Composition de culture générale : Présentation de l'épreuve

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Le texte officiel

« Cette épreuve consiste en la rédaction d’un devoir sur un sujet d’ordre général, ayant pour objectif d’évaluer les qualités rédactionnelles des candidats. Il est notamment attendu qu’ils aient une bonne culture générale et qu’ils présentent de bonnes aptitudes à exposer leur point de vue grâce à une argumentation pertinente. Le devoir devra être soigneusement organisé (introduction, parties, conclusion) et une attention particulière sera portée à la maîtrise de la langue française. » (Arrêté du 14 mars 2018 modifiant l’arrêté du 27 avril 2011 fixant les programmes, les conditions d’organisation et de déroulement ainsi que les coefficients attribués aux différentes épreuves des concours prévus à l’article 13-1 du décret n° 2008-952 du 12 septembre 2008 portant statut particulier du corps des sous-officiers de gendarmerie).

Des sujets de portée générale

On attend de vous une culture générale sur les sujets de société. Il s’agit de montrer vos connaissances sur les grands problèmes de l’actualité, mais aussi de prouver votre capacité à éclairer de manière personnelle le fait étudié.

Ainsi, préparer le concours suppose que vous lisiez régulièrement la presse : quotidiens nationaux (Le Monde est un journal indispensable) ; magazines (L’Express, Le Nouvel Observateur, Le Point...). Tous ces journaux sont disponibles sur Internet.

Les journaux télévisés ou radiodiffusés sont intéressants, voire essentiels, mais tout à fait insuffisants pour se construire une bonne culture générale. En revanche, suivez les émissions et reportages se rapportant aux thèmes d’actualité, et n’hésitez pas à prendre des notes.

Attention
Méfiez-vous des blogs et autres Twitter, Facebook, etc. qui ne donneront que des informations très parcellaires sur un sujet.

Exemples
Sujets donnés au concours 2018 de SOG externe (au choix)
Le loisir, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ? L’automobile en ville est-elle encore indispensable ?
La place de l’animal dans la société actuelle.
Selon vous, notre santé passe-t-elle par notre alimentation ?

Les attentes du jury

L’épreuve vise avant tout à évaluer vos compétences d’écriture, autrement dit votre bonne maîtrise de la langue. Les correcteurs attachent de l’importance à la syntaxe et à l’orthographe. Une composition émaillée de fautes d’orthographe et de grammaire est particulièrement préjudiciable. Révisez les bases de la grammaire et de l’orthographe.

Il convient avant tout d’écrire un français « standard », ce que l’on appelle le « bon » français, qui exclut les fautes les plus courantes, les barbarismes (mots qui n’existent pas, mots étrangers...), les pléonasmes, les mots grossiers, une syntaxe relâchée.

La richesse de la réflexion s’exprime aussi à travers la richesse de la langue : « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » a dit l’écrivain français Nicolas Boileau. Pour s’exprimer aisément, il faut travailler : recourir souvent au dictionnaire, observer l’écriture des auteurs, des journalistes... En clair, lorsque l’on prépare une épreuve d’expression écrite, il faut d’abord se mettre dans une posture particulière de lecteur.

L’évaluation

L’évaluation porte sur votre capacité :
– à situer la problématique dans l’actualité ;
– à argumenter de manière cohérente, en montrant vos connaissances, votre ouverture d’esprit, votre curiosité ;
– à donner votre avis, sans préjugés ou jugements de valeur (des propos racistes par exemple seraient absolument inadmissibles...). Toute opinion doit s’appuyer sur de solides arguments ;
– à rédiger : orthographe et syntaxe correctes, vocabulaire riche et précis.

La qualité de votre exposé écrit sera donc jugée à travers :
– le fond : une définition claire du sujet à traiter ; une « idée maîtresse » : la
prise de position personnelle de l’auteur ;
– la forme : une justification de la prise de position articulée en plusieurs points s’enchaînant avec la logique et la rigueur d’une démonstration mathématique, rédigée dans un style clair, sobre, respectant les règles d’usage de la langue française.

Dans un devoir, la note attribuée au candidat résulte de la moyenne des deux notes partielles s’appliquant à :
– valeur et clarté des idées, étendue des connaissances, ouverture d’esprit ;
– composition : présentation, plan, introduction, développement et qualité des transitions, conclusion ;
– style : vocabulaire, orthographe, syntaxe, grammaire...

En général, les compositions rédigées sans méthode donnent lieu aux remarques suivantes :
– la question posée n’est pas clairement reformulée dans l’introduction ;
– le rédacteur est hors sujet, c’est-à-dire qu’il ne répond pas, ou en partie seulement, à la question posée, la discussion (démonstration) est absente ou mal conduite ;
– les arguments sont présentés sans ordre (mélange d’arguments à demi élaborés et sans lien entre eux) ;
– la conclusion fait défaut, est imprécise ou expose une autre thèse, voire est contraire à la thèse défendue tout au long du devoir ;
– le plan suivi n’est pas annoncé (ou s’écarte de celui annoncé) dans l’introduction ;
– le style laisse à désirer : phrases trop longues ou sans verbe, termes employés impropres, répétitions nombreuses ;
– l’orthographe et la ponctuation laissent à désirer.

La gestion du temps

Il est conseillé de répartir les 3 heures ainsi :
– lecture du sujet, recherche et prise de notes des idées : 1 h 15 ; 
– plan détaillé : 15 min ;
– rédaction, relecture : 1 h 30.

La moitié du temps imparti doit être consacrée à la réflexion.

Le brouillon

Lors d’un examen ou d’un concours, le temps imparti ne permet pas de rédiger entièrement la composition au brouillon. Avant la rédaction du devoir et, outre les feuilles portant le jet des idées, les documents suivants doivent apparaître sur le bureau :
– une feuille faisant apparaître les thèmes associés au sujet ;
– une feuille portant l’introduction conçue et rédigée de façon soignée ;
– une feuille contenant la conclusion rédigée complètement et correctement, de façon à n’avoir plus qu’à la recopier. Cela est primordial, car, à ce moment-là, il ne vous restera que peu de temps ;
– la ou les feuilles présentant le plan détaillé qui doit apparaître de façon claire, les transitions étant entièrement rédigées.

Important :

L’épreuve est anonyme, donc aucun signe ne doit permettre d’identifier votre copie : nom, signature... Tout signe distinctif entraîne l’annulation de la copie.

Utilisez un stylo d’une seule couleur et rendez une copie propre (évitez toute rature importante et, si vous devez rayer quelques mots, faites-le proprement avec une règle). N’abusez pas du « blanco » ni de l’effaceur.

Aérez votre copie : laissez une marge et des interlignes, créez des paragraphes afin que le correcteur visualise immédiatement l’organisation de votre composition.