Mortalité moto 2025 : ce que dit le bilan définitif et ce que ça change pour l’ETM

Le 29 mai 2026, la Sécurité routière a publié le bilan définitif de l’accidentalité routière 2025. Au milieu d’une mortalité globale en hausse, un chiffre détonne : les deux-roues motorisés sont le seul mode de déplacement dont le nombre de tués ne progresse pas. Bonne nouvelle ? En partie seulement — les motards restent, et de loin, les usagers les plus surexposés au risque grave. Ces chiffres ne sont pas qu’une statistique : ils expliquent pourquoi l’épreuve théorique moto existe et ce qu’elle attend vraiment de toi. Pour mettre ces réflexes en pratique dès maintenant, tu peux préparer ton code moto en ligne en parallèle de ta lecture.
Sommaire
- Mortalité moto 2025 : les chiffres du bilan définitif
- Le paradoxe 2025 : en baisse, mais toujours surexposés
- Pourquoi ces chiffres concernent directement l’ETM
- Les thèmes de l’ETM qui répondent aux risques 2025
- Réviser avec ces chiffres en tête
- Questions fréquentes
Mortalité moto 2025 : les chiffres du bilan définitif
Le bilan définitif consolide, une fois l’année écoulée, les données provisoires publiées mois par mois. C’est la photographie de référence. Pour 2025, elle est contrastée.
Sur l’ensemble du territoire (France métropolitaine et Outre-mer), 3 515 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2025, soit une hausse de +2,4 % par rapport à 2024 — 3 263 tués en métropole et 252 en Outre-mer.

Côté deux-roues motorisés :
- 691 motards et conducteurs de deux-roues motorisés tués en 2025, soit 29 de moins qu’en 2024.
- Les deux-roues motorisés sont le seul mode de déplacement dont la mortalité ne progresse pas cette année-là.
- Mais le nombre de motards gravement blessés augmente (de l’ordre de +1 %), autour de 5 100 blessés graves.
- La très grande majorité des victimes deux-roues sont des hommes (autour de 9 sur 10).
Autrement dit : moins de morts, mais pas moins d’accidents graves. La baisse du nombre de tués ne doit pas masquer une réalité qui, elle, ne recule pas : à moto, quand ça tombe, ça fait mal.
Le paradoxe 2025 : en baisse, mais toujours surexposés
Le chiffre qui doit rester en tête n’est pas le nombre absolu de tués, mais la part des deux-roues motorisés dans l’accidentalité. Elle est sans commune mesure avec leur place dans la circulation.
Les deux-roues motorisés représentent moins de 2 % du trafic motorisé. Et pourtant, ils concentrent plus d’un décès routier sur cinq et environ un tiers des blessures graves. À kilomètre parcouru, un motard est exposé à un risque d’accident mortel des dizaines de fois supérieur à celui d’un automobiliste.
C’est ce qu’on appelle la vulnérabilité du deux-roues : pas de carrosserie, pas de ceinture, pas d’airbag de série, un équilibre à gérer en permanence et une silhouette difficile à voir pour les autres usagers. La légère baisse de 2025 ne change rien à cette équation de fond. Elle confirme surtout une chose : sur la route, le motard n’a pas de marge d’erreur — la sienne, ni celle des autres.
C’est exactement le constat que l’épreuve théorique moto cherche à ancrer avant même que tu poses une roue sur le plateau.
Pourquoi ces chiffres concernent directement l’ETM
L’ETM — l’épreuve théorique moto — n’est pas un code auto repeint en deux-roues. Mise en place le 1er mars 2020, elle a une banque de questions dédiée, construite autour des situations qui tuent et blessent réellement les motards. Les chiffres du bilan définitif 2025 ne sont pas un hors-sujet pour le candidat : ils sont la matière première de l’examen.
Concrètement, derrière chaque grande cause d’accident grave à moto, il y a un ou plusieurs thèmes de l’ETM qui s’y rapportent directement :
- Le défaut de visibilité (un motard qu’on n’a « pas vu ») → questions sur le partage de la route et l’angle mort.
- La perte de contrôle en virage ou sur chaussée dégradée → questions sur la trajectoire de sécurité et la lecture de la route.
- La gravité des blessures → questions sur l’équipement de protection et les premiers secours.
Réviser l’ETM sérieusement, ce n’est donc pas cocher des cases : c’est intégrer les réflexes qui font la différence entre les 691 et les autres.
es thèmes de l’ETM qui répondent aux risques 2025
La banque de l’ETM est organisée en thèmes officiels. Voici comment les grands facteurs de risque mis en évidence par le bilan 2025 se traduisent en révision concrète.
| Ce que disent les chiffres 2025 | Le thème ETM à travailler |
|---|---|
| Surexposition aux blessures graves (≈ 1/3 des blessés graves) | Les équipements de protection — casque homologué, gants certifiés CE, blouson, chaussures montantes : ce qui réduit la gravité quand l’accident arrive. |
| Motard « pas vu » par les autres usagers | Les autres usagers — angle mort, visibilité, placement pour être vu, cohabitation avec poids lourds et voitures. |
| Pertes de contrôle, chaussée dégradée | La route — lire les pièges propres aux deux-roues (gravillons, rails, plaques), anticiper, choisir sa trajectoire de sécurité. |
| Comportement de la moto au freinage / en adhérence | La mécanique et les équipements — vérifications avant départ, freinage, adhérence, équilibre. |
| Gravité des accidents corporels | Les premiers secours — protéger, alerter, secourir sans aggraver l’état d’un blessé. |
Astuce de prof : les candidats survolent presque toujours l’équipement et les premiers secours, jugés « secondaires ». Le bilan 2025 dit l’inverse : ce sont précisément les thèmes liés à ce qui sauve une vie quand l’accident est là. Ce sont aussi, à l’examen, des points faciles à sécuriser quand on les a travaillés.
Réviser avec ces chiffres en tête
Connaître les statistiques ne fait pas réussir l’ETM. Les transformer en méthode de révision, oui.
Travaille par thème, pas en vrac. Cible d’abord les familles directement liées au risque grave — autres usagers, équipement, secours, route — plutôt que de diluer dans des séries généralistes.
Analyse tes erreurs au lieu de les compter. Sur chaque faute, identifie la notion en cause (un angle mort mal anticipé, une trajectoire mal choisie) et reviens-y le lendemain. Une erreur comprise ne retombe presque jamais le jour J.
Enchaîne des examens blancs chronométrés. 40 questions dans le temps imparti, sans pause : c’est le seul moyen de vérifier que tu tournes avec une marge confortable au-dessus des 35 bonnes réponses exigées.
Compte généralement 3 à 6 semaines de préparation régulière pour aborder l’épreuve sereinement. Le but n’est pas seulement de décrocher l’ETM : c’est de prendre la route avec les bons réflexes, dans un mode de déplacement qui ne pardonne pas.
Questions fréquentes
Selon le bilan définitif 2025 de la Sécurité routière (publié le 29 mai 2026), 691 usagers de deux-roues motorisés ont été tués en France, soit 29 de moins qu’en 2024. Les deux-roues motorisés sont le seul mode de déplacement dont la mortalité ne progresse pas cette année-là.
Les deux-roues motorisés représentent moins de 2 % du trafic, mais concentrent plus d’un décès routier sur cinq et environ un tiers des blessures graves. À distance parcourue égale, un motard court un risque d’accident grave très supérieur à celui d’un automobiliste.
Pas vraiment. Le nombre de tués baisse légèrement (−29), mais le nombre de motards gravement blessés augmente (de l’ordre de +1 %, autour de 5 100). La gravité du risque deux-roues reste entière : la baisse des décès ne signifie pas moins d’accidents graves.
L’épreuve théorique moto est construite autour des situations qui causent réellement les accidents : visibilité, trajectoire, équipement, premiers secours. Réviser ces thèmes, c’est travailler exactement ce que l’examen évalue — et ce qui réduit le risque sur la route.
Les données de référence sont publiées par l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) et la Sécurité routière, sur securite-routiere.gouv.fr, sous forme de baromètres mensuels et d’un bilan annuel définitif.