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Les Grandes écoles face à une nouvelle révol...

Les Grandes écoles face à une nouvelle révolution

Le prestigieux journal économique Financial Times a publié cette semaine un dossier sur la révolution à venir du système d'éducation supérieure Français.

29 Juillet 2010 à 11h09 | | 2 avis

Les Grandes écoles face à une nouvelle révolution

Face à la qualité de cette analyse et surtout à l'importance du regard extérieur porté par un journal étranger sur notre pays, nous nous devions de vous en proposer une traduction la plus fidèle possible.

 


 

Traduction de l'article: Les grandes écoles face à une nouvelle Révolution

 

La Révolution Française à donné naissance aux grandes écoles, établissements d'élite qui ont depuis lors dominé le paysage de l'éducation supérieure de la France - et formé la plupart de ses leaders politiques, économiques et professionnels . Mais certaines Grandes écoles de commerce pensent qu'elles sont sur le point de commencer une nouvelle révolution capitale, en partie amorcée par les réformes de l'éducation supérieure du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Les Ecoles de commerce sont traditionnellement cofinancées par les chambres de commerce locales pour servir leur région. Mais depuis quelques mois, on assiste à une floraison des mouvements de participations croisées, fusions et autres partenariats : comme la fusion entre le Ceram et l'ESC Lille qui a donné naissance à Skema Business School; la joint venture Paris Executive Campus issue de la coopération entre Rouen School of Management et Reims Management School; et l'acquisition de l'International University of Monaco par Inseec, faisant d'Inseec le plus grand groupe d'écoles de commerce de France, avec plus de 10 000 étudiants.

Cette somme d'évênements représente le plus gros changement sur le marché des écoles de commerce depuis 2000, lorsque la Chambre de Commerce de Paris avait forcé deux écoles qu'elle avait fondées - ESCP et EAP - à fusionner et CPA à être absorbé par HEC School of Management.

Selon Alice Guilhon, directrice de Skema, les écoles de commerce françaises ont besoin de se muscler pour être compétitives  sur la scène internationale mais elles répondent aussi aux changements de priorités et de financement de l'éducation supérieure.

 

"C'est une révolution, le début d'une nouvelle ère pour les écoles de commerce" dit-elle. "Les écoles de commerce françaises ont été crées par des régions mais le marché de l'éducation supérieure est aujourd'hui complètement mondial".

La quête de M. Sarkozy pour détruire les barrières sociales inclut des plans pour réformer le système parallèle des universités françaises, qui en comparaison manque de ressources, est surpeuplé et est moins bien perçu par les employeurs.

Pendant que d’autres pays européens font des coupes dans les budgets pour l’éducation supérieure, la France a injecté 1 miliard d’euros de plus chaque année dans ses universités. L’objectif est d’offrir une plus grande autonomie à ses 83 universités, en leur donnant plus capacité de décision sur les finances, le personnel ou la sélection des étudiants.

Mais dans le même temps, M. Sarkozy veut  que les grandes écoles atténuent leur image élististe d’écoles pour blancs de classe moyenne et qu’elles améliorent leur réputation en donnant accès aux étudiants de milieux plus défavorisés – jusqu’à 30% de leurs places. Pour entrer dans les grandes écoles, les étudiants doivent aussi réussir deux années couteuses de classe prépa, dans lesquelles il est déja difficile d’entrer. En revanche, tous les étudiants Français ayant eu leur bac peuvent entrer à l’université.

Il y a eu plus tôt cette année des échanges tendus entre les ministres du gouvernement et Pierre Tapie, le directeur l’ESSEC et président de la Conférence des Grandes Ecoles qui représente environ 220 écoles. La CGE est opposée à l’imposition de quotas  ou à toute baisse des standards sur les examens d’entrée.

Le sytème des grandes écoles regroupe environ 40% des diplômes masters décernés en France, et un tiers des doctorats, mais M Tapie dit que les critiques sont trop focalisées sur « cinq ou six grandes écoles très symboliques ».

« Ensemble, nous éduquons un groupe bien plus diversifié qu’avant et, au niveau d’éducation master, la proportion  d’étudiants peu aisés dans les grandes écoles est exactement la même que dans les universités » déclare M. Tapie. « J’ai vu des données d’Angleterre où, dans les 13 meilleures universités, le pourcentage d’étudiants peu aisés n’est que de 3%. Dans les grandes écoles, ce taux est de 23% et il avoisine les 10% à 15% dans les plus sélectives. »

Le gouvernement et la CGE on depuis signé un mémorandum de compréhension, qui promet de travailler à favoriser un meilleur accès à l’éducation supérieure pour les familles les moins aisées – un accord que les universités n’ont pas encore signé, souligne M. Tapie.

A l’ESSEC, M Tapie a lancé une initiative pour accompagner et coacher 150 étudiants du cursus grande école  durant 3 ans, dans l’optique de les aider dans leur prépa. Le programme s’est étendu dans toute la France à 7 000 étudiants en études supérieures.

Ce qui donne aux écoles de commerce françaises de quoi réfléchir, c'est l’insistance du gouvernement à demander en échange de financements supplémentaires aux universités et aux grandes écoles d’intensifier leurs efforts de collaboration sur des projets comme l’Opération Campus – La création de 10 mega-campus régionnaux qui, on l’espère, deviendront des incubateurs d’excellence capables de rivaliser avec les institutions américaines, comme Harvard ou le MIT

HEC, par exemple, est déjà partenaire dans la Paris-Saclay Scientific Co-operation Foundation, valorisée à 4.4 miliards d’euros et qui regroupe 20 institutions supérieures d’éducation et de recherche, alors que l’Audencia School of Management de Nantes s’est inscrite avec l’Université Nantes Anger Le mans, regroupant 11 établissements supérieurs d’éducation et de recherche dans la région de la Loire.

Cette idée a suffisamment excité le journal national le Monde pour qu’il appelle à une fusion complète des grandes écoles dans les universités.

Cependant, M Tapie dit que les grandes écoles ne doivent pas craindre les réformes de l’université.

« C’est pour le bien commun, c’est bon pour les grandes écoles » déclare-t-il. « C’est une chance pour nous de maintenir notre excellence. Nous avons été habitués à la concurrence pendant des décennies donc nous n’avons pas peur de cela. Je ne vois pas comment les universités pourraient en profiter pour nous passer devant »

Olivier Le Fournier, directeur du Paris Executive Campus, a toutefois annoncé qu’il croit que ces réformes, conjointement avec les financements décroissants provenant des chambres de commerce, poussera plusieurs écoles de commerce à revoir leur stratégie.

« Elles doivent commencer à penser à quels types de liens il est nécessaire de nouer avec les universités, et ce qu’il adviendra si elles passent ces accords. » dit-il. « Je pense que nous assisterons à la mise en place de plus de fusions comme SKEMA. Ca pourrait etre un changement capital pour les écoles de commerce en France. »

Prof Guilhon est d’accord. « Nous n’avons pas seulement fusionné les deux écoles de commerce, mais nous nous sommes aussi attachés à l’université de Lille – deux manœuvres statégiques simultanées » déclare-t-elle.

« Nous verrons plus de fusions et de collaboration entre les ecoles de commerce et les universités car, avec ces réformes, les chambres de commerce – excepté Paris peut-etre – ne seront pas capables de soutenir les écoles qui veulent être visibles au niveau mondial et concurrencer les écoles américaines et asiatiques »

 


Nous avons fait de notre mieux pour vous proposer la meilleure traduction possible et dans les plus brefs délais, si toutefois celle-ci ne vous convient pas ou que vous préferez lire l'article dans la langue de Shakespeare, vous trouverez l'original ici : Grandes écoles face a fresh revolution

Les avis sur cet article
Jb

20 / 20

En effet, je pense que le journaliste a fait une petite erreur, car si je ne dis pas de betises, les meilleures prépas sont publiques aussi non? C'est juste la sélection académique qui est très dure à l'entrée. Il me semble que ma prépa était gratuite aussi, fallait juste payer la cantine et l'inscription à la fac au cas ou on se fasse virer...
Par

Jb

- le 29 Juillet 11h37
Delphinou

20 / 20

"Pour entrer dans les grandes écoles, les étudiants doivent aussi réussir deux années couteuses de classe prépa" Il y a de bonnes classes prépa gratuites dans les lycées publics !
Par

Delphinou

- le 29 Juillet 11h32
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