Un parachutiste a sauté d'un avion.
Si on appelle la norme du vecteur vitesse, on peut montrer que pour une masse du système "parachute + homme" de kg, la norme du vecteur vitesse est solution d'une équation différentielle (aux approximations près).
Remarque : cette équation différentielle s'établit en appliquant la deuxième loi de Newton (en projection selon un axe vertical, orienté vers le bas) et en négligeant la poussée d'Archimède exercée par l'air sur le système : il n'est donc soumis qu'à son poids et aux forces de frottement fluide (proportionnelle au carré de la vitesse lorsque celle-ci est élevée).
est une fonction de la variable temps , définie et dérivable sur .
Démontrer que, pour tout ; peut s'écrire : .
Déterminer les réels et , tels que pour tout , on ait :
.
En déduire la résolution de .
Déterminer la solution particulière de telle que .
On considère la fonction définie sur .
Déterminer la limite de en .
En déduire la limite de la vitesse si pouvait tendre vers .
1. On veut montrer que pour , peut s’écrire : .
On a .
En effet . Comme ne peut pas être nul , on obtient en divisant :
.
2. On cherche et tels que : .
On remarque que .
.
Je multiplie par :
.
Soit .
Par identification des coefficients :
(constantes égales).
soit (coefficients de égaux).
Alors donc et .
Donc :
.
3. Résolution de
On a .
En remplaçant :
.
Multiplions par :
.
On intègre par rapport à :
.
Les quantités et étant toutes deux positives, on obtient :
Donc .
Ainsi avec .
4. Solution particulière avec
En , :
.
Donc .
On en déduit :
.
5. Fonction
On donne .
On a .
6. Limite de en
.
Donc .
7. Limite de en
.
Le terme correspond à l’accélération due à la pesanteur (environ , ici arrondi à pour simplifier).
Le terme est une force de frottement fluide (résistance de l’air) proportionnelle au carré de la vitesse, ce qui est classique pour un parachute ouvert.
Lorsque la vitesse augmente, la force de frottement augmente également. Quand elle devient égale au poids, l’accélération s’annule (), et la vitesse atteint une limite constante appelée vitesse limite.
Ici, (la vitesse étant positive).
La vitesse limite est donc .
Conclusion physique
Le parachutiste part d’une vitesse nulle (). Il accélère d’abord, mais la résistance de l’air augmente rapidement avec la vitesse. Au bout d’un certain temps (théoriquement infini), sa vitesse se stabilise à , ce qui correspond à une chute très lente, typique d’un parachute ouvert. Cette vitesse limite est faible et permet un atterrissage en sécurité.