« À moto, ne soyez pas victime de votre passion » : ce que la campagne sécurité routière moto 2026 dit aux candidats au code moto

Deux motards meurent chaque jour sur les routes françaises. C’est sur ce constat que la Sécurité routière lance, à partir du 5 juin 2026, une nouvelle campagne de prévention dédiée aux motards : « À moto, ne soyez pas victime de votre passion ». Derrière le film, des chiffres officiels qui concernent directement le futur motard — à commencer par celui-ci : 72 % des motards tués sont des conducteurs expérimentés. On t’explique ce que cette campagne raconte, et ce qu’elle change dans ta façon de préparer ton code moto en ligne.
Sommaire
- Une campagne lancée le 5 juin 2026 : le film et le message
- Les chiffres officiels derrière la campagne
- 72 % des motards tués sont expérimentés : pourquoi ça te concerne
- De la campagne à l’ETM : 4 messages qui tombent à l’examen
- Comment travailler ces thèmes avant l’épreuve
- Questions fréquentes
Une campagne lancée le 5 juin 2026 : le film et le message
Le dispositif est annoncé par communiqué du 4 juin 2026 et diffusé dès le lendemain. Le film, signé Alban Teurlai et Thierry Demaizière, prend le contre-pied des campagnes choc : pas d’accident à l’écran, pas de morale. On y suit Julien, motard passionné — et père. Pendant qu’il raconte son rapport à la route, son fils joue avec une moto miniature. Le message tient dans une phrase du film : « Le jour où je verrai mon fils partir sur sa première moto, je lui dirai : pense à revenir. »
Deux formats circulent : un spot de 35 secondes, diffusé autour des grands événements moto et de la Coupe du monde de football, et une version longue de 1 minute 50 sur les plateformes digitales et les réseaux sociaux.
« Aucun équipement n’est superflu, aucune règle n’est facultative, aucune imprudence n’est sans conséquence. » Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, communiqué du 4 juin 2026
Le choix de l’émotion plutôt que de la peur n’est pas un détail. La Sécurité routière vise un public précis : les motards aguerris, ceux qui pensent que l’accident n’arrive qu’aux autres. Et c’est exactement là que le sujet rejoint ta préparation à l’épreuve théorique moto.
Les chiffres officiels derrière la campagne sécurité routière moto
La campagne s’appuie sur les données de l’ONISR, l’observatoire officiel de la sécurité routière. Elles dessinent un profil de risque très particulier — et très éloigné des idées reçues sur le « jeune motard imprudent ».

À retenir, en une phrase : les motards représentent moins de 2 % du trafic motorisé, mais 21 % des morts et 31 % des blessés graves de la route. En 2025, 691 usagers de deux-roues motorisés ont perdu la vie (575 motocyclistes, 116 cyclomotoristes) et environ 5 100 ont été gravement blessés — 36 % des blessés gardent des séquelles un an après l’accident.
72 % des motards tués sont expérimentés : pourquoi ça te concerne
C’est le chiffre le plus contre-intuitif de la campagne : 72 % des motards qui meurent sont des conducteurs expérimentés, sur de grosses cylindrées, lors de trajets de loisir. Pas des débutants. Pas des livreurs pressés. Des passionnés qui roulent depuis des années.
Qu’est-ce que ça veut dire pour toi, qui prépares ton ETM ? Que l’expérience ne protège pas de tout — et que le rapport au risque ne s’improvise pas après coup. Il se construit au moment de la formation initiale. C’est précisément le rôle de l’épreuve théorique moto : depuis 2020, elle existe parce que les situations à risque d’un motard (trajectoire, freinage, adhérence, angles morts) ne sont pas celles d’un automobiliste.
Deux autres chiffres de la campagne vont dans le même sens. 46 % des motards tués meurent sans qu’aucun autre véhicule ne soit impliqué : la perte de contrôle seule suffit. Et 41 % meurent en virage, contre 29 % pour les autres usagers — jusqu’à 46 % sur les routes hors agglomération. La trajectoire de sécurité, que tu révises pour l’ETM, n’est pas une question d’examen théorique : c’est la compétence qui manque dans ces statistiques.
De la campagne à l’ETM : 4 messages qui tombent à l’examen
« Aucun équipement n’est superflu, aucune règle n’est facultative, aucune imprudence n’est sans conséquence. » La phrase de la ministre pourrait servir de plan de révision. Chaque message de la campagne correspond à des questions que tu rencontreras le jour de l’épreuve.
1. L’équipement : la deuxième peau du motard
Casque homologué, gants certifiés CE (obligatoires pour le conducteur et le passager), blouson renforcé, pantalon, chaussures montantes : l’équipement est un thème à part entière de l’ETM. La campagne le rappelle côté vie réelle : 36 % des blessés graves en deux-roues gardent des séquelles un an après. À l’examen, on te demandera ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé, et pourquoi.
2. La vitesse : en cause dans 54 % des accidents mortels
Sur les accidents mortels où un conducteur de grosse cylindrée est présumé responsable, la vitesse intervient dans 54 % des cas. Les questions ETM sur les distances de freinage, le champ de vision qui se rétrécit et l’énergie cinétique ne sont pas là pour te piéger : elles décrivent ce mécanisme.
3. Le virage : la trajectoire de sécurité
41 % des motards tués meurent en virage. La trajectoire de sécurité — placement, regard, allure adaptée avant l’entrée en courbe — est l’un des savoirs spécifiquement moto de l’ETM, celui qui n’existe pas au code auto. Si tu ne dois maîtriser qu’un chapitre à fond, c’est celui-là.
4. La conduite seule en cause : anticiper, pas seulement réagir
Près d’un décès sur deux survient sans tiers impliqué. L’analyse des situations à risque (adhérence, revêtement, fatigue, météo) occupe une place importante dans la banque de questions de l’ETM exactement le « rapport au risque lucide » que la Sécurité routière demande aux motards d’intégrer.
Comment travailler ces thèmes avant l’épreuve
Concrètement, voici comment transformer le message de la campagne en plan de révision :
- Cible les thèmes « accidentogènes » en priorité : trajectoire et virages, freinage et distances, équipement. Ce sont à la fois les chapitres les plus chargés en questions et ceux qui correspondent aux vrais accidents.
- Travaille en conditions réelles : 40 questions, 35 bonnes réponses minimum pour décrocher l’ETM. Enchaîne des examens blancs complets plutôt que des séries thématiques en fin de préparation.
- Analyse tes erreurs comme un motard, pas comme un candidat : derrière chaque question ratée sur l’adhérence ou le contre-braquage, demande-toi quelle situation réelle elle décrit. C’est ce qui fait la différence entre apprendre par cœur et comprendre.
- Regarde le film de la campagne (1 min 50, sur les réseaux de la Sécurité routière). Pas pour réviser — pour te rappeler pourquoi tu révises.
La campagne s’adresse aux motards confirmés. Mais son vrai message vaut surtout pour toi : le meilleur moment pour construire de bons réflexes, c’est avant la première heure de route.
Questions fréquentes
C’est la campagne de prévention de la Sécurité routière dédiée aux motards, lancée par communiqué le 4 juin 2026 et diffusée à partir du 5 juin 2026. Elle repose sur un film documentaire d’Alban Teurlai et Thierry Demaizière (formats 35 s et 1 min 50) mettant en scène un motard père de famille, et rappelle les chiffres officiels de l’accidentalité moto.
Selon le bilan 2025 de la sécurité routière, 691 usagers de deux-roues motorisés sont décédés (575 motocyclistes et 116 cyclomotoristes), et environ 5 100 ont été gravement blessés. Les deux-roues motorisés représentent moins de 2 % du trafic, mais 21 % de la mortalité routière.
72 % des motards tués sont des conducteurs expérimentés, sur de grosses cylindrées, lors de trajets de loisir. La vitesse est en cause dans 54 % des accidents mortels où ils sont présumés responsables, et 41 % des décès surviennent en virage. L’expérience ne remplace ni la trajectoire de sécurité ni la gestion du risque — deux compétences évaluées dès l’ETM.
Non. La campagne est un dispositif de communication : elle ne modifie ni le format de l’ETM (40 questions, 35 bonnes réponses minimum), ni la banque de questions, ni la réglementation. En revanche, les thèmes qu’elle met en avant — équipement, vitesse, virages, analyse du risque — font déjà partie du programme officiel de l’épreuve.