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Sweet/Vicious, la série superhéroïque qui d...

Sweet/Vicious, la série superhéroïque qui dénonce la culture du viol

L’une des meilleures séries parues récemment montre deux jeunes étudiantes qui se transforment en justicières, la nuit, pour aller casser la figure des violeurs de leur campus. Au sens propre. Le pitch vous tente ? Jetez-vous sur Sweet/Vicious, une série importante et courageuse. Sous son vernis pop et influencé par les comics, elle joue un rôle éducatif majeur pour dénoncer la culture du viol.

Publié le 28 Aout 2017 à 17h03 | | 0 avis

Sweet/Vicious, la série superhéroïque qui dénonce la culture du viol

A ma gauche : Jules, une jeune fille bien sous tous rapports, passionnée par Jane Austen, membre de la sororité la plus cool et bienveillante de son campus. A ma droite : Ophelia, hackeuse (très douée) aux cheveux verts et sécheuse de cours professionnelle. Le duo semble aussi improbable qu’alléchant. Surtout si j’ajoute que les deux amies enfilent des costumes de justicières la nuit, devenant de véritables superhéroïnes au sein de leur université.

Ophelia et Jules combattent un type précis de criminels : les violeurs et les agresseurs sexuels. A l’origine de ce combat, le drame vécu par Jules, qui a été violée par le petit-ami de sa meilleure amie, le garçon le plus populaire du campus. Ne pouvant en parler à personne, Jules gère sa situation du mieux qu’elle peut et décide de passer à l’action. Masquée, elle retrouve les violeurs d’étudiantes qui n’ont pas osé porter plainte, ou dont les plaintes ont été classées sans suite, et leur met (littéralement) une raclée. Puis leur promet de revenir s’ils récidivent. Une nuit, Ophelia découvre son identité secrète, et se joint à Jules pour l’accompagner dans sa lutte.

 

Une série pédagogue et courageuse qu’il faut regarder

Si vous ne savez pas ce qu’est la culture du viol, si vous avez du mal à la définir, Sweet/Vicious est à voir, parce que le sujet est encore trop peu abordé. La culture du viol, c’est, selon Wikipedia, « un concept qui établit un lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d’une société ». De nombreux éléments peuvent être rattachés à la culture du viol. Par exemple, dire qu’une jeune fille « l’a cherché » si elle a été sexuellement abusée, parce qu’elle portait une petite robe moulante, ce qui fait culpabiliser la victime. Ou encore la croyance hélas trop répandue selon laquelle « non » veut dire « oui ». (Spoiler : quand une fille ou un garçon dit « non », ça veut toujours dire « non ».) Le fait que les plaintes des jeunes filles ne sont pas entendues, ou qu’on leur demande d’y renoncer parce que leur agresseur est trop connu ou apprécié… Tout cela, et bien d’autres choses, constituent la culture du viol.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Sweet/Vicious aborde la question de façon juste et pédagogique. A tel point que la série est à conseiller à tous les lycéens, collégiens et étudiants, parce qu’elle a un véritable rôle éducatif. Chaque épisode de la série se penche sur au moins un aspect de la culture du viol, à travers les différentes jeunes filles sur lesquelles Jules et Ophelia enquêtent… et le cas de Jules elle-même. La série n’hésite pas à montrer des situations difficiles. D'où la présence d'un avertissement, placé au début de la majorité des épisodes, afin de prévenir les spectateurs.

Sweet/Vicious

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Un univers pop et influencé par les comics

Malgré un sujet très dur, Sweet/Vicious n’oublie pas sa cible principale : les adolescents et les jeunes adultes. Ce n’est pas un hasard si la série a été diffusée sur MTV ! La créatrice de la série, Jennifer Kaytin Robinson, avait d’ailleurs 26 ans quand elle a vendu le scénario de Sweet/Vicious à des producteurs. L’esthétique développée par la série est colorée et n’est pas sans rappeler des planches de comics, qu’il s’agisse des cheveux verts d’Ophelia, des lumières pendant les scènes filmées de nuit, ou de la couleur des vêtements de Jules. Cette influence est totalement revendiquée par Jennifer Kaytin Robinson, qui se décrit comme une fan de comics. Et si les scènes de baston sont réussies, la violence n'est jamais montrée comme étant la solution idéale. Jules et Ophelia voient les limites de leurs méthodes, et se blessent parfois.

N’oublions pas l’humour ! Car oui, Sweet/Vicious est drôle, et vous rirez beaucoup en la regardant. Il faut dire que les punchlines abondent, les situations comiques aussi (quand les héroïnes doivent cacher leur double-vie, par exemple). Il n’est pas rare qu’un des personnages fasse une référence à la pop culture. Ophelia fait par exemple une blague sur l’acteur Benedict Cumberbatch et la série Sherlock. L’humour est habilement distillé dans la série, ce qui contribue à la rendre attachante.

La première saison de Sweet/Vicious compte 10 épisodes d’une quarantaine de minutes. L’histoire est complète, et (pas de spoilers ici) la fin est satisfaisante. Malheureusement, MTV a refusé de renouveler la série… Ce qui n’empêche pas Jennifer Kaytin Robinson de rechercher un repreneur, et la série de compter de plus en plus de fans. En ferez-vous partie ?

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