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Tunisie : "C'est une révolution des jeunes"

Tunisie : "C'est une révolution des jeunes"

18 Janvier 2011 à 15h19 | | 0 avis

Tunisie :

Rafik Makhlouf, militant pour la liberté de la presse, des médias et d'Internet en Tunisie, nous donne son point de vue sur la révolution en cours. Lui qui est également co-fondateur de ClicPress.com a également suivi de près le mouvement relayé sur internet, et auquel les étudiants Tunisiens ont beaucoup contribué...

Qu'est-ce qui, selon-vous, a déclenché la révolte en Tunisie ?

Rafik MakhloufIl y a deux choses : l'événement déclencheur, et le vecteur. L'événement qui a tout déclenché, c'est quand Mohamed Bouazizi s'est immolé par le feu. Ensuite, la contestation s'est largement propagée sur internet.


Les étudiants Tunisiens ont ils joué un rôle important dans ces événements ?

C'est sûr, c'est une révolution des jeunes. Mohamed Bouazizi lui même était un de ces jeunes désespérés face au chômage. Ensembles, les étudiants ont joué un rôle dans la diffusion de l'information, et le fait qu'ils aient rejoint massivement la contestation début janvier a accéléré les choses.


Internet et les réseaux sociaux ont donc contribué à lutter contre la censure ?

Tout à fait. Sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, qui compte 3,5 millions d'inscrits en Tunisie, soit environ 30% de la population, les informations ont beaucoup circulé. Que ce soient des articles de presse, des vidéos, ou des témoignages, ces éléments se sont propagés de personne à personne, c'est pourquoi le gouvernement n'y pouvait rien.

Facebook a même permis de sauver une amie, professeur de webmarketing à l'université de Tunis. 2 snipers ont essayé de lui tirer dessus alors qu'elle était à sa fenêtre. Elle est vite rentrée et a essayé d'appeler l'armée, mais le téléphone était coupée. Elle a donc utilisé Facebook pour alerter des amis qui, eux, ont réussi à joindre l'armée.


En quoi consistait la censure du gouvernement en Tunisie ?

Sur internet, cela se traduisait par exemple par l'impossibilité d'aller sur Youtube, et de nombreux sites et blogs inaccessibles. On peut par exemple citer Slim Amamou, qui est un blogueur Tunisien très connu. Il a été emprisonné, jusqu'à jeudi dernier et hier il a été nommé secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports au sein du nouveau gouvernement. Il a d'ailleurs annoncé sa libération puis sa nomination sur Twitter.

 

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Le gouvernement formé hier autour de Mohammed Ghannouchi satisfait-il les Tunisiens ?

Sur les 19 ministres, 6 sont de l'ancien gouvernement, 9 autres sont également des proches de Ben Ali. Cette majorité de ministres a conservé les postes stratégiques. Seuls 3 ministres d'opposition, qui ont d'ailleurs démissionné ce matin, et Slim Amamou ne sont pas liés à Ben Ali. Même si c'est un gouvernement temporaire en attendant les élections, ce n'est pas satisfaisant.

Pour le peuple Tunisien, il n'y a qu'un seul mot d'ordre : "personne de l'ancien régime ni du RCD (le parti de Ben Ali, ndlr) ne doit rester au pouvoir." Une révolution, quand elle commence, ne se termine pas avant d'avoir atteint son objectif. Aujourd'hui, tout n'est pas encore rentré dans l'ordre mais les Tunisiens sont unis. Dans les quartiers, ce sont les habitants eux même qui assurent leur sécurité. Je pense que les Tunisiens n'ont jamais été aussi solidaires.

A.S.

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