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Portrait d'Antoine Vidal : designer digital à ...

Portrait d'Antoine Vidal : designer digital à New-York

Si Antoine a connu un parcours scolaire difficile, aujourd'hui, il travaille dans une prestigieuse agence web de New York qui a comme clients, entre autres, tous les géants du web comme Apple, Facebook ou Google. Il a réussi à faire de sa passion son métier : découvrez comment !

Publié le 24 Mai 2018 à 15h09 | | 0 avis

Portrait d'Antoine Vidal : designer digital à New-York

 

A l'époque où il est en seconde, Antoine Vidal est un jeune garçon passionné par le monde digital, il aime créer des choses sur son ordinateur, comme des minis-sites, des bannières de forum avec photoshop, des images 3D. Mais pour lui ça n'est qu'un passe-temps : il ne sait pas quoi faire de sa vie. Dans son lycée, il y a une forte pression qui le pousse à choisir une filière générale, filière d'excellence dans les esprits. Cela a créé chez lui un fort désinterêt pour les études. Il s'est mis à passer de plus en plus de temps sur son ordinateur. Heureusement, il recevra une aide providentielle : "C’est une psychologue, conseillère en orientation, qui m’a ouvert les yeux sur la possibilité d’associer ma passion et mes études, et c’est grâce à elle que je me suis ensuite dirigé vers un IUT SRC (Service, Réseaux, Communication)". 

 

Sa découverte des métiers du web en IUT et à l'HETIC

Il fait deux années de formation à L'IUT MMI de Grenoble. C'est une première ouverture sur les métiers du web, Antoine découvre un monde nouveau : "La formation pluri-disciplinaire m’a permis de découvrir les autres aspects liés aux métiers du web. Développement, Administration Réseau, Marketing. Ces cours m’ont permis de développer un premier bagage technique et une meilleure compréhension des différents métiers du web". Par contre, la déception vient vite : il n'y a pas de cours de design. De plus, dans un domaine comme l'informatique, les cours sont vite dépassés et les professeurs ne cherchent pas à se renouveler. 

C'est uniquement en arrivant à l'HETIC (Hautes etudes des technologies, de l'information et de la communication) qu'Antoine découvre le métier de designer digital. L'HETIC, c'est LA grande école du web en France, avec un concours difficile, et au sein des gens réussissant le concours, une bonne partie n'obtient pas le diplôme. Il y a un climat très compétitif, avec beaucoup de travail : "Avant d'arriver à HETIC, je ne savais pas vraiment ce que c'était de travailler",  avoue-t-il. De plus, Antoine découvre qu'il a pas mal de lacunes et manque de culture : "Je ne possédais presque aucun des outils nécessaires au succès d’un Héticien designer : culture graphique, culture du digital, références et sources d’inspirations. Et surtout rien ne m’avait préparé au rythme soutenu de la vie heticienne. C'était extrêmement motivant d’avoir la sensation d’enfin découvrir un métier qui me passionne, et d'être entouré d'étudiants aussi compétents".  Heureusement, il s'intègre au sein d'un groupe d'amis. Leur engouement commun pour le design et les produits digitaux ont servi de ciment à leur relation. De plus, ils l'ont aidé à combler ses lacunes.

➜ À voir aussi : Christophe Viton : quand profession rime avec passion

 

Le design digital : une passion devenue un métier

Vous ne savez peut-être pas ce qu'est le métier de designer digital. C'est en quelque sorte le descendant du web designer, seulement aujourd'hui "on est amené à travailler sur des média beaucoup plus varié qu’un site internet, tel que des applications pour téléphones, des kiosques, des télévisions, des objets connectés etc. Toutes ces plateformes ont en commun le même interface: un écran. C’est pour ca qu’on utilise aujourd’hui plus souvent le terme “designer digital” pour définir notre métier", explique Antoine. Le design, de manière générale, est l’art de résoudre des problèmes. C’est un cycle actif d’investigation des besoins, de développement d’idées et de création de solutions. Un designer peut avoir plusieurs spécialités, selon qu’il travaille sur des objets, des livres, des affiches, etc. Le designer digital, lui, travaille sur le médium numérique, et donc avant tout sur les interactions homme-machine. Le designer conçoit le style, l’ossature et l’utilisation future du produit. Il travaille aussi sur les fonctionnalités du produit, ce que l’on voit, ce que l’on ressent, et la manière dont on l’utilise. Il est donc essentiel que le designer digital pense à la fonction et à la forme. Dans l’industrie digitale, le métier de designer digital est souvent séparé en deux entités distinctes : les UX designer  s'occupent de la fonction, tandis que le designer visuel s'occupe de la forme. 

Il adore ce métier : ce qui lui plait, c'est le mélange d'esprit méthodique et d'esprit créatif qu'il y trouve. Il faut savoir suivre les règles et les conventions, et en même temps se démarquer : "Pour que les utilisateurs ne soient pas perdus lorsqu’ils utilisent un produit, il est nécessaire de respecter un certains nombre de règles et de conventions, ce qui demande de la rigueur et de la logique. Cependant, il faut savoir attiser la curiosité de l’utilisateur, se distinguer de la concurrence, créer de la surprise et du délice afin de rendre l'expérience légère et agréable. Pour ce faire, il faut faire appel à sa créativité et à son appétit de créer des choses belles et uniques". Antoine aime aussi améliorer le quotidien des gens, et répondre aux besoins des utilisateurs de produits digitaux. Enfin, il adore la culture internet, et ce métier lui permet d'être au plus près de cet univers.

 

Son expérience new-yorkaise

Chez HETIC, il devait faire un stage de 6 mois, l'école poussait ses étudiants à partir à l'étranger :  "Avec mon groupe d'amis, nous avons tous décidé de chercher des stages à New York". New York avait plusieurs avantages : c'est une ville qui fait rêver, et que tout le monde veut visiter au moins une fois. Vivre à New York permet d'améliorer son anglais, et enfin, toutes les plus grandes agences web sont dans la grosse pomme : il y a beaucoup plus d'opportunités là bas qu'ailleurs. Il décroche un stage chez Work&Co en envoyant un mail en candidature spontanée à un des partenaires de l'agence. Work&Co est une agence de conception, design et dévelopement web située à Brooklyn. Spécialisée dans l'univers du produit digital, elle a pour clients tous les grands noms du numérique, mais aussi des banques, des sociétés de production de télévision etc. A la fin de son stage, il a reçu une offre d'emploi qu'à son grand regret, il a dû refuser. Il avait des études à finir. Un an plus tard, il a recontacté Work&Co et l'offre d"emploi était toujours d'actualité.

Si chaque projet est différent, Antoine les aborde toujours de la même façon:

1. Contexte et compréhension des besoins

Un web designer travaillant en agence peut être exposé à des industries très différentes de projet en projet. Un jour une start-up, l'autre une banque etc. La première étape est donc de s’immerger dans l’industrie du client et d'essayer de comprendre au mieux la problématique qui est posée. "Pour cela, on commence généralement par une phase de recherche, où l’on assimile un maximum d’informations. Cela consiste en beaucoup de lecture, d’entretiens avec le client ou des utilisateurs potentiels.". Cela aide à mieux définir le cadre et l'objectif du projet.

2. Elaboration des plans & conception

Il y a ensuite une phase de conception, où les designers explorent le plus vaste champ d'idées possible, tout ça dans un seul but. "Le but est de créer une expérience simple, où l'utilisateur puisse atteindre son objectif sans encombre ni confusion". Pour ce faire "le designer doit donc créer des wireframes qui définissent la structure globale du site, la répartition du contenu, qui établissent une hiérarchie dans l’information et permettent de définir les fonctionnalités proposées ainsi que leurs fonctionnements". Le designer doit aussi faire des tests utilisateurs, pendant lesquels il confronte son système à des utilisateurs du site. Il fait cela pour vérifier que les plans sont en phase avec les attentes du client et des utilisateurs.

3. Phase de “Detail Design”

En design digital, cette étape s’appelle le design visuel. Il faut donner vie aux wireframes et aux concepts, en utilisant les outils de création graphique et les codes graphiques. Le designer traduit le langage visuel de l’entreprise pour créer des produits fonctionnels, consistants. "Cette identité visuelle doit refléter l’objectif du produit et permettre aux utilisateurs de se connecter émotionnellement au produit. Comprendre les utilisateurs, être capable d’exécuter son idée, mais aussi connaître et utiliser les codes et conventions graphiques, tels que les grilles, la typographie, les couleurs, les proportions, la relation entre les contenus sont nécessaires à la phase de design visuel", explique Antoine.

Antoine a la chance de travailler dans un pays en avance dans le domaine du web. Les entreprises américaines sont prêtes à investir plus d'argent dans le digital et à prendre plus de risques. Ceci dit, il refuse de travailler un jour dans la Silicon Valley : "Ils semblent vivre dans une bulle où la seule chose qui compte est la dernière start-up, la dernière technologie, la dernière tendance, où les millions sont ce qu'il y a de plus important. Très peu pour moi !". Il souhaite même revenir en France après quelques années passées en Amérique.

C'est un métier ouvert à tous, comme le dit Antoine lui-même : "Très souvent, on est jugé sur la qualité de notre portfolio plutôt que sur le diplôme que l'on possède. En plus de cela, il existe énormément de ressources en ligne pour apprendre par soi même, et la plupart des outils que l’on utilise aujourd’hui sont gratuits pour les étudiants. Pour ceux qui sont intéressés, foncez!"

➜ Voir le dossier : Parcours atypique