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Polémique à propos des classes préparatoires

Polémique à propos des classes préparatoires

Le 4 février 2012, dans le supplément « Culture & idées » du quotidien Le Monde, Marie Desplechin a publié un article sur les conditions des étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles. Elle y décrit les classes préparatoires comme un véritable enfer. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir naître une polémique concernant cet article… Radio, Internet... tout le monde en a parlé !

14 Février 2012 à 09h41 | | 1 avis

Polémique à propos des classes préparatoires

 

Les classes préparatoires aux grandes écoles vues par Le Monde 

Dans son article du 4 février 2011, Marie Desplechin montre les aspects les plus négatifs des classes préparatoires aux grandes écoles. Elle dénonce des conditions de travail très difficiles. Il est question de 60 heures de travail par semaines dont 35 heures de cours.

La comparaison entre les prépas et le monde militaire y est omniprésente. La comparaison peut paraitre juste. Les nombreuses heures de travail, les notes très basses, le système de compétition continue, les humiliations lors des colles… tout cela peut faire penser à un système militaire.

Pour appuyer ses propos, la journaliste ajoute des témoignages d’étudiants ou anciens étudiants des classes préparatoires qui racontent leur expérience. Tous semblent avoir souffert des conditions de travail en classe préparatoire : syncopes lors des examens blancs, perte de poids par manque de temps pour se faire à manger, neurasthénie…

Pourtant, la journaliste le dit elle-même, les étudiants des classes préparatoires ne souffrent pas tous, et certains vivent bien ces années de prépa. Les meilleurs seulement selon Marie Desplechin.

Qu’ils aient souffert ou non, tous s’accordent pour dire que ces classes préparatoires leur ont apporté de bonnes méthodes de travail, de la rigueur, de la rapidité d’exécution et une grande culture. Pourtant les témoignages s’attardent plus sur les aspects négatifs, quand les qualités de la formation sont rapidement survolées

 

Des réactions partagées

Cette apparente prise de parti et la comparaison avec le système militaire a forcément attisé la colère ou l’approbation de nombre d’étudiants, d’anciens étudiants et de professeurs des écoles préparatoires. On entend désormais de nombreux témoignages pour défendre ou accabler les classes préparatoires.

Il y a des témoignages de professeurs de prépas (disponibles sur cette cette page) qui ont des avis vraiment partagés. Mais les étudiants aussi sont partagés. Certains insistent sur la qualité de la formation, sur ce qu’elle leur a apporté quand d’autres préfèrent insister sur la pression qu’ils ont ressenti, le manque de temps qu’ils avaient pour faire des activités extrascolaires. Bref vous l’aurez compris les avis vont du tout au tout.

Face à ces attaques, des enseignants de classe préparatoire ont tenu à réaffirmer le rôle et l’indispensabilité des prépas au sein du système éducatif français dans un article adressé au Monde. Ils expliquent que la remise en cause des classes préparatoires par les politiques se fait à des fins électoralistes.


Des témoignages recueillis par MediaEtudiant.fr

Afin de se faire une idée « indépendante » des classes préparatoires, la rédaction de MediaEtudiant.fr a décidé de demander ce qu’il en était auprès des principaux intéressés : les étudiants/anciens étudiants des classes préparatoires.

Issus de classes préparatoires diverses, leurs témoignages divergent sur les conditions d’études. Si la plupart d’entre eux s’accorde pour dire que la charge de travail est assez importante, ils ne l’ont pas vécue de la même manière...


Une charge de travail importante

Jean-Baptiste

Désormais âgé de 25 ans a effectué deux années de prépa CPGE spécialité économie, à Notre Dames des Minimes à Lyon. Pour lui ces années de classe préparatoire se sont bien passées. Il admet cependant que la charge de travail était importante : « On finissait régulièrement les colles à 21 heures voire plus tard… on avait 1 à 3 colles les semaines difficiles et si on tombait dans les derniers on savait qu’on se coucherait tard ! ».

Il relativise pourtant ce constat en indiquant qu’à part « les périodes de concours blancs ou quand je sentais que je commençais à être un peu largué sur une ou deux matières, il m'arrivait rarement de bosser plus de deux heures le soir... ».

Même constat pour Florian, ancien élève de la classe préparatoire de Faidherbe, à Lille :

« […] les conditions de travail ne m’ont pas parues tyranniques. On ne nous demande pas de passer notre temps en bibliothèque, mais simplement de rendre les travaux à l'heure. Et, au rythme d'un DS et d'une colle par semaine, c'est tout à fait faisable. »

Pourtant Claire, qui a effectué deux années de classe préparatoire ECS au Lycée Thiers, à Marseille, a un discours différent.

Pour elle, « les conditions de travail étaient très dures ». Elle ajoute qu’elle avait « énormément de travail, comme dans toutes les prépas, et beaucoup de stress aussi notamment avec les colles, ce qui doit plus dépendre du caractère de chacun. Les 45 minutes de transport étaient ma "pause". Le plus dur était le manque de sommeil. »

Les conditions semblent donc plus éprouvantes pour Claire. Il est d'ailleurs à noter que sa classe préparatoire était d'un niveau élevé par rapport aux autres témoignages. Mais une chose est sûre les élèves en classe préparatoire effectuent de nombreuses heures de travail pendant et en dehors des cours…


Une ambiance de camaraderie

Tous les étudiants que nous avons contactés tombent d’accord pour dire que l’ambiance générale des prépas est la camaraderie et que l’esprit de compétition est assez peu présent. Il y en a, certes, comme dans la plupart des formations.

Amélie, 20 ans, a étudié 3 ans en classe préparatoire littéraire au lycée Faidherbe de Lille.

Voici ce qu’elle nous dit : « la compétition, non, et la camaraderie, plutôt oui, même si les groupes de travail étaient assez étroits, chacun se construisant son petit monde, des gens avec qui partager deux à trois années. Du travail oui, mais aussi des récrés de mots et de rires, et puis tout le reste, ce qui permet d’accompagner le rythme un peu effréné, mais raisonnable, des années de classe prépa. »

Il semble donc que les étudiants se soutiennent autant qu’ils le peuvent, et que la compétition ne soit pas aussi féroce que ce qu’on peut l'entendre ici et là.


Le mythe de l’enfer des classes prépa ?

Les avis sont partagés certes mais aucun des élèves interrogé n’a été témoin d’humiliation à proprement parler. Il y a certes des remarques vis-à-vis de certains comportements mais « ce n'était pas plus violent qu'au lycée ou par la suite en école... » nous dit Jean-Baptiste.

Certes « comme au collège, au lycée ou à l'université, il arrive forcément que, sur la masse, on tombe sur un ou deux dérangés. Des individus qui voilent leur frustration ou leur incapacité à échanger par un certain dédain, un orgueil déplacé. Mais en pourcentage, ils sont rares. » nous livre Florian. 

Il semble donc que les humiliations ou les professeurs un peu trop sévères ne soient pas un mythe mais une minorité. D’aucun diront qu’il en est de même dans les autres établissements de l’enseignement supérieur…


Une polémique justifiée ?

Cette polémique ne traite pas d’un sujet nouveau, les prépas ont souvent fait l’objet de critiques telles. Toutefois il ne faut pas oublier que nous rentrons en période électorale… il y a donc fort à parier que les prépas seront l'objet de nombreuses critiques dans les prochaines semaines car elles sont le bouc émissaire idéal…

A travers les témoignages que nous avons recueillis, nous avons remarqué que plus la classe préparatoire était d’un niveau élevé, plus la charge de travail et les conditions d’études étaient difficiles. Mais il est difficile de se baser sur cela. En l’absence d’études indépendantes menées auprès des classes prépa, le débat restera ouvert et verra se confronter les « pro » et les « anti » prépas.

Mais on peut affirmer que les prépas ne sont ni l’enfer, ni des écoles au système militaire. Elles sont d’une grande exigence et il vaut mieux avoir des faciliter ou une capacité de travail importante pour les intégrer. Il ne peut en être autrement. 

L’élitisme social est inexistant selon Gwendoline : « […] le mythe du prépa issu uniquement de la classe supérieure, c'est faux. ». Pour ce qui est de l’élitisme pédagogique, il faut avouer qu’il est bien présent. Mais il s’agit du fondement des classes préparatoires : elles sont destinées aux meilleurs élèves aptes à intégrer les plus grandes écoles.

Les classes préparatoires ne sont pas parfaites, Florian nous l'a dit lui-même, mais il ajoute que "s'il y a incontestablement des points qui peuvent être améliorés, il y a aussi beaucoup à piocher". Comme tout établissement d'enseignement supérieur, les classes préparatoires ont leurs qualités et leurs défauts en somme.

Nous finirons donc sur les dires d’Amélie :  « Tout notre temps est consacré aux plaisirs du travail intenseaux plaisirs des partages avec ceux qui avancent avec nous, et être en prépa est une excuse plus que valable aux yeux du "monde" pour continuer à ne faire que "ça". »  De quoi alimenter la polémique...

Voilà qui résume sans doute les prépas : pour bien vivre sa prépa il faut que le travail soit une source de contentement

Les avis sur cet article
marine1998

20 / 20

Il n'y a pas qu'en classe de prépa que l'on peut subir des humiliations, des bassesses de la part d'un prof, je connais une fille en école d'infirmière qui vit avec sa classe un véritable enfer avec une prof qui semble protégée. Se faire entendre et persuader que les faits sont réels auprès de l'administration n'est pas une mince affaire.
Par

marine1998

- le 14 Février 20h23
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