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Année de césure : la Fage réclame un encadrement

Dans un communiqué publié hier, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte les pouvoirs publics sur l'aspect trop "rectiligne" de la formation en France. Elle souhaite notamment qu'un cadre réglementaire soit établi pour l'année de césure

Publié le 05 Septembre 2014 à 15h47 | | 0 avis

Année de césure : la Fage réclame un encadrement

Le parcours d'un jeune est-il fixé à 18 ans ? C'est en tout cas ce qu'estime la Fage, la fédération des associations générales étudiantes. Dans un communiqué publié hier, elle fustige notamment la pression qui pèse très tôt sur les épaules de tous les jeunes élèves français : celle de suivre "un parcours rectiligne dont il est complexe de dévier" : passer son bac, faire ses études et obtenir son premier emploi. Ce système oblige les jeunes à savoir dès 18 ans où ils veulent aller et à s'y tenir jusqu'à leur entrée dans le monde professionnel. 

La Fage rappelle par ailleurs que c'est en France que l'âge moyen des inscrits dans l'enseignement supérieur est le plus faible : 21.5 ans. Il est de 26,6 au Danemark, de 26 au Royaume-Uni et 25,5 ans en Suède. Dans l'esprit des jeunes Français, il faut obtenir son bac à 18 ans, obtenir une licence en 3 ans, un master en 5 ans et être inséré professionnellement à 23 ans. Avec pour conséquence une stigmatisation des profils atypiques et un sentiment d'échecs chez les jeunes en réorientation. Le constat de la Fage est sans appel : "La société française construit des diplômés avant de construire des adultes."

Obtenir des compétences transversales 

Pour l'organisation étudiante, il est indispensable d'assouplir ce système qui enferme les jeunes dans un carcan et les empêchent de choisir leur voie avec tout le recul dont ils ont besoin. La première solution pour y remédier consisterait selon elle à établir un cadre réglementaire pour l'année de césure.

Cette année est censée permettre aux jeunes de mettre leurs études en stand-by temporairement pour s'impliquer dans des projets personnels ou des stages. Problème : ce dispositif est souvent mal encadré dans les universités. En conséquence, "les étudiants ayant un projet particulier (création d'une entreprise, engagement bénévole, ...) se retrouvent obligés de contourner le système actuel, et n'ont aucun moyen de faire valoir les compétences acquises lors de cette expérience." regrette la Fage.

L'organisation demande donc que les étudiants ayant recours à une année de césure puissent "poursuivre leur formation là où ils l'avaient interrompue et ainsi appliquer une logique de "report d'études" comme cela existe pour certaines formations en santé. Ainsi l'étudiant ne serait pas pénalisé puisque les "droits à bourse" suivraient cette logique de report.". Elle ajoute : "que ce cadre doit "garantir les mêmes conditions d'inscription lors de la rentrée suivant l'année de césure, notamment entre deux cycles, de même que la réinscription administrative de l'étudiant, permettant ainsi à ce dernier de maintenir les avantages liés à son statut (accès aux services du CROUS, SUAPS, service de santé universitaire, bibliothèques, couverture sociale...), et à l'établissement de savoir qu'il s'agit d'un étudiant en césure, et non d'un décrocheur." Ce cadre réglementaire permettrait ainsi à chaque étudiant de prendre le temps de se former comme il le souhaite, sans craindre de sortir du système.

>> Consultez l'intégralité du communiqué.