Une mère volait les sujets d’examen de sa fille depuis 3 ans : comment elle s’est fait prendre

Une mère sud-coréenne vient d'être condamnée à quatre ans et demi de prison pour avoir volé des sujets d'examens au profit de sa fille. Ce stratagème, répété pendant trois ans, a permis à la lycéenne de dominer le classement de son établissement avant d'être démasquée.

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Elle s’introduisait dans le lycée en pleine nuit pour photographier les sujets, avec l’aide d’une ancienne prof

Les faits se sont déroulés dans un lycée d’Andong, à 270 km au sud-est de Séoul. La police a arrêté cette mère de 48 ans le 4 juillet 2025, vers une heure du matin, après le déclenchement de l’alarme de l’établissement. Elle n’agissait pas seule : une enseignante contractuelle de 32 ans, ancienne tutrice de la lycéenne, l’accompagnait.

L’enquête a révélé que le duo s’était introduit 11 fois dans le lycée depuis 2023. L’ancienne professeure avait conservé ses accès au bureau des enseignants, ce qui leur permettait de voler ou photographier les sujets avant chaque examen. La mère a versé environ 18 500 euros à sa complice pour ces services.

La fille a gardé la première place du classement pendant trois ans avant que la fraude ne soit découverte

Grâce aux sujets volés, la lycéenne mémorisait toutes les questions et réponses à l’avance. Elle a ainsi dominé le classement de son établissement pendant trois années consécutives. Mais cette réussite reposait entièrement sur la triche.

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Une fois le stratagème découvert, l’établissement a annulé toutes ses notes et l’a exclue. La justice sud-coréenne l’a également condamnée à une peine de prison avec sursis. Sa mère écope donc de quatre ans et demi de prison ferme, tandis que l’enseignante complice a reçu cinq ans d’emprisonnement et doit rembourser l’argent perçu.

En Corée du Sud, la pression scolaire pousse certaines familles à des extrémités dangereuses

Ce fait divers illustre une réalité bien connue : la Corée du Sud vit une obsession collective pour la réussite scolaire. Selon France Culture, 80 % des élèves suivent des cours privés dans des structures appelées hagwons, en plus de leur emploi du temps scolaire normal. Les familles dépensent en moyenne 270 euros par mois et par enfant pour ce bachotage intensif.

Cette pression commence dès la maternelle et culmine avec l’examen de fin de lycée. Ce concours national détermine l’accès aux meilleures universités, puis aux postes les plus prestigieux de la société coréenne. Les enjeux sont donc colossaux pour les familles, ce qui explique certaines dérives.

Le pays affiche le taux de suicide le plus élevé au monde, notamment chez les jeunes

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Les conséquences de cette compétition scolaire dépassent largement le cadre des fraudes aux examens. Les enfants sud-coréens subissent des journées interminables, avec des cours qui s’étendent souvent jusqu’en soirée. Cette charge de travail épuise physiquement et mentalement des élèves parfois très jeunes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la Corée du Sud détient le taux de suicide le plus élevé au monde depuis 2003, selon le Korea Times. Les jeunes sont particulièrement touchés par ce fléau. Cette affaire de triche rappelle ainsi que la course aux meilleures notes peut avoir des conséquences dramatiques, autant pour ceux qui fraudent que pour ceux qui subissent la pression sans tricher.


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