Alcool au volant : les seuils, les sanctions, et le chiffre que presque tout le monde cite encore à tort

La plupart des gens décrochent leur code en 2 mois. Toi, t'es capable de faire mieux ?
Cherchez « alcool au volant » et vous tomberez, sur la plupart des pages, sur la même phrase : au-delà de 0,8 g par litre de sang, vous risquez deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Ce chiffre est faux depuis le 11 juillet 2025. Le délit est puni de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros, et les peines complémentaires ont suivi. Une seconde loi, entrée en vigueur le 20 août 2026, a déplacé l’ivresse manifeste dans un article entièrement neuf. L’alcool reste l’un des thèmes les plus lourds de l’épreuve théorique, et les questions portent sur des seuils précis : tester gratuitement le code de la route est un moyen simple de vérifier que vous avez les bons chiffres en tête, et pas ceux d’avant 2025.

Ce qu’il faut retenir
- Le seuil général est de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Il est atteint, et donc l’infraction constituée, dès que la mesure est égale à ce chiffre.
- Le seuil de 0,2 g par litre ne vise pas que les jeunes conducteurs : il s’applique aussi à l’apprentissage, aux conducteurs de transport en commun et à ceux qui doivent rouler avec un éthylotest antidémarrage.
- La contravention entraîne 135 euros et six points. Six points, c’est déjà le retrait maximal : autant que le délit.
- À partir de 0,8 g par litre, c’est un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros depuis le 11 juillet 2025.
- L’ivresse manifeste a changé d’article le 20 août 2026 et relève désormais de l’article L237-1 du code de la route.
- L’accompagnateur d’un élève conducteur est soumis aux mêmes règles, même s’il ne tient pas le volant.
Les deux seuils, et à qui s’applique vraiment le 0,2 g par litre
Le code de la route ne fixe pas un taux mais deux, et il les exprime dans deux unités différentes selon la méthode de mesure. Le sang se mesure en grammes par litre, après prise de sang. L’air expiré se mesure en milligrammes par litre, avec un éthylomètre. Le rapport entre les deux est de un à deux : 0,5 g par litre de sang correspond à 0,25 mg par litre d’air expiré, et 0,2 g correspond à 0,10 mg.
Le seuil général s’applique à tous les conducteurs qui ne relèvent d’aucune catégorie particulière. Le seuil abaissé, lui, est défini au 1° du I de l’article R234-1, et c’est là que la lecture rapide fait perdre des points à l’examen. Le texte vise quatre publics :
- le conducteur titulaire d’un permis soumis au délai probatoire de l’article L223-1 ;
- le conducteur en situation d’apprentissage au sens de l’article R211-3, ce qui couvre la conduite accompagnée et la conduite supervisée ;
- le conducteur d’un véhicule de transport en commun, quel que soit son ancienneté de permis ;
- le conducteur dont le droit de conduire est limité aux seuls véhicules équipés d’un éthylotest antidémarrage homologué.
Conséquence peu citée : un conducteur de quarante-cinq ans qui a repassé son permis après une annulation est en période probatoire. Il est donc à 0,2 g par litre, exactement comme un lycéen qui vient d’obtenir son titre. L’expression « taux du jeune conducteur », que l’on lit partout, décrit mal la règle. Le critère n’est pas l’âge, c’est le statut du permis. Notre article sur le permis probatoire détaille les trois durées possibles de ce délai.
Combien de verres, et pourquoi la question est mal posée
C’est la question la plus tapée du sujet, et c’est aussi celle à laquelle aucun texte ne répond. Le code fixe une concentration dans l’organisme, pas un nombre de consommations. La Sécurité routière donne néanmoins un ordre de grandeur utile : un verre standard, servi dans les doses normalisées des débits de boissons, fait monter l’alcoolémie de 0,20 à 0,25 g par litre en moyenne. Pour une personne mince, le même verre peut représenter 0,30 g.
Lisez la conséquence pour un permis probatoire : le seuil est à 0,2 g, et un seul verre suffit statistiquement à l’atteindre. Le discours répandu selon lequel « un verre reste autorisé » n’a jamais été vrai pour cette catégorie de conducteurs, et il est déjà limite pour les autres.
Trois autres données de la Sécurité routière méritent d’être retenues telles quelles, parce qu’elles tombent régulièrement sous forme de questions pièges :
- le taux maximal est atteint un quart d’heure après absorption à jeun, une heure après absorption au cours d’un repas ;
- l’alcoolémie baisse ensuite de 0,10 à 0,15 g par litre et par heure, et ce rythme ne s’accélère pas ;
- aucun remède, café salé, cuillerée d’huile ou autre, n’élimine l’alcool plus vite.
Le dernier point mérite un calcul rapide. Une soirée terminée à 0,9 g par litre redescend sous 0,5 g au bout de deux heures et demie à quatre heures, et sous 0,2 g au bout de quatre heures et demie à sept heures. Un conducteur qui reprend la route au petit matin peut donc être encore en infraction, et c’est un scénario de contrôle fréquent.
Entre le seuil et 0,8 g par litre : une contravention à six points
Tant que la concentration reste inférieure à 0,8 g par litre de sang, ou 0,40 mg par litre d’air expiré, l’infraction est une contravention de quatrième classe. Elle est constituée même en l’absence de tout signe d’ivresse : l’article R234-1 le précise dès sa première phrase. Le comportement du conducteur n’entre pas en ligne de compte, seule la mesure compte.
| Élément | Régime applicable |
|---|---|
| Amende forfaitaire | 135 euros, montant pouvant aller jusqu’à 750 euros devant le tribunal |
| Points retirés | 6 points, de plein droit |
| Suspension du permis | 3 ans au plus, pouvant être limitée à la conduite hors activité professionnelle |
| Obligation d’EAD | Interdiction, pendant 3 ans au plus, de conduire un véhicule non équipé d’un éthylotest antidémarrage |
| Immobilisation | Possible, et mise en fourrière sur autorisation du préfet ou du procureur |
Le chiffre à retenir est celui des points. Six points, c’est le plafond de retrait prévu par le barème du permis : la contravention d’alcoolémie coûte donc exactement autant que le délit. Pour un permis probatoire qui démarre avec un capital de six points, le solde tombe à zéro et le titre est invalidé. C’est l’un des rares cas où une simple contravention met fin au droit de conduire en une seule fois. Notre article sur la récupération de points explique les délais applicables ensuite.
Notez aussi la peine complémentaire d’éthylotest antidémarrage. Elle existe dès la contravention, et pas seulement après un délit : beaucoup de contenus la réservent aux récidivistes, ce que le texte ne dit pas.
À partir de 0,8 g par litre : le délit, et le barème périmé qui circule encore
À partir de 0,80 g par litre de sang, ou 0,40 mg par litre d’air expiré, on change de nature d’infraction. Ce n’est plus une contravention, c’est un délit jugé par le tribunal correctionnel, inscrit au casier judiciaire.
Voici le point sur lequel beaucoup de pages en ligne restent en retard. Jusqu’au 10 juillet 2025, le délit était puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende, un barème fixé par une loi de 2003 et resté inchangé vingt-deux ans. L’article 8 de la loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025 l’a relevé. Depuis le 11 juillet 2025, le texte dit trois ans et 9 000 euros.
| Peine | Avant le 11 juillet 2025 | Depuis le 11 juillet 2025 |
|---|---|---|
| Emprisonnement | 2 ans | 3 ans |
| Amende | 4 500 euros | 9 000 euros |
| Suspension du permis | 3 ans au plus | 5 ans au plus |
| Annulation avec interdiction de repasser | 3 ans au plus | 5 ans au plus |
Les autres peines complémentaires de l’article L234-2 sont inchangées dans leur principe : travail d’intérêt général, jours-amende, interdiction de conduire certains véhicules y compris ceux qui ne demandent pas de permis, stage de sensibilisation aux frais du condamné, interdiction de conduire sans éthylotest antidémarrage pendant cinq ans au plus, confiscation du véhicule si le condamné en est propriétaire. Une précision compte : la suspension prononcée pour ce délit ne peut jamais être aménagée pour l’activité professionnelle, ni assortie du sursis, même partiellement.
Le retrait de points, lui, reste de six. L’article L234-1 l’exprime autrement que l’article réglementaire, en parlant de « la moitié du nombre maximal de points », ce qui revient au même sur un permis à douze points.
Ivresse manifeste : ce que la loi du 18 août 2026 a déplacé
Jusqu’au 19 août 2026, l’article L234-1 comportait un paragraphe II d’une ligne : conduire en état d’ivresse manifeste était puni des mêmes peines que le délit d’alcoolémie. L’intérêt du texte était de permettre la poursuite sans mesure chiffrée, sur le seul constat de l’état du conducteur.
Ce paragraphe a été abrogé. La loi n° 2026-798 du 18 août 2026, dite loi RIPOST, a créé un chapitre VII dans le livre II du code de la route, intitulé « Conduite malgré l’usage ou la consommation manifeste de substances entraînant une altération de la vigilance ». L’ivresse manifeste y figure au 1° du I de l’article L237-1, aux côtés de l’usage manifeste de stupéfiants et de l’usage détourné de substances psychoactives, le protoxyde d’azote au premier chef.
Les peines de base sont les mêmes que pour le délit d’alcoolémie : trois ans d’emprisonnement, 9 000 euros d’amende, six points. Le texte ajoute une circonstance nouvelle : lorsque l’infraction relève à la fois de l’ivresse manifeste et de l’usage manifeste de stupéfiants ou de substances psychoactives, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, et la confiscation du véhicule devient obligatoire, la juridiction ne pouvant l’écarter que par une décision spécialement motivée.
Cette réécriture explique un détail qui pourrait dérouter : les textes officiels parlent désormais du délit d’alcoolémie au singulier, là où ils évoquaient auparavant « les délits » de l’article L234-1. Il n’y en a plus qu’un. La loi RIPOST a modifié d’autres pans du régime du permis, que nous avons détaillés dans notre article sur la loi RIPOST et le permis de conduire ; le présent article traite des seuils et des peines d’alcoolémie, qui obéissent à leurs propres textes.
Refuser le dépistage coûte plus cher qu’un taux élevé
Le refus de se soumettre aux vérifications est un délit distinct, prévu à l’article L234-8. Ce texte a été relevé par l’article 7 de la loi RIPOST, et depuis le 20 août 2026 il punit le refus de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros d’amende, contre deux ans et 4 500 euros auparavant. Le délit d’alcoolémie et le refus de dépistage sont donc alignés sur le même barème, mais ils y sont arrivés par deux lois distinctes et à quatorze mois d’écart. Six points sont retirés, et la liste des peines complémentaires est plus longue que celle qui suit une contravention d’alcoolémie : annulation du permis pendant trois ans au plus, interdiction de conduire certains véhicules pendant cinq ans, confiscation, stage de sensibilisation, obligation d’éthylotest antidémarrage pendant cinq ans.
Le calcul est vite fait. Un conducteur contrôlé à 0,6 g par litre qui accepte le test écope de 135 euros et de six points. Le même conducteur qui refuse le test s’expose à un délit correctionnel. Refuser n’a aucun intérêt juridique, et l’examen le teste sous forme d’affirmation à trancher.
Comment se déroule un contrôle, du dépistage à la vérification
Deux étapes distinctes, souvent confondues. Le dépistage se fait avec un éthylotest, fourni par les forces de l’ordre. Il ne donne aucune valeur chiffrée opposable : un résultat positif permet seulement de présumer un état alcoolique. La vérification suit, à l’éthylomètre ou par prise de sang, et c’est elle qui établit la preuve. Le conducteur ne choisit pas la méthode : l’article L234-4 réserve les analyses médicales et la prise de sang aux cas où l’éthylomètre ne peut pas être utilisé, et l’article R234-4 encadre le déroulé de la mesure par appareil homologué.
Le code distingue trois régimes de contrôle :
- Obligatoire : accident ayant occasionné un dommage corporel, infraction punie de la peine complémentaire de suspension du permis, état d’ivresse, refus du dépistage, impossibilité médicale de souffler.
- Facultatif : accident n’ayant causé que des dégâts matériels, infraction non punie de la peine complémentaire de suspension.
- Préventif : contrôle aléatoire au bord de la route, sans aucune infraction ni accident préalable. L’article L234-9 l’autorise expressément.
Deux droits valent la peine d’être connus. Après la mesure, l’agent doit notifier immédiatement le résultat et informer la personne qu’elle peut demander un second contrôle. Ce second contrôle est de droit s’il est demandé : l’article L234-5 et le 2° de l’article R234-4 le disent tous les deux. Et lorsque le dépistage laisse présumer 0,8 g par litre ou plus, le permis est retenu sur-le-champ à titre conservatoire au titre du régime de rétention de l’article L224-1, avant même tout jugement, avec immobilisation possible du véhicule. Notre article sur les démarches après une suspension de permis décrit la suite de la procédure.
L’accompagnateur en conduite accompagnée est concerné, même sans conduire
C’est la disposition la plus systématiquement oubliée du chapitre. Le V de l’article R234-1 et le V de l’article L234-1 posent la même règle : les dispositions de ces articles sont applicables à l’accompagnateur d’un élève conducteur. L’article L237-1 reprend la formule pour l’ivresse manifeste.
Autrement dit, l’adulte assis à la place du passager avant pendant une session de conduite accompagnée peut être dépisté, verbalisé et perdre six points, alors qu’il n’a pas touché le volant. Les articles L234-3 et L234-9 le disent aussi côté procédure, en visant systématiquement « le conducteur ou l’accompagnateur de l’élève conducteur ». Le seuil qui lui est opposable est le sien : 0,5 g par litre s’il a un permis définitif, 0,2 g s’il est lui-même en période probatoire.
Pour l’élève, le seuil est de 0,2 g dans tous les cas, puisque l’apprentissage figure explicitement au 1° du I de l’article R234-1. Notre article sur la conduite accompagnée dès 15 ans détaille le reste du cadre applicable au duo.
Récidive, éthylotest antidémarrage et annulation de plein droit
La récidive au sens de l’article 132-10 du code pénal change la nature de la réponse. L’article L234-13 prévoit que toute condamnation en récidive pour un délit d’alcoolémie ou pour un refus de vérification entraîne de plein droit l’annulation du permis. Le juge ne décide pas, il constate.
S’y ajoutent deux mesures de l’article L234-12 : la confiscation du véhicule devient obligatoire, la juridiction ne pouvant l’écarter que par décision spécialement motivée, et l’immobilisation peut être prononcée pour un an au plus.
L’annulation s’accompagne d’une obligation d’éthylotest antidémarrage pendant trois ans au plus, qui court à compter de l’obtention du nouveau permis. Une nuance du texte mérite d’être relevée : cette obligation ne s’applique pas si le nouveau permis est obtenu plus de trois ans après l’annulation. À l’issue de la période d’interdiction, un contrôle médical d’aptitude à la conduite est imposé.
Enfin, conduire un véhicule équipé d’un tel dispositif sans l’utiliser, ou après l’avoir fait souffler par un tiers, est sanctionné : contravention de quatrième classe dans le cas général de l’article R234-6, contravention de cinquième classe avec six points et suspension non aménageable lorsque l’obligation résulte d’une condamnation, selon l’article R234-5.
Ce qui tombe à l’examen du code, et comment le retenir
L’alcool fait partie des thèmes obligatoires de l’épreuve théorique générale, et les questions y sont rarement ouvertes : elles portent sur des valeurs, des unités et des qualifications juridiques. Quatre confusions produisent la majorité des erreurs.
- Grammes et milligrammes. 0,5 g par litre de sang et 0,25 mg par litre d’air expiré désignent le même état. Une question qui associe 0,5 à l’air expiré est fausse.
- Égal ou supérieur. Les textes écrivent « égale ou supérieure ». Un taux mesuré à 0,50 g pile est déjà une infraction, ce que beaucoup de candidats lisent comme un seuil à dépasser.
- Contravention et délit. En dessous de 0,8 g, contravention. À partir de 0,8 g, délit. Le refus de dépistage est un délit quel que soit le taux.
- Points. Six dans tous les cas, contravention comprise. C’est le retrait le plus élevé du barème, au même niveau que la conduite après usage de stupéfiants.
Un dernier réflexe, moins juridique mais tout aussi payant : l’alcool et la fatigue se cumulent, et les mises en situation de l’épreuve les associent volontiers dans une même séquence de conduite de nuit. Nos conseils pour lutter contre la fatigue au volant couvrent ce volet. Et pour situer l’alcool dans l’ensemble du barème, notre récapitulatif des infractions au code de la route donne les montants et les retraits de points infraction par infraction.
Questions fréquentes
Le taux maximal est de 0,5 gramme par litre de sang, soit 0,25 milligramme par litre d’air expiré. Il est abaissé à 0,2 gramme par litre de sang, soit 0,10 milligramme par litre d’air expiré, pour les titulaires d’un permis probatoire, les conducteurs en apprentissage, les conducteurs de véhicules de transport en commun et ceux dont le droit de conduire est limité aux véhicules équipés d’un éthylotest antidémarrage. L’infraction est constituée dès que le taux est égal au seuil.
Six points, dans tous les cas. Le retrait est de plein droit, aussi bien pour la contravention en dessous de 0,8 gramme par litre que pour le délit à partir de 0,8 gramme par litre. Six points étant le retrait maximal prévu par le barème, un permis probatoire doté de six points est invalidé dès la première infraction.
C’est un délit, puni de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros d’amende depuis le 11 juillet 2025. Auparavant, la peine était de deux ans et 4 500 euros. Le juge peut y ajouter une suspension ou une annulation du permis de cinq ans au plus, un travail d’intérêt général, un stage de sensibilisation aux frais du condamné, une obligation d’éthylotest antidémarrage et la confiscation du véhicule.
Aucun texte ne raisonne en nombre de verres. La Sécurité routière indique qu’un verre standard fait monter l’alcoolémie de 0,20 à 0,25 gramme par litre en moyenne, et jusqu’à 0,30 gramme pour une personne mince. Deux verres suffisent, dans le haut de cette fourchette, à atteindre le seuil général, et un seul verre suffit à dépasser le seuil de 0,2 gramme applicable aux permis probatoires.
Oui. Le V de l’article R234-1 et le V de l’article L234-1 du code de la route rendent ces dispositions applicables à l’accompagnateur d’un élève conducteur. Il peut être soumis au dépistage, verbalisé et perdre six points alors qu’il ne conduit pas. Le seuil qui lui est opposable est celui de son propre statut de permis.
Le refus de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie est un délit prévu à l’article L234-8 du code de la route, puni, depuis le 20 août 2026 et l’article 7 de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026, de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros d’amende. Six points sont retirés. Le conducteur encourt en outre l’annulation du permis pendant trois ans au plus, l’interdiction de conduire certains véhicules pendant cinq ans et la confiscation du véhicule.
L’alcoolémie baisse en moyenne de 0,10 à 0,15 gramme par litre et par heure selon la Sécurité routière. Une soirée terminée à 0,9 gramme par litre repasse sous le seuil général de 0,5 gramme au bout de deux heures et demie à quatre heures environ, et sous 0,2 gramme au bout de quatre heures et demie à sept heures. Aucun procédé n’accélère cette élimination.
Sources
- Code de la route, chapitre IV réglementaire « Conduite sous l’influence de l’alcool », articles R234-1 à R234-7, Légifrance. Article R234-1 en vigueur depuis le 24 août 2019 (décret n° 2019-871 du 21 août 2019) : seuils de 0,20 et 0,50 g par litre, retrait de six points, peines complémentaires, application à l’accompagnateur. Articles R234-4 à R234-6 pour les modalités de vérification et le régime de l’éthylotest antidémarrage. Consulté le 22 septembre 2026.
- Code de la route, chapitre 4 législatif « Conduite sous l’influence de l’alcool », articles L234-1 à L234-18, Légifrance. Article L234-1 modifié par la loi n° 2026-798 du 18 août 2026, art. 30, en vigueur depuis le 20 août 2026 ; version antérieure modifiée par la loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025, art. 8, en vigueur du 11 juillet 2025 au 20 août 2026 ; version du 13 juin 2003 au 11 juillet 2025 pour le barème de deux ans et 4 500 euros. Articles L234-2, L234-3, L234-8, L234-9, L234-12, L234-13 et L234-16 lus dans leur version en vigueur au 22 septembre 2026. Consulté le 22 septembre 2026.
- Loi n° 2026-798 du 18 août 2026 visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, Journal officiel, Légifrance. Article 30, III : abrogation du II de l’article L234-1, création du chapitre VII du titre III du livre II et des articles L237-1 à L237-4. Consulté le 22 septembre 2026.
- Règlementation de l’alcool au volant, Sécurité routière. Équivalences sang et air expiré, élévation moyenne par verre, pic d’alcoolémie, vitesse d’élimination, régimes de dépistage obligatoire, facultatif et préventif, rétention du permis. Consulté le 22 septembre 2026.
- Alcool au volant, service-public.gouv.fr, fiche F2881 vérifiée le 27 août 2026. Montant de l’amende forfaitaire de 135 euros et plafond de 750 euros, sanctions du refus de vérification, régime de la conduite en état d’ivresse manifeste après la loi du 18 août 2026. Consulté le 22 septembre 2026.
Les sites d’assurance, les cabinets d’avocats en droit routier, les plateformes de stages de récupération de points et les auto-écoles en ligne qui traitent du sujet ont été consultés pour cadrer l’angle et mesurer l’écart avec les textes. Ils sont cités sans lien : les seules sources faisant foi pour la règle sont les textes officiels listés ci-dessus.