📚 Objectif
Les sociétés humaines sont confrontées à des risques environnementaux, c’est-à-dire des dangers liés à l’environnement naturel et/ou aux activités humaines qui menacent des populations, des activités et des territoires. Ces risques sont aujourd’hui renforcés par le changement climatique, en grande partie provoqué par les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, à l’industrie et à la production d’énergie. Comprendre la vulnérabilité permet d’expliquer pourquoi les catastrophes n’ont pas les mêmes conséquences selon les territoires et les populations concernées.
Sociétés humaines, territoires et risques
Les sociétés humaines regroupent les populations, leurs activités, leurs modes de vie et leurs organisations. Elles transforment les espaces pour se loger, produire, se déplacer ou se protéger. Un territoire est un espace occupé et aménagé par une société. Il peut être rural ou urbain, riche ou pauvre, densément peuplé ou faiblement habité.
Les risques apparaissent lorsque des sociétés s’installent sur des territoires exposés à des dangers naturels ou lorsqu’elles aggravent ces dangers par leurs activités. Par exemple, construire des habitations dans une zone inondable ou dans une région sismique augmente l’exposition au risque.
🤔 Question pour toi : Pourquoi parle-t-on de risques seulement quand des sociétés sont présentes ?
✅ Réponse : Parce qu’un danger naturel devient un risque lorsqu’il menace des populations, des activités ou des territoires habités.
À retenir
Un risque environnemental concerne toujours des sociétés installées sur un territoire. Sans présence humaine, il n’y a pas de risque mais seulement un phénomène naturel.
Aléa, risque et vulnérabilité : des notions liées
Un aléa est un phénomène potentiellement dangereux, comme un séisme, une inondation, un cyclone ou une sécheresse. Le risque correspond à la rencontre entre cet aléa et des sociétés humaines. La vulnérabilité désigne le niveau de fragilité d’une société face à un risque. Elle dépend notamment de la richesse, de la qualité des logements, des infrastructures comme les routes ou les hôpitaux, de l’accès aux secours et de l’information des populations.
On peut donc résumer ainsi : le risque résulte de la rencontre entre un aléa et des sociétés plus ou moins vulnérables.
🤔 Question pour toi : Pourquoi un même aléa n’a-t-il pas les mêmes conséquences partout dans le monde ?
✅ Réponse : Parce que les sociétés et les territoires n’ont pas le même niveau de vulnérabilité.
À retenir
Le risque naît de la rencontre entre un aléa et une société. Plus une société est vulnérable, plus les conséquences d’un aléa sont graves.
Exemple : le séisme d’Haïti en 2010
Le séisme d’Haïti, survenu en janvier 2010, est un exemple marquant. Il s’agit d’un tremblement de terre de magnitude 7, un aléa naturel puissant. Haïti est situé dans une zone de contact entre deux plaques tectoniques, c’est-à-dire de grands blocs de la croûte terrestre qui se déplacent lentement. Le séisme s’est produit le long d’une faille, une fracture de la croûte terrestre où les plaques peuvent glisser brutalement, provoquant des secousses.
Le séisme a touché principalement la région de Port-au-Prince, une zone très densément peuplée. Le bilan humain est très lourd, avec plus de 200 000 morts, des centaines de milliers de blessés et de très nombreux sans-abri.
L’ampleur de la catastrophe s’explique par la forte vulnérabilité du territoire et de la population. Beaucoup de bâtiments étaient mal construits et ne respectaient pas les normes de sécurité, c’est-à-dire les règles destinées à protéger les habitants. Les infrastructures essentielles étaient fragiles ou insuffisantes, ce qui a rendu l’intervention des secours plus difficile.
Les acteurs face au risque et à la reconstruction
Après le séisme, plusieurs acteurs sont intervenus. L’État haïtien a tenté d’organiser les secours, mais ses moyens étaient limités. De nombreuses organisations non gouvernementales, appelées ONG, ainsi que l’aide internationale, sont venues apporter des secours, des soins et de l’aide alimentaire. Les citoyens ont aussi joué un rôle important par l’entraide locale.
Cette catastrophe montre que la gestion des risques repose sur l’action combinée des États, des organisations internationales, des associations et des populations.
🤔 Question pour toi : Pourquoi les dégâts ont-ils été si importants à Haïti ?
✅ Réponse : À cause de la forte vulnérabilité de la population, des constructions et des infrastructures, malgré un aléa comparable à celui d’autres régions du monde.
À retenir
Le séisme d’Haïti est un aléa naturel puissant. La catastrophe est aggravée par la vulnérabilité sociale, économique et territoriale du pays.
Des risques aggravés par les activités humaines et le changement climatique
Les risques environnementaux ne sont pas uniquement naturels. Les activités humaines, comme l’urbanisation rapide, l’industrialisation ou la déforestation, peuvent accroître l’exposition des populations aux dangers.
Le changement climatique, provoqué en grande partie par les émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines, renforce certains aléas. Il contribue à des pluies plus intenses, des canicules plus fréquentes et des tempêtes plus violentes. Dans plusieurs régions du monde, les inondations et les sécheresses deviennent ainsi plus destructrices.
🤔 Question pour toi : Quel est le lien entre activités humaines et changement climatique ?
✅ Réponse : Les activités humaines émettent des gaz à effet de serre, ce qui modifie le climat et aggrave certains risques naturels.
À retenir
Les activités humaines peuvent transformer un danger en risque majeur. Le changement climatique accentue la fréquence et l’intensité de certains aléas.
Prévention, protection et reconstruction
Pour faire face aux risques, les sociétés agissent à plusieurs niveaux. La prévention consiste à anticiper les dangers, par exemple en informant les populations, en surveillant les aléas ou en évitant de construire dans les zones les plus exposées. La protection vise à limiter les dégâts grâce à des aménagements comme des digues, des normes de construction plus solides ou des plans d’évacuation. La reconstruction intervient après une catastrophe pour réparer les bâtiments, réorganiser les territoires et réduire la vulnérabilité future.
🤔 Question pour toi : Pourquoi la prévention est-elle essentielle face aux risques environnementaux ?
✅ Réponse : Parce qu’elle permet de réduire les pertes humaines et matérielles avant qu’une catastrophe ne se produise.
À retenir
Prévenir, protéger et reconstruire sont trois étapes complémentaires. Elles permettent de limiter les effets des catastrophes et de mieux préparer l’avenir.
Des risques inégalement répartis dans le monde
Les risques environnementaux ne touchent pas toutes les régions de la même manière. Certaines zones cumulent des aléas fréquents et une forte vulnérabilité, notamment dans les pays les plus pauvres, où les infrastructures et les moyens de protection sont limités. À l’inverse, d’autres territoires disposent de ressources importantes pour anticiper les risques et reconstruire rapidement.
Cette inégale exposition explique pourquoi une catastrophe peut provoquer des milliers de victimes dans un pays et beaucoup moins dans un autre, même si l’aléa est comparable.
🤔 Question pour toi : Pourquoi les populations les plus pauvres sont-elles souvent les plus touchées par les catastrophes ?
✅ Réponse : Parce qu’elles vivent souvent dans des territoires plus exposés et disposent de moins de moyens pour se protéger ou se reconstruire.
À retenir
Les risques sont inégalement répartis dans le monde. La vulnérabilité sociale et économique joue un rôle essentiel dans les conséquences des catastrophes.
💪 Entraînons-nous !
🕰️ Pourquoi un aléa naturel ne devient-il un risque que lorsqu’il touche des sociétés humaines ?
✅ Réponse : Parce qu’un risque existe seulement quand des populations, des activités ou des territoires sont exposés à un danger.
🗺️ Comment la vulnérabilité explique-t-elle les lourdes conséquences du séisme d’Haïti en 2010 ?
✅ Réponse : La vulnérabilité élevée, liée à la pauvreté, aux constructions fragiles et au manque d’infrastructures, a aggravé les dégâts humains et matériels.
⚖️ Quel est le rôle des acteurs comme l’État, les ONG et les citoyens face aux risques environnementaux ?
✅ Réponse : Ils participent à la prévention, aux secours, à la protection des populations et à la reconstruction après les catastrophes.
🌱 En quoi la prévention permet-elle de limiter les effets des risques environnementaux ?
✅ Réponse : Elle aide à anticiper les dangers, à protéger les populations et à réduire les pertes humaines et matérielles.
Conclusion
Les risques environnementaux naissent de la rencontre entre des aléas, des sociétés humaines et des territoires plus ou moins vulnérables. Le séisme d’Haïti montre que la gravité d’une catastrophe dépend autant de la puissance de l’aléa que des conditions sociales, économiques et territoriales. Face au changement climatique, comprendre ces mécanismes permet de renforcer la prévention, la responsabilité citoyenne et la solidarité entre les sociétés.
