Le DILF : le diplôme de français des grands débutants (niveau A1.1)

Publié le 20 septembre 2026
 • Mis à jour le 22 septembre 2026
 • Thomas Grunder
Le DILF est le premier diplôme de français de l’Éducation nationale : il certifie le niveau A1.1, celui des tout débutants. Quatre sessions par an, un âge minimum de seize ans, un oral qui pèse 70 points sur 100. Voici comment il fonctionne, et pourquoi il ne suffit plus pour une démarche de séjour depuis 2026.
Le DILF : le diplôme de français des grands débutants (niveau A1.1)

Quand on commence le français en partant de zéro, passer directement le DELF A1 peut faire peur. Il existe un diplôme conçu exactement pour ce moment-là : le DILF, diplôme initial de langue française. Il certifie le niveau A1.1, c’est-à-dire le tout premier palier, celui où l’on sait se présenter, remplir un formulaire simple et comprendre une consigne courte. C’est un diplôme d’État, délivré par le ministère de l’Éducation nationale, et aucun texte ne lui fixe de date de péremption. Mais depuis le 1er janvier 2026, une exigence de niveau certifié s’applique aux démarches de séjour, et elle commence au A2. Le DILF reste donc en dessous du seuil. Autrement dit : il garde une vraie valeur pédagogique, pas une valeur administrative. Avant de choisir votre examen, prenez le temps de comprendre à quoi il sert vraiment, puis de s’entraîner au français, du A1 au B2 avec les bons outils.

Une précision de calendrier tout de suite, parce qu’elle change une décision : le DILF n’a que quatre sessions par an, aux mêmes dates dans tous les centres de France. La prochaine a lieu le mardi 13 octobre 2026. La suivante le 8 décembre. Si vous ratez la fenêtre, vous attendez deux mois.

Schéma récapitulatif du DILF : niveau A1.1 certifié, quatre sessions par an, âge minimum de seize ans, seuil de réussite à 50 sur 100 et note minimale de 35 sur 70 aux épreuves orales
Le DILF en quatre chiffres : niveau certifié, nombre de sessions, âge minimum et seuils de réussite.

Sommaire

Le DILF en bref : un diplôme, pas un test

Le DILF a été créé par un décret du 19 décembre 2006. Il figure aujourd’hui dans le Code de l’éducation, aux articles D. 338-23 à D. 338-32. Le texte est court et il dit trois choses essentielles.

D’abord, à qui il s’adresse : « les personnes de nationalité étrangère et les Français non francophones, non titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire français ». Le diplôme leur est réservé : un Français francophone ne peut pas le passer, même par curiosité. En revanche, un ressortissant étranger francophone de naissance, belge, sénégalais ou québécois, reste éligible s’il n’a pas de diplôme de l’enseignement secondaire français. La condition porte sur la nationalité et sur le parcours scolaire, pas sur la langue maternelle.

Ensuite, ce qu’il certifie : un niveau de connaissance de la langue « intitulé niveau A1.1 ». Le texte emploie bien le mot niveau, et pas le mot score. C’est la différence de fond avec le TCF ou le TEF, qui sont des tests : un test mesure un niveau à un instant donné et délivre une attestation dont la durée de validité est fixée à deux ans par arrêté, là où un diplôme sanctionne un acquis. Les articles D. 338-23 à D. 338-32 ne prévoient aucune durée de validité pour le DILF.

Enfin, sa structure : quatre épreuves, compréhension orale, compréhension écrite, production orale, production écrite. C’est un arrêté du ministre qui en précise le contenu exact.

Qui organise quoi. Le diplôme est délivré par le ministre chargé de l’Éducation nationale. C’est France Éducation international, l’opérateur public qui édite aussi le DELF, le DALF et le TCF, qui organise les examens et détermine les modalités d’inscription et de déroulement des épreuves. Son directeur général dresse la liste des centres d’examen, après avis du directeur général de l’enseignement scolaire. Le jury, lui, est présidé par un personnel d’inspection de l’Éducation nationale et comprend au moins deux autres membres choisis parmi les enseignants.
Commencer par les bases ➜ réviser le français niveau A1

Le niveau A1.1 : ce que l’on sait faire concrètement

Première chose à comprendre, et elle surprend beaucoup de candidats : le A1.1 n’est pas un niveau du Cadre européen commun de référence pour les langues. Le CECRL commence au A1. Le A1.1 est un palier défini en France en 2005, en dessous du A1, pour décrire les toutes premières compétences d’une personne qui apprend le français en situation d’installation. Le Conseil de l’Europe s’est doté plus tard d’un palier comparable, le « pré-A1 », introduit en 2018 dans le volume complémentaire du CECRL. Le A1.1 lui est antérieur, et c’est le seul des deux à être adossé à un diplôme d’État.

Concrètement, à ce niveau, un apprenant sait faire des choses très simples mais utiles au quotidien :

  • comprendre des questions sur son identité, son logement, sa situation, quand on lui parle lentement ;
  • répondre par des mots ou des phrases très courtes sur sa nationalité, son âge, son travail, son adresse ;
  • lire quelques mots, des panneaux, des prix, des horaires ;
  • remplir un formulaire administratif simple avec son nom, sa date de naissance, son adresse ;
  • écrire un message d’une ou deux phrases.

C’est peu, et c’est justement l’intérêt du diplôme : il découpe la première marche en deux, pour que l’apprenant ait un objectif atteignable au bout de quelques mois au lieu d’un objectif lointain. Pour beaucoup de candidats, c’est le premier document officiel qui atteste noir sur blanc qu’ils ont commencé à apprendre le français, et l’effet sur la motivation n’est pas neutre.

Les quatre épreuves et la règle d’admission

Le total est de 100 points, répartis entre les épreuves écrites et les épreuves orales. La règle d’admission est écrite noir sur blanc à l’article D. 338-31 du Code de l’éducation, et elle comporte deux conditions cumulatives :

  • obtenir au moins 35 sur 70 aux seules épreuves orales ;
  • et obtenir au moins 50 sur 100 à l’ensemble des épreuves écrites et orales.

Lisez bien la première condition : les épreuves orales sont notées sur 70. Elles pèsent donc 70 % de l’examen à elles seules, et elles sont éliminatoires indépendamment du reste. Le Code n’écrit nulle part le chiffre 30 pour l’écrit, mais il se déduit sans ambiguïté : 100 points au total, 70 pour l’oral, il reste 30 pour les deux épreuves écrites. Un candidat qui réussirait parfaitement les deux épreuves écrites, soit 30 sur 30, et qui obtiendrait 34 sur 70 à l’oral, totaliserait 64 sur 100 et serait pourtant ajourné. Précision utile pour les candidats au score limite : l’article rappelle aussi que la délivrance du diplôme résulte de la délibération d’un jury souverain.

Cette arithmétique change complètement la façon de préparer l’examen. Le DILF est un examen oral avec un complément écrit, pas l’inverse. C’est cohérent avec son public : des personnes qui apprennent le français d’abord en parlant, parfois avant de savoir l’écrire.

Deux autres règles méritent d’être connues avant de s’engager.

Les notes ne se conservent pas. L’article D. 338-30 est explicite : les notes obtenues à une session ne peuvent pas être conservées pour une session ultérieure. En cas d’échec, vous repassez les quatre épreuves, pas seulement celle que vous avez ratée.

Des aménagements existent. L’article D. 338-32 rend applicables au DILF les dispositions du Code de l’éducation sur les aménagements d’épreuves pour les candidats en situation de handicap. L’autorité compétente est le directeur de France Éducation international, et le candidat peut adresser sa demande à tout médecin, sans avoir à passer par un praticien désigné. C’est une souplesse que peu de candidats connaissent.

Se tester en conditions réelles ➜ passer un examen blanc du DELF

Quatre sessions par an : les dates 2026 et 2027

Le DILF fonctionne différemment du DELF sur un point pratique majeur. Les dates ne sont pas fixées par chaque centre : elles sont communes à l’ensemble des centres d’examen et arrêtées par le ministre chargé de l’Éducation nationale, puis publiées au Bulletin officiel. Il n’y a donc que quatre occasions par an, et aucune session de rattrapage.

AnnéeDates des sessions du DILF
2026mardi 7 avril, mardi 16 juin, mardi 13 octobre, mardi 8 décembre
2027mardi 9 mars, mardi 8 juin, mardi 7 septembre, mercredi 1er décembre

Le calendrier 2026 a été publié par une note de service du 15 avril 2025, parue au Bulletin officiel n° 24 du 12 juin 2025. Celui de 2027 l’a été par une note du 14 avril 2026, parue au Bulletin officiel n° 19 du 7 mai 2026. Les deux notes de service traitent aussi du DELF en milieu scolaire, dont les sessions auront lieu les 12 mai et 4 juin 2026, puis les 11 mai et 3 juin 2027.

Une conséquence pratique à anticiper : les inscriptions ferment plusieurs semaines avant l’épreuve, et le délai varie d’un centre à l’autre. Si vous visez la session du 13 octobre 2026, contactez votre centre maintenant, pas début octobre.

Qui peut s’inscrire, où, et à quel prix

Une condition d’âge que beaucoup ignorent

L’article D. 338-24 du Code de l’éducation impose une condition d’accès rarement mentionnée : les candidats doivent être âgés de seize ans au moins à la date de la première épreuve. Un élève allophone de quatorze ans arrivé récemment en France ne peut donc pas passer le DILF, même s’il en a exactement le niveau. Il passera le DELF scolaire, organisé par son académie et pris en charge financièrement par l’administration centrale.

Le DILF se passe aussi à l’étranger

C’est le point sur lequel une bonne partie des pages disponibles en ligne est fausse, y compris des pages bien positionnées dans les résultats de recherche. On y lit régulièrement que le DILF ne peut se passer qu’en France, contrairement au DELF. Le Code de l’éducation dit l’inverse, et il le dit depuis la création du diplôme en 2006 : l’article D. 338-27 prévoit une liste de centres d’examen « qui se situent en France ou à l’étranger ». Les modifications successives du texte, en 2019 puis en 2020, n’ont changé que l’autorité chargée de dresser cette liste, aujourd’hui le directeur général de France Éducation international.

Il faut être honnête sur la portée de cette précision : dans les faits, l’immense majorité des centres se trouve en France, parce que le public du diplôme est surtout constitué de personnes déjà installées. Mais il n’existe aucune interdiction de principe. Si vous préparez une installation en France depuis votre pays, posez la question à l’Alliance française ou à l’Institut français le plus proche plutôt que de partir du principe que c’est impossible.

Le prix

Aucun texte ne fixe de tarif national pour le DILF. Les droits d’inscription sont déterminés par chaque centre agréé, ce qui explique les écarts que l’on observe d’une ville à l’autre et d’une année à l’autre. Deux réflexes utiles : demandez le montant exact au centre avant de constituer votre dossier, et vérifiez si le passage est inclus dans votre formation. Beaucoup de candidats préparent le DILF à l’intérieur d’un parcours porté par un Greta, une association ou un organisme de formation, et l’examen est alors financé dans le cadre de ce parcours.

La marche suivante, celle qui compte ➜ s’entraîner au niveau A2

Séjour et nationalité : ce que le DILF ne permet pas en 2026

Il faut être direct sur ce point, parce que c’est là que les contenus en ligne font le plus de dégâts.

Le DILF a été créé en 2006 pour accompagner le contrat d’accueil et d’intégration, le CAI, signé à l’époque par les étrangers s’installant en France. La formation linguistique du CAI visait précisément le A1.1, et le DILF en était la sortie naturelle. Le CAI a disparu le 1er juillet 2016, remplacé par le contrat d’intégration républicaine issu de la loi du 7 mars 2016. La formation linguistique de l’Office français de l’immigration et de l’intégration vise aujourd’hui le niveau A2. Pourtant, des pages encore consultées présentent le DILF comme « obligatoire dans le cadre du CAI ». Cette information a dix ans de retard.

Surtout, depuis le 1er janvier 2026, une exigence de niveau certifié s’applique là où il n’y en avait pas, et les seuils des autres démarches ont été relevés. Quatre arrêtés du 22 décembre 2025, tous publiés au Journal officiel du 26 décembre 2025, fixent la liste précise de ce qui est recevable : deux pour le séjour, deux pour la nationalité.

DémarcheNiveau exigé depuis le 1er janvier 2026Le DILF suffit-il ?
Première carte de séjour pluriannuelleA2 (aucun niveau certifié n’était exigé avant)Non
Première carte de résidentB1Non
Naturalisation par décretB2Non

L’arrêté relatif aux diplômes admet, pour la première carte de séjour pluriannuelle, « tout diplôme attestant un niveau de connaissance de la langue française au moins équivalent au niveau A2 », et le niveau B1 pour la carte de résident. Le DILF atteste le A1.1, qui est en dessous des deux. L’arrêté relatif aux certifications, lui, limite la liste à deux tests seulement, le TCF délivré par France Éducation international et le TEF délivré par la chambre du commerce et de l’industrie de Paris, aujourd’hui CCI Paris Île-de-France. Le DILF n’y figure pas, et ne pouvait pas y figurer puisqu’il n’est pas un test. Deux arrêtés jumeaux du même jour posent les mêmes règles pour la nationalité française, au niveau B2.

Deux nuances à connaître avant de renoncer. Le code de l’entrée et du séjour des étrangers dispense de la condition de langue les personnes âgées de plus de soixante-cinq ans. Et les arrêtés imposent aux tests recevables des critères cumulatifs stricts : passage en présentiel dans un centre d’examen, le même jour et en session unique, quatre épreuves distinctes, surveillance contre la fraude, contrôle d’identité. Toutes les versions du TCF et du TEF ne les remplissent pas. Vérifiez auprès du centre que la version proposée est bien celle qui vaut pour votre démarche.

À retenir en une phrase. En 2026, le DILF ne débloque aucune démarche de séjour ni de nationalité. Il reste un diplôme d’État utile comme première étape et comme preuve de progression, mais le document qui compte pour une préfecture commence au A2, et il s’obtient avec un DELF A2 ou un TCF.

Si votre objectif est administratif, lisez plutôt notre point complet sur le niveau de français exigé pour la naturalisation et le titre de séjour en 2026, qui détaille les seuils démarche par démarche et les justificatifs acceptés.

DILF, DELF, TCF : lequel choisir quand on débute

Les trois sigles se ressemblent et servent à des choses différentes. Voici comment trancher.

DILFDELFTCF
NatureDiplômeDiplômeTest
NiveauxA1.1 uniquementA1, A2, B1, B2A1 à C2 selon la version
ValiditéAucune durée prévue par les textesAucune durée prévue par les textesAttestation valable 2 ans
Sessions4 par an, dates nationalesPlusieurs par an, selon les centresFréquentes, selon les centres
Reconnu pour le séjourNonOui à partir du A2Oui, dans les versions conformes aux critères des arrêtés
Bon pour quiGrand débutant qui veut un premier objectifApprenant qui veut un diplôme définitif par niveauCandidat qui a besoin d’un justificatif rapide

La règle de décision est simple. Si vous avez besoin d’un document pour un dossier administratif, ne passez pas le DILF : visez au minimum le DELF A2 ou le TCF. Si vous débutez vraiment et que vous cherchez un cap à trois ou six mois, le DILF est un excellent point de départ, à condition de le considérer comme une étape et non comme une fin. Et si vous hésitez entre les différentes versions du DELF, notre guide sur la version du DELF à passer selon votre profil détaille les différences entre le DELF Prim, junior, scolaire et tout public.

Une remarque pour finir sur ce point : ces trois examens ne sont pas les seuls. Le paysage des certifications françaises compte aussi le DALF, le TEF et le DCL. Notre panorama des certifications de français langue étrangère les replace les unes par rapport aux autres.

Savoir ce qui tombe à l’examen ➜ la grammaire attendue au DELF, du A1 au B2

Cinq erreurs à éviter

1. Préparer surtout l’écrit. C’est l’erreur la plus coûteuse, et elle vient d’une habitude scolaire. L’oral vaut 70 points sur 100 et il est éliminatoire à lui seul. Le temps de préparation devrait être réparti dans les mêmes proportions : deux tiers à parler et à écouter, un tiers à lire et à écrire.

2. Croire que le DILF ouvre un droit au séjour. Il ne l’ouvre pas. Depuis le 1er janvier 2026, le premier seuil de langue opposable commence au A2, et le A1.1 est en dessous. Un candidat qui passe le DILF en pensant régler son dossier de titre de séjour perdra plusieurs mois.

3. S’inscrire trop tard. Quatre dates par an, communes à tous les centres, avec des inscriptions qui ferment plusieurs semaines avant. Un retard d’une semaine peut coûter deux mois.

4. Compter sur un report de notes. Il n’y en a pas. En cas d’échec, les quatre épreuves sont à repasser, y compris celles que vous aviez réussies.

5. Se fier à des informations non datées. Le DILF est un diplôme ancien, créé en 2006, dont l’environnement réglementaire a changé en 2016 avec la fin du contrat d’accueil et d’intégration, puis en 2026 avec les nouveaux seuils de langue. Beaucoup de pages en ligne décrivent encore l’état du droit de 2010. Vérifiez systématiquement la date de mise à jour de ce que vous lisez, y compris cet article.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le DILF ?

Le DILF est le diplôme initial de langue française. Il est délivré par le ministère de l’Éducation nationale et certifie le niveau A1.1, c’est-à-dire le tout premier palier de l’apprentissage du français. Il est réservé aux personnes de nationalité étrangère et aux Français non francophones qui ne sont pas titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire français.

Quelle est la différence entre le DILF et le DELF ?

Le DILF n’existe qu’à un seul niveau, le A1.1, qui se situe en dessous du A1. Le DELF existe en quatre niveaux, A1, A2, B1 et B2. Les deux sont des diplômes qui restent acquis à vie, mais seul le DELF, à partir du niveau A2, peut servir de justificatif pour une démarche de titre de séjour.

Quand ont lieu les sessions du DILF en 2026 et 2027 ?

Les dates sont communes à tous les centres d’examen. En 2026 : le mardi 7 avril, le mardi 16 juin, le mardi 13 octobre et le mardi 8 décembre. En 2027 : le mardi 9 mars, le mardi 8 juin, le mardi 7 septembre et le mercredi 1er décembre. Ces dates sont fixées par note de service et publiées au Bulletin officiel de l’Éducation nationale.

Quelle note faut-il pour être admis au DILF ?

Deux conditions doivent être remplies en même temps : au moins 35 sur 70 aux seules épreuves orales, et au moins 50 sur 100 à l’ensemble des épreuves écrites et orales. Les épreuves orales pèsent donc 70 points sur 100 et elles sont éliminatoires à elles seules.

Y a-t-il un âge minimum pour passer le DILF ?

Oui. Le Code de l’éducation impose seize ans au moins à la date de la première épreuve. Les élèves allophones plus jeunes passent le DELF en milieu scolaire, organisé par les académies.

Peut-on passer le DILF à l’étranger ?

Oui. Depuis la création du diplôme en 2006, le Code de l’éducation prévoit une liste de centres d’examen qui se situent en France ou à l’étranger. Beaucoup de pages affirment le contraire. Dans les faits, l’immense majorité des centres reste en France, car le public du diplôme est surtout constitué de personnes déjà installées. Renseignez-vous auprès de l’Alliance française ou de l’Institut français de votre pays.

Le DILF est-il valable pour obtenir un titre de séjour ou la nationalité française ?

Non. Depuis le 1er janvier 2026, la première carte de séjour pluriannuelle exige le niveau A2, la première carte de résident le niveau B1 et la naturalisation par décret le niveau B2. Le DILF certifie le A1.1, qui est en dessous de tous ces seuils. Les quatre arrêtés du 22 décembre 2025 n’admettent au titre des certifications que le TCF et le TEF, et au titre des diplômes que ceux qui attestent au moins le niveau requis. Les personnes de plus de soixante-cinq ans sont dispensées de la condition de langue.

Combien coûte le DILF ?

Aucun tarif national n’est fixé par les textes. Chaque centre agréé détermine ses droits d’inscription, ce qui explique les écarts d’une ville à l’autre. Demandez le montant exact à votre centre, et vérifiez si le passage est déjà financé dans le cadre de votre formation.

Que se passe-t-il si j’échoue au DILF ?

Vous pouvez vous représenter à une session suivante, mais aucune note n’est conservée d’une session à l’autre. Les quatre épreuves sont à repasser intégralement.

Sources

  • Légifrance, Code de l’éducation, section 3, articles D. 338-23 à D. 338-32 relatifs au diplôme initial de langue française, version en vigueur au 19 septembre 2026 : public concerné, niveau A1.1, composition des épreuves, âge minimum de seize ans (D. 338-24), organisation par France Éducation international (D. 338-26), centres d’examen en France ou à l’étranger (D. 338-27, dans sa rédaction issue du décret n° 2020-956 du 31 juillet 2020), fixation des dates par le ministre (D. 338-28), composition du jury (D. 338-29), non-conservation des notes (D. 338-30), conditions d’admission de 35 sur 70 à l’oral et 50 sur 100 au total (D. 338-31), aménagements d’épreuves (D. 338-32).
  • Bulletin officiel de l’Éducation nationale n° 24 du 12 juin 2025, note de service du 15 avril 2025 (NOR MENE2510598N), calendrier des sessions 2026 du DILF et du DELF en milieu scolaire.
  • Bulletin officiel de l’Éducation nationale n° 19 du 7 mai 2026, note de service du 14 avril 2026 (NOR MENE2603757N), calendrier des sessions 2027 du DILF et du DELF en milieu scolaire.
  • Légifrance, arrêté du 22 décembre 2025 relatif à la justification de la maîtrise du français au niveau requis pour l’obtention d’une carte de séjour pluriannuelle, d’une carte de résident, d’une carte de résident permanent ou d’une carte de résident portant la mention « résident de longue durée-UE » (NOR INTV2536139A, JORF n° 0302 du 26 décembre 2025), version consolidée en vigueur au 19 septembre 2026 : diplômes recevables, dont tout diplôme attestant un niveau au moins équivalent au A2 pour la carte de séjour pluriannuelle et au B1 pour la carte de résident, critères cumulatifs imposés aux certifications, durée de validité de deux ans des attestations linguistiques.
  • Légifrance, arrêté du 22 décembre 2025 relatif aux certifications linguistiques permettant de justifier du niveau de maîtrise du français requis pour l’obtention d’une carte de séjour pluriannuelle, d’une carte de résident, d’une carte de résident permanent ou d’une carte de résident portant la mention « résident de longue durée-UE » (NOR INTV2536147A, JORF du 26 décembre 2025) : seules certifications recevables, TCF et TEF, entrée en vigueur au 1er janvier 2026.
  • Légifrance, arrêtés du 22 décembre 2025 relatifs à la justification du niveau de maîtrise du français requis des candidats à la nationalité française (NOR INTV2536113A) et aux tests linguistiques correspondants (NOR INTV2536121A), JORF du 26 décembre 2025 : niveau B2 exigé, TCF et TEF seuls tests recevables.
  • Loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, décret n° 2025-647 du 15 juillet 2025 (volet séjour) et décret n° 2025-648 du 15 juillet 2025 modifiant le décret n° 93-1362 (volet nationalité) : relèvement des niveaux de français exigés, applicable aux demandes déposées à compter du 1er janvier 2026.
  • Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, articles L. 413-7, L. 433-4, R. 413-15 et R. 433-5 : condition de connaissance de la langue française et dispense pour les personnes de plus de soixante-cinq ans.