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Les universités "abaissent les conditions d'accès" pour les mauvais élèves

Chaque semaine, digiSchool média vous propose de découvrir l'actualité de l'enseignement supérieur vue de l'étranger. Aujourd'hui, tournons-nous vers un article du journal britannique "The Telegraph", qui révèle que certaines universités abaisseraient leurs critères d'admission pour accueillir de "mauvais élèves"...

05 Novembre 2013 à 10h45 | | 0 avis

Les universités


Utiliser les "données contextuelles" pour sélectionner les étudiants ?

Un rapport indique que des universités prestigieuses admettent secrètement des étudiants médiocres avec des notes en-dessous du minimum requis, dans un contexte de pression politique qui vise à encourager l’accès aux études supérieures.

Il apparaît qu’un nombre croissant d’institutions réduisent les conditions d’accès à la dernière minute afin de permettre à des étudiants qui « n’ont pas eu la moyenne »* d’obtenir une place.

Des chercheurs concluent que seule une minorité des universités font des offres de pré-requis à la baisse aux adolescents issus de milieux défavorisés par avance. A la place, elles choisissent de « réévaluer » ces étudiants si après que leurs résultats à l’A-level sont publiés, ils échouent de peu par rapport aux notes requises.

Il ressort du rapport que d’autres universités utilisent des données sur le bagage social et éducatif des candidats pour les faire sortir du lot lors des admissions avec des professeurs particuliers ou leur assurer des entretiens.

La révélation va susciter un regain d’intérêts à propos du fait que les universités essayent d’ « orchestrer socialement » le processus d’admission dans le but d’atteindre des cibles à la mode, conçues pour créer une communauté étudiante plus équilibrée.

Cela fait suite aux déclarations du Professeur Les Ebdon, chef du Département Gouvernemental pour l’Accès Equitable (Government’s Office for Fair Access), selon qui les universités principales font « peu ou pas de progrès » dans le recrutement d’un plus grand nombre d’étudiants provenant de familles populaires au sein de cursus diplômants.

L’étude soutient l’utilisation de « données contextuelles » (renseignements sur le contexte familial, l’éducation parentale, la classe sociale, l’origine ethnique et les résultats scolaires) et insinue que cela devrait faire partie des habitudes de toutes les admissions des universités afin de s’assurer que des candidats talentueux avec un certain « potentiel » soient recrutés.

Cela a réitéré les déclarations controversées selon lesquelles les élèves issus des écoles publiques bénéficient davantage de la poursuite d’études et obtiennent de meilleures notes que des candidats semblables issus d’écoles privées.

Les conclusions sont faites dans le rapport de 90 pages rédigé par le Supporting Professionalism in Admissions, un groupe consultatif universitaire créé au vu de la révision majeure accréditée par le Parti Travailliste à propos des politiques d’accès dans le système de l’enseignement supérieur.

L’année dernière, une enquête du SPA a conclu que 37% des universités utilisaient des données contextuelles comme moyen d’admissions et que 57% envisageaient de faire la même chose dans les prochaines années.

Il était plus probable que les meilleures universités avec les conditions d’accès les plus exigeantes les utilisent.

L’étude a révélé que le système était perçu « comme un moyen de discerner le potentiel dans un groupe de candidats en compétition et de s’assurer du quota de diversité des étudiants ».

Le rapport d’aujourd’hui est basé sur une analyse approfondie du système dans 8 universités. Il conclut que 5 d’entre elles utilisaient des données contextuelles pour ajuster les conditions d’accès ou s’engager à offrir une place aux mauvais élèves. Une autre l’utilisait pour accélérer les procédures et faire passer rapidement des entretiens aux étudiants.

Mais l’étude montre que les universités attendaient souvent la dernière minute (après que les étudiants ont leurs résultats de l’A-level) pour admettre des étudiants avec de moins bonnes notes.

L’étude révèle que « seule une minorité des professionnels de l’enseignement supérieur concernés par la recherche utilisaient des données contextuelles pour faire des offres différentielles. Le plus souvent, ces professionnels réévaluent les candidats dont ils connaissent les données contextuelles et qui n’ont pas eu la moyenne à l’étape de la confirmation. Certains individus obtiennent l’accès avec des notes en-dessous du minimum requis à ce moment-là. »

Une enquête du SPA sur les universités publiée il y a quelques mois indiquait que 27 universités sur 38 avaient utilisé ces données « au moment d’examiner le profil des titulaires d’une offre « presque manqué » à la confirmation » en 2012. 34 d’entre elles envisageaient d’y avoir recours dans le futur.

Le Département pour l’Accès Equitable a critiqué à plusieurs reprises les meilleures universités de ne pas admettre assez de mauvais élèves, avertissant ces institutions  qu’elles doivent être davantage « ambitieuses » dans leurs efforts afin de créer une communauté étudiante diversifiée.

Pour la première fois en 2012, elles ont été priées de fixer des objectifs concernant le nombre d’étudiants admis qui sont issus de familles défavorisées, souffrant de dénuement, ayant un parcours scolaire médiocre en écoles publiques ou d’autres groupes tels que des enfants placés dans des institutions.

Cela a représenté une intensification des règles actuelles qui demandent simplement aux institutions de générer plus de candidatures.

Le rapport soutient fortement le fait que l’on déroule le tapis rouge aux données contextuelles dans toutes les universités mais ajoute : « il est important pour les professionnels de l’enseignement supérieur d’être clair et transparent à propos de leurs raisons d’utiliser les données contextuelles de différentes façons… Il est essentiel que les candidats, et ceux qui les recommandent, comprennent ce que signifient les admissions contextualisées et spécifiquement, comment les renseignements et les données seront utilisées par rapport aux offres de place [dans les universités] ».

Paul Clark, directeur des politiques à Universities UK, qui représente les présidents d’université, a déclaré : « L’université peut être une expérience qui bouleverse une vie, un tournant dans l’existence. Les données contextuelles sont un moyen de s’assurer que quiconque possède la capacité et l’envie d’aller à l’université obtienne l’opportunité de le faire. »

« Comme le montre la conclusion du rapport, il est également important que les universités soient ouvertes par rapport à leur utilisation des renseignements et données contextuelles. Il est nécessaire d’avoir un débat public éclairé sur les mérites d’utiliser ces données supplémentaires dans le processus des admissions universitaires. » 


*Dans le système éducatif anglo-saxon, les élèves connaissent leurs « target grades » puisque ce sont eux qui choisissent les matières qu’ils passeront au A-level, l’équivalent de notre Baccalauréat. Les « target grades » représentent les notes qu’ils doivent viser pour valider le A-level. 

Traduit de l'anglais par Justine Guerre.

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