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Les Classements des Universités Françaises at...

Les Classements des Universités Françaises attirent critiques et éloges

Maïa De La Baume, journaliste au New York Times, a publié hier un article analysant les critiques des classements des universités en France. Mediaetudiant.fr a fidèlement traduit cet article de l'anglais au français.

15 Novembre 2010 à 15h34 | | 0 avis

Les Classements des Universités Françaises attirent critiques et éloges

Classement des Universités Françaises : critiques et éloges

"Une enquête du gouvernement Français classant les universités publiques par le taux d'emploi des étudiants diplômés (référence au classement des universités face à l'emploi, ndlr) a reçu critiques et éloges de la part des universitaires.

classement universitéLe ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a sondé 43000 jeunes diplômés venant de 63 des 83 universités Françaises. L'étude a montré que, en moyenne, 91,4% des étudiants trouvaient un emploi dans les 30 mois suivant l'obtention de leur diplôme, ce chiffre allant jusqu'à 92,3% pour les diplômés en science, informatique, et santé.

"Le résultat est intéressant en lui même", selon Jacques Fontanille, président de l'Université de Limoges, arrivée 38ème du classement avec 91,2%. "Il montre que les universités Françaises fonctionnent bien".

Mais alors que cette étude avait pour objectif de montrer que les universités ne sont pas, comme les critiques le disent, des "usines à chômeurs", certains directeurs d'Universités et des experts de l'éducation ont qualifié cette enquête de simpliste et inexacte. Ils sont également préoccupés par le fait que l'usage de tels indicateurs puisse ébranler un système basé sur l'uniformité de l'enseignement et des conditions d'apprentissage dans tout le pays.


Un classement qui va à l'encontre de l'esprit de l'université

"Nous n'étions pas préparés à un classement", explique Yannick le Long, qui dirige l'Institut d'Etude de la vie étudiante à l'Université de Rouen, qui a participé à cette étude. "Cette étude est idiote et manque d'objectivité. Elle est basée sur la consommation, comme si l'on disait 'Vous pouvez acheter cette voiture plutôt qu'une autre' ".

Ce classement des universités est le premier dans un pays où les universités sont publiques, presque gratuites et ouvertes à tous les citoyens qui ont passé le baccalauréat, l'examen de sortie de lycée. Il fait partie d'un large effort du président Nicolas Sarkozy pour restructurer le système de l'Université publique, qui a été qualifiée de sclérosé et non ambitieux, en donnant l'autonomie financière aux universités et en développant l'usage des mesures de performances.

Les Universités Françaises ont perdu beaucoup de leur attractivité au fil des années, alors que les institutions privées et particulièrement les Grandes Ecoles, les écoles d'élite qui garantissent les meilleurs emplois à vie, ont gagné en popularité.

Le ministre dit que, de toute façon, cette étude a bouleversé les "à priori" :

"Elle a bousculé de nombreux préjugés", explique le ministre Français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, dans une récente interview au Figaro magazine. Le classement "est une véritable révolution des mentalités".

"Pendant longtemps, les universités considéraient que leur responsabilité s'arrêtait à la remise des diplômes aux étudiants", selon Mme Pécresse. Mais maintenant, dit-elle, "aider les étudiants à trouver un emploi après leur diplôme "est devenu leur nouvelle mission".

L'étude, qui a été menée entre décembre 2009 et juillet 2010 et rendue publique le mois dernier, a également donné des informations sur le recrutement, le profil des employeurs et la proportion de diplômés de chaque université qui trouvent des contrats de travail à long terme.


Les diplômés de master ne sont pas les plus touchés par les problèmes d'emploi

Mais il a eu des dissensions dès le début. Les universités françaises les plus compétitives, comme Dauphine et Jussieu à Paris, ont refusé de participer à ce sondage, expliquant qu'elles avaient déjà réalisé des études similaires sur leurs diplômés.

Pour Patrick Porcheron, vice président en charge de l'enseignement et des carrières à l'Université de Jussieu, ce classement est "un travail insignifiant et vide qui ne mérite aucune publicité."

classement université emploiDe nombreux professeurs et étudiants disent qu'un classement pourrait créer un patchwork des bonnes et mauvaises institutions, au lieu d'une offre homogène sur le territoire. Une importante union étudiante, la FAGE, s'inquiète d'une possible baisse des inscriptions dans les universités les moins bien classées.

"Nous préférerions une carte des universités plutôt qu'un classement", explique la FAGE sur son site internet.

Paris-XI Sud est arrivée en tête du classement (94,9%), suivie de Lyon I (94,5%) et Rennes I (94,3%) alors que Perpignan (84,1%) et la Reunion arrivent en dernier.

De nombreuses petites universités, comme l'université de Pau, dans le Sud Ouest de la France, ou le Mans, se sont retrouvées dans les premières positions en termes d'emploi des étudiants après leur diplôme, devant des plus grandes institutions comme Aix-Marseille ou Toulouse.

La principale association de présidents d'université, dans un avis déposé sur son site internet, a relevé que depuis 2007, le programme de Mr Sarkozy a confronté les universités Françaises à "un nouveau model économique". Mais elle explique aussi que les résultats du classement indiquent des "différences qui sont trop faibles et des indicateurs trop peu nombreux" pour permettre aux universités de développer leur stratégie.

Pour M. Fontanille, de l'Université de Limoges, il faudrait surtout augmenter les perspectives d'embauche après les diplômes moins élevés que le niveau master. En 2006, selon le Ministre de l'Enseignement supérieur, environ 50% des étudiants ont obtenu un niveau bachelor (licence, ndlr) en 3 ans.

"Il y a encore beaucoup de travail à faire pour l'emploi des étudiants sous diplômés", explique-t-il.

"Trop de personnes en France arrêtent leurs études trop tôt, et luttent ensuite pour s'intégrer au monde du travail."

 

Maïa de la Baume, journaliste au New York Times

Traduction : A.S.

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