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La réussite au BAC dépend de la situation soc...

La réussite au BAC dépend de la situation sociale

18 Septembre 2010 à 09h14 | | 0 avis

La réussite au BAC dépend de la situation sociale

Une étude de la DEPP (Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance), rattachée au  ministère de l'éducation nationale, fait un comparatif entre un panel d'élèves entré en sixième en 1995, et un autre groupe d'élèves entré en 1989. Elle s'intéresse au lien entre redoublement, situation sociale, situation familiale et réussite scolaire des étudiants.

La proportion de bacheliers augmente progressivement, pas le niveau

63% des élèves entrés en sixième en 1995 sont devenus bacheliers, soit 2% de plus que ceux qui y étaient entré en 1989. Selon l'étude, cette hausse ne s'explique pas par un meilleur niveau, mais par l'augmentation de la part de bacheliers technologiques.

A travers cette étude, on voit aussi l'évolution des filières : les titulaires d'un BAC ES sont de plus en plus nombreux, pas ceux d'un BAC L ou BAC S.

Quant au rythme des études, on constate que 30% des élèves entrés en sixième en 1995 ont obtenu leur BAC général ou technologique "à l'heure" ou "en avance", contre 27% de ceux entrés en 1989. Une fois encore, cela ne vient pas du niveau mais de la baisse du nombre de redoublements.

Dessins d'enfants

Le déroulement de la scolarité en primaire influe beaucoup sur la suite...


Les chances d'avoir le BAC sont fortement liées au niveau scolaire à l'entrée en sixième

Cette étude met en relief le lien qui existe entre redoublement avant l'entrée au collège et l'obtention du BAC. Seul un quart des élèves ayant redoublé une fois durant le primaire obtiennent le baccalauréat.

Pire, ceux qui ont redoublé plus d'une fois à ce stade des études ne sont que 13% à l'obtenir.

Au final, moins d'1% des élèves du panel de 1995 ayant redoublé une fois ou plus avant la 6ème est titulaire d'un BAC S (contre 17% en moyenne sur la tranche d'âge...).

A l'inverse, 93% des jeunes "en avance" en arrivant au collège obtiennent le BAC, et la moitié d'entre eux en série S.

Ainsi, le niveau d'un élève à son entrée en 6ème est révélateur de ses chances d'aller plus loin.


Les disparités sociales de réussite ont tendance à s'aggraver

La réussite scolaire (ou en tout cas au BAC) est fortement liée à la situation sociale : 91% des enfants d'enseignants obtiennent le BAC, contre moins d'un enfant d'inactifs sur quatre.

Ces écarts ont plutôt tendance à s'aggraver. Exemple : la proportion d'enfants de chefs d'entreprise titulaires du BAC a augmenté de 9,9% du panel 1989 au panel 1995 tandis que chez les enfants d'ouvriers non qualifiés elle a diminué de 1,7%.

Et ce quelque soit le type de BAC (général, technologique ou professionnel).

 


 

Les élèves de parents séparés ont moins de chances de devenir bacheliers

Les élèves vivant en famille monoparentale ou recomposée ont une probabilité plus faible de terminer leurs études secondaires avec le baccalauréat que ceux qui vivent avec leurs deux parents : seulement 51% des premiers contre 67% des seconds sont devenus bacheliers.

Les étudiants qui connaissent une autre situation (placement, orphelinat...) sont encore plus défavorisés.

Enfin, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, les élèves qui ont vécu dans une famille recomposée ont des moins bons résultats que ceux qui vivent avec un seul de leurs parents.

situation familiale et études

La situation familiale aussi peut peser sur les études


A situation comparable, pas de différence de réussite entre les élèves du secteur public et du secteur privé

 

Enfin, cette étude s'est penchée sur les différences entres élèves des secteurs public et privé.

D'une manière générale, 78% des élèves ayant effectué toute leur scolarité dans le privé obtiennent le BAC contre 68% des étudiants du public.

Mais ces chiffres s'expliquent surtout par les différences en termes de "caractéristiques sociales et scolaires" entre les élèves des deux secteurs.

Le rapport de la DEPP indique qu'à caractéristiques scolaires et familiales comparables, les élèves du public et du privé ont les mêmes chances de réussite au BAC.

Enfin, le phénomène de "zapping" entre public et privé apparait comme néfaste pour les élèves et nuit à leurs chances de réussite au BAC.

 


 

L'égalité des chances n'existe pas ?

L'interprétation que l'on peut faire de ce rapport est que, à priori, les élèves ne partent pas égaux dans la course au baccalauréat.

Ils sont en effet nettement favorisés ou défavorisés selon leur situation sociale, familiale, et leur réussite scolaire en primaire.

La France a donc encore beaucoup de travail pour aller vers une meilleure égalité des chances...

credit photo : igoghost, dynamix et cienpies

A.S.

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