Taux de réussite du code moto (ETM) : les chiffres officiels et comment faire mieux

La plupart des gens décrochent leur code en 2 mois. Toi, t'es capable de faire mieux ?
71,7 %. C’est le taux de réussite à l’épreuve théorique moto (ETM) en 2025, selon le bilan officiel des examens du permis de conduire publié par la Délégation à la Sécurité Routière. Autrement dit : plus d’un candidat sur quatre, 28,3 % exactement, repart sans son code moto. Et derrière ce taux presque stable se cache un chiffre autrement plus parlant : le nombre d’ETM passés en France a chuté de près de 29 % en un an. Tu trouveras ici les chiffres officiels détaillés, ETM, plateau et circulation, les raisons d’échec les plus fréquentes et une méthode concrète pour te présenter le jour J du bon côté de la statistique. Et pour te situer tout de suite par rapport aux 35 bonnes réponses exigées, tu peux tester gratuitement le code moto.
Sommaire
- Quel est le taux de réussite du code moto ?
- ETM, plateau, circulation : où se joue vraiment le permis moto
- Où passe-t-on le mieux son code moto ?
- Pourquoi plus d’un candidat sur quatre échoue à l’ETM
- Depuis le 1er juillet 2026, on ne s’inscrit plus à la dernière minute
- Comment passer du bon côté des 71,7 %
- Questions fréquentes
Quel est le taux de réussite du code moto ?
Le chiffre de référence vient du bilan des examens du permis de conduire publié chaque année par la Délégation à la Sécurité Routière (DSR). Pour 2025, dernière année consolidée : 71,7 % de réussite à l’ETM, l’épreuve théorique moto, sur 181 313 examens passés. C’est la troisième baisse consécutive : 74,4 % en 2023, 72,4 % en 2024, 71,7 % en 2025.
Ce taux reste très supérieur à celui du code auto, qui tombe à 50,8 % en 2025. Logique : on ne passe pas le code moto par hasard. La quasi-totalité des candidats sont déjà conducteurs, souvent titulaires du permis B, et portés par un projet précis. Le revers de la médaille : 28,3 % des candidats échouent, le plus souvent à une ou deux fautes près.
Un détail que presque personne ne regarde, et qui change la lecture du chiffre : 71,7 %, c’est le taux toutes présentations confondues ; en première présentation, il monte à 76,4 % (103 119 reçus sur 134 951 candidats). Ces 4,7 points d’écart sont le coût statistique du redoublement : repasser l’ETM après un échec est plus dur que le passer la première fois, parce que le vivier des repasseurs concentre les candidats les moins préparés.
Et c’est là que le bilan 2025 réserve sa vraie surprise. Après une année 2024 exceptionnelle côté affluence, le nombre d’ETM passés s’effondre : 181 313 en 2025 contre 254 596 en 2024, soit une chute de 28,8 % en un an. La comparaison rend le chiffre encore plus net : sur la même période, l’ensemble des épreuves théoriques du permis de conduire ne recule que de 2,4 %, et les inscriptions toutes catégories de 7,5 %. La chute du code moto est donc une douzaine de fois plus forte que celle de l’ensemble des épreuves théoriques. Moins de candidats, moins de sessions, et des délais qui se détendent dans certains départements.

Rappel du format : 40 questions, 35 bonnes réponses minimum, soit 5 fautes maximum. 30 € par tentative, dans un centre agréé. Une fois obtenu, le bénéfice de l’ETM est valable 5 ans, dans la limite de cinq passages de l’épreuve pratique. Sur la durée, un mot : les textes ne fixent pas de durée de session. Le seul chiffre officiel est un plafond technique de 45 minutes entre le début et la fin de l’épreuve, inscrit au tableau des paramètres de l’annexe de l’arrêté du 16 avril 2026. En pratique, une session dure nettement moins.
ETM, plateau, circulation : où se joue vraiment le permis moto
Le taux de réussite du code moto ne prend tout son sens que comparé aux deux épreuves pratiques. Voici les trois chiffres officiels 2025 côte à côte, avec le rappel de 2024 :
| Épreuve | Taux de réussite 2025 | Rappel 2024 |
|---|---|---|
| ETM (code moto) | 71,7 % | 72,4 % |
| Plateau (hors circulation) | 62,2 % (A1 : 77,5 % · A2 : 61,8 %) | 62,6 % |
| Circulation | 85,2 % (A1 : 71,0 % · A2 : 85,7 %) | 85,4 % |
Deux enseignements. D’abord, le plateau reste l’épreuve la plus sélective du permis moto : 62,2 % toutes présentations confondues en 2025, et même 61,8 % pour le seul permis A2. Ensuite, l’ETM n’est pas une formalité : plus d’un candidat sur quatre y échoue, alors que c’est l’épreuve qui dépend le plus directement de la qualité de ta préparation personnelle.
C’est aussi l’épreuve la plus « rentable » à bien préparer : un code solide, ce sont des notions de trajectoire de sécurité, de freinage et d’équipement que tu retrouveras telles quelles au plateau comme en circulation.
Où passe-t-on le mieux son code moto ? Les écarts entre départements
Le bilan de la DSR publie le taux de réussite à l’ETM département par département, et l’écart a de quoi surprendre pour une épreuve identique partout : en 2025, il va de 61,8 % en Lozère à 80,3 % en Corrèze, soit 18,5 points entre deux départements métropolitains.
| Département | Taux de réussite à l’ETM en 2025 |
|---|---|
| Corrèze | 80,3 % |
| Mayenne | 77,0 % |
| Loire-Atlantique | 76,4 % |
| Nord | 74,1 % |
| Rhône | 72,7 % |
| Paris | 71,8 % |
| Hauts-de-Seine | 69,2 % |
| Bouches-du-Rhône | 68,4 % |
| Alpes-Maritimes | 67,4 % |
| Seine-Saint-Denis | 66,6 % |
| Lozère | 61,8 % |
Ne te trompe pas sur la lecture : les questions et le seuil de 35 bonnes réponses sont strictement les mêmes partout. Ce que mesurent ces écarts, c’est le profil des candidats et surtout leur niveau de préparation au moment où ils se présentent, pas une difficulté locale. Autrement dit, ton département ne décide de rien. Ta préparation, si.
Pourquoi plus d’un candidat sur quatre échoue à l’ETM
Trois causes reviennent systématiquement dans les retours de candidats et les analyses des éditeurs pédagogiques.
1. Sous-estimer la spécificité du code moto
L’erreur la plus pénalisante : réviser l’ETM comme un code auto. Depuis 2020, l’épreuve théorique moto a sa propre banque de questions, centrée sur la pratique du deux-roues : trajectoire de sécurité, angles morts, équipement obligatoire (gants homologués CE, casque), franchissement, lecture de la route. Un titulaire du permis B qui se présente « à l’expérience » découvre des questions qu’il n’a jamais travaillées.
2. Les questions en vidéo et les thèmes techniques
Les questions illustrées par une vidéo demandent d’analyser une situation en mouvement, parfois avec deux sous-questions enchaînées. Avec la mécanique et les vérifications, ce sont les familles de questions les plus discriminantes. Elles se travaillent — mais uniquement en conditions réelles d’entraînement, pas en relisant des fiches.
3. Une marge d’erreur plus étroite qu’elle n’en a l’air
5 fautes autorisées sur 40 questions, c’est 12,5 % d’erreur. Une mauvaise gestion du stress, deux questions vidéo ratées et une hésitation sur la signalisation suffisent à faire passer un candidat moyen sous la barre des 35.
Depuis le 1er juillet 2026, on ne s’inscrit plus à la dernière minute
Jusqu’ici, rater l’ETM se « rattrapait » vite : une nouvelle session à 30 € et, dans certains centres, une nouvelle tentative quasi immédiate. Ce n’est plus le cas. L’arrêté du 16 avril 2026, qui réorganise les épreuves théoriques, impose depuis le 1er juillet 2026 une inscription au plus tard la veille de la session. Le passage le matin même, sur un créneau repéré la veille au soir, appartient au passé. Le texte prévoit aussi qu’aucun candidat n’est admis à composer après l’horaire de début de la session, et que le résultat est mis à ta disposition dans un délai maximum de 24 heures.
En revanche, aucun texte n’impose de délai minimal entre deux tentatives. C’est une confusion très répandue, y compris dans des articles sérieux, et elle vient d’une vraie règle de 48 heures qui porte sur tout autre chose : l’annexe de l’arrêté prévoit qu’un délai de 48 heures doit s’écouler entre le dépôt de ta demande de permis auprès du CERT via l’ANTS et le moment où tu peux t’inscrire auprès d’un organisme agréé. Ce délai concerne donc ta toute première inscription, pas ton éventuel repassage. La même annexe précise qu’un dossier de plus de six ans doit d’abord être réactivé via l’ANTS.
Concrètement : ce qui te coûte du temps aujourd’hui, ce n’est pas un délai de carence, c’est le calendrier des sessions et la règle de la veille. Un échec fin juillet peut décaler ton plateau de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines en période de pointe. La stratégie « je tente, on verra bien » reste coûteuse. Mieux vaut te présenter une seule fois, prêt.
Comment passer du bon côté des 71,7 %
Pas de recette miracle, mais une méthode qui fait consensus chez les enseignants de la conduite :
- Travaille sur la banque ETM, pas sur des questions auto. Vérifie que ton outil d’entraînement est bien spécifique à l’épreuve théorique moto.
- Enchaîne les examens blancs en conditions réelles : 40 questions chronométrées, sans pause, questions vidéo incluses. Vise une moyenne stable de 37-38/40 sur tes 5 derniers tests avant de réserver ta session — pas un 35 isolé un soir de chance.
- Cible tes thèmes faibles. Mécanique, vérifications, équipement : ces familles font la différence entre 33 et 37.
- Régularité plutôt que bachotage : 20 à 30 minutes par jour pendant 3 à 4 semaines battent un week-end de révision intensive — surtout pour les questions vidéo, qui demandent des automatismes de lecture de la route.
- Réserve ta session quand tu es prêt, pas avant. Avec la règle des 48 h au 1er juillet 2026, chaque tentative ratée se paie en délai.
Astuce de prof : le jour J, méfie-toi des questions qui ressemblent au code auto. Réponds à la question affichée, pas à celle que tu crois reconnaître — la formulation moto introduit souvent une nuance (équipement, trajectoire) qui change la bonne réponse.
Questions fréquentes
71,7 % selon le bilan officiel des examens du permis de conduire publié par la Délégation à la Sécurité Routière, sur 181 313 examens passés. En première présentation, le taux monte à 76,4 %. Plus d’un candidat sur quatre, 28,3 % exactement, échoue donc à l’ETM, le plus souvent à une ou deux fautes près du seuil de 35 bonnes réponses sur 40.
Son taux de réussite est plus élevé, mais le public est différent : les candidats à l’ETM sont souvent déjà conducteurs et très motivés. La difficulté réelle vient de la spécificité des questions (trajectoire de sécurité, équipement, questions vidéo), qui ne se révisent pas avec un outil de code auto.
5 fautes maximum : il faut 35 bonnes réponses sur 40 questions. L’épreuve coûte 30 € par tentative dans un centre agréé (La Poste, SGS, Dekra, Bureau Veritas…) et le bénéfice du code est valable 5 ans, dans la limite de cinq passages de l’épreuve pratique.
Oui, aucun texte n’impose de délai de carence entre deux tentatives. La seule contrainte, depuis le 1er juillet 2026, est de t’inscrire au plus tard la veille de la session que tu vises : tu ne peux plus te présenter le matin même. Le délai de 48 heures dont on parle souvent est autre chose, il sépare le dépôt de ta demande de permis à l’ANTS de ta première inscription chez un organisme agréé. Anticipe quand même : présente-toi quand tes examens blancs sont stables au-dessus de 37/40.
Le plateau, hors circulation : 62,2 % de réussite en 2025, et même 61,8 % pour le permis A2. La circulation affiche 85,2 % et l’ETM 71,7 %.
Oui, mais lentement : 74,4 % en 2023, 72,4 % en 2024, 71,7 % en 2025. La vraie rupture est ailleurs. Le nombre d’ETM passés est passé de 254 596 en 2024 à 181 313 en 2025, soit une chute de 28,8 %, alors que l’ensemble des épreuves théoriques du permis ne recule que de 2,4 %.
Non, et l’écart est important. En 2025, le taux de réussite à l’ETM va de 61,8 % en Lozère à 80,3 % en Corrèze, soit 18,5 points d’écart entre deux départements métropolitains. Paris est à 71,8 %, le Rhône à 72,7 %, la Seine-Saint-Denis à 66,6 %. Ces écarts tiennent surtout au profil des candidats et à leur niveau de préparation, pas à une difficulté variable de l’épreuve, qui est identique partout.