Taux de réussite du code moto (ETM) : les chiffres officiels et comment faire mieux

Publié le 04 juin 2026
 • Mis à jour le 04 juin 2026
 • Thomas Grunder
72,4 % de réussite à l’ETM en 2024 : c’est mieux que le code auto, mais plus d’un candidat sur quatre repart sans son code moto. Chiffres officiels du bilan des examens, raisons d’échec les plus fréquentes et méthode pour passer du bon côté de la statistique.

72,4 %. C’est le taux de réussite à l’épreuve théorique moto (ETM) en 2024, selon le bilan officiel des examens du permis de conduire. Autrement dit : plus d’un candidat sur quatre repart sans son code moto. Tu trouveras ici les chiffres officiels détaillés — ETM, plateau, circulation —, les raisons d’échec les plus fréquentes et une méthode concrète pour te présenter le jour J du bon côté de la statistique. Et pour te situer tout de suite par rapport aux 35 bonnes réponses exigées, tu peux tester gratuitement le code moto.

Sommaire

Quel est le taux de réussite du code moto ?

Le chiffre de référence vient du bilan des examens du permis de conduire publié chaque année par la Délégation à la sécurité routière (DSR). Pour 2024, dernière année consolidée : 72,4 % de réussite à l’ETM, l’épreuve théorique moto.

Ce taux est plus élevé que celui du code auto. Logique : on ne passe pas le code moto par hasard. La quasi-totalité des candidats sont déjà conducteurs, souvent titulaires du permis B, et portés par un projet précis. Le revers de la médaille : 27,6 % des candidats échouent, le plus souvent à une ou deux fautes près.

L’année 2024 a aussi été exceptionnelle côté affluence : 230 511 candidats inscrits au permis moto, soit +41,7 % en un an. Plus de candidats, plus de sessions… et autant de raisons de ne pas improviser sa préparation.

Rappel du format : 40 questions, 35 bonnes réponses minimum — soit 5 fautes maximum — en une trentaine de minutes. 30 € par tentative, dans un centre agréé. Une fois obtenu, le bénéfice de l’ETM est valable 5 ans.

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ETM, plateau, circulation : où se joue vraiment le permis moto

Le taux de réussite du code moto ne prend tout son sens que comparé aux deux épreuves pratiques. Voici les trois chiffres officiels 2024 côte à côte :

ÉpreuveTaux de réussite 2024
ETM (code moto)72,4 %
Plateau (hors circulation)62,6 % (A1 : 77,1 % · A2 : 61,1 %)
Circulation85,4 %

Deux enseignements. D’abord, le plateau reste l’épreuve la plus sélective du permis moto : 62,6 % toutes présentations confondues, et même 61,1 % pour le seul permis A2. Ensuite, l’ETM n’est pas une formalité : presque 3 candidats sur 10 y échouent, alors que c’est l’épreuve qui dépend le plus directement de la qualité de ta préparation personnelle.

C’est aussi l’épreuve la plus « rentable » à bien préparer : un code solide, ce sont des notions de trajectoire de sécurité, de freinage et d’équipement que tu retrouveras telles quelles au plateau comme en circulation.

Sur le même sujet ➜ Comment se passe l’examen du code moto ?

Pourquoi plus d’un candidat sur quatre échoue à l’ETM

Trois causes reviennent systématiquement dans les retours de candidats et les analyses des éditeurs pédagogiques.

1. Sous-estimer la spécificité du code moto

L’erreur la plus pénalisante : réviser l’ETM comme un code auto. Depuis 2020, l’épreuve théorique moto a sa propre banque de questions, centrée sur la pratique du deux-roues : trajectoire de sécurité, angles morts, équipement obligatoire (gants homologués CE, casque), franchissement, lecture de la route. Un titulaire du permis B qui se présente « à l’expérience » découvre des questions qu’il n’a jamais travaillées.

2. Les questions en vidéo et les thèmes techniques

Les questions illustrées par une vidéo demandent d’analyser une situation en mouvement, parfois avec deux sous-questions enchaînées. Avec la mécanique et les vérifications, ce sont les familles de questions les plus discriminantes. Elles se travaillent — mais uniquement en conditions réelles d’entraînement, pas en relisant des fiches.

3. Une marge d’erreur plus étroite qu’elle n’en a l’air

5 fautes autorisées sur 40 questions, c’est 12,5 % d’erreur. Une mauvaise gestion du stress, deux questions vidéo ratées et une hésitation sur la signalisation suffisent à faire passer un candidat moyen sous la barre des 35.

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Échouer coûtera plus de temps à partir du 1er juillet 2026

Jusqu’ici, rater l’ETM se « rattrapait » vite : une nouvelle session à 30 € et, dans certains centres, une nouvelle tentative quasi immédiate. Ce ne sera plus le cas. L’arrêté du 16 avril 2026, qui réorganise les épreuves théoriques, impose à compter du 1er juillet 2026 une inscription au plus tard la veille de la session — fini le passage le matin même — et un délai minimal de 48 heures entre deux tentatives.

Concrètement : un échec fin juillet peut décaler ton plateau de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines en période de pointe. La stratégie « je tente, on verra bien » devient coûteuse. Mieux vaut te présenter une seule fois, prêt.

Comment passer du bon côté des 72,4 %

Pas de recette miracle, mais une méthode qui fait consensus chez les enseignants de la conduite :

  • Travaille sur la banque ETM, pas sur des questions auto. Vérifie que ton outil d’entraînement est bien spécifique à l’épreuve théorique moto.
  • Enchaîne les examens blancs en conditions réelles : 40 questions chronométrées, sans pause, questions vidéo incluses. Vise une moyenne stable de 37-38/40 sur tes 5 derniers tests avant de réserver ta session — pas un 35 isolé un soir de chance.
  • Cible tes thèmes faibles. Mécanique, vérifications, équipement : ces familles font la différence entre 33 et 37.
  • Régularité plutôt que bachotage : 20 à 30 minutes par jour pendant 3 à 4 semaines battent un week-end de révision intensive — surtout pour les questions vidéo, qui demandent des automatismes de lecture de la route.
  • Réserve ta session quand tu es prêt, pas avant. Avec la règle des 48 h au 1er juillet 2026, chaque tentative ratée se paie en délai.

Astuce de prof : le jour J, méfie-toi des questions qui ressemblent au code auto. Réponds à la question affichée, pas à celle que tu crois reconnaître — la formulation moto introduit souvent une nuance (équipement, trajectoire) qui change la bonne réponse.

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Questions fréquentes

Quel est le taux de réussite du code moto en 2024 ?

72,4 % selon le bilan officiel des examens du permis de conduire publié par la Délégation à la sécurité routière. Plus d’un candidat sur quatre échoue donc à l’ETM, le plus souvent à une ou deux fautes près du seuil de 35 bonnes réponses sur 40.

Le code moto est-il plus dur que le code auto ?

Son taux de réussite est plus élevé, mais le public est différent : les candidats à l’ETM sont souvent déjà conducteurs et très motivés. La difficulté réelle vient de la spécificité des questions (trajectoire de sécurité, équipement, questions vidéo), qui ne se révisent pas avec un outil de code auto.

Combien de fautes sont autorisées à l’ETM ?

5 fautes maximum : il faut 35 bonnes réponses sur 40 questions. L’épreuve coûte 30 € par tentative dans un centre agréé (La Poste, SGS, Dekra, Bureau Veritas…) et le bénéfice du code est valable 5 ans.

Peut-on repasser l’ETM tout de suite après un échec ?

De moins en moins. À compter du 1er juillet 2026, l’inscription devra être faite au plus tard la veille de la session, avec un délai minimal de 48 heures entre deux tentatives. Anticipe : présente-toi quand tes examens blancs sont stables au-dessus de 37/40.

Quelle épreuve du permis moto a le taux de réussite le plus bas ?

Le plateau (hors circulation) : 62,6 % de réussite en 2024, et même 61,1 % pour le permis A2. La circulation affiche 85,4 % et l’ETM 72,4 %.