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Etude - La pression des études mal vécue par ...

Etude - La pression des études mal vécue par les jeunes

Début novembre, l’OVE (Observatoire de la vie étudiante) a publié sa première enquête nationale sur la santé des étudiants. Le constat est mitigé : si les étudiants estiment majoritairement être en bonne santé, le stress et l’anxiété constants qu’ils subissent nuisent à leur quotidien.

Publié le 20 Novembre 2018 à 17h37 | | 0 avis

Etude - La pression des études mal vécue par les jeunes

L’étude se présente comme une enquête santé, dans laquelle l’OVE interroge des étudiants sur leur bien-être, leur état de santé, leurs comportements ou encore leurs pratiques en matière de soins. Ce qui permet de brosser un portrait global de leur façon de vivre et de leur état d’esprit. 18 875 se sont prêtés à l’exercice (le sondage a été réalisé pendant l’année universitaire 2015-2016).

 

Du côté de la santé, tout va bien

73% des étudiants sondés considèrent que leur santé était bonne ou très bonne pendant les quatre semaines précédant l’enquête. Cependant, au sein même de cette statistique, on constate des différences selon le genre de la personne interrogée. Ainsi, les étudiants s’estiment plus souvent en bonne santé que les étudiantes (80% contre 68%). Ce type de différence apparaît à plusieurs reprises dans l'étude, ce qui peut faire s'interroger sur la façon dont les jeunes femmes se considèrent et sont considérées, ainsi que les stéréotypes de genre.

➜ À voir aussi : Combattre les clichés pour la mixité des métiers

86% des étudiants bénéficient d’une couverture complémentaire, et trois-quarts de la population étudiante dépendent du régime de sécurité sociale étudiante. Pour finir sur ce registre, l’étude note qu’une étudiante sur trois n’a jamais consulté de gynécologue, une proportion qui descend à 21% chez celles qui ont déjà eu des rapports sexuels. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne sont pas suivies, puisque les consultations gynécologiques peuvent être effectuées par d’autres professionnels santé. On note aussi que 42% des sondés ont déjà fait un test de dépistage du VIH.

Mais si les étudiants se déclarent en bonne santé et sont conscients des précautions à prendre, c’est du côté du renoncement aux soins que le bât blesse. En effet, près d’un tiers des étudiants interrogés déclarent avoir renoncé à des soins (ou à des examens médicaux) pour raisons financières. Là aussi, les étudiantes y renoncent plus souvent que les étudiants. D’autres avouent manquer de temps et avoir le sentiment que « ça va passer » (pour 47 et 48% des étudiants).

 

L’alcool est fortement consommé par les étudiants

Les étudiants fument, on le sait, et plus que la population générale : ils sont 36% à fumer contre 34,6% du reste de la population. Les 20-25 ans sont les plus concernés (37% d'entre eux fument, et parmi eux 11% plus de cinq cigarettes par jour).

Concernant l’alcool, 87% des sondés disent en avoir déjà consommé dans leur vie. 55% le font de façon occasionnelle, et 40% au moins une fois par semaine. (Un étudiant sur dix consomme de l’alcool plus de trois fois par semaine.) Les étudiants de 20-25 ans pratiquent davantage le « binge-drinking » que les étudiantes.

On note aussi que près de la moitié des étudiants ont déjà consommé du cannabis dans leur vie. Plus grave, 4% des étudiants ont déjà consommé au moins un produit dopant afin d’améliorer leurs performances scolaires avant un examen ou un concours. Une habitude qui serait dûe à la pression ressentie par les étudiants.

➜ À voir aussi : Des addictions et des jeunes

 

Angoisse et dépression : le revers de la médaille

Ils sont en effet 20% à « présenter les signes d’une détresse psychologique dans les quatre semaines qui précèdent l’enquête », avance l’étude. Au cours de l’année précédente, 37% des sondés ont également connu une période d’au moins deux semaines où ils se sont sentis désespérés, tristes et déprimés. 15% des étudiants présentent également « différents critères cliniques d’un épisode dépressif caractérisé avec retentissement sur les activités habituelles ». Là aussi, les femmes sont plus touchées que les hommes.

Conséquence de ces épisodes dépressifs, les sondés sont un peu plus de 8% à déclarer avoir pensé à se suicider au cours de l’année précédant l’enquête. Parmi les 4% ayant fait une tentative de suicide, les raisons qu’ils révèlent sont les difficultés liées à la vie familiale (55%), les difficultés liées à la vie sentimentale (52%) et celles liées à la scolarité ou aux études.

Du côté de l’alimentation, malgré une santé déclarée positive par la majorité des étudiants, les repas ne suivent pas toujours. En effet, près de la moitié d’entre eux avouent en sauter pendant une semaine normale de cours. (Parmi eux, les deux tiers le justifient par des horaires irréguliers ou un manque de temps.) Ceux qui exercent un job pour financer leurs études sont les plus touchés par cette absence de repas.