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Apprendre le coréen grâce au Gangnam Style ?

Apprendre le coréen grâce au Gangnam Style ?

L'université de La Rochelle voit arriver, depuis 2011, une foule de jeunes étudiants qui souhaitent étudier le coréen. Mais, loin de se réjouir, les responsables de la faculté dénoncent un effet de mode qui viendrait des séries TV et du Gangnam Style et qui nuirait à la réputation de l'établissement.

15 Mai 2013 à 14h15 | | 0 avis

Apprendre le coréen grâce au Gangnam Style ?

130 demandes en cinq jours seulement

L'université de La Rochelle est la seule, en province, à proposer une filière LEA anglais/coréen. Jusqu'à présent, seules 30 places sont disponibles. Autant dire que ça se bouscule au portillon.

Le responsable de la filière Charles Illouz explique au journal Sud Ouest : "Cette fois, nous avons eu 130 demandes en cinq jours, on ne peut plus assumer localement une demande nationale".

Face à ce type de problème, le nom des futurs étudiants LEA anglais/coréen devait être tiré au hasard d'après le code de l'éducation. Mais cette décision n'est pas du tout du goût des aspirants coréens qui s'indignent et organisent des sit-in pour la liberté du choix et l'égalité. La faculté n'a rien cédé et Charles Illouz et Frédéric Cathala, les responsables de la filière, ont décidé d'ouvrir ce cursus uniquement aux Bac+3. Les étudiants ont rouspété de plus belle si bien que l'affaire a commencé à faire parler d'elle.

Les médias s'en mêlent

Les médias, emmenés par Olivier Falorni, député PS, et par un ambassadeur de la Corée du Sud, se sont liés à la cause des étudiants. Depuis, Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur a fait embaucher un professeur supplémentaire pour la filière qui serait alors toujours accessible avec un niveau Bac.


Le showbiz coréen

Un phénomène de mode burlesque, c'est de que pensent les responsables du cursus. Charles Illous et Frédéric Xathala ont répondu par un billet assassin dans Les Echos. Ils qualifient tout ce tapage de : "Sitcom édifiante dans la ville des Francofolies où dansent en rond, sur fond de sit-in étudiant et de lutte syndicale, un député de Charente-Maritime, un ambassadeur de Corée de Sud à Paris, un ministre de l’Enseignement supérieur et la fille d’un général-dictateur".

Pour eux, il ne s'agit que d'un effet de mode, alimenté par le tapage de la présidente de Corée du Sud, Madame Park Geun-Hye, qui souhaite faire diffuser une culture coréenne à grand coup de K-pop (pop coréenne). C'est un néologisme fondé sur la J-pop japonaise des années 80 où prospérait Bioman. Pour ces deux responsables, les K-pop ont désormais conquis la jeunesse mondiale, "produit industriel façonné pour l'exporation et dégageant des milliards de dollars de profit".

Ils n'ont donc pas confiance en ce goût soudain pour le coréen et précisent par ailleurs que : "en dix ans les stages d’étudiants en Corée et dans des entreprises coréennes se comptent sur les doigts d’une main, situation délicate pour une filière à vocation professionnelle. Là où la Vague passe les faits trépassent !"


La réaction vive des étudiants

Les étudiants sont outrés ! Non seulement on les traite de moutons mais cette filière représentait pour eux une certaine forme d'excellence. Ils ont même créé une page Facebook de soutien pour l'occasion. On peut y lire : "Le plus honteux est de voir comment le Directeur du département Asie-Pacifique parlent de ses propres étudiants !"

Les directeurs ont-ils bien fait de dénigrer le succès de la filière. C'est la question que se pose Sagwa sur son blog : "Le fondateur d’une filière ne devrait-il pas se réjouir du succès de la filière qu’il a créé ?". Selon elle, il est impensable de choisir ses études en fonction de ses goûts musicaux. Impensable pour elle mais pour les autres ?

Crédits : © tribalium81 - Fotolia

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