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"La hausse ne remet pas en cause notre envie de fumer"

Depuis le 1er octobre, les paquets de cigarettes ont augmenté de 6,5% à 7%. Une hausse qui fait que même pour les cigarettes les moins chères, il faudra débourser pas moins de 6,10 euros. Nous sommes parties à la rencontre d’étudiants pour leur demander ce qu’ils en pensent.

04 Octobre 2012 à 09h34 | | 0 avis


Renflouer les caisses de l’Etat ou raisons de santé publique ?

En 2011, les taxes sur le tabac ont rapporté 13,8 milliards d’euros aux finances publiques. Avec l’augmentation de 40 centimes sur les prix de tous les paquets de cigarettes, elles en rapporteront  1 milliard de plus. Pour certains, une telle hausse est aisément justifiable et n’est donc pas si dérangeante : « Cette hausse du prix des cigarettes est une bonne chose pour l’Etat » déclare ainsi Adam. Fumer deviendrait presque un acte patriotique.

Cette hausse du prix du tabac ne changera pas beaucoup les comportements des étudiants fumeurs. Au mieux, ils ralentiront leur consommation, « ça m’incite à diminuer mais pas à arrêter. Néanmoins, je ne pense pas que je continuerai à fumer comme avant », nous explique Lucas. Sarah et Nicolas eux vont un peu modifier leurs habitudes « cette hausse ne remet pas en cause notre envie de fumer. Par contre, on va passer au tabac à rouler ». Quant à Léa, elle déclare  « je vais sûrement changer de marque pour une autre moins chère ».

Concernant l’impact sur la consommation globale, il y a deux points de vue différents. Certains pensent que cela ne va rien changer, comme Léa qui nous dit que « les fumeurs ne vont pas s’arrêter de fumer, ils vont plutôt se diriger vers un marché parallèle » ou Laëtitia et Rosalie qui pensent, elles, qu’ « un vrai fumeur ne s’arrêtera pas s’il est accro ». D’autres, comme Nicolas, estiment que cette hausse peut affecter une certaine catégorie de personnes : « Je pense que ça peut avoir un impact sur les parents qui devront arrêter ou diminuer pour pas que leur budget cigarettes empiète sur le budget nourriture de leurs enfants ». Adam explique, optimiste, que « pour certains ce sera peut-être une bonne motivation pour arrêter de fumer ».

Les associations anti-tabac jugent cette hausse insuffisante et assurent, comme Nicolas, que « l’augmentation du prix du tabac va trop lentement et est trop régulière, du coup, les gens s’y habituent », il ajoute tout de même : « si la hausse était plus brutale, les gens seraient beaucoup plus choqués et pourraient même se révolter ! ». Depuis 2003, les différentes hausses successives du prix du tabac ont fait qu’aujourd’hui, le paquet coûte 40% plus cher. Cette augmentation ne diminue cependant que très peu la consommation des français.


Maigre budget et achat à l’étranger

Les buralistes français se plaignent de cette hausse des prix du tabac car elle augmente la différence de prix entre la France (6,10 euros minimum) et les pays frontaliers comme l’Allemagne (5,16 euros), l’Italie (4,90 euros) ou le Luxembourg (4,40 euros). Beaucoup des étudiants interrogés envisagent d’ailleurs d’acheter des cigarettes dans des pays où elles sont moins chères, mais uniquement si l’occasion se présente, en vacances par exemple. « Si un bon plan se présente et qu’une connaissance vend des cigarettes venant de l’étranger, je vais quand même en profiter », admet tout de même Steve. En France, 20% des cigarettes fumées viennent déjà d’autres pays.

Le tabac prend une place de plus en plus importante dans le budget des étudiants. Certains diminuent même leur budget repas pour s’acheter leur paquet, « J’ai 10 euros par jour pour manger. Comme mon paquet coûte plus de 6 euros, il me reste moins de 4 euros pour mon déjeuner », avoue Sarah. Steve, lui, en est venu à d’autres extrémités : « il m’arrive régulièrement de m’acheter un paquet de cigarettes plutôt que mon repas de midi ».

De toute évidence, la hausse des prix du tabac ne perturbe pas la consommation des étudiants fumeurs de manière significative. Paradoxalement, ils pensent tout de même que cette augmentation aura un impact sur les autres consommateurs. La question est de savoir si la hausse du prix du tabac prévue pour juillet changera quelque chose à cet état d’esprit ou si quelque soit le prix, les fumeurs fumeront.

Vigane Blakaj et Elsa Fachinetti

Crédit photo: © prudkov - Fotolia.com

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