ETM (épreuve théorique moto) : ce que c’est et ce qui tombe à l’examen

Avant de poser une roue sur le plateau ou de partir en circulation, tout candidat au permis moto passe par une case obligatoire : l’ETM, l’épreuve théorique moto. C’est le « code » version deux-roues — un examen distinct du code auto, avec ses propres questions et ses propres pièges. Si tu te demandes ce que recouvre exactement cette épreuve et surtout ce qui tombe le jour J, cet article fait le tour complet : définition, format, les neuf thèmes au programme et ce qui change par rapport au code de la voiture. Et pour transformer la théorie en réflexes, tu peux tester gratuitement le code moto en parallèle de ta lecture.
Sommaire
- L’ETM, c’est quoi exactement ?
- Qui doit passer l’épreuve théorique moto ?
- Le format de l’épreuve : durée, questions, seuil de réussite
- Ce qui tombe à l’examen : les 9 thèmes de l’ETM
- Ce qui distingue l’ETM du code auto
- Comment se préparer efficacement à l’ETM
- Questions fréquentes
L’ETM, c’est quoi exactement ?
L’ETM — pour épreuve théorique moto — est l’examen du code de la route spécifique aux deux-roues motorisés. Elle a été mise en place le 1er mars 2020. Avant cette date, on passait le code de la voiture (l’ETG, épreuve théorique générale) pour accéder au permis moto ; depuis, la moto a son propre examen théorique, avec une banque de questions dédiée.
L’objectif est simple : vérifier que le futur motard maîtrise non seulement les règles de circulation communes à tous les usagers, mais aussi les réflexes propres à la conduite d’une moto, là où elle diffère vraiment d’une voiture — visibilité réduite, vulnérabilité, équipement, trajectoire, équilibre.
L’ETM est la première des deux épreuves du permis moto. Une fois obtenue, elle ouvre l’accès à l’épreuve pratique (plateau et circulation). On ne peut pas se présenter à la pratique sans avoir réussi la théorie au préalable.
Qui doit passer l’épreuve théorique moto ?
L’ETM est obligatoire pour tous les candidats aux permis moto, quelle que soit la catégorie visée :
- Permis A1 : motos jusqu’à 125 cm³, accessible dès 16 ans.
- Permis A2 : motos jusqu’à 35 kW (environ 47,5 ch), accessible dès 18 ans.
- Permis A : toutes cylindrées, accessible après 2 ans de permis A2 et une formation complémentaire.
Un point qui revient souvent : détenir le permis B (voiture) ne dispense pas de l’ETM. Depuis la réforme de mars 2020, le code auto et le code moto sont deux examens distincts, sans équivalence entre eux. Même un automobiliste expérimenté doit passer — et réussir — l’épreuve théorique moto pour viser un permis A1, A2 ou A.
À noter : la conduite d’un scooter ou d’une moto légère 125 cm³ avec le permis B relève d’un autre dispositif (formation de 7 heures), distinct du permis moto et de l’ETM. Ici, on parle bien du parcours vers les permis A.
Le format de l’épreuve : durée, questions, seuil de réussite
Le format de l’ETM est calqué sur celui du code auto, avec des questions 100 % moto. Voici les repères à connaître :
| Critère | Détail |
|---|---|
| Nombre de questions | 40 questions à choix unique ou multiple |
| Durée | Environ 30 minutes |
| Seuil de réussite | 35 bonnes réponses minimum (soit 5 fautes maximum) |
| Format des questions | Photos et séquences vidéo ; une partie des questions est filmée |
| Coût | 30 € par passage, à régler à chaque tentative |
| Validité du résultat | 5 ans, le temps de décrocher l’épreuve pratique |
Concrètement, tu réponds à chaque question dans un temps limité, sans pouvoir revenir en arrière. Les questions s’appuient sur des situations illustrées — une photo prise depuis la moto, une vidéo d’une situation de circulation — et te demandent la bonne réaction. Le résultat t’est communiqué rapidement, en général sous 24 heures.
Ce qui tombe à l’examen : les 9 thèmes de l’ETM
C’est le cœur du sujet. La banque de questions de l’ETM, validée par la Délégation à la sécurité routière, est organisée en neuf thèmes officiels. Le tirage des 40 questions équilibre ces familles : impossible de faire l’impasse sur l’une d’elles sans sacrifier mécaniquement des points.
| Thème | Ce qu’il couvre |
|---|---|
| R — La route | Lire la route et sa signalisation (panneaux, marquages au sol), anticiper les intersections, repérer les pièges propres aux deux-roues (rails, plaques d’égout, gravillons). |
| C — La circulation | Règles de priorité, vitesses autorisées, dépassements, croisements, distances de sécurité — appliqués au comportement spécifique de la moto. |
| L — Le conducteur | État et vigilance du motard : fatigue, alcool, stupéfiants, médicaments, et tout ce qui dégrade la capacité à conduire. |
| U — Les autres usagers | Partage de la route, angle mort, cohabitation avec piétons, cyclistes et poids lourds ; comment se rendre visible quand on est petit et rapide. |
| D — Les notions diverses | Documents obligatoires, règles administratives, assurance, signalisation d’un véhicule en panne — tout ce qui entoure la conduite sans être de la conduite pure. |
| M — La mécanique et les équipements | Vérifications avant le départ, organes de la moto, entretien, et comportement physique (freinage, adhérence, équilibre). |
| P — Les équipements de protection | Casque homologué, gants certifiés CE, blouson, chaussures montantes : ce qui est obligatoire et pourquoi. |
| E — L’environnement | Éco-conduite, pollution, nuisances sonores, impact de la conduite deux-roues. |
| S — Les premiers secours | Protéger, alerter, secourir : les bons gestes face à un accident, et les erreurs à ne pas commettre. |
Astuce de prof : les candidats sous-estiment presque toujours trois thèmes — la mécanique (M), les équipements de protection (P) et les premiers secours (S). On les croit secondaires parce qu’ils ne relèvent pas de la « conduite », alors qu’ils représentent à eux trois une part non négligeable des questions. C’est souvent là que se gagnent les deux ou trois bonnes réponses décisives.
Ce qui distingue l’ETM du code auto
C’est l’erreur de méthode la plus coûteuse : réviser sur une appli de code voiture en se disant que « ça se ressemble ». Les deux examens partagent un socle de règles communes, mais l’ETM interroge des situations que le code auto n’aborde jamais.
Les spécificités qui reviennent à l’examen :
- Le point de vue. Beaucoup de questions sont filmées depuis la selle de la moto, et non depuis l’habitacle d’une voiture. Le champ de vision, les repères et les distances changent.
- La trajectoire de sécurité. Le placement sur la voie, la position en virage, l’anticipation de la trajectoire : des notions centrales à moto, absentes du code auto.
- La vulnérabilité et la visibilité. L’angle mort des autres usagers, le fait de se rendre visible, la gestion d’une chute potentielle.
- L’équipement. Casque, gants, protections : un thème à part entière à moto, anecdotique en voiture.
- La mécanique et l’équilibre. Effet gyroscopique, frein moteur, adhérence, vérifications avant départ : la moto se comporte différemment, et l’examen veut s’en assurer.
Réviser la spécificité moto, et pas un vague tronc commun, c’est ce qui fait la différence entre un candidat qui passe d’un coup et un candidat qui rate sur les questions « deux-roues ».
Comment se préparer efficacement à l’ETM
L’ETM ne se réussit pas à l’instinct, même pour quelqu’un qui roule déjà. Une préparation qui marche tient en quelques principes.
Travaille par thème, pas en vrac. Enchaîne des séries ciblées sur une famille (mécanique, secours, autres usagers) pour repérer tes trous, plutôt que de diluer le sujet dans des séries généralistes.
Analyse tes erreurs au lieu de les compter. Pour chaque faute, note la notion en cause et reviens-y le lendemain. Une erreur comprise ne retombe presque jamais.
Enchaîne des examens blancs chronométrés. 40 questions, 30 minutes, sans pause : c’est le seul moyen de désamorcer le stress du jour J et de vérifier que tu tournes avec une marge confortable au-dessus de 35.
Compte généralement 3 à 6 semaines de préparation régulière pour aborder l’épreuve sereinement, davantage si tu pars de zéro côté code.
Questions fréquentes
ETM signifie « épreuve théorique moto ». C’est l’examen du code de la route spécifique aux permis moto (A1, A2, A), mis en place le 1er mars 2020 en remplacement du code auto pour les futurs motards.
L’ETM compte 40 questions. Il faut 35 bonnes réponses minimum pour réussir, soit 5 fautes autorisées au maximum, en une trentaine de minutes.
La banque de l’ETM est organisée en 9 thèmes officiels : la route, la circulation, le conducteur, les autres usagers, les notions diverses, la mécanique et les équipements, les équipements de protection, l’environnement et les premiers secours.
Non. Depuis mars 2020, le code auto et le code moto sont deux examens distincts, sans équivalence. Tout candidat au permis A1, A2 ou A doit passer l’ETM, même s’il a déjà le permis voiture.
Le résultat de l’ETM est valable 5 ans. Pendant cette période, tu peux te présenter à l’épreuve pratique du permis moto sans repasser la théorie.