Je serai ou je serais : la règle et le test qui tranche

« Je serai disponible jeudi » ou « je serais disponible jeudi » ? Le doute arrive presque toujours au pire moment, en relisant un mail de candidature ou une réponse à une invitation. Un seul « s » sépare les deux formes, il ne s’entend pratiquement pas, et pourtant il change le sens de la phrase : d’un côté un engagement ferme, de l’autre une possibilité soumise à condition. La bonne nouvelle, c’est que la règle tient en une ligne et que le test qui l’applique prend deux secondes. La moins bonne, c’est que le « jamais de conditionnel après si » qu’on répète partout est un raccourci, et qu’il existe un cas où il est faux. Pour transformer ce genre de vérification ponctuelle en automatisme, progresser en orthographe avec des exercices classés par notion reste le chemin le plus court.
Sommaire
- La réponse en une phrase
- Pourquoi ce doute est si tenace
- Ce que le « s » veut dire exactement
- Le test qui tranche en deux secondes
- Le piège du « si », et l’exception que personne ne mentionne
- Les sept verbes qui posent le plus de problèmes
- « Je vous serais gré » : la même erreur, avec un autre verbe
- Dans un mail professionnel : les trois phrases les plus écrites
- Et à la deuxième personne : « tu seras », jamais « tu sera »
- Ne pas confondre avec le doute « -er ou -é »
- Le réflexe de relecture
- Questions fréquentes
La réponse en une phrase
« Je serai » sans s est le futur simple : ce qui est prévu. « Je serais » avec un s est le conditionnel présent : ce qui dépend d’une condition.
Je serai à Paris lundi. C’est prévu, le billet est pris.
Je serais à Paris lundi si le train circulait. C’est suspendu à quelque chose qui n’est pas acquis.
Pourquoi ce doute est si tenace
Il y a une raison précise, et elle est rarement dite : à l’oral, la différence entre « je serai » et « je serais » a largement disparu. Dans une grande partie des usages contemporains, les deux formes se prononcent de la même façon, ou avec une nuance si faible que l’oreille ne la retient pas. L’écrit conserve une distinction que la parole a cessé d’entretenir. Autrement dit, vous ne pouvez pas vous appuyer sur ce que vous entendez, ce qui explique pourquoi cette hésitation touche aussi bien un élève de troisième qu’un cadre qui rédige dix mails par jour.
Deuxième raison, plus profonde : l’enseignement a longtemps présenté le futur et le conditionnel comme deux univers séparés, un « temps » d’un côté, un « mode » de l’autre. Or ce cloisonnement est précisément ce qui empêche de voir que les deux formes sont construites sur le même radical et qu’elles ne diffèrent que par leur terminaison. Le guide de référence du ministère de l’Éducation nationale, « La grammaire du français, terminologie grammaticale », tranche d’ailleurs la question : le conditionnel, « en dépit d’une tradition encore vivace, doit bien être considéré comme un temps de l’indicatif ». Le document range le conditionnel présent parmi les temps simples de l’indicatif, aux côtés du présent, de l’imparfait, du futur et du passé simple, et le conditionnel passé parmi les temps composés. Il précise que l’usage scolaire continue parfois de l’enseigner comme un mode.
Ce n’est pas un détail de nomenclature. C’est la clé qui rend la règle compréhensible au lieu d’être mémorisable.
Ce que le « s » veut dire exactement
Le même guide donne l’argument qui a emporté la décision, et il est purement morphologique. Il suffit d’aligner quatre formes d’un verbe du premier groupe :
chanterai / chanterais / chantai / chantais
La symétrie saute aux yeux. Le guide la résume d’une formule qui vaut d’être retenue : pour les verbes du premier groupe, qui sont les plus fréquents, « le conditionnel est au futur ce que l’imparfait est au passé simple ».
La ressource d’accompagnement éduscol consacrée au conditionnel et au futur en classe de seconde va au bout du raisonnement en décomposant la forme. Dans un conditionnel, on retrouve deux éléments :
- l’élément « -r- » du futur, celui qu’on entend dans je mangerai ;
- l’élément « -ais » de l’imparfait, celui qu’on entend dans je mangeais.
« Je serais » est donc littéralement un futur regardé depuis le passé. C’est ce que la ressource appelle son « statut de futur dans le passé », et c’est ce qui explique un emploi que beaucoup de locuteurs pratiquent sans le nommer : Je pensais que tu trouverais le chemin. Le verbe de la principale est au passé, le futur de la subordonnée bascule mécaniquement au conditionnel.
| Personne | Futur simple | Conditionnel présent |
|---|---|---|
| je | je serai | je serais |
| tu | tu seras | tu serais |
| il, elle, on | il sera | il serait |
| nous | nous serons | nous serions |
| vous | vous serez | vous seriez |
| ils, elles | ils seront | ils seraient |
Regardez la colonne du futur : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont. Ce sont les formes du verbe avoir au présent, à peine modifiées. Regardez celle du conditionnel : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Ce sont exactement les terminaisons de l’imparfait. Il n’y a rien d’autre à mémoriser.
Le test qui tranche en deux secondes
Le principe : remplacer je par nous. À la première personne du pluriel, la différence s’entend nettement, alors qu’elle a disparu au singulier.
- « Je ser… disponible jeudi » devient « nous serons disponibles jeudi » ? Alors c’est le futur : je serai, sans s.
- « Je ser… disponible jeudi » devient « nous serions disponibles jeudi » ? Alors c’est le conditionnel : je serais, avec un s.
Ce test fonctionne avec n’importe quel verbe, à condition de le conjuguer au pluriel et pas de le remplacer par un synonyme. J’aurai / nous aurons contre j’aurais / nous aurions. Je ferai / nous ferons contre je ferais / nous ferions.
Si vous préférez une variante, la deuxième personne du singulier marche aussi : tu seras et tu serais ne se prononcent pas de la même façon. Mais l’écart est plus mince, donc le pluriel reste plus sûr.
Le piège du « si », et l’exception que personne ne mentionne
C’est la zone où se concentrent les fautes, et où les explications disponibles en ligne sont le plus souvent incomplètes.
La règle de base
Dans un système hypothétique, le verbe qui suit si n’est jamais au conditionnel. C’est le verbe de l’autre proposition qui porte le conditionnel. Trois configurations couvrent l’essentiel :
| Après « si » | Dans l’autre proposition | Exemple |
|---|---|---|
| présent | futur simple | Si tu viens, je serai content. |
| imparfait | conditionnel présent | Si tu venais, je serais content. |
| plus-que-parfait | conditionnel passé | Si tu étais venu, j’aurais été content. |
D’où la faute la plus célèbre du français écrit, « si j’aurais su », qui cumule les deux erreurs : un conditionnel là où il faut un plus-que-parfait, et l’absence du conditionnel là où il devrait se trouver. La forme correcte est si j’avais su, je ne serais pas venu.
La ressource éduscol de seconde détaille les nuances de sens que ces constructions portent. Avec l’imparfait, l’action reste possible : Si tu m’aidais, tu me rendrais un fier service. C’est ce que la grammaire scolaire appelle le potentiel. Avec un imparfait qui décrit une situation impossible, on parle d’irréel du présent : Si je le pouvais, je viendrais tout de suite. Avec le plus-que-parfait, l’affaire est classée, c’est l’irréel du passé : Si nous avions pris un autre chemin, nous serions arrivés depuis longtemps.
L’exception
Tout ceci ne vaut que pour le si de l’hypothèse. Il existe un autre si, celui qui introduit une question indirecte, et celui-là accepte parfaitement le conditionnel :
- Je me demande si je serais capable de tenir ce rythme.
- Il voulait savoir si nous serions disponibles en octobre.
Dans ces phrases, si ne pose aucune condition, il remplace un point d’interrogation. Le test est simple : si vous pouvez reformuler avec « est-ce que », vous êtes devant un si interrogatif, et le conditionnel est possible. « Je me demande : est-ce que je serais capable ? » fonctionne. « Est-ce que tu venais, je serais content » ne fonctionne pas. La quasi-totalité des pages qui traitent ce sujet énoncent un « jamais de conditionnel après si » trop large, qui finit par faire douter là où il ne faudrait pas.
Les sept verbes qui posent le plus de problèmes
Le mécanisme est identique pour tous les verbes, mais quelques-uns concentrent les recherches parce qu’ils reviennent sans arrêt dans les écrits courants. Voici leurs deux formes à la première personne du singulier.
| Verbe | Futur (c’est prévu) | Conditionnel (c’est conditionné) |
|---|---|---|
| être | je serai | je serais |
| avoir | j’aurai | j’aurais |
| aimer | j’aimerai | j’aimerais |
| pouvoir | je pourrai | je pourrais |
| faire | je ferai | je ferais |
| venir | je viendrai | je viendrais |
| vouloir | je voudrai | je voudrais |
Deux remarques d’usage. Vouloir et aimer apparaissent presque toujours au conditionnel dans la vie courante, parce qu’ils servent à formuler une demande en l’atténuant : je voudrais un renseignement, j’aimerais vous rencontrer. Le futur je voudrai existe mais reste rare, et il surprend le lecteur quand il apparaît. À l’inverse, je serai et j’aurai sont très souvent au futur, parce qu’ils servent à annoncer une disponibilité ou une échéance.
La ressource éduscol rappelle par ailleurs que le futur lui-même n’est pas neutre. Il peut porter une injonction (vous me copierez dix fois la leçon), une promesse (n’ayez crainte, je vous aiderai) ou une supposition. Cela ne change rien à l’orthographe, mais cela explique pourquoi « je serai » sonne souvent comme un engagement : c’en est un.
« Je vous serais gré » : la même erreur, avec un autre verbe
Voici le prolongement que presque personne ne fait, alors qu’il s’agit exactement de la même confusion. Dans la formule de politesse employée en fin de courrier, on lit très souvent :
Je vous serais gré de bien vouloir me communiquer ce document.
Cette phrase est fautive, et pas à cause du « s ». La locution correcte est savoir gré, pas « être gré ». On écrit donc je vous saurais gré, du verbe savoir.
L’Académie française consacre une note à ce point, dans sa rubrique consacrée aux emplois fautifs, sous l’intitulé « Je vous serais gré pour je vous saurais gré ». Elle rappelle que gré est ici un nom, qui signifie « gratitude, reconnaissance », et qu’on le retrouve dans bon gré mal gré ou de son plein gré. Surtout, elle donne la cause de l’erreur, et c’est ce qui nous intéresse : la confusion s’explique par la proximité phonétique des formes de conditionnel de ces deux verbes, saurais et serais, mode sous lequel cette expression est le plus souvent employée. Elle mentionne aussi l’analogie avec des tournures voisines construites avec être, comme être reconnaissant.
Autrement dit : c’est parce que vous n’entendez pas la différence entre je serais et je saurais que vous écrivez le mauvais verbe. Exactement le même mécanisme que celui qui vous fait hésiter entre je serai et je serais, d’un cran plus loin.
Les deux formes correctes coexistent, selon ce que vous voulez dire :
- Je vous saurais gré de… Conditionnel, valeur de politesse. C’est la formule attendue dans un courrier administratif ou professionnel.
- Je vous saurai gré de… Futur, plus rare, et plus sec : vous annoncez la reconnaissance que vous aurez effectivement.
Dans le doute, retenez la version au conditionnel. Et vérifiez surtout le verbe avant le « s ».
Dans un mail professionnel : les trois phrases les plus écrites
C’est le contexte dans lequel cette hésitation se pose le plus souvent. Trois formulations reviennent, et chacune se tranche différemment.
« Je ser… disponible le 12 octobre »
Je serai disponible le 12 octobre. Sans s. Vous confirmez une disponibilité, c’est une information ferme. Le conditionnel transformerait votre confirmation en vague éventualité, et votre interlocuteur ne saurait pas s’il peut compter sur vous. Si la disponibilité est réellement conditionnée, dites-le : je serais disponible le 12 octobre si la réunion se tient l’après-midi.
« Je ser… ravi de vous rencontrer »
Je serais ravi de vous rencontrer. Avec un s. Ici, le conditionnel n’est pas une hypothèse mais une atténuation : la condition est implicite, elle vaut « si vous en êtes d’accord ». La ressource éduscol décrit précisément cet emploi, où le conditionnel marque « une sorte de distance ou de précaution polie ». C’est la formulation attendue dans une lettre de motivation.
Je serai ravi de vous rencontrer n’est pas faux, mais dit autre chose : la rencontre est déjà actée, et vous annoncez que vous vous en réjouirez le moment venu. Pensez aussi à l’accord : une femme écrira je serais ravie.
« Je ser… gré de bien vouloir… »
Je vous saurais gré de bien vouloir… Voir la section précédente : ni serai ni serais, mais saurais.
Et à la deuxième personne : « tu seras », jamais « tu sera »
La question se pose aussi au tutoiement, sous une forme un peu différente. Au futur, la deuxième personne du singulier prend un s : tu seras. La graphie « tu sera » n’existe pas, dans aucun temps.
- Tu seras là demain ? Futur.
- Tu serais là demain si tu n’avais pas ce rendez-vous. Conditionnel.
La raison est simple : à la deuxième personne du singulier, la marque de personne est un s à presque tous les temps de l’indicatif. C’est la même logique qui explique qu’on écrive n’oublie pas sans s à l’impératif mais tu n’oublies pas avec un s à l’indicatif, un point traité dans notre article sur « n’oublie pas » ou « n’oublies pas ».
Ne pas confondre avec le doute « -er ou -é »
Les deux hésitations portent sur une terminaison verbale muette, mais elles n’ont rien à voir, et les mélanger fait perdre du temps.
| « -er ou -é » | « -ai ou -ais » | |
|---|---|---|
| Verbes concernés | uniquement les verbes du 1er groupe | tous les verbes |
| Question posée | infinitif ou participe passé ? | futur ou conditionnel ? |
| Exemple | j’ai mangé / je vais manger | je mangerai / je mangerais |
| Test | remplacer par un verbe du 3e groupe (prendre) | remplacer je par nous |
Le point commun, c’est que les deux difficultés viennent de la même cause : le français écrit distingue des formes que le français parlé a cessé de distinguer. Si la première question vous arrête aussi, le détail du test de substitution se trouve dans notre article sur « er » ou « é ».
Le réflexe de relecture
Trois secondes, dans cet ordre, à chaque fois que vous croisez une forme en « -rai » ou « -rais » à la première personne :
- Passer au pluriel. « Nous serons » ou « nous serions » ? La réponse tombe toute seule.
- Chercher la condition. Si elle est écrite (un si, un en cas de, un à condition que) ou sous-entendue (une demande polie), c’est le conditionnel. Si vous annoncez quelque chose de prévu, c’est le futur.
- Vérifier qu’il n’y a pas de « si » d’hypothèse juste avant. Dans ce cas, le verbe qui suit si ne prend jamais le conditionnel, sauf s’il s’agit d’une question indirecte.
Un dernier conseil de correcteur : quand une phrase vous résiste vraiment, c’est souvent qu’elle mélange deux idées. Coupez-la en deux. La bonne forme apparaît presque toujours d’elle-même.
Questions fréquentes
Les deux existent et ne veulent pas dire la même chose. « Je serai », sans s, est le futur simple : il annonce quelque chose de prévu, comme dans « je serai là à 9 heures ». « Je serais », avec un s, est le conditionnel présent : il exprime une action soumise à une condition, comme dans « je serais là à 9 heures si le train partait à l’heure ». Pour trancher, remplacez « je » par « nous » : si la phrase donne « nous serons », écrivez « je serai » ; si elle donne « nous serions », écrivez « je serais ».
Parce que le conditionnel est formé du radical du futur, reconnaissable à son « r », auquel s’ajoutent les terminaisons de l’imparfait, soit -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Le futur, lui, prend les terminaisons -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont, qui viennent du verbe avoir au présent. Le guide de terminologie grammaticale du ministère de l’Éducation nationale résume ce parallélisme en écrivant que le conditionnel est au futur ce que l’imparfait est au passé simple.
Officiellement, c’est un temps de l’indicatif. Le guide éduscol « La grammaire du français, terminologie grammaticale » indique que le conditionnel doit bien être considéré comme un temps de l’indicatif, en dépit d’une tradition encore vivace, et classe le conditionnel présent parmi les temps simples de l’indicatif. L’argument est morphologique : chanterai, chanterais, chantai, chantais forment une série symétrique. Le même document reconnaît que l’usage scolaire l’enseigne parfois encore comme un mode.
Après un « si » qui pose une condition, non : on écrit « si j’avais su », jamais « si j’aurais su ». C’est le verbe de l’autre proposition qui porte le conditionnel. En revanche, après un « si » qui introduit une question indirecte, le conditionnel est correct : « je me demande si je serais capable » est une phrase valide. Pour distinguer les deux, essayez de remplacer « si » par « est-ce que » : si la reformulation fonctionne, le conditionnel est possible.
« Je vous saurais gré », du verbe savoir. La locution correcte est savoir gré, et non être gré, parce que gré est ici un nom qui signifie gratitude ou reconnaissance, comme dans bon gré mal gré. L’Académie française explique que l’erreur vient de la ressemblance sonore entre les conditionnels saurais et serais, mode sous lequel cette formule est presque toujours employée. On peut aussi écrire « je vous saurai gré » au futur, mais la version au conditionnel est celle qui convient dans un courrier.
« Je serais ravi », avec un s, est la formulation attendue. Le conditionnel exprime ici une politesse, avec une condition implicite du type « si vous en êtes d’accord ». La ressource d’accompagnement éduscol décrit cet emploi comme marquant une distance ou une précaution polie. « Je serai ravi » n’est pas fautif mais dit autre chose : la rencontre est déjà fixée et vous annoncez que vous vous en réjouirez. Pensez à accorder si vous êtes une femme : je serais ravie.
Sources
- Ministère de l’Éducation nationale, guide éduscol « La grammaire du français, terminologie grammaticale » : classement du conditionnel présent parmi les temps simples de l’indicatif et du conditionnel passé parmi les temps composés ; remarque selon laquelle le conditionnel, « en dépit d’une tradition encore vivace, doit bien être considéré comme un temps de l’indicatif », la symétrie morphologique « chanterai / chanterais / chantai / chantais » constituant « un argument majeur en faveur de cette analyse du conditionnel comme temps et non pas comme mode » ; formule « le conditionnel est au futur ce que l’imparfait est au passé simple » ; mention du fait que l’usage scolaire le considère parfois encore comme un mode. eduscol.education.gouv.fr. Consulté le 18 septembre 2026.
- Ministère de l’Éducation nationale, ressource d’accompagnement éduscol « Le conditionnel // le futur : valeurs temporelles et valeurs modales », français, voie générale et technologique, classes de seconde et de première, octobre 2019 : tableau du parallélisme morphologique entre futur, imparfait et conditionnel, les élèves constatant qu’« on retrouve dans la conjugaison du conditionnel l’élément -r du futur et l’élément -ais de l’imparfait, ce qui indique morphologiquement son statut de futur dans le passé » ; valeurs modales du futur, injonction, promesse, prédiction, supposition ; corpus du système hypothétique et distinction entre potentiel, irréel du présent et irréel du passé ; emplois liés à une condition implicite, où le conditionnel marque « une sorte de distance ou de précaution polie ». eduscol.education.gouv.fr. Consulté le 18 septembre 2026.
- Ministère de l’Éducation nationale, circulaire n° 2012-067 du 27 avril 2012, « Enseignement de l’orthographe à l’école, renforcement », Bulletin officiel n° 18 du 3 mai 2012 : distinction officielle entre orthographe lexicale, qui porte sur la forme des mots, et orthographe grammaticale, qui porte sur les relations entre les mots et englobe les marques de temps et de personne du verbe. education.gouv.fr. Consulté le 18 septembre 2026.
- Académie française, rubrique consacrée aux emplois fautifs, notice « Je vous serais gré pour je vous saurais gré » : rappel que la locution est « savoir gré » et non « être gré », que gré y est un nom signifiant gratitude ou reconnaissance, attesté en français depuis le XIe siècle, et que la confusion s’explique par la proximité phonétique des formes de conditionnel saurais et serais, mode sous lequel cette expression est le plus souvent employée, ainsi que par l’analogie avec des constructions attributives de même sens telles que « être reconnaissant ». Notice consultée le 18 septembre 2026. Référence nommée pour information.
- Bescherelle, La Conjugaison pour tous, et Le Robert, dictionnaire de langue française : tableaux de conjugaison du verbe être au futur simple et au conditionnel présent, entrées « gré » et « savoir ». Références nommées pour information.