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Réforme du collège : les syndicats d'enseigna...

Réforme du collège : les syndicats d'enseignants s'opposent à la transdisciplinarité

Réformer le collège, c’est la nouvelle marotte de la ministre de l’Education nationale. Elle l’avait déjà évoqué en janvier devant l’Assemblée nationale, elle souhaite revoir les techniques et pédagogies d’apprentissage avec comme objectifs l’interdisciplinarité et l’autonomie.

Publié le 05 Mars 2015 à 16h04 | | 1 avis

Réforme du collège : les syndicats d'enseignants s'opposent à la transdisciplinarité

Transdisciplinarité et autonomie pédagogique au cœur de la réforme du collège

Comme elle l’indiquait à l’Assemblée, Najat Vallaud-Belkacem veut introduire des enseignements complémentaires dans lesquels plusieurs disciplines pourront intervenir et se croiser afin d’être plus parlantes pour les élèves et leur permettre de mieux appréhender leurs leçons.

Si certains syndicats d’enseignants comme SGEN-CFDT et SE-Unsa partagent la vision de la ministre de créer de nouvelles méthodes d’apprentissage pour simplifier les voies de la connaissance et du savoir aux élèves, tous ne sont pas d’accord.

En effet, selon les rumeurs, quelques heures de cours hebdomadaires seraient réservées dans les emplois du temps des élèves aux enseignements complémentaires, déterminés par les établissements. Les enseignants pourraient ainsi travailler en équipe sur un projet comme le prévoit la loi Peillon 2013.

Pour les deux syndicats réformistes, cette initiative est très bonne et va dans le sens des récentes études comme l’explique au journal Les Echos Christian Chevalier du SE-Unsa : « Quand les études Pisa de l'OCDE pointent du doigt la fragilité des élèves français qui ne savent pas s'exprimer à l'oral ni faire un exposé, c'est bien qu'il faut travailler autrement pour les amener à s'améliorer. »

Apprendre autrement ou renoncer à des heures de travail ?

En revanche le syndicat SNALC-FGAF s’estime lui gêné par cette mesure qui met au cœur des programmes l’interdisciplinarité. Il explique son désaccord au journal Les Echos : « Nous sommes attachés à un enseignement disciplinaire, confie-t-il. Vouloir prendre des heures sur les enseignements disciplinaires pour mettre en place des enseignements transdisciplinaires sur des thèmes très flous comme l'éducation au développement durable va nous amener des élèves encore moins bien formés. »

Mais un autre syndicat, et pas des moindre puisqu’il s’agit du principal dans le second degré, n’adhère pas à l’idée de la transdisciplinarité qu’il voit avant tout comme une diminution des horaires disciplinaires. Un argument démenti par SE-Unsa qui déclare que le projet maintient les horaires initiaux. Pour Christian Chevalier « L'idée n'est pas d'apprendre moins mais autrement ». En effet, le but est de varier les approches des matières par les élèves afin de les rendre plus facilement accessibles. Pour cela les enseignants auraient une vraie liberté d’action et pourraient déterminer le projet sur lequel ils souhaitent travailler et comment.

Les syndicats en désaccord avec cette réforme sont majoritaires et ont décidé de déterrer la hache de guerre. La ministre risque fort d’être confrontée à de houleux débats alors que sa réforme s’oppose clairement à la conception de l’école classique. Une nouvelle fronde après celle de la réforme de l'éducation prioritaire qui devrait poser bien plus de difficultés !

Les avis sur cet article
zak

20 / 20

dommage que le titre parle "des" syndicats, alors que l'article montre les positions très différentes entre conservateurs et réformistes. Cette défense arc-boutée sur un existant qui montre son inefficacité est désolante. Il faut que NVB tienne bon, comme elle l'a fait sur l'éducation prioritaire. Reprendre la phrase du copain de Pinocchio dans le célèbre conte, parlant de la fée qui ne sera pas contente: "laisse-la crier, elle se fatiguera!"
Par

zak

- le 08 Mars 07h49
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