou au conseil d’administration, une participation à la maison des lycéens vous donnent un cas concret de délibération, avec un ordre du jour, un vote et une décision. C’est l’exemple que les correcteurs voient le moins souvent et qui fonctionne le mieux, parce qu’il est vécu et vérifiable.
Un dernier conseil de méthode. La matière étant évaluée en contrôle continu, la moyenne se joue sur trois ou quatre notes dans l’année. Une absence non rattrapée le jour d’un devoir pèse donc beaucoup plus lourd qu’en mathématiques ou en langue vivante, où les notes sont nombreuses. C’est le seul vrai risque de cette matière.
Questions fréquentes
Le thème de l’année est « La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision ». Il se divise en deux parties : « Les principes et les espaces du débat démocratique », puis « La délibération dans les institutions (nationales, européennes, internationales) ». Ce programme est fixé par l’arrêté du 29 mai 2024, publié au Bulletin officiel n° 24 du 13 juin 2024, et s’applique en terminale depuis la rentrée 2026.
Oui. L’arrêté du 29 mai 2024 a abrogé l’arrêté du 19 juillet 2019 qui fixait le programme d’EMC de terminale générale et technologique, ainsi que l’arrêté du 3 février 2020 pour la voie professionnelle. Le thème annuel « la démocratie, les démocraties » et le projet de l’année ne font plus partie du programme.
Le volume horaire annuel d’enseignement commun est de 18 heures en voies générale et technologique, soit 0 h 30 par semaine en répartition uniforme. L’annexe du programme répartit ces heures en deux parties de 9 heures. En voie professionnelle, chaque partie est prévue pour 7 heures, soit 14 heures sur l’année. Ces horaires sont indiqués à titre indicatif par le texte.
Oui pour le contenu. Le préambule de la section lycée précise que le programme présente des notions et des contenus d’enseignement identiques pour toutes les voies, sa mise en œuvre étant adaptée aux horaires et aux différents contextes d’enseignement. Seuls les volumes horaires diffèrent entre les voies.
L’enseignement moral et civique est affecté d’un coefficient 2 sur un total de 100, au titre du contrôle continu, selon la note de service du 28 juillet 2021 publiée au Bulletin officiel n° 30 du 29 juillet 2021. Ce coefficient se répartit sur les moyennes de première et de terminale. Il n’existe pas d’épreuve terminale d’EMC.
Non. Le programme de 2019 comportait une section intitulée « Développer un projet de l’année ». Le programme de 2024 ne la reprend pas. Il propose à la place, pour chaque notion, des démarches et des situations d’apprentissage possibles, laissées à l’appréciation du professeur.
Pas comme chapitre. Dans le programme de 2024, la réflexion sur la laïcité est menée en seconde dans le thème « Droits, libertés et responsabilité » et le principe de laïcité est traité en première. En terminale, la laïcité n’apparait que comme exemple possible de débat public dans la partie consacrée au droit européen.
Sur le site du ministère, à la page de l’arrêté du 29 mai 2024 dans le Bulletin officiel n° 24 du 13 juin 2024, qui donne accès à l’annexe complète en PDF. Eduscol propose également, sur sa page consacrée aux programmes d’EMC en voie générale et technologique, un livret d’accompagnement du programme de terminale et son annexe documentaire.
Ce qu’il faut retenir
Le changement de programme d’EMC en terminale est une transition annoncée depuis mai 2024, pas une surprise de rentrée. Ce qui pose problème, c’est le décalage entre le texte et les ressources disponibles : deux ans se sont écoulés entre la publication de l’arrêté et son application en terminale, et beaucoup de fiches, de vidéos et de pages de cours n’ont pas suivi.
Le réflexe utile tient en une ligne. Avant d’utiliser une ressource d’EMC terminale, regardez le thème qu’elle annonce. « La démocratie, les démocraties » signale un contenu abrogé. « La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision » signale un contenu à jour. Le reste, deux parties de neuf heures et un coefficient 2, tient sur une fiche.
Sources
- Arrêté du 29 mai 2024 fixant le programme d’enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, NOR MENE2413934A, JO du 12 juin 2024, Bulletin officiel n° 24 du 13 juin 2024 : articles 2 et 3, calendrier d’entrée en application et textes abrogés, annexe complète du programme
- Éduscol, « Programmes et ressources en enseignement moral et civique, voie GT », mise à jour de septembre 2026 : volume horaire annuel de 18 heures, livrets d’accompagnement, adaptation dans certains territoires d’outre-mer
- Note de service du 28 juillet 2021, modalités d’évaluation des candidats au baccalauréat à compter de la session 2022, Bulletin officiel n° 30 du 29 juillet 2021 : coefficient 2 de l’enseignement moral et civique sur un total de 100
- Annexe du programme d’enseignement moral et civique de terminale des voies générale et technologique, arrêté du 19 juillet 2019, Bulletin officiel spécial n° 8 du 25 juillet 2019 : thème annuel, axes et projet de l’année du programme abrogé