Gendarme adjoint volontaire : conditions, tests et recrutement toute l’année
Le gendarme adjoint volontaire se recrute toute l’année, de 17 à 26 ans, sans diplôme pour le poste sur le terrain. Tests sur ordinateur, entretien, visite médicale, formation de 13 semaines, salaire, contrat de six ans et passerelle vers sous-officier : le parcours officiel détaillé.

Entrer dans la gendarmerie sans diplôme, avec une formation rémunérée de 13 semaines et un logement inclus : c’est la promesse du gendarme adjoint volontaire. Le site officiel de recrutement l’appelle « gendarme adjoint sur le terrain (GAV APJA) ». Ici, pas de concours à date fixe, car la candidature se dépose toute l’année, de 17 à 26 ans. Elle passe ensuite par des tests sur ordinateur, un entretien et une visite médicale. Conditions, déroulé, salaire et suite de carrière : voici ce que publie la Gendarmerie nationale. Pour t’y préparer, je prépare le concours de gendarme adjoint volontaire avec digiSchool.
SOMMAIRE
- Gendarme adjoint volontaire : deux recrutements à ne pas confondre
- Conditions pour devenir gendarme adjoint volontaire
- Le parcours de recrutement, étape par étape
- Formation et salaire
- Après la formation : contrat de six ans et passerelles
- FAQ
Gendarme adjoint volontaire : deux recrutements à ne pas confondre
La Gendarmerie recrute des gendarmes adjoints par deux voies, car l’appellation « volontaire » (GAV) couvre deux postes. Les missions, les diplômes demandés et le déroulé diffèrent toutefois d’un poste à l’autre.
| GAV sur le terrain (APJA) | GAV de soutien (EP) | |
|---|---|---|
| Missions | Équipier opérationnel : brigade, peloton motorisé, maître de chien, garde républicaine, gendarmerie maritime… | Soutien aux unités : mécanique, secrétariat, comptabilité, cuisine, informatique, transport… |
| Diplôme | Aucun | CAP, BEP ou expérience dans le domaine ; bac pour bureau et informatique |
| Âge | 17 à 26 ans | 17 à 26 ans |
| Recrutement | Toute l’année | Toute l’année |
| Formation en école | 13 semaines | 3 semaines, en école ou en région |
APJA désigne les agents de police judiciaire adjoints, alors qu’EP signifie « emploi particulier ». Un candidat intéressé par les deux postes peut faire une double candidature. Il pose ensuite la question lors de l’entretien, indique la Gendarmerie. La suite de l’article suit le poste sur le terrain, car c’est le plus recherché. Les différences pour le poste de soutien sont signalées au fil du texte.
Conditions pour devenir gendarme adjoint volontaire
Aucun diplôme n’est exigé pour le poste sur le terrain, car la gendarmerie forme elle-même ses recrues après les examens d’entrée. Les conditions publiées sont les suivantes :
- être de nationalité française ;
- avoir entre 17 et 26 ans à la date de dépôt de la candidature ;
- avoir accompli la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) ;
- jouir de ses droits civiques et présenter un comportement compatible avec les missions des militaires de la gendarmerie ;
- être apte physiquement, comme le vérifie une visite médicale après la sélection ;
- pour les anciens militaires, ne pas avoir été radié ou rayé à l’issue d’un congé de reconversion.
Un candidat mineur doit aussi fournir l’autorisation de son représentant légal, reçue par courriel après le dépôt du dossier. Pour le poste de soutien, la barre diffère : il faut un CAP, un BEP ou une expérience professionnelle en rapport direct avec l’emploi. Seuls les domaines employé de bureau et télécommunications-informatique exigent également le baccalauréat ou un diplôme de niveau 4 dans la spécialité. Les autres conditions générales (nationalité, JDC, aptitude, 17 à 26 ans) restent toutefois identiques.
Le parcours de recrutement, étape par étape
La candidature se dépose en ligne sur le site de recrutement. Il faut d’abord y joindre une pièce d’identité en cours de validité (carte nationale d’identité ou passeport). Les militaires en activité ou anciens militaires ajoutent également un état signalétique et des services (ESS). Il n’y a pas de date limite, car le recrutement est ouvert toute l’année. Le processus prend ensuite environ quatre mois jusqu’à la convocation en école.

Les tests sur ordinateur
Après l’inscription, le candidat est convoqué dans le centre de recrutement ou de sélection le plus proche de son domicile. Il se présente avec une pièce d’identité valide et passe une session de tests sur ordinateur d’environ 2 heures. Les résultats arrivent ensuite rapidement par courriel. Ces épreuves servent à mieux connaître le candidat, ses motivations et sa personnalité, précise la Gendarmerie. Elle ne publie toutefois pas le détail du contenu des tests sur les pages consultées.
L’entretien de recrutement
En cas de réussite, le candidat est convoqué pour un entretien avec un référent-recrutement. Il doit d’abord regarder, quarante-huit heures avant, une vidéo d’information sur le parcours, la formation en école et la vie de gendarme adjoint. Le rendez-vous dure ensuite une demi-journée. Un échange en groupe permet de poser ses questions, puis un entretien individuel porte sur le parcours et les motivations. Le candidat répond aussi à un questionnaire (bilan d’entretien de candidature) et apporte plusieurs documents :
- une pièce d’identité en cours de validité et l’attestation de JDC ;
- les originaux de ses diplômes scolaires, universitaires ou professionnels ;
- son permis de conduire, s’il l’a ;
- la fiche de renseignements administratifs reçue par courriel ;
- la copie intégrale de son acte de naissance de moins de 3 mois.
La visite médicale
Les candidats retenus passent une visite auprès d’un médecin militaire, seul habilité à la faire, car le métier est physiquement exigeant et l’entraînement en école intense. Trois issues sont possibles. Le candidat apte sans restriction est convoqué en école. Quand il est inapte temporaire, il est de nouveau reçu avant la fin de la période d’inaptitude. Inapte définitif, il reçoit un courrier officiel, puis dispose de 2 mois pour un recours administratif ou une sur-expertise médicale auprès du centre médical des armées.
Pour le poste de soutien, le déroulé est plus court. Il comprend un test de personnalité, un entretien avec un recruteur et, éventuellement, un entretien complémentaire avec un officier conseil, puis la visite médicale. La Gendarmerie prévient cependant que ce processus peut durer plusieurs mois, selon le nombre de candidatures et de places.
Formation et salaire d’un gendarme adjoint volontaire
Une fois admis, le candidat devient élève gendarme adjoint et suit 13 semaines de formation en école de gendarmerie. Au programme figurent notamment l’entraînement physique militaire, les exercices pratiques, les connaissances judiciaires, la sécurité et le maniement des armes. Après la formation, il peut demander le diplôme d’adjoint de sécurité intérieure, homologué au niveau 3 (équivalent CAP-BEP), selon la Gendarmerie. Les équivalences de diplôme sont d’ailleurs consultables sur service-public.fr.
La formation est rémunérée 970 € nets par mois, hébergement compris. Ensuite, en sortie d’école, le salaire atteint 1 205 € nets par mois, avec hébergement de fonction et prime d’alimentation inclus. Le statut militaire ouvre aussi droit à une réduction de 75 % sur le tarif SNCF. Le poste de soutien suit, lui, un cursus plus court, car la formation dure trois semaines, en école ou en région.
Après la formation : contrat de six ans et passerelles
À la sortie de l’école, le gendarme adjoint est affecté selon ses résultats et les postes proposés. Les affectations possibles sont notamment : brigade, peloton motorisé (PMO), maître de chien, gendarmerie maritime, garde républicaine, peloton de montagne ou pôle judiciaire. Il travaille d’abord sous la responsabilité d’un tuteur pendant les 12 premières semaines (6 pour le poste de soutien), puis sous un contrat renouvelable jusqu’à une durée de six ans maximum.

Le contrat de gendarme adjoint est conçu comme un tremplin. Les gendarmes adjoints peuvent ainsi présenter le concours interne de sous-officier sur le terrain (SOG), avec ou sans diplôme. Ils profitent également de formations et d’entraînements sportifs pour le préparer. Le détail des épreuves figure dans le guide du concours de sous-officier de gendarmerie. Un candidat qui hésite, ou qui attend l’issue de sa candidature, peut aussi déposer d’autres dossiers, notamment le poste de soutien, la sélection du corps de soutien technique et administratif (CSTAGN) ou la réserve opérationnelle.
FAQ
Il faut avoir entre 17 et 26 ans à la date du dépôt de la candidature. Un mineur doit aussi fournir l’autorisation de son représentant légal.
Non pour le poste sur le terrain (GAV APJA). Le poste de soutien (GAV EP) demande en revanche un CAP, un BEP ou une expérience en rapport avec l’emploi, et le baccalauréat ou un diplôme de niveau 4 dans la spécialité pour les domaines employé de bureau et télécommunications-informatique.
À tout moment, car le recrutement a lieu toute l’année, sans date limite. Il faut ensuite compter environ 4 mois entre le dépôt du dossier et la convocation en école pour le poste sur le terrain.
Selon la gendarmerie, 970 € nets par mois pendant la formation, puis 1 205 € nets par mois en sortie d’école, avec hébergement de fonction et prime d’alimentation inclus.
Quand le candidat est apte, il est convoqué en école. Inapte temporaire, il est de nouveau reçu avant la fin de la période d’inaptitude. Inapte définitif, il dispose de 2 mois pour un recours administratif ou une sur-expertise médicale.
Oui. Les gendarmes adjoints peuvent présenter le concours interne de sous-officier sur le terrain (SOG), avec ou sans diplôme, et se préparer grâce à des formations et à des entraînements sportifs.
Sources officielles consultées (27 octobre 2026)
- Gendarme adjoint sur le terrain (GAV APJA) (La Gendarmerie recrute, ministère de l’Intérieur)
- Parcours de candidature : gendarme adjoint sur le terrain (GAV APJA) (La Gendarmerie recrute)
- Gendarme adjoint de soutien (GAV EP) (La Gendarmerie recrute)
- Parcours de candidature (vue d’ensemble des recrutements, La Gendarmerie recrute)