Prévenir et réduire les risques liés à l’environnement

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Dans cette leçon, tu vas comprendre pourquoi l’eau et le sol sont des ressources fragiles et comment leur dégradation crée des risques environnementaux et sanitaires. Tu vas découvrir comment les pratiques humaines peuvent aggraver ces risques ou au contraire les réduire grâce à une gestion plus durable. Mots-clés : ressources naturelles, eau, sol, risques environnementaux, pollution, gestion durable.

📚 Objectif

Dans une rivière, un champ cultivé ou une ville en expansion, les ressources naturelles comme l’eau et le sol subissent chaque jour l’impact des activités humaines. Leur qualité peut se dégrader, leur disponibilité diminuer et leur fonctionnement naturel se dérégler.

Ces dégradations deviennent alors de véritables risques environnementaux : risques de pollution, de pénurie, d’érosion, d’inondation, de glissements de terrain, mais aussi risques sanitaires lorsque l’eau ou le sol contaminés menacent la santé. Comprendre comment préserver ces ressources essentielles, c’est apprendre à réduire ces risques et à agir pour un environnement durable et résilient.

L’eau et le sol : des ressources naturelles vulnérables

L’eau est indispensable aux êtres vivants mais peut être contaminée par des rejets agricoles, industriels ou domestiques. Une eau polluée peut devenir impropre à la consommation, provoquer des maladies ou entraîner des restrictions d’usage.

Le sol, tout aussi crucial, permet la croissance des plantes, filtre l’eau et abrite une immense diversité de micro-organismes. On appelle biodiversité la variété des êtres vivants d’un milieu. Cette diversité renforce la résilience, c’est-à-dire la capacité d’un milieu à résister aux perturbations. Par exemple, un sol riche en organismes vivants se stabilise mieux, s’érode moins facilement et filtre plus efficacement l’eau, ce qui réduit les risques d’inondation et de pollution. Or la formation d’un sol est extrêmement lente, nécessitant des siècles à des millénaires.

Les activités humaines peuvent contaminer les eaux. Les apports excessifs en nitrates et phosphates issus des engrais provoquent l’eutrophisation, processus où l’eau s’enrichit trop en nutriments, entraînant une prolifération d’algues qui consomment l’oxygène lorsqu’elles se décomposent. Cette chute d’oxygène peut créer des zones mortes, où les poissons et invertébrés disparaissent. Ce phénomène entraîne aussi des risques pour les usages humains, comme l’interdiction de baignade ou la difficulté à produire une eau potable.

Le sol, lui, se dégrade lorsqu’il est tassé, surexploité ou privé de végétation. Un sol dégradé retient moins bien l’eau, nourrit moins efficacement les plantes et devient plus sensible à l’érosion, aux inondations et aux glissements de terrain, risques qui dépendent aussi de la nature du sol (argileux, sableux…) et de son humidité.

Exemple : dans certains terrains argileux saturés d’eau, la moindre déstabilisation peut provoquer un glissement mettant en danger les habitations voisines.

🤔 Question pour toi : Pourquoi dit-on que le sol et l’eau sont des ressources vulnérables ?

Réponse : Parce qu’ils se dégradent facilement sous l’effet des pollutions, de la surexploitation ou de conditions naturelles qui augmentent les risques environnementaux et sanitaires.

À retenir

L’eau et le sol sont essentiels mais vulnérables. Leur pollution ou leur dégradation entraîne des risques comme la pénurie, l’érosion, l’inondation, les glissements de terrain, les zones mortes et les risques sanitaires.

Prévenir les dégradations : agir sur les pratiques humaines

Pour réduire les risques environnementaux et sanitaires, il est nécessaire d’adapter certaines pratiques et d’utiliser des modes de gestion plus durables.

Dans l’agriculture, plusieurs méthodes protègent le sol et l’eau : rotation des cultures, réduction des pesticides, maintien des haies ou bandes enherbées. Les pratiques biologiques ou agroécologiques s’appuient sur les interactions naturelles et la diversité des organismes du sol, ce qui améliore la stabilité du sol, favorise la filtration naturelle et réduit les risques d’érosion et de pollution.

Dans les villes, multiplier les espaces verts ou les surfaces perméables permet à l’eau de s’infiltrer, réduisant les risques d’inondation. Le traitement des eaux usées évite la contamination des rivières, et la réduction des produits chimiques limite les risques pour le sol et la santé.

Les industries, en contrôlant leurs rejets et en recyclant une partie de l’eau, diminuent les risques de pollution. Certaines réutilisent l’eau plusieurs fois ou utilisent des systèmes de filtration naturelle pour réduire leur impact.

Pour les glissements de terrain, la prévention repose sur le maintien de la végétation, qui stabilise les pentes grâce aux racines, et sur certains aménagements (drainage, talus renforcés) qui limitent les risques dans les zones sensibles.

Exemple : des zones humides artificielles filtrent naturellement les eaux usées avant leur retour dans le milieu naturel.

🤔 Question pour toi : Pourquoi les sols perméables sont-ils importants en ville ?

Réponse : Parce qu’ils permettent l’infiltration de l’eau et réduisent les risques d’inondation causés par un ruissellement excessif.

À retenir

Adapter les pratiques agricoles, urbaines et industrielles permet de réduire les risques de pollution, d’érosion, d’inondation, de glissement de terrain et certains risques sanitaires.

Gérer durablement les ressources : des actions individuelles et collectives

La préservation de l’eau et du sol repose sur des actions menées à tous les niveaux.

Individuellement, limiter l’usage de produits polluants, réduire sa consommation d’eau et choisir des produits issus de l’agriculture durable contribue à réduire les risques de contamination et les risques sanitaires associés.

Collectivement, les collectivités peuvent protéger des zones naturelles, développer la dépollution ou sécuriser les zones de captage d’eau potable pour éviter la contamination. Elles peuvent aussi limiter l’artificialisation, qui multiplie les sols imperméables et augmente les risques d’inondation.

Les programmes de reboisement stabilisent les sols, réduisent l’érosion et renforcent la résilience des milieux, c’est-à-dire leur capacité à résister et à se rétablir après une perturbation.

Exemple : certaines villes aménagent des toitures végétalisées pour réduire le ruissellement et renforcer la filtration naturelle.

🤔 Question pour toi : Comment une action individuelle peut-elle réduire un risque environnemental ou sanitaire ?

Réponse : En limitant la pollution et la consommation d’eau, elle diminue les risques pour les milieux et pour la santé.

À retenir

Les risques liés à l’environnement (pollution, inondation, érosion, glissements de terrain, risques sanitaires) peuvent être réduits grâce à des actions individuelles et collectives. La gestion durable de l’eau et du sol et le maintien de la biodiversité améliorent la résilience des milieux.

💪 Entraînons-nous !

💧 Pourquoi l’eau est-elle considérée comme une ressource fragile ?

✅ Réponse : Parce qu’elle peut être polluée ou surexploitée, ce qui augmente les risques de pénurie, de zones mortes et de contamination sanitaire.

🌱 Pourquoi la lente formation du sol constitue-t-elle un risque en cas de dégradation ?

✅ Réponse : Parce qu’un sol détérioré met des siècles à se régénérer, ce qui augmente les risques d’érosion et de glissements de terrain.

🏙️ Pourquoi limiter l’artificialisation aide-t-il à réduire certains risques ?

✅ Réponse : Parce qu’en gardant des sols perméables, on favorise l’infiltration de l’eau et on limite les risques d’inondation.

🌿 Donne un exemple de prévention d’un risque lié au sol ou à l’eau.

✅ Réponse : Protéger les zones de captage d’eau potable ou stabiliser les pentes par la végétation.

Conclusion

Préserver l’eau et le sol permet de réduire les risques liés à la pollution, à l’érosion, aux inondations, aux glissements de terrain et aux risques sanitaires. Des actions individuelles et collectives peuvent limiter ces impacts et favoriser une gestion durable. Comprendre ces risques aide à construire des milieux plus sains et plus résilients face aux transformations rapides de notre environnement.