Les transformations numériques, une chance pour la production ?

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A) L'automatisation des systèmes de production

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L’automatisation de la production consiste à transférer des tâches de coordination, auparavant exécutées par des opérateurs humains, dans un ensemble d’objets techniques appelé Partie Commande (PC).

L’automatisation des processus comporte plusieurs avantages :

  • améliorer la productivité et les cadences ;
  • réaliser un meilleur suivi de production ;
  • optimiser les tâches : supervision, contrôle, remontées des données à la hiérarchie ;
  • réduire la pénibilité au travail ;
  • faciliter le suivi des KPIs : c’est-à-dire des indicateurs clés qui remontent par les systèmes informatiques tels que le temps de fonctionnement d’une machine, son rendement, etc. ;
  • améliorer ses connaissances des machines afin d’en perfectionner la supervision ;
  • individualiser l’offre grâce, par exemple, à l’impression en 3D.

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L’impression en 3D regroupe les procédés de fabrication de pièces en volume par ajout ou agglomération de matière, par empilement de couches successives. L’impression 3D permet de réaliser un objet réel grâce à un outil de CAO (conception assistée par ordinateur).

B) La dématérialisation des données

Les entreprises automatisent, depuis plusieurs années, les échanges d’informations avec ses fournisseurs. Ainsi, l’échange de données informatisé (EDI) permet d’améliorer l’efficacité des échanges entre fournisseurs et distributeurs et rend les organisations plus flexibles. Plus particulièrement, l’EDI :

  • améliore l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et la satisfaction du client par l’échange d’informations actualisées et complètes (réduction des ruptures de stocks, amélioration de la qualité des produits, raccourcissement des délais de livraison) ;

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L’échange de données informatisé (EDI), ou en anglais Electronic Data Interchange, est le terme générique définissant un échange d’informations automatique entre deux entités à l’aide de messages standardisés, de machine à machine.

  • réduit les coûts de gestion de l’information dans les processus marchandises ;
  • accélère les flux de communication intra et inter-entreprises ;
  • diminue les erreurs humaines ;
  • réduit les litiges avec les partenaires commerciaux.

C) Les produits connectés et intelligents

Le développement des objets connectés et intelligents permet de collecter des données (sur le comportement des consommateurs, sur leur utilisation du produit), d’améliorer les produits et les processus de production.

À savoir

Les objets connectés ou encore, l’IOT (Internet of things) sont en plein essor. Selon la définition du cabinet de conseil McKinsey & Company, l’Internet des objets consiste à intégrer et embarquer des capteurs et systèmes intelligents dans les machines ou divers produits afin que ceux-ci communiquent entre eux. L’Internet des objets, ou IoT, et le Big Data (son corollaire) sont des tendances en passe de transformer le monde et l’industrie.

De nombreux industriels imaginent leur prochain produit connecté, intelligent (machine de fabrication connectée, chaussure connectée, etc..). L’Internet des objets permet ainsi aux entreprises de gérer des biens et équipements, d’en optimiser les performances et même de créer de nouveaux services à valeur ajoutée.


Zoom sur...

Deux exemples innovants

Exemple 1 : La maximisation de l’utilisation des machines de production. Selon les analyses réalisées par la banque centrale américaine (FED), les industriels utilisent les machines de production à hauteur seulement de 52 % de leur capacité. L’autre partie du temps, les machines industrielles sont considérées en maintenance, hors service ou sont tout simplement non utilisées. Dans ce contexte, l’entreprise OptimData a développé une solution innovante pour améliorer l’utilisation des machines en communiquant avec elles grâce à l’utilisation de l’Internet des objets et du Big Data. L’application ProductInUse d’OptimData permet de faire évoluer le business model actuel des fabricants en les orientant vers une vente de services complémentaires, pour aller à terme vers une vente à l’usage. Cette (r)évolution du marché permet d’adapter l’utilisation des machines et donc d’améliorer considérablement la productivité de ces dernières en fonction de la demande.

Exemple 2 : Poséidon, le miroir connecté qui permet de se lever de bonne humeur tous les matins. Il est doté d’un haut-parleur à utiliser comme une tablette géante. Le verre du miroir se transforme en écran géant (comme dans des films de science-fiction !). Avec ce miroir, il sera par exemple possible de consulter son agenda tout en se brossant les dents ou de chauffer l’eau de la douche en se rasant. Le prix est d’environ 5 000 euros.

D) Les outils de la transformation numérique

Afin de mettre en place et exploiter l’ensemble des possibilités de ces nouvelles technologies, l’entreprise doit organiser son flux de travaux (workflow) et d’optimiser la circulation d’informations (cloud computing).

a) Le workflow

Dans le contexte marketing, le concept de ­workflow est le plus souvent associé à un processus d’automatisation des tâches permettant un enchaînement automatisé des différentes opérations et étapes de validation d’une tâche plus ou moins complexe (procédure de commande, suivi de projet, campagne email…). La mise en place du workflow automatisé permet de traiter plus rapidement et à moindres coûts les opérations marketing ou les demandes d’un client.

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Un workflow est généralement la représentation ou la structuration d’une série ou flux de tâches constitutive d’un même process.

Utiliser un moteur de workflow permet plusieurs avantages :

  • la clarté : les processus deviennent explicites et peuvent être modifiés beaucoup plus facilement et dynamiquement sans relancer votre application ;
  • la visibilité : la modélisation graphique peut être utilisée pour discuter du processus entre les personnes du métier et les développeurs, ainsi qu’entre les développeurs et les administrateurs informatiques (OPS) ;
  • la gestion des erreurs : dès qu’une erreur survient dans un processus, il est possible de spécifier le comportement à avoir. Il est aussi possible de relancer et de visualiser les instances en erreurs.

b) L’informatique en nuage (cloud computing)

Le cloud computing est un terme général employé pour désigner la livraison de ressources et de services à la demande par Internet. Il désigne le stockage et l’accès aux données par l’intermédiaire d’Internet plutôt que via le disque dur d’un ordinateur. Plus simplement, le cloud computing est le fait de pouvoir utiliser des ressources informatiques sans les posséder.

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