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Job étudiant atypique : recruteur de donateurs

Job étudiant atypique : recruteur de donateurs

Cet été, pour pouvoir partir en vacances, j’ai trouvé un job d’été : recruteur de donateurs !

Publié le 28 Février 2017 à 17h33 | | 4 avis

Job étudiant atypique : recruteur de donateurs

Trouver un job d’été, la course aux lettres de motivation

J’avais d’abord prévu de travailler dans une librairie comme vendeuse, parce que je l’avais déjà fait il y a quelques années et l’ambiance m’avait beaucoup plu. Malheureusement quand j’ai envoyé ma candidature en mai, ils avaient déjà trouvé tout le personnel nécessaire.

J’ai répondu à des offres proposées sur le site de mon école, mais je n’ai pas été assez rapide et ils avaient déjà trouvé d’autres étudiants. Le CV que j’ai envoyé à un hypermarché près de chez moi pour être caissière a reçu une réponse négative, sûrement parce que mes dates de disponibilité (seulement 5 semaines) étaient trop restreintes.

Alors j’ai cherché sur internet et j’ai trouvé sur plusieurs sites, une offre pour être recruteur de donateurs. J’ai appelé le numéro de téléphone associé à l’annonce et on m’a posé plein de questions sur mes motivations, une sorte de mini-entretien d’embauche. Je ne m’y attendais pas mais comme je connais un peu le secteur des associations françaises puisque je veux travailler là-dedans plus tard, j’ai réussi à répondre et on m’a donné rendez-vous pour un entretien plus détaillé le lendemain.

➜ Voir aussi : Réussir sa lettre de motivation !

 

Pendant l’entretien, on m’a dit que je ne correspondais pas au profil recherché parce que j’étais étudiante dans une grande école et que je ne m’adapterai pas bien aux gens que je rencontrerai dans la rue. Je ne m’attendais pas à ça et je me suis défendue du mieux que je pouvais en disant qu’au contraire, j’étais capable de parler aussi bien de choses simples que de sujets complexes, sans avoir l’air très convaincante. Pourtant, quelques jours plus tard, j’ai été rappelée : j’étais prise pour une période d’essai d’une semaine.

 

C’est quoi un recruteur de donateurs ?

J’ai été formée pendant deux jours pour apprendre à parler de l’association. J’étais employée par une société indépendante de l’association, qui gère toute la collecte d’argent dans la rue à la place de l’association.

Les recruteurs de donateurs vont dans la rue à la rencontre des passants pour leur parler de l’association et leur proposer de la soutenir en faisant un don tous les mois. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l’objectif n’est pas de culpabiliser les gens pour qu’ils se sentent obligés de faire des dons ! C’est même strictement interdit et on nous le répète sans arrêt pendant la formation. L’important c’est d’être dans une démarche de proposition, pour que ceux qui ont envie de défendre une cause mais qui n’ont jamais osé se lancer puissent saisir cette occasion.

Après il faut passer de la théorie à la pratique et c’est forcément compliqué. Le premier jour, on ne sait pas comment aller vers les gens et on s’embrouille quand on explique les rôles de l’association. Puis petit à petit on trouve ses marques, chacun a sa façon d’expliquer l’association et l’importance du soutien des donateurs réguliers.

L’important, c’est de ne jamais tomber dans le discours préformaté, il faut rester sincère et motivé. Si on ne croit pas à l’action de l’association, on ne convaincra personne de la soutenir. On dirait qu’il suffit d’avoir un bon discours rhétorique pour « embobiner » les gens, mais ça ne marche pas du tout ! Ce sont ceux qui ont envie de se battre pour cette cause qui trouvent le plus de nouveaux donateurs… et qui bien souvent deviennent eux-mêmes donateurs.

➜ Voir aussi : 10 jobs d'été étonnants !

 

Un job étudiant qui a beaucoup d’avantages… mais aussi beaucoup d’inconvénients !

Ma mission a duré 6 semaines, du mardi au samedi, sept heures par jour. C’était un job très prenant, on finissait épuisé à force de rester debout et très dynamique toute la journée. Dès qu’on est moins motivé, sans même s’en rendre compte, on est moins convaincant et on ne trouve plus aucun nouveau donateur, ce qui est encore plus déprimant… autrement dit, c’est un job où il est interdit de déprimer ou de se laisser aller, même 10 minutes, parce que ça a des conséquences sur toute la journée de travail.

L’avantage, c’est qu’on sait qu’on fait un job utile, dont l’association a besoin pour continuer son action. L’association que je représentais s’occupe de la scolarisation et de l’amélioration des conditions de vie de millions d’enfants à travers le monde et c’était motivant de se dire que chaque donateur de plus, c’étaient vingt enfants de plus qui avaient la chance d’apprendre à lire, à écrire et à compter. Et puis c’est un job bien payé, légèrement au-dessus du smic (10 euros de l’heure + prime de précarité) alors que la plupart des jobs étudiants sont au smic horaire et ne sont pas toujours à plein temps.

➜ Voir aussi : Stages en ONG - Le volontariat international

 

Après deux ou trois missions qui se passent bien, on peut même devenir « booster » d’équipe, autrement dit on est là pour motiver les petits nouveaux, les soutenir quand ils ont l’impression de ne pas y arriver, les conseiller et surtout leur donner envie de se donner à fond pour trouver autant de donateurs que le booster.
Il y avait une bonne ambiance dans l’équipe et je me suis même fait une véritable amie. L’esprit d’équipe est très important dans ce job.

Par contre, c’est vraiment un job très difficile. On se met une pression forte parce qu’on est conscient qu’on est là pour une association qui a besoin de nous pour rencontrer de nouveaux donateurs et être stable financièrement, on lui coûte cher puisque l’association paie notre employeur et nous indirectement pour ces collectes de fonds donc on a envie de « rembourser la dette » en trouvant plein de donateurs mais ça n’est pas facile. Les jours où on ne trouve personne sont difficiles à gérer.

Mais le plus difficile, c’est d’encaisser les réactions négatives des gens. La vaste majorité des gens n’a juste pas le temps et pas la tête à discuter du travail d’une association, en une heure on dit bonjour à cent personnes et seulement cinq vont s’arrêter pour écouter vraiment. C’est normal, dans la vie de tous les jours on n’a pas toujours dix minutes pour discuter avec un inconnu dans la rue. C’est justement au recruteur de donateurs de donner envie aux gens d’en savoir davantage, de prendre le temps de poser des questions au lieu de vite courir faire les courses.

➜ Test : Quel job étudiant est fait pour vous ?

 

Par contre, certaines personnes sont extrêmement agressives, affirment qu’on veut les voler, que notre activité est illégale ou encore que les associations sont toutes corrompues. Sans parler de ceux qui détestent les ONG « par principe » et qui veulent absolument nous expliquer pourquoi, ceux qui en profitent pour nous lancer des réflexions racistes, ceux qui nous disent qu’on ferait mieux de faire un travail utile plutôt que d’aider « les étrangers »… et surtout ceux qui n’aiment pas les recruteurs de donateurs parce que pour eux, notre travail n’est que de la rhétorique et du marketing, et on ne devrait pas nous payer pour ça.

Pour résumer, même si ce job d’été était une bonne occasion de défendre une association que j’aime, je ne recommencerai sûrement pas l’an prochain. C’est très difficile, autant physiquement que mentalement, et beaucoup de gens ont un avis très négatif sur ce job, qui est jugé trop intrusif, les gens ont l’impression d’être forcés de s’arrêter, qu’on cherche à les culpabiliser. C’est dur d’assumer qu’on fait ce job et de convaincre les autres qu’on le fait parce qu’on croit à la cause qu’on défend.

Les avis sur cet article
bacemess

20 / 20

Bonjour, Moi j'ai deux questions: Quels sont les questions d'un entretien téléphonique? et quels sont les réponses? Quels sont les questions d'un entretien d'embauche? et quels sont les réponses? Merci pour votre réponse. Cordialement.
Par

bacemess

- le 05 Janvier 08h29
audrey86

20 / 20

oui je te comprends mais je ne sais pas si j'aurais le courage de le faire car je vois déjà comment moi je réagis et j'aurais peur de la réaction des autres
Par

audrey86

- le 27 Septembre 10h49
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