Les Dossiers du Mois :

Parcoursup 2018

Toutes les clés pour réussir Parcoursup !

➜ Voir le dossier

 

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

A découvrir : Le métier de Consultant en Transformation Digitale

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

L'origine sociale des élèves influence le cho...

L'origine sociale des élèves influence le choix de filière

Un rapport vient de montrer que les élèves, selon leur origine sociale, ne disposaient pas du même traitement vis à vis des orientations.

Publié le 05 Janvier 2015 à 15h53 | | 0 avis

L'origine sociale des élèves influence le choix de filière

L'origine sociale a une influence sur l'orientation

Il est souvent question d’égalité des chances dans l’éducation nationale. Récemment, la ministre Najat Vallaud-Belkacem lançait son plan égalité fille-garçon à l’école, ce qui avait provoqué la colère du collectif Manif pour tous. Cependant un rapport de l’institut d’études politiques de Paris a révélé qu’à résultat égal, « les élèves d’origine modeste sont moins souvent orientés dans la voie qui accueille les bons élèves ». Nommée « choix d’orientation et origine sociale : mesurer et comprendre l’autocensure », cette étude pointe clairement du doigt la différence de traitement selon le niveau social des élèves.

Les élèves d'origine modeste sont plus dirigés vers un CAP que ceux d'origine aisée

L’étude sur des établissements des académies de Paris, Versailles et Créteil, a montré des disparités quant à l’égalité des chances en fonction de l’origine sociale. Par exemple, un élève d’origine modeste aura 169% de probabilité plus élevée d’être dirigé vers un CAP, et 93% vers une seconde professionnelle qu’un élève de classe sociale plus aisée. « Ce résultat est la preuve statistique d’une auto-sélection de cette catégorie d’élèves moyens à bons d’origine modeste […] car leur niveau scolaire leur permettrait d’entrer en seconde générale et technologique » explique un des deux auteurs de l’étude.

Des élèves plus confiants et des parents qui veulent que leur enfant se dirige en seconde générale

Si les élèves de milieu modeste sont plus dirigés plus vers la seconde professionnelle ou le CAP qu’un élève de classe aisée à niveau scolaire égal, c’est aussi qu’ils ont plus tendance à sous-estimer leurs capacités. Pour remédier à ce problème, les auteurs du rapport invitent à « revaloriser la voie professionnelle et le CAP aux yeux des familles favorisées d’une part, et se méfier de l’influence des stéréotypes associés à l’origine sociale sur l’action scolaire et parentale d’autre part ».

Les parents jouent aussi  un rôle décisif quant à la poursuite d’études de leur enfant. Ceux des familles plus aisées auront plus de mal à accepter que leur enfant soit orienté dans une filière autre que générale et professionnelle et iront jusqu'à faire le forcing pour obtenir gain de cause. Les élèves d’origine modeste ont aussi plus tendance à se dévaloriser et à se trouver moins bons que les élèves d’origine aisée.

Encore un chantier de plus pour Najat Vallaud Belkacem, dans l’égalité des chances à l’école.

Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis