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Règles : comment vaincre ce tabou tenace chez ...

Règles : comment vaincre ce tabou tenace chez les adolescentes

On pourrait penser qu’avec Internet, les adolescents sont parfaitement informés sur leur puberté et sur ce qui se passe dans leur corps. C’est l’inverse : la Toile reste le lieu de beaucoup d’idées reçues, de désinformation et de légendes urbaines. Depuis peu, plusieurs initiatives sont apparues afin d’informer les adolescentes sur leurs règles. digiSchool a mené l’enquête auprès de ceux qui en sont à l’origine.

Publié le 07 Novembre 2018 à 11h50 | | 0 avis

Règles : comment vaincre ce tabou tenace chez les adolescentes

En 2017, Taous Merakchi (alias Jack Parker) a publié Le Grand Mystère des Règles, qui portait en sous-titre : « Pour en finir avec un tabou vieux comme le monde ». En 2017, c’était le troisième livre publié sur le sujet. Les règles sont-elles encore taboues en 2018 ? Oui, et c’est la raison même pour laquelle elle a écrit son livre. C’est aussi pour cela que la marque de tampons Nett a créé en juin dernier un chatbot sur sa page Facebook, c'est-à-dire un robot qui peut discuter avec les utilisateurs, qui leur permet de se renseigner sur le sujet. Parce qu’il y a un vrai besoin d’information : « Les jeunes filles savent comment les règles fonctionnent de manière globale, mais il y a un manque de connaissances sur l’anatomie et le fonctionnement des cycles, explique Fanny Lelong, chargée de développement associatif au Planning Familial du Rhône. Elles n’en parlent pas parce que pour elles, c’est un sujet tabou et malsain. » Et quel meilleur endroit pour trouver des réponses à leurs questions qu'Internet ?

 

Internet, un lieu rempli de fausses réponses sur le corps et la puberté

« Il y a tellement de questions que je vois passer sur les forums pour ados auxquelles la famille ou les cours de SVT auraient dû répondre. Mais ce n'est pas toujours le cas, et on reste enfermés dans une boucle de désinformation qui se croit informée. » Contactée par mail, Taous Merakchi nous a confié « être tombée de l’armoire » face aux rumeurs et aux idées fausses qui circulent sur internet. « Ça fait toujours halluciner les gens qui pensent qu'en France on va très bien de ce côté-là, et que l'éducation (nationale ou parentale) fait bien son boulot mais non, on n’est pas encore au point. »

Benjamin Merritt, CEO de la startup Itsalive qui a développé le chatbot Léa pour Nett, nous le confirme : l’outil montre qu’il y a encore « beaucoup d’idées préconçues » chez les jeunes filles. Et cette désinformation peut avoir des conséquences graves, par exemple « un retard de diagnostic sur certaines maladies, comme l’endométriose », précise Fanny Lelong.

➜ À voir aussi : IVG : un droit encore fragile

 

La prévention des règles doit passer par la pédagogie

C’est pour répondre à ce besoin d’information que la marque de tampons Nett a décidé de créer avec la startup Itsalive le chatbot Léa, disponible en permanence sur Facebook Messenger. Ciblé sur les 13-24 ans, il permet aux jeunes filles de s’informer via des quizz, ou des choix de scénarios, à la manière d’une histoire dont tu es le héros. Toutes les questions-réponses ont été réalisées avec l’aide de médecins. « Le site Nett recevait beaucoup de questions, et le chatbot était la meilleure manière d’y répondre », explique Benjamin Merritt. A l’heure actuelle, plus de 3460 personnes ont utilisé le chatbot depuis sa création, avec une utilisation moyenne de sept minutes, ce qui représente beaucoup.

Taous Merakchi préconise également un dialogue en face à face : « des interventions physiques, la mise à disposition de documentation moderne et adaptée sur la question, et l'ouverture du dialogue surtout. Vraiment, ne pas refuser le dialogue et même l'inviter, même si c'est inconfortable, même si c'est gênant. Mieux vaut passer un moment de malaise plutôt que de faire n'importe quoi avec son corps. » Une démarche qui a été adoptée par le Planning Familial : « On défend l’éducation. Les élèves sont censés avoir trois séances d’éducation sexuelle par niveau d’âge, de la primaire au lycée, rappelle Fanny Lelong. C’est obligatoire, mais tous les établissements ne l’appliquent pas ! Nous allons donc sur le terrain. »

➜ À voir aussi : Harcèlement sexuel en milieu étudiant : une lente prise de conscience

 

3 conseils de Taous Merakchi/Jack Parker pour rassurer les jeunes filles sur leurs règles

• Avoir ses règles, ça s'apprend. On apprend à trouver les meilleurs remèdes, les meilleures protections, les meilleurs rituels pour se faire du bien pendant cette période.

• Il ne faut pas hésiter à expérimenter, à remettre en question ce qu'on croit savoir, à changer de méthode.

• Et surtout, surtout : parlez-en. Rien ne vous oblige à taper directement dans la provoc et les détails graphiques si ça ne vous ressemble pas, on peut simplement aborder le sujet de façon tout à fait factuelle. L'important, c'est de normaliser la présence des règles dans nos conversations, au même titre que le reste.

Pour en savoir plus :

Le Grand Mystère des Règles : pour en finir avec un tabou vieux comme le monde, de Jack Parker (Editions Flammarion, 2017)

Les sites du Planning Familial et du Planning Familial du Rhône

Des infos sur Léa, le chatbot de Nett