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Écoles privées: entre crainte de radicalisati...

Écoles privées: entre crainte de radicalisation et lacunes pédagogiques

Ce jeudi 9 juin, Najat Vallaud-Belkacem  s’est exprimée lors d’une conférence de presse sur le devoir de "garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants dans le respect des valeurs de la République et de la liberté de l’enseignement ".

Publié le 09 Juin 2016 à 13h15 | | 0 avis

Écoles privées: entre crainte de radicalisation et lacunes pédagogiques

La ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche rappelle le principe de l’obligation scolaire, posé dès 1882 par la loi Ferry. Par cette loi, il a été établi que tous les enfants âgés de 6 à 16 ans, présents sur le territoire national, doivent bénéficier d’une instruction. Le responsable d’un enfant peut ainsi choisir entre quatre modes d’enseignement différents. Parmi ces possibilités se trouve celle d’inscrire son enfant dans un établissement d’enseignement scolaire privé hors contrat avec l’État.

À quelle réglementation sont soumises les écoles hors contrat?

Les établissements privés sous contrat avec l’État doivent respecter les programmes d’enseignement. Il n’en va pas de même pour les établissements privés hors contrat. Ces derniers sont régis par trois régimes juridiques différents et anciens. La mise en œuvre de ces lois étant complexe, tant pour les établissements privés que pour l’État, le ministère a publié le 17 juillet 2015 une circulaire visant à clarifier la situation.

➜ À voir aussi : François Hollande promettait 60.000 postes dans l'enseignement: où en est-on?

 

Comment ces établissements sont-ils contrôlés?

Jusqu’en 2015, les établissements hors contrat étaient inspectés tous les six ou sept ans. Suite à la circulaire du 17 juillet 2015, ils devraient désormais être inspectés dès l’année de leur ouverture, puis lors de leur cinquième année de fonctionnement.

Depuis, 300 inspections annuelles ont été réalisées. À celles-ci viennent s’ajouter des contrôles ciblés concernant une vingtaine d’établissements confessionnels ou non "qui suscitaient des inquiétudes", explique le dossier de presse publié ce jeudi 9 juin par le ministère de l’Éducation Nationale.

➜ À voir aussi : Île-de-France: ce que le plan d'actionde Valérie Pécresse va changer dans les lycées

 

Pour Alain Madelin, "cette volonté de contrôle ne doit pas empêcher ce formidable élan pour la liberté"

Alain Madelin, qui était l’invité du 7/9 de France Inter ce matin du jeudi 9 juin, s’est exprimé à ce sujet. L’ancien ministre de l’Économie a notamment déclaré que "l’autonomie des établissements, c’est de l’efficacité. Il y a des marges de manœuvre. Il n'y a pas de statut de sart up par exemple à l'intérieur de la fonction publique!" L’enseignement a selon lui "besoin de visionnaires, de réformateurs" et d’ajouter que les enseignants et les établissements ont besoin d’innovation. Alain Madelin estime que "tout est en train de se transformer et donc […] vous avez besoin de nouvelles écoles avec une grande liberté pédagogique, […] cette volonté de contrôle ne doit pas empêcher ce formidable élan pour la liberté".

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Qu’ont révélé ces inspections ciblées?

Aucun phénomène de radicalisation n’a été relevé dans les établissements contrôlés. L’Éducation Nationale prévoit malgré tout un "élargissement de la mission de prévention des phénomènes sectaires (MPPS)". Néanmoins, huit des établissements inspectés révèlent des "lacunes pédagogiques préoccupantes".  Ces écoles feront l’objet de nouvelles inspections afin de s’assurer que les recommandations qui leurs ont été faites ont été mises en application.

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Qu’arrivera t-il en cas de non-conformité?

Si ces établissements ne prennent pas les mesures nécessaires, ils seront signalés à la justice aux fins de fermeture. Les parents devront ensuite scolariser leur enfant dans une autre école de leur choix.

 

Comment éviter ce genre de situation?

Actuellement, l’administration n’a "aucun moyen d’empêcher l’ouverture d’une école par un individu dépourvu du baccalauréat ou condamné à un délit contraire à la probité et aux mœurs. Ce n’est que si l’ouverture a lieu malgré tout que l’administration en informe la justice qui devra alors prendre les mesures appropriées." Ce contrôle a posteriori sera désormais remplacé par un contrôle a priori.

 

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