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L'augmentation des frais de scolarité des gran...

L'augmentation des frais de scolarité des grandes écoles s'impose

Hier, jeudi 2 octobre, se tenait la Conférence des grandes écoles (CGE) à Strasbourg en présence de 150 directeurs d’écoles de commerce et d’ingénieurs. La thématique majeure de cette CGE ? Le financement de ces établissements.

03 Octobre 2014 à 12h09 | | 0 avis

L'augmentation des frais de scolarité des grandes écoles s'impose

Les directeurs d’établissements sont nombreux à le constater et à s’en plaindre, les subventions de l’Etat sont toutes moins conséquentes suite à la réforme de la taxe d’apprentissage et ils redoutent tous la même chose, les effets de la ponction de 500 millions d’euros par l’Etat dans la trésorerie des chambres de commerce et d’industrie (CCI) qui sont les tutelles institutionnelles de ces écoles. Avec la réforme de la taxe d’apprentissage, son mode de collecte devrait changer et les directeurs d’écoles craignent que cela vienne peser sur leurs budgets déjà bien entamés.

Une hausse des frais de scolarité comme seule solution immédiate

Comment contrer alors tous ces effets négatifs ? La réponse des directeurs de grandes écoles est unanime : une hausse des frais de scolarité s’impose. C’est, pour Yves Poilane directeur de Télécom ParisTech, « la seule issue, la seule façon d’équilibrer les comptes ». Ces grandes écoles, aux frais de scolarité déjà élevés, déclarent ne pas avoir de scrupules à augmenter une fois encore leurs tarifs puisqu’elles ont étudié les catégories socioprofessionnelles dont sont issus leurs étudiants et estiment que les familles sont en mesure de payer ces frais qui oscillent déjà entre 10 000 et 12 000€ à l’heure actuelle. Ce système étant, selon les écoles, le seul viable puisque c’est un système où le client paye pour un service.

Pour le directeur général adjoint de la CCI Paris Île-de –France, Xavier Cornu, qui s’est confié au journal Les Echos, il ne faut pas que la hausse des frais de scolarité excède 10% et cette augmentation doit financer des bourses pour les étudiants. M. Cornu s’étonne du paradoxe actuel où l’on souhaite promouvoir l’égalité des chances tout en « forçant » les grandes écoles à augmenter leurs tarifs. Mais avec la compétition internationale qui s’instaure de plus en plus entre les écoles et universités, cette tendance de hausse des prix peut encore s’inverser. Les directeurs de grandes écoles proposent par exemple que les sommes qui sont actuellement dédiées au secondaire soient redirigées vers l’enseignement supérieur notamment pour pallier les suppressions de subventions. Cela pourrait ainsi valoriser les initiatives d'excellence et permettre de remonter dans les classements mondiaux.

Cependant, si c’est la hausse des frais de scolarité qui est préconisée, toutes les écoles ne peuvent pas se le permettre puisque certaines sont pratiquement arrivées au plafond maximum. Une autre suggestion vient alors sur le tapis, celle des prêts étudiants par les banques. Les étudiants pourraient rembourser leur prêt une fois qu’ils seront entrés dans la vie active comme le font les étudiants américains par exemple (que certains remboursent encore une fois arrivés à la retraite).

Quelles autres sources de financement possibles pour les grandes écoles ?

En dehors des frais de scolarité, il faut définir de nouvelles sources de financement comme le développement de la formation continue (Sciences Po pratique beaucoup les executive masters). Mais la formation continue est compliquée à rentabiliser dans les secteurs techniques dans lesquels les entreprises ont déjà des systèmes de formation bien implantés.

En autre source de financement, les grandes écoles évoquent le fundraising. La plupart d’entre elles possèdent des fondations qui se mobilisent pour lever des fonds auprès d’entreprises et alumni comme HEC qui a réussi à récupérer 114 millions d’euros en cinq ans.

Les idées ne manquent pas pour dénicher des sources de financement parmi elles la suppression des cours magistraux pour privilégier uniquement les TD et le tutorat, l’enseignement par les MOOC qui se développent de plus en plus en France ou encore s’inspirer des clubs de football en faisant la promotion des étudiants auprès des entreprises ou des établissements étrangers qui pourraient payer une somme importante pour embaucher ces élèves. Mais attention, l’étudiant n’est pas non plus une simple marchandise… Le débat sur le financement des grandes écoles n’en est donc qu’à ses prémices.

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