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Portrait de Charlène Benguigui : entre bien-ê...

Portrait de Charlène Benguigui : entre bien-être au travail et engagement féministe

Elle est jeune, ambitieuse et étudiante dans l'une des meilleures écoles de commerce de France. Elle est aussi coordinatrice d’un collectif prônant l’égalité homme-femme au sein des entreprises. Son objectif ? Se spécialiser dans le bien-être au travail. Rencontre avec Charlène Benguigui.

Publié le 18 Juillet 2018 à 16h20 | | 2 avis

Portrait de Charlène Benguigui : entre bien-être au travail et engagement féministe

Depuis toute petite, Charlène s’est toujours battue pour ses engagements, avec un fort penchant pour la communication. Enfant, lorsqu’elle voulait défendre la cause animale, elle a « créé lors d’une course canine un petit livret qui parlait de la protection animale dans le monde et des animaux en voie de disparition, que j’ai vendu 2 à 3 euros, raconte-t-elle. J’ai tout reversé à la SPA ». Chez Charlène, les convictions se traduisent par l’action. Une attitude qui l’a poursuivie jusqu’à la fac.

Désormais, elle est en école de commerce dans la prestigieuse école EM Lyon. « Quand j’étais petite, je voulais être paléontologue, se souvient-elle. Donc si on m’avait dit que je serais en école de commerce, déjà, j’aurais demandé ce que c’était ! ». Ses parents, quant à eux, l’ont encouragée à faire des études de finance, parce que c’est un domaine « qui rapporte » et vers lequel la majorité des étudiants en école de commerce se dirigent. Il ne faut pas longtemps à la jeune fille pour se rendre compte que son avenir sera très différent : « Je n’aime pas m’ennuyer et faire sans arrêt la même chose. Dans la finance, il y a beaucoup de reporting, tout le temps ». Avec le soutien de ses parents, elle s’oriente finalement vers l’EM Lyon, où elle termine un Master of Science (Msc in management).

 

Son engagement féministe avec le collectif Olympe

C’est à l'EM Lyon que Charlène intègre le Collectif Olympe, qui promeut l’égalité homme-femme. « En arrivant à l’EM Lyon, je me suis dit : est-ce que je rentre dans la junior entreprise (j’avais déjà fait une junior entreprise dans mon ancienne école) ou est-ce que je fais autre chose ? ». Elle rejoint le collectif en octobre, et devient coordinatrice (« C’est exactement la même chose que présidente d'association ») en décembre de la même année. Et si le Collectif Olympe est féministe, il est aussi inclusif : les hommes y sont les bienvenus.

A l’origine de cet engagement de Charlène dans le collectif, il y a la conférence TED de Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook : Why we have too few women leaders (ou Pourquoi nous avons trop peu de femmes dirigeantes en français). « Je me suis dit en la regardant : ce n’est pas normal, il ne faut pas que ça continue comme ça ! raconte Charlène. Les étudiants de l’EM Lyon sont les futurs managers : s’ils continuent à avoir des comportements sexistes, et qui ne favorisent pas la mixité en entreprise, on ne pourra jamais atteindre l’égalité. J'ai pensé : il faut sensibiliser les étudiants, il faut y aller ! ».

Charlène reconnaît que l’environnement des écoles de commerce reste très sexiste. Si la mixité des promotions n’est pas à remettre en cause, des propos et des comportements, eux, le sont. La jeune fille et son collectif luttent contre eux en organisant des ateliers et des conférences. Le Collectif Olympe met notamment en avant les diplômées de l’EM Lyon qui ont eu un parcours important, afin d’inspirer les étudiantes.

➜ À voir aussi : Portrait de Ga Young Lim : du chant lyrique sud-coréen aux scènes françaises

 

Le bien-être au travail : la vocation de Charlène

« Pour mon premier stage, j’ai fait du marketing et de la communication, avec de la création digitale. Ça m’a vraiment plu, parce que j’aime bien faire ça, j’avais une tablette graphique chez moi… et j’aime bien faire de la gestion de projet. Mais je me suis dit que ce n’était pas non plus quelque chose qui avait un impact fort sur l’entreprise. » C’est cette expérience qui sera déterminante pour Charlène. En deuxième année d’études, elle découvre la RH (les ressources humaines) et s’intéresse à la réalité sociale de l’entreprise. Après plusieurs semestres de cours et un stage en Irlande, elle fait sa troisième année à l’ESDES (à laquelle elle ajoute une licence à distance). Et commence à trouver sa vocation : faire quelque chose qui ait un impact sur l’entreprise et la société. « Je voulais changer le management, plus tard, et développer des innovations managériales qui permettraient aux salariés de se sentir bien, à l’entreprise d’avoir un bon rendement et des salariés heureux, pour pouvoir prospérer. C’est comme ça que je suis arrivée de la finance à la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) interne ! »

Après ses études, Charlène se voit bien rester dans une entreprise en tant que Responsable RH, afin de comprendre toutes les synergies qui se font en entreprise et pouvoir agir comme un chief happiness officer. Ce nouveau métier, centré sur le bien-être des salariés, crée de plus en plus de vocations. Charlène dit vouloir être davantage dans « une démarche de mixité sociale, d’inclusion et de qualité de vie au travail ». Elle espère aussi devenir conférencière pour les étudiants, après avoir acquis une expérience suffisante. Des domaines qui peuvent en tout cas parfaitement s’allier à la cause féministe portée par le Collectif Olympe.

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Du dessin, des post-its et de la pop : la vie d’une étudiante

Au milieu de toutes ses activités, Charlène prend tout de même le temps de se consacrer à ses hobbies, comme le dessin à la tablette graphique. A une époque, elle avait l’habitude d’alimenter un compte sur le site Deviantart avec des dessins de paysage et d’animaux, « parce que c’est ce que je maîtrise le mieux au niveau morphologique ». La jeune fille est toujours très impliquée dans la cause animale. « Je suis toujours membre de la SPA. Même quand je suis partie en Irlande pendant quatre mois, j’ai été bénévole à Dog Trust, la SPA locale. C’est quelque chose qui me tient à cœur. » On se doute qu’une telle vie doit nécessiter quelques astuces organisationnelles, mais Charlène n'utilise aucun planner ou bullet journal : c’est post-it sur l’ordinateur ! En revanche, elle admet s’organiser pour ses stages : diagrammes et agendas sont au programme. « Pour les stages, je m’organise, mais dans ma vie personnelle beaucoup moins, confie-t-elle avec honnêteté, même si je sais ce que je dois faire dans ma tête chaque jour en me levant. »

En écoutant la jeune femme parler, on pourrait penser que tout lui semble simple, évident et naturel. Ne connaît-elle jamais la pression ? « Je me mets quand même pas mal de pression pour les gros événements, comme un des derniers créés avec le Collectif Olympe. J’avais organisé toute la logistique qui était derrière, et c’est vrai qu’il y a toujours quelque chose qui peut ne pas marcher, indépendamment de la volonté ! Du coup, j’avais prévu plusieurs plans B. » Une pression relativement bien gérée, donc.

A part ça, Charlène confie écouter pas mal de pop. Ces derniers temps, Something Wild de Lindsey Stirling était la chanson qu’elle écoutait le plus. Et si elle a un conseil à donner aux étudiants qui voudraient suivre le même chemin qu’elle : « Qu’ils ne s’enferment pas dans des carcans, qu’ils continuent à agir et à étudier. Qu’ils ne s’enferment pas dans la logique "je veux gagner de l’argent plus tard, ce n'est pas grave si ce que je fais les dix premières années ne me plaît pas". Ce n’est pas forcément comme ça que ça marche : si tu t’ennuies pendant dix ans, ça ne va vraiment pas te plaire, et en plus de ça, tu risques de t’éloigner de tes convictions profondes. »

➜ Voir le dossier : Parcours atypique : découvrez des portraits de personnes inspirantes !

Les avis sur cet article
Cyre

20 / 20

Bravo Charlène,un article qui te représente bien et je suis sur que tu arriveras à ce que tu veux, car tu va toujours au bout de tout ce que tu entreprends.
Par

Cyre

- le 25 Juillet 12h10
Alexandre

20 / 20

Super article et super profil, bravo Charlène. J'espère que tu réussiras dans tes projets !
Par

Alexandre

- le 23 Juillet 12h33