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Les jeunes médecins mal formés aux enjeux de la fin de vie

Le rapport conçu par les députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) sur la problématique de la fin de vie a été remis ce vendredi au président de la République. Au sein de cette étude on trouve des pistes d’amélioration de la formation des étudiants en médecine.

12 Décembre 2014 à 17h29 | | 0 avis

Les jeunes médecins mal formés aux enjeux de la fin de vie

La fin de vie est un sujet un peu tabou, toujours compliqué à évoquer. Pourtant les futurs médecins y seront nécessairement confrontés à un moment de leur carrière et doivent donc y être préparés pour proposer les meilleures solutions aux patients.

La problématique de la fin de vie traitée trop peu et trop techniquement

Si les étudiants sont nombreux à estimer de ne pas débattre assez de la fin de vie en fac de médecine, la porte-parole de l’association Soigner dans la dignité (SDD) qui s’exprime au nom des futurs soignants opposés à l’euthanasie explique que la fin de vie n’est abordée que selon les facultés : « Il y a de fortes disparités d’une université à l’autre, chacune à la liberté de traiter la question différemment ». Dans les faits, le thème est traité une première fois au cours de la première année de médecine pendant un cours de sciences humaines et sociales, à l’issue duquel le test serait un simple QCM.

Dans le programme de l’internat la problématique réapparaît au détour d’un module sur les soins palliatifs, pour le SDD, « c’est minime ! ». Le souci étant qu’à chaque fois que le sujet est abordé, les enseignements restent particulièrement techniques et ne laissent que peu de place à la réflexion. Pour le SDD, la priorité est donc de former les jeunes médecins aux soins à prodiguer en fin de vie, sur la prise en charge de la douleur notamment. L’association l’affirme, il faut « connaître le droit en la matière, aussi bien que ce qui se passe médicalement en fin de vie, les médicaments dont on dispose et comment gérer, humainement, ces situations ».

Bien sûr, ce qui compte c’est que les internes se forgent leur propre opinion sur la façon de traiter une personne en fin de vie mais ils doivent tout de même avoir certaines clés en main pour mieux juger ce qui peut être nécessaire de faire en pareille circonstance. Pour le président de l’inter-syndicat national des internes : « La formation est trop courte, et manque de concret. Il serait utile par exemple que l’on nous apprenne comment parler aux familles », et contrairement aux idées reçues, le vécu peut se transmettre et il n’y a donc pas besoin d’attendre que les jeunes médecins apprennent sur le terrain.

Une filière formant les jeunes médecins au traitement de la fin de vie

Dans le rapport Leonetti-Claeys, les députés affirment eux aussi qu’il existe de réelles lacunes dans les formations des médecins et ils préconisent donc « l’engagement d’un effort massif dans le développement de la formation initiale et continue des médecins car la formation des étudiants et des médecins aux soins palliatifs et à l’accompagnement est un levier essentiel de l’amélioration des pratiques en France face aux situations de fin de vie ». Pour appuyer ce propos, les députés prônent la création d’une nouvelle filière universitaire qui devrait agir en faveur d’une recherche spécifique à la fin de vie. De plus, les députés estiment nécessaire de développer certaines capacités comme : « d’accompagnement par la parole et l’écoute, de prise en charge adaptée de la souffrance, capacité à identifier une situation d’obstination déraisonnable, connaissance du bon usage des antalgiques et des sédatifs après limitation et arrêt des traitements ».

Une chose est sûre lorsqu’il s’agit d’évoquer le traitement de la fin de vie par les médecins, c’est un débat éthique qui n’a pas fini de faire parler de lui.

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