Spécialité HLP : programme, épreuve du bac 2027 et débouchés


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HLP veut dire humanités, littérature et philosophie. C’est l’un des douze enseignements de spécialité de la voie générale, et l’un des plus mal compris : son nom ne dit pas ce qu’on y fait, et l’épreuve du baccalauréat qui la conclut ne ressemble à aucune autre. Quatre heures d’écrit, deux questions posées sur un seul et même texte, deux copies rendues séparément, corrigées par deux professeurs différents. Cette page reprend le programme, l’épreuve et les débouchés à partir des textes officiels, pour les élèves de seconde qui préparent leurs choix comme pour ceux qui cherchent à progresser au lycée (seconde à terminale) sans se tromper sur ce qui les attend en juin.
Sommaire
- L’essentiel en huit points
- Ce que HLP est, et ce qu’elle n’est pas
- Horaires et place dans le cycle terminal
- Le programme : quatre semestres, douze entrées
- L’épreuve écrite de 4 heures, dans le détail
- La maîtrise de la langue au bac 2027
- L’oral de contrôle, au rattrapage
- Qui choisit HLP, et avec quelle autre spécialité
- Faut-il choisir HLP ?
- Questions fréquentes
L’essentiel en huit points
- HLP est un enseignement de spécialité de la voie générale. Il n’existe ni en voie technologique ni en voie professionnelle.
- Le volume est de 4 heures par semaine en première et de 6 heures en terminale pour les élèves qui la conservent.
- L’enseignement est assuré à parts égales par un professeur de lettres et un professeur de philosophie, sur chaque année du cycle.
- Le programme se répartit en quatre semestres, deux par année, chacun décliné en trois entrées et rattaché à une période de référence.
- L’épreuve terminale est un écrit de 4 heures composé de deux questions portant sur un même texte : une question d’interprétation et un essai.
- Les deux développements sont rendus sur deux copies distinctes et corrigés séparément, l’un par un professeur de lettres, l’autre par un professeur de philosophie.
- Chaque question est notée sur 10. La somme des deux notes forme la note globale unique de l’épreuve. La spécialité pèse le coefficient 16.
- À la rentrée 2025, 9,4 % des élèves de terminale générale suivaient HLP, dont 82,2 % de filles, la proportion la plus élevée parmi les spécialités non artistiques.
Ce que HLP est, et ce qu’elle n’est pas
Premier malentendu, et de loin le plus fréquent : HLP n’est pas « du français et de la philo ». Ce n’est pas non plus une addition de deux demi-cours qui se succéderaient dans la semaine. Le programme officiel insiste sur ce point avec une formule sans ambiguïté : aucune des entrées n’est spécifiquement littéraire ou philosophique, et chacune se prête à une approche croisée, qui suppose une concertation effective entre les deux professeurs.
Concrètement, un thème comme « les métamorphoses du moi » ne se traite pas en faisant d’abord lire Rousseau puis en enchaînant sur un cours de philosophie sur l’identité personnelle. Les deux entrées disciplinaires travaillent le même texte et la même question, avec des outils différents. C’est ce que la note de service appelle le principe de coopération interdisciplinaire, et c’est ce que l’épreuve du baccalauréat vérifie.
Deuxième malentendu : HLP ne remplace pas la philosophie du tronc commun. Un élève qui suit la spécialité en terminale suit aussi le cours de philosophie obligatoire, avec son propre programme et sa propre épreuve terminale. Les deux enseignements sont distincts, comptent séparément, et ne portent pas sur les mêmes notions.
Troisième malentendu, celui qui coûte le plus cher au moment des résultats : HLP passe pour une spécialité « de culture générale » qu’on prendrait pour garder des portes ouvertes sans se surcharger. Le volume de rédaction dit l’inverse. Sur quatre heures d’épreuve, le candidat produit deux textes construits d’ampleur comparable, sans questionnaire à choix multiple, sans réponse courte, sans exercice à trous. Deux correcteurs différents les évaluent, chacun avec ses exigences disciplinaires.
Pour situer HLP par rapport aux onze autres enseignements, le tour d’horizon des spécialités du bac général et de la manière de les choisir donne les volumes, les formats d’épreuve et les couples les plus fréquents.
Horaires et place dans le cycle terminal
Le schéma est celui de toutes les spécialités de la voie générale. En fin de seconde, l’élève choisit trois spécialités qu’il suivra en première à raison de 4 heures chacune. En fin de première, il en abandonne une et conserve les deux autres en terminale, qui passent alors à 6 heures hebdomadaires.
HLP suit ce rythme : 4 heures en première, 6 heures en terminale. En terminale, le programme précise que ces six heures se répartissent en trois heures par semestre, et rappelle que la logique d’exigence disciplinaire et de préparation à l’enseignement supérieur suppose un approfondissement réel, pas un survol élargi.
La conséquence sur la note du baccalauréat découle du choix fait en fin de première. Une spécialité conservée en terminale donne lieu à une épreuve terminale au coefficient 16. Une spécialité abandonnée en fin de première ne donne pas lieu à une épreuve : elle compte au titre du contrôle continu, avec le coefficient 8, sur la base de la moyenne annuelle de première.
Autrement dit, choisir HLP en première sans la garder n’est pas un choix neutre. Les huit coefficients se jouent alors intégralement sur les moyennes de l’année, donc sur les devoirs rendus en classe et non sur une épreuve nationale.
Le programme : quatre semestres, douze entrées
Le programme de HLP est organisé en quatre semestres sur les deux années. Chaque semestre porte un intitulé général, se rattache à une période de référence dans l’histoire de la culture, et se décline en trois entrées. Le programme de première est fixé par l’arrêté du 17 janvier 2019, celui de terminale par l’arrêté du 19 juillet 2019.
En première : la parole, puis les représentations du monde
Le premier semestre porte sur les pouvoirs de la parole, le second sur les représentations du monde. La première année pose les outils : ce que fait la parole, ses fonctions et ses usages, puis les différentes manières de se représenter le monde et de comprendre les sociétés humaines.
En terminale : la recherche de soi, puis l’Humanité en question
Le premier semestre s’intitule « La recherche de soi », avec pour période de référence du romantisme au XXe siècle. Il se décline en trois entrées :
- Éducation, transmission, émancipation : les modèles d’éducation depuis les Lumières, l’idée d’instruction publique, les récits d’écoliers du XIXe siècle, la question de la justice scolaire.
- Les expressions de la sensibilité : la revendication des droits de la sensibilité, les romantismes européens, l’exploration de la conscience par la philosophie et la psychologie, l’émotion esthétique.
- Les métamorphoses du moi : ce que désigne le mot « moi », son unité et son identité, les figures de la subjectivité du long XIXe siècle, l’empreinte de la psychanalyse sur la culture du XXe.
Le second semestre s’intitule « L’Humanité en question », avec pour période de référence la période contemporaine, XXe et XXIe siècles. Trois entrées également :
- Création, continuités et ruptures : les avant-gardes, les ruptures artistiques et philosophiques du XXe siècle, l’idée de crise de la rationalité, la question de savoir s’il existe des ruptures radicales en art et en pensée.
- Histoire et violence : les grands conflits et traumatismes du XXe siècle, les formes de la violence et leur représentation en littérature, les questions de philosophie de l’histoire et de philosophie politique qui en découlent.
- L’humain et ses limites : l’extension des capacités humaines par la technique, la question écologique, les interventions sur l’humain lui-même, la finitude et sa définition.
Chaque entrée s’accompagne dans le texte officiel d’une bibliographie indicative, explicitement non prescriptive. Elle donne une idée de l’éventail : Rousseau, Condorcet, Nietzsche, Vallès et Arendt pour l’éducation ; Goethe, Baudelaire, Proust, Bergson et Wittgenstein pour la sensibilité ; Kant, Arendt, Levi, Perec et Semprun pour l’histoire et la violence ; Huxley, Orwell, Jonas et Simondon pour les limites de l’humain. Ces listes ne prédéterminent en rien les textes qui tomberont au baccalauréat, et le texte officiel le dit noir sur blanc.
Un point souvent ignoré des élèves de terminale, et qui figure pourtant dans la note de service : les notions rencontrées en première mais non approfondies en terminale doivent rester connues et mobilisables. Elles ne peuvent pas constituer le ressort essentiel d’un sujet, mais elles peuvent servir dans un développement.
L’épreuve écrite de 4 heures, dans le détail
La note de service du 11 septembre 2026, publiée au Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026, définit l’épreuve applicable à compter de la session 2027. Elle abroge et remplace la note de service du 11 février 2020.
Le format
Durée : 4 heures. L’épreuve porte sur le programme de terminale en vigueur. Le candidat reçoit un texte relatif à l’un des thèmes du programme, et deux questions portant sur ce texte.
Chacun des deux exercices relève tantôt d’une approche philosophique, tantôt d’une approche littéraire, et l’intitulé du sujet le dit explicitement. Le candidat n’a donc pas à deviner sous quel angle on l’attend : c’est écrit.
Les deux questions
La première question s’appelle « interprétation littéraire » ou « interprétation philosophique » selon le cas. Elle appelle un développement écrit qui expose la compréhension et l’analyse d’un enjeu majeur du texte.
La seconde s’appelle « essai littéraire » ou « essai philosophique ». Elle conduit le candidat à rédiger une réponse étayée à une question soulevée par le texte.
Les deux questions donnent lieu à des développements d’ampleur comparable. Il n’existe donc pas de question principale et de question secondaire : le temps se partage.
Deux copies, deux correcteurs
C’est la particularité de cette épreuve, et elle a des conséquences pratiques immédiates. Les deux développements sont présentés sur deux copies distinctes, avec les questions clairement identifiées. Ils font l’objet de corrections distinctes : l’une par un professeur de lettres, l’autre par un professeur de philosophie, selon l’orientation disciplinaire de chaque exercice.
Deux conséquences concrètes le jour de l’épreuve. D’abord, il faut penser à demander et à remplir deux copies séparées, et à identifier clairement à quelle question chacune répond. Ensuite, aucun correcteur ne voit les deux textes : un développement brillant sur l’un des exercices ne compensera rien auprès du correcteur de l’autre.
Le barème
Chaque question est notée sur 10. La somme des deux notes constitue la note globale unique de l’épreuve. Un exercice non traité vaut donc mécaniquement zéro sur dix, et plafonne la note de l’épreuve à 10 sur 20 avant même que l’autre exercice ne soit évalué.
Le texte précise aussi que l’ensemble des connaissances acquises est mobilisable à bon escient dans les deux parties. Une référence philosophique peut nourrir l’exercice littéraire, et réciproquement, à condition qu’elle serve le propos.

La maîtrise de la langue au bac 2027
C’est l’ajout le plus net de la note de service du 11 septembre 2026, et il concerne tous les examens, pas seulement HLP.
Le texte propre à HLP pose le principe : la clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, les qualités du fond et de la forme n’étant pas dissociables. Chaque correcteur évalue donc quatre choses en plus des connaissances :
- la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
- la correction, la précision et la richesse du vocabulaire ;
- la clarté de la langue et la lisibilité du propos ;
- l’aptitude à mettre en mots et à organiser sa réflexion.
Une échelle descriptive placée en annexe de la note précise la répartition des points selon le niveau de maîtrise. Et la phrase qui compte : une copie défaillante sur l’ensemble des aspects relatifs à la maîtrise de la langue ne peut pas avoir la moyenne.
Cette disposition s’inscrit dans un cadre plus large. Une note de service du même jour, consacrée aux exigences de maîtrise de la langue à tous les examens, fixe à compter de la session 2027 un minimum de deux points accordés à la maîtrise de la langue dans chacune des épreuves du diplôme national du brevet et du baccalauréat. Attention à la formulation, souvent déformée dans les résumés qui circulent : il s’agit de deux points dédiés à cette compétence, pas d’une pénalité automatique de deux points sur toute copie jugée mal rédigée. Le même texte précise qu’un poids supérieur est attribué à la langue dans les épreuves dont la dimension rédactionnelle est majeure, ce qui est évidemment le cas ici.
Le même texte prévoit enfin que la situation des candidats bénéficiant d’un aménagement ou d’adaptations en lien avec les normes orthographiques et syntaxiques est prise en compte dans l’évaluation.
L’oral de contrôle, au rattrapage
Un candidat entre 8 et 10 de moyenne se présente au second groupe d’épreuves et choisit deux disciplines. HLP peut en faire partie.
Le format : 20 minutes de préparation, puis 20 minutes d’épreuve. Le programme est le même que celui de l’épreuve écrite.
L’examinateur remet un sujet au candidat. Ce sujet relève soit d’une question de littérature, soit d’une question de philosophie, selon la discipline de l’examinateur présent. L’énoncé prend la forme d’une interrogation associée au thème de l’épreuve écrite.
Le candidat répond à la question pendant 10 minutes au maximum, en mobilisant librement les références, textes et œuvres qui lui paraissent pertinents. Le reste du temps est un entretien avec l’examinateur.
Une précision utile figure dans le texte : l’entretien ne peut pas exiger du candidat des connaissances qui n’étaient pas attendues à l’écrit. L’examinateur évalue la maîtrise des connaissances et la clarté de l’exposition, et l’évaluation est globale, sur toute l’échelle de 0 à 20.
Qui choisit HLP, et avec quelle autre spécialité
Les chiffres viennent de la note d’information n° 26.06 de la DEPP, publiée en février 2026 et portant sur les choix de la rentrée 2025.
9,4 % des élèves de terminale générale suivent HLP, ce qui en fait la septième spécialité la plus choisie, derrière les mathématiques (44,8 %), les SES (34,9 %), la physique-chimie (32,9 %), les SVT (24,7 %), HGGSP (23,9 %) et LLCER (17,1 %). La part est en recul : elle était de 10,0 % à la rentrée 2024.
Le chiffre le plus frappant concerne la répartition par sexe. 82,2 % des élèves de HLP en terminale sont des filles, contre 55,6 % de filles dans l’ensemble de la terminale générale. C’est la proportion la plus élevée de toutes les spécialités non artistiques, devant la littérature et les langues et cultures de l’Antiquité et LLCER (70,0 %). À l’autre bout du spectre, NSI et les sciences de l’ingénieur comptent respectivement 15,5 % et 14,2 % de filles. Ce déséquilibre est stable d’une année sur l’autre.
Sur les combinaisons, trois associations reviennent : HGGSP et HLP, HLP et LLCER, HLP et SES. Un détail parlant sur les profils : parmi les élèves qui suivent HGGSP et HLP, 23,8 % prennent en plus l’enseignement optionnel « droit et grands enjeux du monde contemporain », contre 7,8 % en moyenne en terminale générale. Parmi ceux qui suivent HLP et SES, la proportion est de 16,0 %. Les élèves qui associent HLP et LLCER, eux, ne prennent presque jamais d’option : 89,7 % n’en suivent aucune.
Faut-il choisir HLP ?
La question se pose deux fois, en fin de seconde puis en fin de première, et les critères ne sont pas les mêmes.
En fin de seconde, le point à vérifier n’est pas le goût pour la lecture en général, mais la tolérance à un certain type d’inconfort intellectuel. HLP travaille des questions qui n’ont pas de réponse unique, avec deux professeurs qui n’abordent pas le texte de la même manière. Un élève qui attend d’un cours qu’il délivre des réponses stables y sera mal à l’aise. Un élève qui aime la littérature mais redoute la rédaction longue trouvera l’année de première plus exigeante qu’il ne l’imagine.
Le préambule du programme donne une indication honnête sur le public visé : la formation est recommandée aux élèves qui s’orientent vers les lettres et les sciences humaines, mais elle est aussi présentée comme un apport pour des études en droit, en économie et gestion, en sciences politiques, en médecine et dans les professions de santé. Ce n’est pas une spécialité réservée aux futurs professeurs de français.
En fin de première, la décision de conserver ou non HLP gagne à être prise en regardant le format de l’épreuve plutôt que la note obtenue dans l’année. Deux textes rédigés en quatre heures, deux copies, deux correcteurs indépendants, un barème strictement paritaire entre les exercices : ce sont des contraintes d’épreuve, et elles se travaillent. Le meilleur test consiste à produire une épreuve complète en conditions réelles, chronométrée, et à comparer honnêtement les deux moitiés du travail. Beaucoup d’élèves découvrent à cette occasion qu’ils sont nettement plus solides sur l’un des deux exercices.
Sur l’orientation, HLP ouvre sur les licences de lettres, de philosophie, d’histoire, de droit, de sciences humaines et sociales, sur les classes préparatoires littéraires, les instituts d’études politiques, les écoles de journalisme et les formations en communication et en édition. Deux nuances honnêtes s’imposent. Aucune spécialité n’est juridiquement requise pour candidater à une formation sur Parcoursup, sauf mention explicite dans les attendus d’une formation donnée : la procédure Parcoursup raisonne en attendus, pas en prérequis automatiques. Et HLP seule construit rarement un dossier complet : c’est la combinaison qui porte le signal, avec HGGSP pour le droit et les sciences politiques, avec LLCER pour les études littéraires et les langues, avec les SES pour les formations en sciences sociales.
Questions fréquentes
HLP est l’abréviation de humanités, littérature et philosophie. C’est le nom d’un enseignement de spécialité de la voie générale du lycée, distinct du cours de philosophie du tronc commun de terminale, que les élèves continuent de suivre en parallèle.
Le coefficient est de 16 pour une spécialité conservée en terminale et évaluée par une épreuve terminale, comme pour les onze autres spécialités. Si HLP est abandonnée en fin de première, elle compte au titre du contrôle continu avec le coefficient 8, sur la base de la moyenne annuelle de première.
Quatre heures par semaine en première, six heures par semaine en terminale pour les élèves qui conservent la spécialité. En terminale, ces six heures se répartissent en trois heures par semestre. L’enseignement est assuré à parts égales par un professeur de lettres et un professeur de philosophie.
C’est une épreuve écrite de quatre heures. Le candidat reçoit un texte relatif à l’un des thèmes du programme de terminale et deux questions portant sur ce texte : une question d’interprétation et un essai. L’intitulé du sujet précise si chaque exercice relève d’une approche littéraire ou philosophique.
Parce que les deux développements sont corrigés séparément, l’un par un professeur de lettres, l’autre par un professeur de philosophie, selon l’orientation disciplinaire de chaque exercice. La note de service impose donc deux copies distinctes, avec les questions clairement identifiées sur chacune.
Chaque question est notée sur dix, et la somme des deux notes constitue la note globale unique de l’épreuve. Un exercice non traité vaut zéro sur dix et plafonne donc la note de l’épreuve à dix sur vingt, quelle que soit la qualité de l’autre développement.
Oui, et le texte en vigueur pour la session 2027 le dit explicitement. La clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, selon quatre dimensions : orthographe et syntaxe, richesse du vocabulaire, clarté du propos, organisation de la réflexion. Une échelle descriptive figure en annexe de la note de service, et une copie défaillante sur l’ensemble de ces aspects ne peut pas avoir la moyenne.
Vingt minutes de préparation, puis vingt minutes d’épreuve. L’examinateur remet un sujet qui relève soit de la littérature soit de la philosophie, selon sa propre discipline, sous la forme d’une interrogation associée au thème de l’écrit. Le candidat répond pendant dix minutes au maximum, puis s’entretient avec l’examinateur pour le temps restant.
Deux semestres. Le premier, « La recherche de soi », couvre la période du romantisme au XXe siècle et se décline en trois entrées : éducation, transmission, émancipation ; les expressions de la sensibilité ; les métamorphoses du moi. Le second, « L’Humanité en question », porte sur la période contemporaine et comprend création, continuités et ruptures ; histoire et violence ; l’humain et ses limites.
Les notions rencontrées en première mais non approfondies en terminale doivent être connues et mobilisables. Elles ne peuvent cependant pas constituer le ressort essentiel d’un sujet, qui porte sur le programme de terminale en vigueur.
9,4 % des élèves de terminale générale à la rentrée 2025, selon la DEPP, ce qui en fait la septième spécialité la plus choisie. La part était de 10,0 % un an plus tôt. Les filles représentent 82,2 % des effectifs de la spécialité en terminale.
Aucune spécialité n’est juridiquement obligatoire pour candidater à une formation, sauf mention explicite dans les attendus de cette formation. HLP est cohérente avec les licences de lettres, de philosophie, de droit, d’histoire et de sciences humaines, les classes préparatoires littéraires et les instituts d’études politiques. C’est la combinaison de spécialités, et non HLP seule, qui donne sa lisibilité au dossier.
Ce qu’il faut retenir
HLP est une spécialité d’écriture, pas de culture générale flottante. Toute la note de l’épreuve terminale passe par deux textes construits produits en quatre heures, sur un même support, sous deux angles disciplinaires annoncés dans l’intitulé du sujet. La règle des deux copies corrigées séparément est la plus structurante de toutes : elle interdit toute compensation entre les exercices, et elle impose de partager le temps à peu près également.
Le texte publié le 17 septembre 2026 ne bouleverse pas le format, mais il durcit un point que beaucoup d’élèves sous-estiment. La qualité de la langue devient un critère explicite, détaillé en quatre dimensions et assorti d’une échelle descriptive officielle. Dans une épreuve entièrement rédigée, corrigée par un professeur de lettres et un professeur de philosophie, cela se traduit très directement sur la note.
Reste le travail qui ne se décrète pas : produire des épreuves entières, chronométrées, sur les thèmes du programme de terminale, et les relire avec les quatre critères de langue sous les yeux. C’est la seule manière de découvrir avant juin qu’on écrit bien l’un des deux exercices et mal l’autre.
Sources
- Note de service du 11 septembre 2026 (NOR MENE2622659N), Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026 : définition de l’épreuve terminale de l’enseignement de spécialité humanités, littérature et philosophie à compter de la session 2027, durée de 4 heures, structure en deux questions sur un texte, deux copies distinctes et corrections distinctes par un professeur de lettres et un professeur de philosophie, barème de dix points par question, section sur la maîtrise de la langue, oral de contrôle du second groupe, abrogation de la note de service du 11 février 2020
- Note de service du 11 septembre 2026 (NOR MENE2623195N), Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026 : exigences en matière de maîtrise de la langue à tous les examens à compter de la session 2027, minimum de deux points accordés par épreuve, quatre dimensions évaluées, paliers descriptifs d’appréciation, poids supérieur pour les épreuves à dimension rédactionnelle majeure, prise en compte des aménagements
- Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026 : ensemble des notes de service redéfinissant les épreuves du baccalauréat général et technologique à compter de la session 2027
- Arrêté du 19 juillet 2019 (NOR MENE1921255A), Bulletin officiel spécial n° 8 du 25 juillet 2019 : programme de l’enseignement de spécialité d’humanités, littérature et philosophie de la classe terminale de la voie générale, entré en vigueur à la rentrée 2020
- Annexe de l’arrêté du 19 juillet 2019, programme d’humanités, littérature et philosophie de terminale générale : préambule, deux semestres et leurs périodes de référence, six entrées détaillées, bibliographie indicative non prescriptive, répartition à parts égales entre les deux disciplines
- Éduscol, « Programmes et ressources en humanités, littérature et philosophie, voie générale » : arrêtés en vigueur pour la première et la terminale, volumes horaires de 4 heures en première et 6 heures en terminale, sujets zéro commentés et ressources d’accompagnement
- DEPP, note d’information n° 26.06 de février 2026, « Les choix d’enseignements de spécialité et d’enseignements optionnels à la rentrée 2025 » : part des élèves de terminale par spécialité, proportion de filles, combinaisons de spécialités et enseignements optionnels associés
- Ministère de l’Éducation nationale, « Comment calculer votre note au baccalauréat » : répartition entre contrôle continu et épreuves terminales, coefficient 16 par spécialité conservée en terminale et coefficient 8 pour une spécialité suivie uniquement en première