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Dépénalisation du cannabis : « Le trafic con...

Dépénalisation du cannabis : « Le trafic continuera malgré tout »

C’est devenu un sujet récurrent en France : doit-on dépénaliser le cannabis ? Nous sommes parties à la rencontre d’étudiants pour leur demander leur avis sur ce sujet qui fait débat.

24 Octobre 2012 à 17h44 | | 0 avis

Dépénalisation du cannabis : « Le trafic continuera malgré tout »

Ni vraiment pour, ni vraiment contre

C’est Vincent Peillon, ministre de l’Education, qui a remis le sujet sur la table à la mi-octobre sur France Inter. A la question « faut-il dépénaliser le cannabis ? », le ministre répond « c’est une question qui se pose sérieusement ». Aussitôt, il y a eu une levée de bouclier du côté de l’UMP et le Président de la République, François Hollande, a alors dû répondre de manière claire qu’il n’en était pas question.

Ce débat atteint aussi les étudiants. Ils sont peu nombreux à avoir un avis tranché sur la question et sont plutôt partagés. Alexandre nous explique : « la dépénalisation du cannabis devrait mettre fin aux trafics et ce qui en découle » mais paradoxalement, il pense aussi que « quoi qu’il en soit, le cannabis est quand même une drogue et sa dépénalisation pourrait en faciliter l’accès aux mineurs ». Paola, elle, est résolument contre : « il ne faut pas banaliser la consommation du cannabis. Les gens ne se poseront plus de questions si ce n’est plus interdit. De plus, l’interdiction peut tout de même avoir une certaine influence, notamment sur les plus jeunes qui hésiteront peut-être à franchir le pas », explique-t-elle. Les français, eux, ont un avis beaucoup plus tranché ! Selon un sondage Harris pour 20 Minutes, ils sont 65% à être hostiles à la dépénalisation de la consommation du cannabis. Ce n’est pas demain que l’on verra une décision être prise, tant le sujet semble sensible.


« Il n’y a pas assez de recherches médicales »

Au niveau des conséquences sur la santé, beaucoup de questions se posent encore. Différentes études ont été faites et, pour l’instant, les médecins ne sont pas tous d’accord. C’est ce qui inquiète le plus Clémence, « il n’y a pas assez de recherches médicales qui ont été faites sur les risques au niveau de la santé, et on ne connait pas encore tout ce qu’entraîne une consommation de cannabis », elle ajoute : «  J’ai peur qu’une dépénalisation entraîne une augmentation des accidents de la route ou ait des conséquences sur l’ordre public et la sécurité ».
Même si le cannabis a été classé comme drogue « anodine » dans le rapport du Professeur Bernard Roques (1998), tandis que l’alcool et le tabac apparaissent à côté de l’héroïne parmi les produits les plus toxiques, de nombreux spécialistes ne sont pas entièrement d’accord. Ils s’accordent tous pour dire qu’en tant que substance psychoactive, le cannabis n’est pas sans danger. Mais jusqu’à quel point ? Deux camps s’affrontent.

D’un côté, il y a ceux qui affirment que sa dangerosité est sous-estimée et que sa consommation peut entraîner une augmentation des risques de cancers des testicules et de celui des poumons, l’augmentation des risques de psychoses schizophréniques, un nombre plus élevé d’AVC et d’infarctus du myocarde chez les jeunes mais également une diminution de près de 8 points du quotient intellectuel des consommateurs réguliers de cannabis.

D’un autre côté, toutes ces terribles conséquences ne font pas arriver le cannabis en première place des substances les plus toxiques, la pire étant l’alcool. De plus, il a été prouvé que le cannabis permettait de réduire les douleurs chroniques (à la suite d'accidents ou d'opérations chirurgicales). Il est également légalisé pour raisons médicales dans plusieurs états américains pour le traitement de certaines douleurs cancéreuses. Comme précédemment donc, il y a les "pour" et les "contre".


« Dépénaliser serait tout de même moins hypocrite »

Il y a également la question du comment ! Si le gouvernement dépénalise le cannabis, quel système sera mis en place ? Bérénice semble y avoir beaucoup réfléchi et fait un parallèle avec l’alcool : « le problème, c’est qu’il devra aussi y avoir une licence pour la vente de cannabis... Je pense donc que le trafic continuera malgré tout, parce qu’il y aura toujours des personnes qui n’y auront pas accès, comme les mineurs ». Mais « la dépénalisation serait tout de même moins hypocrite », ajoute-t-elle.

Ils sont pour la plupart bien conscients que la légalisation du cannabis pourrait rapporter de l’argent à l’état et c’est, pour beaucoup, une des raisons qui les pousserait à être d’accord avec une dépénalisation. Néanmoins, Clémence se pose tout de même la question « Moralement, l’idée de se faire de l’argent grâce à la vente de drogue, c’est un peu étrange. Pourquoi ne pas dépénaliser la cocaïne alors ? ».

Vigane Blakaj et Elsa Fachinetti


Source : pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Crédit photo: 

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