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Reportage : Les étudiants vivent-ils la préca...

Reportage : Les étudiants vivent-ils la précarité ?

Selon une enquête de la LMDE, les conditions de vie des étudiants se dégradent. Dorénavant, un quart d'entre eux déclare rencontrer des difficultés pour gérer leur dépenses du mois et se soigner. La précarité sociale des étudiants est aujourd'hui un fait de société et la période des études n'est plus "une sorte de sas d'insouciance dorée entre l'adolescence et l'entrée dans la vie active", souligne Gabriel Szeftel, président de la LMDE.

28 Mars 2013 à 09h41 | | 0 avis

Reportage : Les étudiants vivent-ils la précarité ?

Pour évaluer la situation, Media Etudiant s'est rendu auprès des étudiants pour leur poser des questions sur leurs conditions de vie, leurs dépenses, les aides dont ils disposent...

Génération sacrifiée

L'alimentation, le loyer, ou encore les factures d'électricité ont un coût et bien souvent ce sont les parents qui aident ou, au moins, en grande partie. Les étudiants qui quittent le nid familial dépendent encore, pour beaucoup d'entre eux, de leur famille. Elle constitue dans la majorité des cas la première source de revenus bien loin devant les aides sociales. "Mes parents me versent l'argent dont j'ai besoin car je ne suis pas boursière." explique Virginie qui s'estime chanceuse d'avoir des parents qui peuvent l'aider.

"Mes parents me versent l'argent dont j'ai besoin car je ne suis pas boursière !"

Dans les études, tout le monde ne semble pas être logé à la même enseigne. Du coup, les budgets varient beaucoup d'un étudiant à l'autre, de 1000 euros par mois à seulement 360 euros.


 

Loyers et dépenses imprévues

LA principale dépense est bien sûr le loyer, et les étudiants subissent de plein fouet la flambée des prix. En 2012, selon une enquête de l'UNEF, les loyers ont connu une envolée de +10.8% à Paris et +2.3% en région. Le loyer prend environ la moitié du budget d'un étudiant, voire plus.

Les étudiants que nous avons interrogés vivent aussi bien en studio, en chambre étudiante, en colocation ou chez leurs parents. "J'habite en colocation" explique Kataline "Cela me permet d'avoir un logement grand et surtout décent, il suffit juste de diviser le loyer".

"J'ai pris un petit studio à 187 euros le loyer mais ça me bouffe tout de même la moitié de mon budget" ajoute Béatrice "mais comme je suis boursière à échelon zéro, je ne peux rien me permettre d'autre."

Il y a les dépenses habituelles comme le loyer, la nourriture, les charges mais il y a aussi des dépenses imprévues qui peuvent se révéler assez conséquentes. C'est le cas des fournitures  et des livres qu'il faut se procurer en début d'année et qui représentent une petite somme. Il y a également tout ce qui relève du matériel numérique souvent nécessaire pour prendre les cours où rendre des devoirs, faire des recherches...

Et puis il y a les billets de train. Certains étudiants vivent loin de leur famille et ils retournent chez eux de temps en temps : "D'ordinaire j'essaye d'épargner un peu mais tous les deux mois je retourne sur Paris" nous confie Diane qui fait ses études sur Lyon "Les billets de train sont extrêmement chers"


 

Des aides insuffisantes et inégalitaires

Si beaucoup des étudiants que nous avons interrogés touchent les aides au logement, peu en revanche sont boursiers. Tous ne trouvent pas ça normal : "Je connais des filles qui touchent 300 euros de bourses qui vivent chez leurs parents et qui considèrent leur bourse comme de l'argent de poche, elles s'achètent des clopes ou des fringues..." manifeste Virginie qui trouve que le système est très inégalitaire.

Et elle n'est pas la seule, pour Katalina et Laura aussi c'est injuste : "à partir du moment où l'on est étudiant on devrait toucher quelque chose pour nous aider dans nos dépenses.".

Si ils pensent tous qu'une revalorisation des échelons est nécessaire, ils sont aussi d'accord pour dire que l'opération est délicate et comme le précise Béatrice : "Il faudrait faire du cas par cas, en évaluant non pas les revenus des parents mais ceux des étudiants".

"Il faudrait faire du cas par cas, en évaluant non pas les revenus des parents mais ceux des étudiants !"


Le job étudiant

Quand les parents ne peuvent plus aider et que les aides sociales ne sont pas suffisantes, le job étudiant reste la dernière solution pour finir le mois. 73% des étudiants sont désormais obligés de cumuler études et petit boulot (dans l'année ou durant les vacances) pour s'en sortir.

D'après Florian Numez, secrétaire générale de MIND THE GAP, qui accordait une interview à Arte journal, le temps de travail a une nette répercussion sur la réussite scolaire des étudiants : "Plus le nombre d’heures passées au travail est important, généralement au-delà de quinze heures par semaine, moins le temps d’études sera suffisant pour garantir une préparation optimale des examens, et donc leur réussite."

Et cette réalité est vérifiable sur le terrain : "Je travaille à Mac do, en contrat de 15 heures, mais les horaires sont souvent peu pratiques, et j'ai raté mon dernier semestre de Master. Je vais devoir aller au rattrapage ce qui me fera un double quota de travail mais pas plus de temps pour le faire." nous explique Jane.

"J'ai souvent l'impression d'être plus salarié qu'étudiant"

Cette double difficulté conduit beaucoup d'étudiants à abandonner leur cursus pour ne se consacrer car leur emploi et ils ne valident pas leur diplôme.


 

Rester chez papa-maman

Moins glamour mais efficace, cela peut être une solution pour les étudiants qui vivent près de leur lieux d'études. Cependant, certains se passeraient bien de vivre chez leurs parents comme nous l'explique Benoit : "Je vis chez mes parents et je rêve de partir mais avec un emploi à temps partiel de 12h dans une sandwicherie qui me rapporte 300 euros par mois, je ne me fais pas assez d'argent pour quitter le nid."

Si vous souhaitez approfondir le sujet, n'hésitez pas à consulter les chiffres-clés : les étudiants et la précarité.

 

Elsa Fachinetti, Laure Janin

Crédits : © Michael Nivelet - Maxim Malevich -  Scanrail - Fotolia.com

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