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Clara VS Marie-Charlotte : des jeunes anti et p...

Clara VS Marie-Charlotte : des jeunes anti et pro Hollande ?

Elles sont loin les belles promesses de Monsieur Hollande, les "moi Président" ne nous impressionnent plus et la jeunesse ne croit plus en celui pour qui elle avait pourtant voté. Les étudiants se divisent : alors que certains rêvent d'expatriation, d'autres veulent construire la France. Un clivage que l'on retrouve dans cet affrontement sur le Web entre Clara "mauvaise citoyenne" et Marie-Charlotte "bonne citoyenne".

06 Mai 2013 à 11h46 | | 0 avis

Clara VS Marie-Charlotte : des jeunes anti et pro Hollande ?

Un affrontement intra-générationnel

C'est la lettre ouverte de Clara, au Président de la République, qui a déclenché un affrontement entre deux jeunes filles étudiantes ou tout juste diplômées. Alors que Clara fait un constat déplorant de la situation de la France, et tient François Hollande pour "en partie responsable", Marie-Charlotte lui répond, toujours sur le web, pour lui parler de responsabilités et lui expliquer "qu'ailleurs c'est pas mieux".

A vous de choisir votre camp !


Les lettres ouvertes

Il convient au préalable de rappeler ce sondage de Viavoice pour W-Cie publié en avril : "Si vous le pouviez, aimeriez-vous quitter la France pour vivre dans un autre pays ?", 50 % des 18-34 ans avaient répondu oui. Pour plus de détails consultez notre article.

Tout commence avec cette lettre ouverte à François Hollande : "Lettre d'une étudiante à François Hollande" de Clara, adressée au Président, publiée sur lepoint.fr. Cette jeune étudiante de 20 ans en deuxième année à la Sorbonne, explique pourquoi, désenchantée par l'état du pays, elle préfère s'expatrier et espère trouver mieux ailleurs. Clara explique qu'elle ne veut pas payer une dette dont elle n'est pas responsable : "je n'ai pas envie de travailler toute ma vie pour payer des impôts dont une bonne partie ne servira qu'à honorer les 1 900 milliards d'euros de dettes que votre génération nous a aimablement légués en héritage".

Marie-Charlotte s'indigne dans sa lettre de réponse, publiée sur mademoizelle.com : "Comment, tu n’as pas l’impression de profiter, ne serait-ce qu’un peu à te lire, du fruit de nos impôts ? Tu n’as donc jamais été hospitalisée, ni toi ni aucun membre de ta famille." Ce qui reste un peu léger. Mais elle renforce sa position : "Sais-tu que certains actifs trouvent aussi injuste de payer tes études que toi de payer leur future retraite ? Moi je préfère y voir un pacte intergénérationnel : ils ont investi pour moi, je paierai pour eux plus tard.". "Pacte intergénérationnel" ça sonne bien, mais on a tout de même l'impression que la balance ne penche pas du côté des jeunes.

Elle ajoute : "Peut être as-tu été scolarisée dans le privé, peut-être ta famille aurait-elle eu les moyens de t’envoyer faire des études supérieures sans aucune aide de l’Etat, ni abattement fiscal, ni allocation familiale, ni scolarité gratuite. Garde à l’esprit que dans ce cas, tu n’appartiendrais pas du tout à la majorité des jeunes comme tu l’écris, mais bien à une extrême minorité". Il serait bon de rappeler à Marie-Charlotte que nombreux sont les étudiants qui doivent travailler pour payer leurs études et que cela participe de leur échec et d'une certaine forme de précarité. Dans la plupart des cas, c'est bien la famille qui est la première source financière et non l'Etat.

Marie-Charlotte explique à Clara qu'elle a de la chance de ne pas avoir étudié en Amérique du Nord, car là-bas les crédits étudiants sont nombreux. Mais, il n'y a pas qu'au Canada et aux Etats-Unis où les jeunes souscrivent des crédits pour leurs études, ces pratiques sont très répandues en France, et nombreux sont les jeunes diplômés à commencer dans la vie active avec un prêt sur le dos.

Clara revient également sur le futur peu joyeux qui attend les jeunes tout juste diplômés : "Une fois mes études terminées, une fois mes beaux diplômes inutiles obtenus, je rejoindrai sans doute d'abord les rangs fournis des jeunes chômeurs avant d'enquiller pendant des années les stages et les CDD.". Marie-Charlotte est d'accord sur ce point, elle renforce même le pessimisme des jeunes puisqu'elle ajoute : "ne crois pas si naïvement qu’un CDI suffise à s’acheter un appartement à Paris. Il s’agit également d’un privilège accessible à une extrême minorité". Ce qui donne très envie de travailler à Paris !

Marie-Charlotte précise ailleurs : "tu sais, la France, ce pays où toutes les prestations énumérées ci-dessous sont pratiquement gratuites.". Les prestations en question sont l'assurance maladie, les frais de gardes des enfants, les études des enfants... Où Marie Charlotte a t-elle vu que ces prestations étaient gratuites ?

Clara conclut : "Vous me direz que je manque du sens le plus élémentaire de la solidarité nationale, que je suis affreusement matérialiste et parfaitement égoïste." C'est bien vrai Clara, alors faut-il parler de génération sacrifiée qui refuse son sort ? Est-ce que partir n'est pas la meilleure forme de protestation ?

Marie-Charlotte non plus ne croit pas en l'avenir : "Moi non plus je ne suis pas très optimiste pour les prochaines années. Moi aussi, je songe à aller voir ailleurs. Mais contrairement à toi, je reste réaliste. La crise que nous traversons n’est pas contenue par nos frontières. Elle nous vient d’ailleurs, et s’étend ailleurs."


"Une génération désenchantée"

Ce que montre la lettre de Clara, c'est qu'une partie de la jeunesse ne croit pas plus en son gouvernement et que même si elle n'est pas sûre de trouver mieux ailleurs, elle préfère quand même aller jeter un oeil.

Marie-Charlotte, légèrement plus optimiste, opte pour une statégie de la solidarité "On est tous dans le même bateau, alors serrons-nous les coudes". Difficile d'y croire quand on a l'impression d'être sacrifié.

 

Crédits : © Artem Furman - Unclesam - Fotolia.com

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