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Reportage : étudiants que ferez-vous après vos études ?

La fin de l'année scolaire approche. Certains étudiants ont déjà passé leurs partiels d'autres sont sur le point de le faire. Une question se pose pour tout ces jeunes : que vont-ils faire l'année prochaine ? Une fois leur licence, BTS ou master en poche, doit-on se spécialiser, se réorienter ou tout simplement continuer jusqu'au Bac +5, +8 ?

23 Mai 2013 à 09h44 | | 0 avis

Reportage : étudiants que ferez-vous après vos études ?

Il faut dire que depuis trente ans, le marché du travail est plutôt hostile vis-à-vis des jeunes et leur taux de chômage est toujours deux fois supérieur au taux de chômage de l'ensemble de la population. Mais que vont faire tous les étudiants qui terminent en ce moment leur cursus scolaire ? Media Etudiant leur a posé directement la question.

Que ferez vous l'année prochaine ?

Certains ne se sont pas encore décidé : "Je ne sais pas encore, peut être à la fac à Lyon ou peut être en master à Paris" nous dit Baptiste, en 4ème et dernière année d'école de commerce.

Je ne sais pas encore, peut être à la fac à Lyon ou peut être en master à Paris !

Malgré les apparences et la crise économique, les étudiants envisagent plusieurs types de solutions et d'orientation. C'est le cas de Capucine, 2ème année de Master LEA spécialité communication internationale des entreprises, qui souhaiterait travailler si elle en a l'opportunité ou faire une formation complémentaire pour se spécialiser et augmenter ses chances de trouver un emploi plus tard.

D'autres ne sont pas arrivés au bout de leur cursus et espèrent pouvoir continuer l'année prochaine, c'est le cas de Julie, en formation à l'ISEG Marketing and Communication School à Lyon 3 : "L'école dans laquelle je me trouve actuellement propose une formation sur 5 ans, je viens juste d'intégrer en parallèle cet établissement privé en 3è année, c'est pourquoi je vais poursuivre l'an prochain une 4ème et 5ème année afin d'obtenir un M2 en spécialité Brand manager"

Certains vont tenter de ruser : "Je souhaiterai poursuivre mes études avec un M2, mais aucune formation ne me plaît réellement alors je vais en choisir une au hasard dans le but d'avoir une convention pour réaliser un stage à l'étranger", nous confie Marco, en Master 1 de Marketing et Publicité à l'ISCOM de Lyon.

En effet, après leurs études les diplômés ont tendance à enchaîner les stages sans signer de contrat salarié. Cette situation les place dans une configuration délicate car pour faire un stage dorénavant il faut avoir une convention. Convention qui ne s'obtient qu'en étant inscrit dans une école ou une université. Ils sont donc nombreux à s'inscrire dans des universités pour des formations auxquelles ils n'iront pas, pour pouvoir obtenir une convention. Dans les facs, on les appelle les étudiants fantômes, ils sont inscrits mais ne viennent pas en cours. 300 euros l'inscription font 300 euros pour une convention : ce qui est cher !

Pour étoffer son CV rien de tel qu'un séjour à l'étranger, c'est la solution qu'adopte Antoine, qui vient de terminer sa licence d'information et communication à Lyon II: "Je pars à Montréal l'année prochaine pour une année "libre" où je compte trouver des petits boulots, m'exercer en anglais, découvrir le pays et réfléchir à mon parcours scolaire pour enchaîner sur un master à mon retour."


L'insertion professionnelle : la grande question

Les étudiants ne se voilent pas la face en matière d'insertion professionnelle, à l'image de Capucine qui reste tout de même optimiste, "avec la conjoncture actuelle, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Mais je me dis que j’ai déjà un bagage solide, autant en termes de formation que d’expérience professionnelle. Après, le savoir-être fera le reste …".

Ils sont réalistes quant aux problèmes d'embauche : "Pour le moment je me vois soit dans le marketing soit dans la communication mais je n'ai aucune idée précise. Puis restons réaliste... Ce sont deux domaines où les débouchés baissent de plus en plus.", nous explique Julie.

Avec la conjoncture actuelle, on ne sait pas de quoi demain sera fait!

L'expérience professionnelle est peut être bien la clé pour décrocher un CDI, c'est ce que pense Baptiste qui souhaite prolonger son cursus : "Il me manque encore une année d'étude pour atteindre le master. Je pense que tout va se jouer l'an prochain et en particulier avec mon prochain stage."

D'autre font de l'humour comme Mehdi, en Bachelor Responsable de communication à Sup' De Com Lyon: "Je suis très confiant !", ironise-t-il, "Je pense que je ne vous apprends rien si je vous dis que la communication web et digitale est un secteur qui recrute énormément" et au courant avec ça : "plus de 40 000 emplois directs et indirects pour les années à venir". Ça fait froid dans le dos !


La réorientation, est-ce qu'ils y pensent ?

"Je suis très respectueuse de ceux qui le font", nous dit Julie qui ajoute "Cela m'embêterait beaucoup si je devais abandonner toutes ces années d'études pour me réorienter. Surtout que j'aime ce que je fais. Mais si besoin est, oui je serais prête à le faire... On va plutôt dire, je suis prête à apporter à ma formation une complémentarité !". Ce dont parle Julie c'est la spécialisation, et c'est une option que les jeunes diplômés envisagent plus que de tout reprendre à zéro et on peut les comprendre. C'est ce que nous confirme Baptiste : "Je ne me suis pas encore réorienté et je ne pense pas le faire. Au contraire, je préférerai me spécialiser pour me démarquer du lot. Après 4 ans, je n'ai vraiment pas envie de reprendre à 0."

Oui je serais prêt à me réorienter une nouvelle fois, d'ailleurs j'envisage de le faire !

D'autres ont moins peur du changement comme Capucine : "A la base, j’étais partie pour faire du commerce international. Puis je me suis réorientée en communication, mais je suis toujours restée dans les langues étrangères. Et je serai évidemment prête à me réorienter une nouvelle fois s’il le fallait, pour trouver plus facilement un job ou pour toute autre raison. Je me considère polyvalente et je sais m'adapter donc le changement ne me fait pas peur !" et puis comme dit Marco : "Il faut savoir s'adapter à une situation. Pour le moment, j'aime trop la publicité et le marketing, mais qui sait ce que l'avenir nous réserve ?"

Se réorienter ou se spécialiser d'accord, mais il ne faut pas faire n'importe quoi et garder une certaine cohérence pour montrer au employeurs que l'on a un vrai projet professionnel : "Je ne pense pas que je serai prêt à me réorienter, mieux vaut rester dans son idée plutôt que de commencer à s'éparpiller." pense Mehdi.

Crédits : © Rido - Papirazzi - alphaspirit - Fotolia

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