Spécialité SES : programme, épreuve du bac 2027 et débouchés

Publié le 22 septembre 2026
 • Mis à jour le 22 septembre 2026
 • Thomas Grunder
Quatre heures d’écrit, deux sujets au choix, et depuis le 17 septembre 2026 un barème que presque aucune ressource n’a encore intégré : l’épreuve composée passe de 4, 6 et 10 points à 3,5, 5,5 et 9 points, les deux points restants allant à la maîtrise de la langue. Programme, épreuve et débouchés de la spécialité SES, à partir des textes officiels.
une salle de classe de lycée en fin de matinée, vue en plan large et documentaire, des élèves de dos penchés sur des cop
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SES veut dire sciences économiques et sociales. C’est la deuxième spécialité la plus suivie en terminale générale, avec 34,9 % des élèves à la rentrée 2025, et la première chez les filles. Sa réputation est celle d’une matière d’actualité, où il suffirait de lire la presse et d’avoir des opinions. L’épreuve terminale dit exactement l’inverse : quatre heures de rédaction, un dossier documentaire à exploiter, un raisonnement à construire, et un programme d’examen restreint à neuf questionnements précis. Cet article reprend le programme, l’épreuve et les débouchés à partir des textes officiels, pour les élèves de seconde qui préparent leurs choix comme pour ceux qui cherchent à progresser au lycée (seconde à terminale) sans découvrir les règles au mois de juin.

Sommaire

L’essentiel en huit points

  • La SES est un enseignement de spécialité de la voie générale uniquement. Elle n’existe ni en voie technologique, ni en voie professionnelle.
  • Le volume est de 4 heures par semaine en première et de 6 heures en terminale pour les élèves qui la conservent.
  • La matière réunit trois champs : science économique, sociologie et science politique, et un champ dit « regards croisés » qui les fait travailler ensemble.
  • L’épreuve écrite dure 4 heures et propose deux sujets au choix : une dissertation s’appuyant sur un dossier documentaire, ou une épreuve composée en trois parties.
  • Seuls neuf questionnements du programme de terminale peuvent tomber à l’écrit. Le reste du programme est étudié en classe mais n’est pas évaluable à l’épreuve terminale.
  • À compter de la session 2027, l’épreuve composée est notée 3,5 points, 5,5 points et 9 points au lieu de 4, 6 et 10.
  • Deux points sur vingt sont dédiés à l’orthographe et à la syntaxe, à la dissertation comme à l’épreuve composée.
  • La spécialité conservée en terminale pèse le coefficient 16, comme toutes les autres spécialités.

Ce que la spécialité SES recouvre vraiment

La confusion la plus répandue consiste à voir dans la SES un cours d’économie d’entreprise, ou une heure de débat sur l’actualité. Ni l’un ni l’autre. Le texte ministériel décrit un enseignement qui prolonge le tronc commun de seconde, éclaire les grands enjeux économiques, sociaux et politiques des sociétés contemporaines, et renforce la maîtrise des concepts, des méthodes et des problématiques de l’économie, de la sociologie et de la science politique.

Trois disciplines, donc, et non une seule. C’est la première chose à comprendre avant de choisir. Un élève qui aime l’économie mais rejette la sociologie passera une large part de ses six heures hebdomadaires à contrecœur en terminale, et inversement. Le champ « regards croisés » impose en plus de les articuler sur un même objet, par exemple l’action publique pour l’environnement.

La deuxième idée reçue est plus coûteuse encore : la SES serait une matière littéraire, où l’on rédige sans jamais calculer. Le texte officiel affirme le contraire. L’enseignement doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs permettant d’exploiter des documents statistiques, et de représenter graphiquement des comportements économiques simples. Taux de variation, coefficients multiplicateurs, indices, lecture de graphiques en échelle logarithmique, élasticités : ces outils tombent régulièrement, en particulier dans la deuxième partie de l’épreuve composée.

Troisième point, rarement dit aussi nettement : l’objectif affiché est de former les élèves au rationalisme critique et à la vigilance épistémologique, c’est-à-dire à prendre de la distance avec le discours médiatique et le sens commun. Une copie qui reprend une opinion de plateau télé, aussi bien tournée soit-elle, va exactement contre l’attendu de la discipline.

Réviser le programme de l’année ➜ les cours de SES en terminale

Horaires en première et en terminale

Le volume horaire suit le régime commun à toutes les spécialités de la voie générale. Quatre heures hebdomadaires en première, pour chacune des trois spécialités choisies. Six heures hebdomadaires en terminale, pour les deux spécialités conservées.

Ce passage de 4 à 6 heures est l’un des ressorts les plus sous-estimés de l’année de terminale. Il ne s’agit pas d’un simple ajout de deux heures : le rythme d’acquisition des notions s’accélère, et la part consacrée à l’entraînement méthodologique augmente d’autant. Un élève qui a survécu à la première sans travailler régulièrement le sent dès le mois d’octobre.

L’élève qui abandonne la SES à la fin de la première, après avoir travaillé le programme de SES en première, n’en perd pas le bénéfice pour autant. La spécialité suivie uniquement en première est créditée d’un coefficient 8 au baccalauréat, au titre du contrôle continu, soit la moitié du coefficient d’une spécialité conservée en terminale. La note de première compte donc, même pour ceux qui arrêtent.

Les neuf questions qui peuvent tomber à l’écrit

Voici le point que les élèves découvrent souvent trop tard, et qui change complètement la manière d’organiser ses révisions. L’épreuve terminale ne porte pas sur la totalité du programme de terminale. La note de service précise qu’elle porte sur « une partie » du programme, et son annexe I liste limitativement les questionnements évaluables.

Pour la session 2027, cette liste compte neuf questions :

ChampQuestions évaluables à l’épreuve terminale
Science économiqueQuels sont les sources et les défis de la croissance économique ?
Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?
Comment lutter contre le chômage ?
Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?
Sociologie et science politiqueComment est structurée la société française actuelle ?
Quels sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale ?
Quelles mutations du travail et de l’emploi ?
Comment expliquer l’engagement politique dans les sociétés démocratiques ?
Regards croisésQuelle action publique pour l’environnement ?

Deux précisions comptent ici, et elles sont régulièrement mal rapportées ailleurs.

La première : l’alternance entre années paires et années impaires a disparu. Le texte de 2020 prévoyait deux listes différentes, l’une pour les sessions impaires, l’autre pour les sessions paires. Cette alternance a été supprimée par la note de service du 17 septembre 2024, applicable à compter de la session 2025, au profit d’une liste unique. La note du 11 septembre 2026 reprend cette liste sans la modifier. Les fiches et les sites qui affichent encore un tableau « année paire, année impaire » sont périmés depuis deux sessions.

La seconde : les chapitres hors liste restent au programme d’enseignement. Ils sont étudiés en classe, ils peuvent être évalués en contrôle continu, et ils nourrissent les connaissances mobilisables. Ils ne peuvent simplement pas fonder un sujet d’épreuve terminale. La bonne lecture n’est donc pas « je peux les sauter », mais « je les travaille pour comprendre, je travaille les neuf autres pour composer ».

Dernier rappel utile, souvent oublié en avril : les notions rencontrées en première mais non approfondies en terminale doivent être connues et mobilisables. Elles ne peuvent pas constituer le ressort essentiel d’un sujet, mais elles peuvent être attendues dans une démonstration.

L’épreuve terminale : quatre heures, deux sujets au choix

L’épreuve écrite dure 4 heures. Le candidat reçoit deux sujets de nature différente et en choisit un. Il n’y a pas de bonne réponse universelle à la question « laquelle vaut le mieux » : les deux sont notées sur 20 et mènent au même résultat.

La dissertation s’appuyant sur un dossier documentaire

Le sujet pose une question qui exige un effort d’analyse économique, ou sociologique et politique. Le candidat doit élaborer une problématique, construire une argumentation, mobiliser ses connaissances et les informations du dossier, et organiser son développement en un plan cohérent qui ménage l’équilibre des parties.

Le dossier comporte trois ou quatre documents strictement factuels. Principalement des données statistiques : graphique, tableau, carte, graphique radar. Un document texte peut y figurer à condition d’être lui aussi factuel, par exemple une chronologie, un extrait d’entretien ou un compte rendu d’enquête. Chaque document statistique ne dépasse pas 120 données chiffrées, et le texte éventuel 2 500 signes.

Le texte officiel formule un avertissement que beaucoup de correcteurs reprennent mot pour mot dans leurs annotations : le dossier ne doit ni borner l’horizon du candidat, en le détournant du recours à ses propres connaissances, ni lui servir de prétexte à un commentaire systématique et détaillé. Paraphraser les documents l’un après l’autre est l’erreur la plus pénalisante de la dissertation.

L’épreuve composée en trois parties

La partie 1 est une question de cours, sans document d’appui, qui vérifie la mobilisation des connaissances. La partie 2 est l’étude d’un document statistique de 120 données chiffrées au maximum, assortie de deux questions. La partie 3 est un raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire, avec introduction, développement et conclusion.

Le dossier de la partie 3 comporte deux ou trois documents de nature différente. Une contrainte structurante mérite d’être connue à l’avance : les trois parties portent sur trois questions différentes et au moins deux champs du programme. Réviser un seul champ, en espérant tomber dessus, ne fonctionne donc pas sur l’épreuve composée.

S’entraîner sur des sujets réels ➜ les annales du bac de SES

Le nouveau barème de l’épreuve composée

C’est la modification la plus concrète apportée par la note de service du 11 septembre 2026. Le poids relatif des trois parties de l’épreuve composée change à compter de la session 2027.

L'épreuve de SES au bac 2027 en chiffres : deux points sur vingt dédiés à la maîtrise de la langue, épreuve composée notée 3,5, 5,5 et 9 points, 34,9 % des élèves de terminale en SES
L’épreuve de SES au bac 2027 en chiffres, d’après la note de service du 11 septembre 2026 et la note d’information DEPP n° 26.06 de février 2026.
Partie de l’épreuve composéeJusqu’à la session 2026À compter de la session 2027
Partie 1, mobilisation des connaissances4 points3,5 points
Partie 2, étude d’un document6 points5,5 points
Partie 3, raisonnement sur dossier documentaire10 points9 points
Maîtrise des normes orthographiques et syntaxiquesnon individualisée2 points
Total20 points20 points

La lecture est simple : les deux points dédiés à la langue ne s’ajoutent pas au barème, ils sont prélevés sur les trois parties disciplinaires. Un demi-point sur la partie 1, un demi-point sur la partie 2, un point entier sur la partie 3.

La conséquence pratique est moins simple. La partie 3 reste de très loin la plus lourde, avec 9 points sur 20, soit 45 % de la note, et c’est elle qui concentre l’exercice le plus long. Un élève qui gère mal son temps et bâcle sa partie 3 pour soigner la partie 1 fait le contraire de ce que le barème récompense. La répartition recommandée du temps découle du barème, pas du confort : la partie 3 mérite plus de la moitié des quatre heures.

La dissertation, elle, conserve sa notation globale sur 20, dont deux points pour la langue. Aucun barème détaillé par partie n’est publié pour elle.

Deux points sur vingt pour la maîtrise de la langue

La nouveauté vient d’un cadre plus large. Une note de service du 11 septembre 2026 fixe les exigences en matière de maîtrise de la langue à tous les examens à compter de la session 2027, et chaque discipline décline la règle dans sa propre note. La SES l’applique à ses deux sujets.

Le texte prévoit une évaluation en deux volets complémentaires. D’une part, deux points sur vingt sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques. D’autre part, les compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée et d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté sont prises en compte à travers l’évaluation des compétences disciplinaires elles-mêmes.

Une nuance mérite d’être posée, parce qu’elle est souvent mal rapportée. Plusieurs titres de presse ont écrit que les copies mal rédigées perdraient « deux points ». La formulation officielle est différente : ces deux points font partie des vingt et se gagnent, ils ne se retranchent pas d’une note déjà acquise. Une copie irréprochable sur le fond et la forme obtient les vingt points ; une copie irréprochable sur le fond mais truffée de fautes plafonne à dix-huit.

Les attendus sont précisés dans une grille annexée à la note de service, intitulée « Attendus et observables rédactionnels ». Elle vaut pour toutes les disciplines concernées et mérite d’être lue une fois en début d’année plutôt que découverte en juin.

Pour une matière où l’on rédige quatre heures d’affilée, la mesure n’est pas anecdotique. Elle réhabilite un travail que beaucoup d’élèves de SES négligent au profit du contenu : relire, corriger les accords, vérifier la ponctuation des phrases longues, et réserver dix minutes en fin d’épreuve à cette relecture.

Travailler les épreuves ➜ réviser le bac, matière par matière

L’oral de contrôle, au rattrapage

Un candidat qui se présente au second groupe d’épreuves peut choisir la SES parmi ses matières de rattrapage. L’épreuve orale de contrôle dure 20 minutes, après 30 minutes de préparation.

Son programme est identique à celui de l’épreuve écrite : les mêmes neuf questionnements, ni plus ni moins. Le candidat a le choix entre deux sujets, dont les questions principales portent sur des champs différents du programme.

La structure est fixe. Une question principale notée sur 10 points, appuyée sur deux documents courts de nature différente : un texte de 1 300 signes au maximum et un document statistique de 65 données chiffrées au maximum. Puis trois questions simples, notées ensemble sur 10 points. Les deux premières, sur 6 points, vérifient la connaissance des notions de base dans deux champs différents. La troisième, sur 4 points, porte sur la maîtrise des outils et des savoir-faire, en lien avec l’un des deux documents.

Autrement dit, la moitié des points de l’oral de contrôle se joue sur des questions de connaissance et de savoir-faire, pas sur la performance oratoire. C’est une bonne nouvelle pour les candidats qui redoutent l’exercice oral, et une raison de ne pas négliger les définitions et les calculs de base jusqu’au dernier jour.

Date, durée et coefficient au bac 2027

Le calendrier de la session 2027 a été fixé par une circulaire du 24 août 2026. Les écrits des enseignements de spécialité de la voie générale se tiennent le mercredi 16 et le jeudi 17 juin 2027, chaque candidat passant ses deux spécialités sur ces deux matinées selon sa convocation. La SES est programmée les deux jours, de 8 heures à 12 heures.

Les autres repères de la session :

  • Lundi 14 juin 2027, de 8 heures à 12 heures : épreuve écrite de philosophie.
  • Mardi 15 juin 2027, de 8 heures à 12 heures : épreuve écrite anticipée de français, pour les élèves de première.
  • Lundi 21 juin 2027, de 8 heures à 10 heures : épreuve écrite anticipée de mathématiques, pour les élèves de première.
  • Du lundi 21 juin au vendredi 2 juillet 2027 : Grand oral, à des dates arrêtées par chaque académie.
  • À compter du mardi 6 juillet 2027 : publication des résultats.

Côté coefficients, la spécialité conservée en terminale pèse 16 sur un total de 100 pour un élève sans option. Les deux spécialités de terminale représentent donc à elles seules 32 points de coefficient, soit plus de la moitié des 60 points des épreuves terminales. C’est le poids le plus élevé de l’examen, devant les épreuves anticipées de français (10), la philosophie (8 en voie générale), le Grand oral (8 en voie générale à compter de 2027) et l’épreuve anticipée de mathématiques (2).

Qui choisit la SES, et avec quelle autre spécialité

À la rentrée 2025, la SES est suivie par 34,9 % des élèves de terminale générale, ce qui en fait la deuxième spécialité la plus répandue derrière les mathématiques (44,8 %) et devant la physique-chimie (32,9 %), la SVT (25,0 %) et l’HGGSP (24,0 %).

La répartition par sexe est l’une des plus marquées du lycée. La SES est la première spécialité choisie par les filles en terminale, avec 37,1 %, devant les mathématiques (33,7 %). Chez les garçons, les mathématiques dominent très largement, avec 58,8 %. Ces chiffres proviennent de la note d’information n° 26.06 de la DEPP, publiée en février 2026.

En pratique, la SES se combine le plus souvent avec les mathématiques, avec l’HGGSP, ou avec les langues, littératures et cultures étrangères et régionales. Le choix de la seconde spécialité n’est pas neutre pour la suite : garder les mathématiques en terminale, ou à défaut prendre l’option mathématiques complémentaires, ouvre des portes que la SES seule laisse fermées, en particulier vers les classes préparatoires économiques et commerciales et vers certaines licences d’économie.

Les débouchés après une spécialité SES

Aucune spécialité n’est exigée pour candidater à la plupart des formations post-bac, et il faut se méfier des listes qui présentent la SES comme un passeport obligatoire. Le ministère rappelle que la cohérence du dossier compte davantage que le respect d’une combinaison supposée idéale.

Cela dit, la SES est explicitement valorisée dans plusieurs familles de formations :

  • les licences d’économie, d’économie et gestion, d’AES, de sociologie, de science politique et de droit ;
  • les classes préparatoires économiques et commerciales, où la voie générale suppose le plus souvent d’avoir conservé les mathématiques en terminale ou pris l’option mathématiques complémentaires ;
  • les instituts d’études politiques et les concours d’entrée post-bac ;
  • les écoles de commerce à admission post-bac ;
  • les BUT des champs gestion, carrières sociales, statistique et informatique décisionnelle, ou encore techniques de commercialisation.

Un point d’attention revient chaque année sur Parcoursup, et il vaut la peine d’être anticipé dès la fin de la première : de nombreuses formations sélectives des champs économiques attendent un niveau en mathématiques, et regardent la note de spécialité ou d’option autant que celle de SES. Préparer sa combinaison de spécialités en connaissant ces attentes évite d’avoir à s’y adapter au mois de janvier.

Comprendre la procédure d’orientation ➜ la procédure Parcoursup

Faut-il choisir la SES ?

Trois questions permettent de trancher honnêtement, sans se raconter d’histoires.

Aimes-tu rédiger ? L’épreuve dure quatre heures et consiste à écrire, dans les deux formats possibles. Un élève qui fuit la rédaction trouvera l’année de terminale longue, et le barème 2027 renforce encore cette dimension avec ses deux points de langue.

Acceptes-tu les chiffres ? Les savoir-faire quantitatifs sont au programme et tombent à l’épreuve. Il ne s’agit pas du niveau de la spécialité mathématiques, mais lire un tableau en pourcentages de variation, calculer un coefficient multiplicateur ou interpréter une médiane n’ont rien d’optionnel.

Les trois disciplines t’intéressent-elles ? Pas une sur trois. Un élève passionné d’économie et hermétique à la sociologie se prive d’une part importante des points de l’épreuve composée, puisque les trois parties portent sur au moins deux champs différents.

Si les trois réponses sont positives, la SES est l’une des spécialités les plus cohérentes de la voie générale, parce qu’elle entraîne simultanément à l’argumentation, à la lecture de données et à la culture des grands débats publics. Si l’une des réponses est franchement négative, mieux vaut le savoir en seconde qu’en février de terminale.

Travailler la méthode de l’épreuve ➜ s’entraîner à l’épreuve composée de SES

Questions fréquentes

Quelle est la durée de l’épreuve de spécialité SES au bac ?

Quatre heures pour l’épreuve écrite. Le candidat choisit entre une dissertation s’appuyant sur un dossier documentaire et une épreuve composée en trois parties. En cas de rattrapage, l’oral de contrôle dure vingt minutes, précédées de trente minutes de préparation.

Quel est le coefficient de la spécialité SES au baccalauréat ?

Coefficient 16 si la SES est conservée en terminale, comme toutes les spécialités de la voie générale. Coefficient 8 au titre du contrôle continu si elle est suivie uniquement en première, sur un total de 100 coefficients pour un élève sans enseignement optionnel.

Tout le programme de terminale peut-il tomber à l’épreuve de SES ?

Non. L’épreuve terminale porte sur neuf questionnements limitativement énumérés par l’annexe I de la note de service du 11 septembre 2026 : quatre en science économique, quatre en sociologie et science politique, un en regards croisés. Les autres chapitres sont étudiés en classe et peuvent être évalués en contrôle continu, mais ils ne peuvent pas fonder un sujet d’épreuve terminale.

L’alternance années paires et années impaires existe-t-elle encore en SES ?

Non. Le texte de 2020 prévoyait deux listes de questions évaluables, alternant selon la parité de la session. Cette alternance a été supprimée à compter de la session 2025 au profit d’une liste unique, reprise sans modification par la note de service du 11 septembre 2026.

Qu’est-ce qui change en SES pour le bac 2027 ?

Deux choses. Le barème de l’épreuve composée passe de 4, 6 et 10 points à 3,5, 5,5 et 9 points. Et deux points sur vingt sont désormais dédiés à l’orthographe et à la syntaxe, dans les deux formats de sujet, avec une grille d’attendus annexée au texte.

Faut-il garder les mathématiques avec la SES en terminale ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est déterminant pour certaines poursuites d’études. Les classes préparatoires économiques et commerciales et plusieurs licences d’économie attendent un enseignement de mathématiques en terminale, sous forme de spécialité ou d’option mathématiques complémentaires. Vérifier les attendus des formations visées sur Parcoursup avant de choisir reste le seul moyen fiable de décider.

Ce qu’il faut retenir

La SES est une spécialité de rédaction autant que d’analyse. Quatre heures d’épreuve écrite, deux formats au choix, un dossier documentaire à exploiter sans le paraphraser, et un programme d’examen restreint à neuf questionnements que beaucoup d’élèves découvrent trop tard.

Le texte publié le 17 septembre 2026 ne bouleverse pas le format. Il confirme les quatre heures, le choix entre dissertation et épreuve composée, les trois champs du programme et l’oral de contrôle en trente plus vingt minutes. Les deux nouveautés de fond sont le rééquilibrage du barème de l’épreuve composée, qui retire un demi-point aux deux premières parties et un point à la troisième, et l’individualisation de deux points pour l’orthographe et la syntaxe.

Reste le travail qui ne se décrète pas : faire des exercices chiffrés jusqu’à ce que les calculs deviennent des réflexes, rédiger des parties 3 complètes en temps limité, et relire ses copies pour les accords autant que pour les idées. Un raisonnement juste mais mal rédigé ne vaut pas un raisonnement juste bien rédigé, et cela se travaille en novembre, pas la veille de l’épreuve.

Sources